1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117L'arrêt du Tribunal de l'UE dans l'affaire T-684/14 (Krka/Commission) confirme la qualification d'infraction à l'article 101 TFUE pour un accord de règlement amiable de litige en matière de brevets (le "princeps" Servier) conclu avec un fabricant de génériques (Krka). Le Tribunal juge que cet accord, combinant une licence non exclusive et une clause de non-contestation des brevets, constitue une restriction de concurrence par objet, car il visait à retarder l'entrée sur le marché du générique du périndopril. Cette décision précise les critères d'appréciation des accords "pay-for-delay" en droit européen de la concurrence, en soulignant que la licéité d'un accord de brevet ne fait pas obstacle à la qualification d'entente anticoncurrentielle.
12 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la qualification d'entente anticoncurrentielle par objet pour un accord de règlement amiable de litige en matière de brevets (accord "pay-for-delay") conclu entre un laboratoire princeps et un génériqueur sur le marché du périndopril. Il précise les critères d'appréciation de la concurrence potentielle et la conciliation entre le droit des brevets et le droit de la concurrence, tout en validant l'imputation de l'infraction à la société mère.
12 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Teva UK et d'autres laboratoires contre la décision de la Commission condamnant des accords de règlement amiable de litiges en matière de brevets sur le périndopril. Ces accords, conclus entre le laboratoire princeps et des fabricants de génériques, ont été jugés restrictifs de concurrence par objet, car ils incluaient des clauses d'exclusivité d'achat et de non-contestation des brevets. L'arrêt confirme la position de la Commission selon laquelle de tels accords peuvent constituer une entente prohibée, même en présence de droits de propriété intellectuelle, et précise les critères d'appréciation de la concurrence potentielle et de l'exemption au titre de l'article 101, paragraphe 3, TFUE.
12 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 12 décembre 2018 (affaire T-498/14), a annulé partiellement la décision de la Commission européenne refusant l'accès à des documents relatifs à la correspondance avec des constructeurs automobiles concernant le réfrigérant R1234yf. Il a jugé que la Commission ne pouvait pas opposer une présomption générale de confidentialité pour écarter l'accès à des informations environnementales ou relatives aux émissions, en application de l'article 6, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 1367/2006. Cet arrêt précise ainsi les limites du secret des affaires face à l'intérêt public supérieur à la divulgation d'informations environnementales, renforçant les obligations de transparence de la Commission dans ce domaine.
12 décembre 2018
Le Tribunal de l'UE a confirmé la décision de la Commission sanctionnant Biogaran pour sa participation à une entente visant à retarder l'entrée de génériques du périndopril. L'arrêt précise les conditions d'imputation de l'infraction à une filiale pour les actes de sa société mère et le principe de responsabilité solidaire, tout en maintenant le plafond légal de l'amende. Cette décision clarifie la responsabilité des laboratoires pharmaceutiques dans les accords de règlement de brevets dits "pay-for-delay".
12 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Lupin contre la décision de la Commission condamnant des accords de règlement de litiges en matière de brevets sur le périndopril. Il confirme que de tels accords, combinant transfert de valeur et limitation de l'entrée des génériques, constituent une restriction de concurrence par objet au sens de l'article 101 TFUE. Cette décision précise l'articulation entre droit des brevets et droit de la concurrence, en validant l'approche de la Commission sur les accords « pay-for-delay ».
12 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du laboratoire Servier contre la décision de la Commission européenne lui infligeant des amendes pour avoir conclu des accords de règlement amiable de litiges en matière de brevets avec des fabricants de génériques, afin de retarder l'entrée de ces derniers sur le marché du périndopril. Ces accords ont été qualifiés de restriction de concurrence par objet et par effet, constituant à la fois une entente (article 101 TFUE) et un abus de position dominante (article 102 TFUE). L'arrêt confirme la possibilité de cumuler des amendes au titre de ces deux articles pour des infractions distinctes sur les mêmes marchés, et précise les modalités de calcul de la valeur des ventes en cas de cumul d'infractions.
12 décembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE confirme la qualification d'entente anticoncurrentielle par objet concernant un accord de règlement amiable de litige en matière de brevets (accord "pay-for-delay") dans le secteur pharmaceutique. Le Tribunal valide la compétence territoriale de la Commission et rejette les arguments fondés sur la nécessité objective de la restriction ou la conciliation entre droit des brevets et droit de la concurrence. Cette décision précise les conditions d'application de l'article 101 TFUE aux accords transactionnels entre laboratoires princeps et génériqueurs, notamment sur la notion de concurrence potentielle et le calcul des amendes.
12 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la condamnation de Biogaran pour sa participation à une entente visant à retarder l’entrée de génériques du périndopril sur le marché. Il précise les conditions d’imputation d’une infraction à une filiale et à sa société mère, ainsi que les règles de responsabilité solidaire et de calcul du plafond de l’amende.
