1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
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28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 36121 février 2018
21 février 2018
Dans l'arrêt Matzak (C-518/15), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le temps de garde à domicile imposé à un sapeur-pompier volontaire, durant lequel il doit répondre aux appels de son employeur dans un délai de huit minutes, constitue du « temps de travail » au sens de la directive 2003/88/CE. Cette qualification, qui s'impose même en l'absence d'activité effective, découle des contraintes géographiques et temporelles très restrictives qui limitent significativement la liberté du travailleur de vaquer à ses occupations personnelles. Pour le praticien français, cet arrêt est fondamental car il précise les critères de distinction entre temps de travail et période de repos pour les astreintes, et pourrait influencer l'interprétation des règles nationales relatives au temps de travail des sapeurs-pompiers et autres professions soumises à des gardes contraignantes.
21 février 2018
La Cour de justice précise que, pour un ancien député européen, le délai de recours en annulation (article 263 TFUE) court à compter de la notification de la décision faisant grief, même si le pli recommandé n'a pas été retiré par son destinataire. L'arrêt confirme que la procédure de réclamation interne au Parlement (article 72 des mesures d'application du statut) ne suspend pas ce délai contentieux. Cette décision clarifie les règles de computation des délais en matière de recouvrement d'indemnités parlementaires.
21 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de M. Klyuyev contre le maintien de son nom sur la liste des personnes visées par des mesures restrictives (gel des fonds) en lien avec la situation en Ukraine. L'arrêt confirme que le Conseil peut fonder ces mesures sur des décisions d'autorités de pays tiers (ukrainiennes) sans violer l'obligation de motivation, dès lors que ces décisions sont suffisamment étayées et que les droits de la défense sont respectés. Cette décision précise les conditions de contrôle juridictionnel des mesures restrictives et la portée de la protection équivalente des droits fondamentaux dans ce contexte.
21 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le temps de garde à domicile imposé à un sapeur-pompier volontaire, avec l'obligation de répondre aux appels dans un délai de huit minutes, constitue du "temps de travail" au sens de la directive 2003/88/CE. Cette décision précise que les contraintes géographiques et temporelles pesant sur le travailleur limitent significativement sa liberté de vaquer à ses occupations personnelles, le privant ainsi de la qualité de "période de repos". Pour le droit français, cet arrêt invite à reconsidérer la qualification juridique des astreintes à domicile des sapeurs-pompiers volontaires au regard du droit à la santé et à la sécurité.
21 février 2018
21 février 2018
La Cour de justice confirme que la recommandation 2014/478/UE de la Commission sur les jeux d'argent en ligne est un acte non contraignant, insusceptible de recours en annulation au titre de l'article 263 TFUE. Le pourvoi de la Belgique est rejeté, la Cour rappelant que seuls les actes produisant des effets juridiques obligatoires peuvent être attaqués.
20 février 2018
Le président du Tribunal de l'UE rejette la demande de sursis à exécution d'Iberdrola contre la décision de la Commission qualifiant le régime fiscal espagnol d'amortissement de l'écart d'acquisition d'aide d'État incompatible. La demande est rejetée car Iberdrola n'a pas démontré l'urgence, condition nécessaire pour obtenir des mesures provisoires. Cette ordonnance confirme la rigueur du contrôle de l'urgence en référé dans le contentieux des aides d'État.
20 février 2018
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de Deutsche Post AG contre le refus de l'EUIPO d'écarter la demande de marque de l'Union européenne verbale "BEPOST". Il a jugé que, malgré la renommée de la marque "POST" pour les services postaux, il n'existait pas de risque de confusion avec les marques antérieures "ePost" et "POST", ni d'atteinte à leur renommée ou de dilution au sens de l'article 8, paragraphes 1, 4 et 5, du règlement sur la marque de l'UE.
20 février 2018
20 février 2018
Cette ordonnance du président du Tribunal de l'UE rejette la demande de sursis à exécution formée par Iberdrola contre une décision de la Commission européenne qualifiant un régime d'aides d'État fiscales espagnol d'incompatible avec le marché intérieur. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour la requérante de démontrer un préjudice grave et irréparable en l'absence de mesures provisoires. Cette décision rappelle la rigueur avec laquelle la CJUE apprécie l'urgence dans le cadre des demandes de référé en matière d'aides d'État.
