1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 36122 février 2018
22 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation néerlandaise qui réserve le bénéfice d'une entité fiscale unique (fiscal unity) aux groupes de sociétés résidentes, à l'exclusion des groupes transfrontaliers, constitue une restriction à la liberté d'établissement (articles 49 et 54 TFUE). Cette différence de traitement, qui désavantage les sociétés mères non-résidentes, n'est pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général telles que la répartition équilibrée du pouvoir d'imposition ou la lutte contre l'évasion fiscale. En conséquence, un État membre ne peut refuser à une société mère non-résidente le droit de constituer une entité fiscale unique avec ses filiales résidentes lorsque les mêmes avantages sont accordés aux groupes purement nationaux.
22 février 2018
22 février 2018
L'avocat général propose que la directive "retour" (2008/115) n'interdit pas à un État membre d'adopter une décision de retour à l'encontre d'un ressortissant de pays tiers dont la demande de protection internationale a été rejetée en première instance, avant même que le recours contre ce rejet soit examiné. Il précise toutefois que l'exécution de cette décision de retour doit être suspendue jusqu'à ce que le recours soit tranché, afin de garantir le droit à un recours effectif et le principe de non-refoulement.
22 février 2018
22 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation néerlandaise qui réserve le bénéfice d'une entité fiscale unique aux sociétés résidentes, excluant ainsi les groupes transfrontaliers, constitue une restriction à la liberté d'établissement (articles 49 et 54 TFUE). Cette décision précise que le refus d'accorder un tel avantage fiscal à une société mère non-résidente ayant une filiale aux Pays-Bas est disproportionné, sauf si des raisons impérieuses d'intérêt général, comme la préservation de la répartition équitable du pouvoir d'imposition, le justifient. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt renforce la protection des groupes transfrontaliers contre les discriminations fiscales indirectes au sein de l'UE.
22 février 2018
L'arrêt Porras Guisado (C-103/16) précise que l'interdiction de licenciement d'une travailleuse enceinte, prévue par la directive 92/85/CEE, s'applique également en cas de licenciement collectif au sens de la directive 98/59/CE. La Cour juge que le droit de l'Union ne s'oppose pas à ce qu'une travailleuse enceinte soit incluse dans un tel licenciement, à condition que l'employeur justifie par écrit les motifs objectifs non liés à son état et qu'il lui soit offert une priorité de reclassement ou de maintien dans l'emploi. En droit français, cette décision confirme que la protection spécifique de la salariée enceinte ne constitue pas une immunité absolue face à une restructuration économique, mais impose des obligations procédurales renforcées à l'employeur.
22 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours d'Alcan France contre la Commission, faute d'intérêt à agir. L'affaire portait sur une décision de la Commission relative à des aides d'État, mais le Tribunal a constaté que la requérante n'avait pas démontré une atteinte directe et individuelle à ses droits. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation pour les personnes physiques ou morales en droit de la concurrence.
22 février 2018
22 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne, par son ordonnance du 22 février 2018 dans l'affaire T-116/07, a rejeté le recours de la France contre la Commission européenne. Cette affaire portait sur le refus de la Commission d'autoriser la France à maintenir des mesures nationales dérogeant au droit de l'Union en matière de substances actives phytopharmaceutiques. Pour le praticien français, cette décision confirme la rigueur du contrôle de la Commission sur les dérogations nationales et la primauté du droit harmonisé de l'UE en matière de produits phytosanitaires.
22 février 2018
Dans l'arrêt T-2 (C-396/16), la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« opérations totalement ou partiellement impayées » au sens des articles 184 et 185 de la directive TVA, en lien avec la régularisation de la déduction de la taxe payée en amont. Elle juge qu'une décision d'homologation de concordat, revêtue de l'autorité de la chose jugée et réduisant la créance du fournisseur, constitue une modification des éléments pris en compte pour la déduction, justifiant une régularisation. Cette décision clarifie les obligations de l'assujetti en cas de non-paiement partiel définitif, même en présence d'une procédure collective.
22 février 2018
22 février 2018
Dans l'arrêt INEOS Köln (C-572/16), la Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de l'Union s'oppose à un délai de forclusion national qui empêche un exploitant d'installation de corriger des données erronées dans sa demande d'allocation de quotas d'émission à titre gratuit pour la période 2013-2020, lorsque cette correction est nécessaire pour assurer une allocation conforme à la directive 2003/87. La Cour juge que le principe d'effectivité du droit de l'Union prime sur la sécurité juridique nationale, interdisant aux États membres de priver les exploitants de la possibilité de rectifier des erreurs matérielles avant la décision finale d'allocation.
22 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours formé par MedSkin Solutions Dr. Suwelack contre la décision de l'EUIPO dans le cadre d'une procédure d'opposition à l'enregistrement de la marque de l'Union européenne "CryoSafe". Cette décision fait suite au retrait de l'opposition par Cryo-Save, partie adverse, rendant le litige sans objet. Pour un praticien français, cette ordonnance illustre l'application de l'article 131 du règlement de procédure du Tribunal et confirme que le retrait de l'opposition en cours d'instance met fin à la procédure contentieuse devant la juridiction de l'Union.
21 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'une livraison en chaîne portant sur les mêmes biens, que le lieu de la seconde livraison est déterminé par le numéro d'identification TVA attribué par l'État membre de destination, même si le premier fournisseur n'en a pas été informé. Elle juge que le droit à déduction de la TVA ne peut être refusé à un assujetti de bonne foi qui s'est fondé sur la confiance légitime en l'existence des conditions de ce droit, notamment lorsque les irrégularités sont imputables à un autre opérateur.
21 février 2018
La Cour de justice précise les règles de computation du délai de recours en annulation (article 263 TFUE) pour un ancien député européen contestant une décision de récupération d'indemnité parlementaire. Elle juge que la notification par lettre recommandée non retirée par le destinataire ne fait pas courir le délai, et clarifie l'articulation entre la procédure de réclamation interne au Parlement (article 72 du statut) et le recours direct devant le juge de l'Union.
21 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la chambre de recours de l'EUIPO qui avait révoqué une décision antérieure, en application de l'article 80 du règlement n° 207/2009. L'arrêt précise que le principe général du droit autorisant le retrait d'un acte administratif illégal ne permet pas à l'EUIPO de revenir sur une décision devenue définitive en l'absence de base légale expresse et de respect des délais. Cette décision rappelle les limites strictes du retrait des actes administratifs en droit des marques de l'UE.
21 février 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions dans lesquelles l'EUIPO peut retirer un acte administratif illégal, en l'espèce une décision d'une chambre de recours. Il consacre l'application d'un principe général du droit de l'Union autorisant le retrait d'un acte illégal, même en l'absence de disposition expresse dans le règlement sur la marque de l'UE, sous réserve du respect d'un délai raisonnable et de la confiance légitime du titulaire. Pour le praticien français, cette décision confirme que l'administration de l'UE, à l'instar de l'administration française, peut revenir sur ses propres décisions illégales dans un certain cadre.
21 février 2018
Le Tribunal de l'UE rejette le recours de Sergiy Klyuyev contre son maintien sur la liste des personnes visées par des mesures restrictives (gel des fonds) en lien avec la situation en Ukraine. Il valide la motivation du Conseil, la base juridique et factuelle, et écarte les moyens tirés d'une erreur d'appréciation, d'une violation des droits de la défense et du droit de propriété. L'arrêt confirme la large marge d'appréciation du Conseil en matière de PESC et la proportionnalité des mesures au regard de l'objectif de soutien à l'intégrité territoriale de l'Ukraine.
21 février 2018