12 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la qualification d'entente anticoncurrentielle par objet pour un accord de règlement amiable de litige en matière de brevets (reverse payment settlement) conclu entre le laboratoire princeps Servier et des fabricants de génériques sur le marché du périndopril. Le Tribunal juge que cet accord, combinant un paiement et une clause d'achat exclusif, visait à retarder l'entrée des génériques, constituant une restriction de concurrence au sens de l'article 101 TFUE, et rejette les arguments fondés sur le droit des brevets.
12 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la qualification d'entente anticoncurrentielle par objet pour un accord de règlement amiable de litiges en matière de brevets (accord "pay-for-delay") conclu entre le laboratoire princeps Servier et des fabricants de génériques. Il précise les critères d'appréciation de la concurrence potentielle sur le marché des médicaments et la conciliation entre le droit des brevets et le droit de la concurrence, en validant l'imputation des amendes aux sociétés mères pour le comportement de leurs filiales.
12 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la qualification d'entente anticoncurrentielle par objet pour un accord de règlement amiable de litige en matière de brevets (accord "pay-for-delay") conclu entre un laboratoire princeps et un fabricant de génériques. Il précise les critères d'appréciation de la concurrence potentielle et de la restriction de concurrence, tout en rejetant l'argument d'une nécessaire conciliation entre droit des brevets et droit de la concurrence. La décision rappelle également les conditions strictes de l'exemption au titre de l'article 101, §3, TFUE et les règles d'imputation des amendes.
12 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la qualification d'entente anticoncurrentielle par objet concernant un accord de règlement amiable de litiges en matière de brevets (accord "pay-for-delay") sur le marché du périndopril. Il précise les critères d'appréciation de la concurrence potentielle entre le laboratoire princeps et le fabricant de génériques, et valide la compétence territoriale de la Commission pour sanctionner de tels accords lorsqu'ils ont des effets sur le marché européen.
12 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État incompatible le financement par le Land de Bavière des tests de qualité du lait. L'arrêt consacre les droits procéduraux des entités régionales, en jugeant que la Commission a violé l'article 108, §2, TFUE en n'ouvrant pas la procédure formelle d'examen, privant ainsi le Land de ses garanties procédurales. Cette décision précise les conditions dans lesquelles une mesure régionale de soutien à un secteur économique échappe à la qualification d'aide d'État.
12 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission déclarant incompatible une aide d'État allemande finançant des tests de qualité du lait en Bavière. Il a jugé que la Commission avait violé le droit des parties intéressées d'être associées à la procédure administrative, en ne leur permettant pas de présenter leurs observations avant l'adoption de la décision finale. Cet arrêt rappelle l'importance du respect des droits procéduraux des parties dans les enquêtes sur les aides d'État.
12 décembre 2018
12 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission déclarant incompatible une aide d'État bavaroise finançant des tests de qualité du lait, au motif que la Commission n'avait pas suffisamment associé les parties intéressées à la procédure administrative. Cet arrêt rappelle l'importance du droit d'être entendu prévu à l'article 108, paragraphe 2, TFUE et à l'article 6, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 659/1999, imposant à la Commission de permettre aux tiers intéressés de présenter leurs observations avant d'adopter une décision finale.
12 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé, dans l'affaire T-409/16, les mesures restrictives (gel des fonds et restriction d'entrée) imposées par le Conseil à M. Makhlouf, un ressortissant syrien. L'annulation est fondée sur une violation des droits de la défense et de l'obligation de motivation, le Conseil n'ayant pas suffisamment justifié l'inscription de l'intéressé sur la liste des personnes visées par les sanctions en lien avec la répression en Syrie. Cette décision rappelle l'importance du contrôle juridictionnel strict des motifs invoqués par le Conseil pour justifier de telles mesures, notamment au regard de la présomption d'innocence et du droit de propriété.
12 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Syriatel Mobile Telecom contre son maintien sur les listes de gel de fonds visant la Syrie. Il a jugé que les mesures restrictives étaient justifiées par le soutien de l'entreprise au régime syrien, et que les droits de la défense, le droit à une protection juridictionnelle effective et le droit de propriété n'avaient pas été violés. L'arrêt confirme la large marge d'appréciation du Conseil dans l'évaluation des critères d'inscription sur ces listes.
12 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé les mesures restrictives (gel des fonds et restrictions d'entrée) imposées à M. Othman par le Conseil dans le cadre du régime de sanctions contre la Syrie. L'arrêt précise que le Conseil doit fournir une motivation suffisamment précise et concrète pour justifier l'inscription d'une personne sur la liste des sanctions, et que le simple renvoi à des informations non divulguées ne satisfait pas à l'obligation de motivation ni au droit à une protection juridictionnelle effective. Cette décision rappelle l'importance du respect des droits de la défense et du contrôle juridictionnel dans le cadre de la PESC.
12 décembre 2018