20 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Deutsche Post contre le refus de l'EUIPO d'opposer l'enregistrement de la marque verbale "BEPOST". Il a confirmé l'absence de risque de confusion avec les marques antérieures "ePost" et "POST", ainsi que l'absence de préjudice à la renommée ou de dilution au sens de l'article 8, paragraphes 1, 4 et 5, du règlement (CE) n° 207/2009. Cet arrêt rappelle les conditions strictes de preuve pour établir un risque de confusion ou une atteinte à une marque renommée, notamment lorsque les signes présentent des différences visuelles et phonétiques.
20 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne statue sur une demande en rectification d'erreur matérielle affectant son arrêt dans l'affaire T-212/16, opposant El Corte Inglés à l'EUIPO. Cette ordonnance précise les conditions strictes dans lesquelles une telle rectification peut être ordonnée, limitée aux seules erreurs d'expression ou de calcul évidentes. Pour le praticien français, cette décision rappelle que la voie du recours en rectification d'erreur matérielle devant le Tribunal ne permet pas de remettre en cause le fond du litige ou d'obtenir un réexamen de l'affaire.
19 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne statue sur une demande en interprétation de son arrêt précédent dans l'affaire T-213/16, concernant un litige entre El Corte Inglés et l'EUIPO. Cette ordonnance précise la portée de l'arrêt initial relatif à une marque de l'Union européenne, sans en modifier le dispositif. Pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle les limites strictes de la procédure d'interprétation des arrêts, qui ne peut servir à contester le fond ou à obtenir un nouvel examen de l'affaire.
19 février 2018
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi du Conseil visant à suspendre l'exécution d'un arrêt du Tribunal annulant des droits antidumping sur les importations de biodiesel indonésien. Cette ordonnance confirme que l'absence d'urgence et de préjudice grave et irréparable empêche la suspension provisoire de l'annulation, renforçant ainsi la protection des opérateurs économiques contre des mesures commerciales contestées. Pour le praticien français, cette décision illustre les conditions strictes de l'article 278 TFUE pour obtenir un sursis à exécution en matière de contentieux antidumping.
16 février 2018
Le président de la Cour a rejeté le pourvoi du Conseil contre l'ordonnance du Tribunal ayant admis l'intervention de la Commission et de l'EBB dans le litige relatif au droit antidumping sur le biodiesel indonésien. Cette décision confirme la recevabilité de l'intervention d'associations professionnelles dans les contentieux commerciaux, précisant les conditions d'intérêt à agir des tiers. Elle rappelle que le simple fait d'être partie à la procédure administrative ne suffit pas à justifier une intervention, mais que l'association doit démontrer un intérêt direct et actuel à la solution du litige.
16 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi du Conseil visant à contester la recevabilité d'un recours en annulation introduit par PT Pelita Agung Agrindustri contre un règlement antidumping sur les importations de biodiesel indonésien. L'ordonnance confirme que l'entreprise, en tant que productrice-exportatrice directement concernée par le règlement, avait qualité pour agir, et précise les conditions de recevabilité des recours individuels en matière de mesures de défense commerciale. Cette décision clarifie l'accès au prétoire pour les opérateurs économiques tiers contestant des actes réglementaires européens.
16 février 2018
L'ordonnance du président de la Cour rejette le pourvoi du Conseil de l'Union européenne visant à contester l'arrêt du Tribunal ayant annulé un règlement antidumping sur les importations de biodiesel en provenance d'Indonésie. La Cour confirme que le Conseil n'a pas démontré l'urgence nécessaire à l'obtention d'un sursis à exécution, l'argument tiré de la perte d'efficacité de la politique commerciale commune étant insuffisant. Cette décision rappelle la rigueur avec laquelle la CJUE apprécie les conditions de l'octroi de mesures provisoires en matière de recours en annulation.
16 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable ou infondé le recours en annulation introduit par les sociétés coopératives financières du groupe ARCO contre la décision de la Commission déclarant le régime de garantie belge protégeant leurs associés personnes physiques incompatible avec le marché intérieur. L'ordonnance confirme que la mesure constitue une aide d'État sélective, faussant la concurrence, et ne peut bénéficier de la dérogation pour perturbation grave de l'économie. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre la rigueur du contrôle des régimes de garantie publique et rappelle la difficulté d'invoquer la confiance légitime pour contester une décision de récupération d'aides illégales.
9 février 2018