1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 361Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Crocs, Inc. contre la décision de l'EUIPO annulant son dessin ou modèle communautaire de chaussure pour défaut de nouveauté. L'arrêt confirme que la divulgation du modèle antérieur avant la date de priorité, même par des preuves complémentaires produites tardivement devant la chambre de recours, est recevable et justifie la nullité. Cette décision rappelle l'importance de la preuve de la divulgation publique pour la validité des dessins et modèles, et précise les conditions d'examen d'office des faits par l'Office.
14 mars 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 14 mars 2018 (affaire T-651/16, Crocs/EUIPO) précise les conditions de preuve de la divulgation d'un dessin ou modèle antérieur pour établir le défaut de nouveauté. Il rappelle que la chambre de recours peut examiner d'office des faits et prendre en compte des éléments de preuve complémentaires produits tardivement, à condition qu'ils soient pertinents et non soumis à un délai de forclusion. Cette décision clarifie l'application des articles 5, 7 et 63, paragraphe 2, du règlement n° 6/2002 sur les dessins ou modèles communautaires.
14 mars 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours de ressortissants nord-coréens et d'une entité visant l'annulation de leur inscription sur les listes de gel de fonds, considérant que les preuves fournies par le Conseil, bien que partielles, suffisaient à justifier les mesures restrictives. L'arrêt précise les conditions de preuve et l'obligation de motivation applicables aux sanctions ciblées dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) contre la Corée du Nord.
14 mars 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 14 mars 2018 (affaire T-33/16, TestBioTech/Commission) précise la notion de "droit de l'environnement" au sens de l'article 10 du règlement (CE) n° 1367/2006. Il juge que les décisions d'autorisation de mise sur le marché d'OGM, fondées sur le règlement (CE) n° 1829/2003, relèvent de cette notion, ouvrant ainsi la voie à une demande de réexamen interne. En conséquence, la Commission ne peut rejeter une telle demande en se fondant sur une interprétation restrictive de cette notion.
14 mars 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-482/16) précise que la réglementation nationale qui exclut, pour le calcul de l'ancienneté et de la rémunération, les périodes d'activité accomplies avant l'âge de 18 ans constitue une discrimination directe fondée sur l'âge, contraire à l'article 21 de la Charte des droits fondamentaux et à la directive 2000/78. Il impose à l'employeur public de supprimer cette disposition discriminatoire et de prendre en compte ces périodes pour l'avancement, sans qu'il soit nécessaire de démontrer un préjudice individuel concret.
14 mars 2018
14 mars 2018
14 mars 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule les mesures restrictives (gel des fonds) imposées à des ressortissants nord-coréens, faute pour le Conseil d'avoir apporté une preuve suffisante du bien-fondé de leur inscription sur la liste. Il rappelle l'obligation de motivation et le contrôle juridictionnel strict des actes de la PESC affectant les droits fondamentaux.
14 mars 2018
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de Kiosked Oy Ab contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative « K » pour des services informatiques, en raison d'un risque de confusion avec la marque Benelux antérieure « K » de KPN. L'arrêt confirme que des signes composés d'une seule lettre peuvent être confondus si les produits ou services sont identiques ou similaires et que le caractère distinctif de la marque antérieure est normal. Cette décision rappelle l'importance d'une évaluation globale du risque de confusion, incluant la similitude visuelle et phonétique, même pour des marques à faible degré de caractère distinctif.
13 mars 2018
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 13 mars 2018 (affaire T-824/16) confirme le rejet de l'opposition formée par Kiosked contre l'enregistrement de la marque figurative « K » pour l'UE, en raison de l'absence de risque de confusion avec la marque Benelux figurative antérieure « K ». Le Tribunal rappelle que, pour apprécier le risque de confusion, il convient de prendre en compte la perception du consommateur moyen, et que des similitudes visuelles et conceptuelles limitées entre des marques composées d'une seule lettre ne suffisent pas à créer un risque de confusion si les produits et services sont différents ou si la marque antérieure jouit d'une faible distinctivité.
13 mars 2018
Le Tribunal de l'UE confirme, après renvoi de la Cour, que le tarif préférentiel d'électricité accordé à Alouminion par contrat avec le fournisseur historique grec constitue une aide d'État illégale et incompatible. Il juge que la suspension judiciaire de la résiliation de ce contrat par une ordonnance de référé nationale n'a pas créé une nouvelle aide distincte, mais que la Commission était compétente pour examiner le régime initial. L'arrêt précise les conditions de qualification d'un avantage sélectif et rejette les moyens tirés de la confiance légitime et de la violation des droits de la défense, confirmant l'obligation de récupération de l'aide.
