1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
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46 208Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 361Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu dans les affaires jointes T-45/13 RENV et T-587/15, concerne un litige entre la société Rose Vision et la Commission européenne portant sur l'exécution de plusieurs conventions de subvention dans le cadre du 7e programme-cadre de recherche. Le Tribunal rejette la plupart des demandes de Rose Vision, validant notamment la suspension des paiements et le remboursement des sommes versées par la Commission en raison d'irrégularités constatées lors d'audits financiers, et juge que l'inscription de la société dans le système d'alerte précoce n'a pas causé de préjudice réparable.
8 mars 2018
Le Tribunal de l'UE a confirmé le refus d'enregistrement de la marque figurative « €$ » pour des services financiers, estimant qu'elle est dépourvue de caractère distinctif et purement descriptive au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b) et c) du règlement 2017/1001. Cette décision rappelle que la combinaison de symboles monétaires courants ne peut être monopolisée à titre de marque, car le public pertinent la percevra immédiatement comme une indication du domaine monétaire ou financier, et non comme une indication d'origine commerciale.
8 mars 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 8 mars 2018 (affaire T-665/16) confirme le refus d'enregistrement de la marque figurative « €$ » pour des services financiers, estimant que cette combinaison de symboles monétaires est dépourvue de caractère distinctif et purement descriptive au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b) et c), du règlement n° 207/2009. Pour le praticien français, cette décision illustre la rigueur avec laquelle l'EUIPO et le juge de l'Union apprécient le caractère distinctif des signes constitués de symboles monétaires courants, en considérant qu'ils ne permettent pas au public pertinent d'identifier l'origine commerciale des services.
8 mars 2018
8 mars 2018
L'arrêt DOCERAM (C-395/16) précise les critères d'appréciation de l'exclusion de protection des dessins ou modèles communautaires pour les caractéristiques d'apparence exclusivement imposées par la fonction technique du produit (article 8, §1, du règlement n°6/2002). La Cour juge que l'existence de dessins ou modèles alternatifs n'est pas déterminante ; il faut apprécier, du point de vue d'un observateur objectif, si la considération fonctionnelle est le seul facteur ayant dicté le choix de l'apparence, à l'exclusion de toute considération esthétique ou ornementale.
8 mars 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 7 mars 2018 (affaire T-140/16, Le Pen/Parlement) précise les limites de la compétence du secrétaire général du Parlement européen pour ordonner le recouvrement de l'indemnité d'assistance parlementaire indûment versée. Le Tribunal rappelle que la charge de la preuve du caractère indu des sommes incombe à l'institution et que la décision de recouvrement doit être dûment motivée, sous peine d'annulation pour erreur de fait ou détournement de pouvoir. Cet arrêt est utile pour tout professionnel contestant une décision de récupération de frais de mandat, en ce qu'il renforce les exigences procédurales et probatoires pesant sur le Parlement.
7 mars 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Jean-Marie Le Pen contestant la décision du Parlement européen de récupérer des indemnités d'assistance parlementaire indûment versées. L'arrêt confirme la compétence du secrétaire général du Parlement pour ordonner ce recouvrement et valide la charge de la preuve pesant sur le député quant à l'utilisation effective des fonds. Cette décision précise les obligations des députés européens en matière de justification des dépenses liées à leurs assistants.
7 mars 2018
7 mars 2018
Dans l'arrêt Santoro (C-494/16), la CJUE précise que, en cas de recours abusif aux contrats à durée déterminée dans le secteur public italien, le droit de l'Union impose une sanction effective et dissuasive, mais n'exige pas la transformation automatique en contrat à durée indéterminée si un autre mécanisme, comme une indemnité adéquate, est prévu. La Cour rappelle que cette sanction doit respecter les principes d'équivalence et d'effectivité, ce qui implique qu'elle ne soit pas moins favorable que celle applicable à des situations similaires de droit interne et qu'elle ne rende pas impossible ou excessivement difficile l'exercice des droits conférés par l'ordre juridique de l'Union. Pour le praticien français, cet arrêt confirme la marge d'appréciation des États membres dans le choix des sanctions, sous réserve du respect de ces principes, et peut éclairer l'analyse des contentieux similaires en droit français.
7 mars 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que l'article 22, point 2, du règlement (CE) n° 44/2001 attribue une compétence exclusive aux tribunaux de l'État membre du siège d'une société pour connaître d'un litige portant sur le contrôle du caractère raisonnable de la contrepartie fixée par une décision de l'assemblée générale ordonnant le transfert obligatoire des titres des actionnaires minoritaires. Une telle action, bien qu'elle porte sur le montant de l'indemnité, est indissociable de la validité de la décision sociale elle-même et relève donc de cette compétence exclusive.