13 mars 2018
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, rejette le pourvoi d'Industrias Químicas del Vallés SA contre l'inclusion de la substance active métalaxyl dans la liste des substances dont la substitution est envisagée, établie par le règlement d'exécution (UE) 2015/408. L'arrêt précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation formé par un particulier contre un acte réglementaire, en interprétant l'article 263, quatrième alinéa, TFUE, notamment la notion d'acte ne comportant pas de mesures d'exécution et celle de personne individuellement concernée. Pour le professionnel du droit français, cette décision clarifie les critères stricts d'accès au prétoire de l'Union pour les opérateurs économiques contestant des actes réglementaires en matière de produits phytopharmaceutiques.
13 mars 2018
Le Tribunal de l'UE, statuant après renvoi par la Cour, confirme la qualification d'aide d'État illégale et incompatible du tarif préférentiel d'électricité accordé à Alouminion par le fournisseur historique grec. Il juge que la suspension judiciaire de la résiliation de ce contrat par une ordonnance de référé constitue une aide nouvelle, relevant de la compétence de la Commission, et rejette les moyens tirés de la violation de la confiance légitime et des droits de la défense. L'arrêt précise ainsi l'étendue du contrôle juridictionnel après renvoi et les conditions de récupération de l'aide.
13 mars 2018
La Cour de justice, statuant en grande chambre, a rejeté le pourvoi d'Industrias Químicas del Vallés contre l'inclusion de la substance active métalaxyl dans la liste des substances dont la substitution est envisagée. L'arrêt précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation contre un acte réglementaire au sens de l'article 263, quatrième alinéa, TFUE, en jugeant que le règlement litigieux ne comportait pas de mesures d'exécution et que la requérante n'était pas individuellement concernée. Cette décision clarifie la portée de la notion d'acte réglementaire et les critères d'ouverture du recours direct pour les opérateurs économiques dans le secteur phytopharmaceutique.
13 mars 2018
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 13 mars 2018 (affaire C-384/16 P), a statué sur le pourvoi introduit par l'European Union Copper Task Force contre l'inclusion des composés de cuivre dans la liste des substances actives dont la substitution est envisagée, établie par le règlement d'exécution (UE) 2015/408. La Cour a précisé les conditions de recevabilité d'un recours en annulation formé par une personne physique ou morale contre un acte réglementaire ne comportant pas de mesures d'exécution, au sens de l'article 263, quatrième alinéa, TFUE, en jugeant que l'association requérante était individuellement concernée par l'acte attaqué. Cet arrêt clarifie ainsi la notion d'acte réglementaire et les critères d'ouverture du recours en annulation pour les opérateurs économiques du secteur phytopharmaceutique.
13 mars 2018
13 mars 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Portugal contre la Commission européenne concernant l'exclusion de certaines dépenses du financement du FEAGA. La Commission avait appliqué des corrections financières en raison de lacunes dans les contrôles des aides à la surface, et le Tribunal a jugé que ces corrections étaient proportionnées et ne violaient pas la confiance légitime du Portugal. Cet arrêt confirme la rigueur des exigences de contrôle imposées aux États membres pour le versement des aides directes aux agriculteurs.
9 mars 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Portugal contre la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement du FEAGA, concernant des aides à la surface. Il a jugé que la Commission n'avait pas violé le principe de confiance légitime en appliquant des corrections financières forfaitaires, et que l'application de l'article 31, paragraphe 2, du règlement n° 1290/2005 était proportionnée. Cette décision confirme la rigueur de la Commission dans le contrôle des dépenses agricoles et rappelle aux États membres l'importance de la fiabilité des systèmes de contrôle.
9 mars 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer dans l'affaire T-246/16, opposant Aurora Group Danmark à l'EUIPO et à Retail Distribution, concernant la marque de l'Union européenne "PANZER". Cette décision fait suite au retrait par la requérante de sa demande en nullité de la marque litigieuse, rendant l'action sans objet. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance illustre l'application de l'article 131 du règlement de procédure du Tribunal, qui met fin à l'instance lorsque le demandeur renonce à son action.
9 mars 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE concerne un litige entre la Commission européenne et la société Rose Vision relatif à l'exécution de plusieurs conventions de subvention dans le cadre du 7e PCRD. Le Tribunal se prononce sur la légalité de la suspension des paiements et du remboursement des sommes versées par la Commission, suite à des audits financiers ayant révélé des irrégularités, et examine notamment la question de la confidentialité des rapports d'audit et de l'inscription de la société dans le système d'alerte précoce. Pour le praticien français, cet arrêt précise les conditions de mise en œuvre de la clause compromissoire et les limites du contrôle juridictionnel sur les décisions de la Commission en matière de gestion des subventions de recherche.
8 mars 2018