7 mars 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les règles de compétence judiciaire applicables aux actions en indemnisation des passagers aériens, notamment en cas de vol avec correspondance opéré par différents transporteurs. Il clarifie que le « lieu d’exécution » du contrat de transport aérien, au sens des règlements Bruxelles I (n° 44/2001) et Bruxelles I bis (n° 1215/2012), peut être le lieu de départ ou d’arrivée du vol, même si le transporteur effectif n’est pas domicilié dans l’Union européenne et n’a pas de lien contractuel direct avec le passager.
7 mars 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation lettone, qui calcule l'allocation de maternité sur la base des revenus perçus pendant une période de référence de douze mois, constitue une restriction à la libre circulation des travailleurs lorsqu'elle fixe ce montant à 70 % de la base moyenne de cotisation pour une personne ayant travaillé pour une institution de l'UE durant cette période. Cette décision souligne l'obligation des États membres de prendre en compte, dans le calcul des prestations sociales, les périodes d'emploi auprès des institutions européennes, conformément au principe de coopération loyale. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle la nécessité de vérifier la compatibilité des règles nationales de sécurité sociale avec le droit de l'Union, notamment en matière de non-discrimination et de libre circulation.
7 mars 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exonération obligatoire de la taxe sur les produits énergétiques utilisés pour produire de l'électricité (article 14, §1, a) de la directive 2003/96/CE) ne s'applique pas au gaz naturel utilisé dans un processus de cogénération, car une partie de l'énergie est destinée à la production de chaleur. En revanche, les États membres peuvent prévoir une exonération ou une réduction facultative pour ce type d'usage, conformément à l'article 15, §1, c) de la même directive. Cette décision précise les limites de l'obligation d'exonération et la marge de manœuvre des États pour taxer la cogénération.
7 mars 2018
7 mars 2018
Cet arrêt de la CJUE précise que l'article 22, point 2, du règlement Bruxelles I (n° 44/2001) attribue une compétence exclusive aux tribunaux de l'État membre du siège social d'une société pour connaître d'un litige portant sur le contrôle du caractère raisonnable de la contrepartie versée aux actionnaires minoritaires dans le cadre d'un transfert obligatoire de titres (squeeze-out) ordonné par l'assemblée générale. En conséquence, un juge d'un autre État membre ne peut pas se déclarer compétent pour examiner la validité ou le montant de cette contrepartie, même si le demandeur y est domicilié.
7 mars 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de SNCF Mobilités contre l'arrêt du Tribunal confirmant la qualification d'aides d'État incompatibles pour la restructuration de Sernam. L'arrêt précise que la vente des actifs en bloc d'une entreprise en difficulté ne constitue pas une cession d'activité autonome si le prix de vente est artificiellement lié à l'objet de la vente, et que le critère de l'investisseur privé en économie de marché doit être appliqué à cette opération. Cette décision clarifie les conditions de récupération des aides illégales lors de cessions d'actifs et l'articulation entre les mesures compensatoires et le principe de l'investisseur privé.
7 mars 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 7 mars 2018 (affaire T-624/16, Gollnisch/Parlement) précise les conditions de recouvrement des indemnités d'assistance parlementaire indûment versées. Il confirme la compétence du secrétaire général du Parlement pour ordonner ce recouvrement et rejette les moyens du député fondés sur la violation des droits de la défense, de la confiance légitime et de la proportionnalité. Cette décision clarifie les limites de l'indépendance des députés face aux obligations de justification de l'utilisation des fonds publics.
7 mars 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les règles de compétence judiciaire pour les actions en indemnisation des passagers aériens contre le transporteur aérien effectif, même en l'absence de lien contractuel direct. Il interprète les notions de "matière contractuelle" et de "lieu d'exécution" des articles 5.1 du règlement Bruxelles I et 7.1 du règlement Bruxelles I bis, en jugeant que le tribunal du lieu de départ ou d'arrivée du vol, tel que convenu dans le contrat de transport initial, est compétent. En pratique, cela permet à un passager d'agir contre le transporteur effectif non domicilié dans l'UE devant la juridiction de son choix parmi ces deux lieux.
7 mars 2018
7 mars 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-855/16) précise la notion d'"entreprise liée" au sens de la Recommandation 2003/361/CE pour le calcul des effectifs et des seuils financiers ouvrant droit à la réduction de redevance PME dans le cadre du règlement REACH. Il confirme que l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) peut refuser la réduction et imposer un droit administratif si l'entreprise déclarante a omis de prendre en compte les données de ses entreprises liées, entraînant un dépassement des plafonds. Cette décision renforce l'obligation pour les entreprises de déclarer avec exactitude leur taille en consolidant les données de l'ensemble du groupe.
7 mars 2018