1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
1 288
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme irrecevable ou non fondé le recours d'Arcofin et d'autres sociétés coopératives financières belges contre la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État incompatible le régime de garantie belge protégeant les particuliers associés du groupe ARCO. L'ordonnance confirme que le régime constituait un avantage sélectif faussant la concurrence, sans pouvoir être justifié par la nécessité de remédier à une perturbation grave de l'économie belge, et écarte l'argument de la confiance légitime.
9 février 2018
8 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission refusant l'accès à des documents relatifs à une demande d'enregistrement d'une appellation d'origine, au motif que la Commission n'avait pas suffisamment motivé son refus. L'arrêt précise que, lorsqu'un État membre s'oppose à la divulgation de documents en vertu de l'article 4, paragraphe 5, du règlement n° 1049/2001, la Commission doit vérifier le bien-fondé des motifs d'opposition invoqués et ne peut se contenter de les entériner sans exercer son propre contrôle. Cette décision clarifie l'étendue de l'obligation de motivation de la Commission et le contrôle juridictionnel exercé sur les motifs d'opposition des États membres en matière d'accès aux documents.
8 février 2018
La Cour fixe le montant total des dépens que l'Agence européenne des médicaments (EMA) doit rembourser à European Dynamics Belgium SA et autres, suite à l'affaire C-173/14 P. Cette ordonnance précise le montant des frais récupérables dans le cadre d'un litige portant sur des marchés publics, en application des règles de procédure de la Cour de justice.
8 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'Allemagne a manqué à ses obligations en excluant du régime particulier de TVA des agences de voyages les prestations fournies à des assujettis et en permettant une détermination globale de la base d'imposition sur une période donnée. Cette décision précise que le régime spécial s'applique à toutes les opérations des agences de voyages, quel que soit le statut du client, et que la marge bénéficiaire doit être calculée opération par opération.
8 février 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 8 février 2018 (affaire T-879/16) précise la portée de l'autorité de la chose jugée dans les procédures de marque de l'Union européenne. Il confirme que, lorsqu'une décision de l'EUIPO est annulée par le Tribunal, l'Office est tenu, en vertu de l'article 72, paragraphe 6, du règlement 2017/1001, de tirer les conséquences de l'arrêt sans pouvoir rouvrir des questions déjà tranchées. En l'espèce, le Tribunal a annulé la décision de la chambre de recours qui avait prononcé la déchéance de la marque figurative "Vieta" pour défaut d'usage sérieux, au motif que l'EUIPO n'avait pas respecté l'autorité de la chose jugée découlant d'un précédent arrêt.
8 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Grèce a manqué à ses obligations en vertu de la directive 2008/118/CE en permettant l'approvisionnement en produits pétroliers sans acquittement des droits d'accise dans des stations-services situées à ses frontières avec des pays tiers. L'arrêt précise que la notion de « mise à la consommation » inclut la sortie de ces produits d'un régime de suspension de droits, même en l'absence de consommation effective, et que l'exigibilité des droits d'accise naît dès cette sortie. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme une interprétation stricte des conditions d'exonération et renforce l'obligation des États membres de garantir le paiement de l'accise dès la mise à la consommation, sans possibilité de dérogations territoriales non prévues par la directive.
8 février 2018
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 8 février 2018 (affaire T-74/16, POA/Commission) précise les conditions dans lesquelles la Commission peut refuser l'accès à des documents émanant d'un État membre, notamment dans le cadre d'une procédure d'enregistrement d'une indication géographique. Il rappelle que l'opposition d'un État membre, fondée sur l'article 4, paragraphe 5, du règlement n° 1049/2001, doit être motivée et que la Commission, comme le juge de l'Union, exerce un contrôle sur le bien-fondé des exceptions invoquées (protection du processus décisionnel et des procédures juridictionnelles). En substance, l'État membre ne peut pas s'opposer de manière discrétionnaire à la divulgation ; il doit démontrer en quoi celle-ci porterait concrètement atteinte à un intérêt protégé.
8 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'Allemagne a manqué à ses obligations en excluant du régime particulier de TVA des agences de voyages les prestations fournies à des assujettis, et en autorisant une détermination globale de la base d'imposition sur une période donnée. Cette décision précise que le régime spécial de marge bénéficiaire s'applique à toutes les prestations des agences de voyages, quel que soit le statut du client (assujetti ou non), et impose une détermination individuelle de la base d'imposition pour chaque prestation. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la stricte interprétation des articles 306 à 310 de la directive TVA, limitant les pratiques de globalisation et d'exclusion sectorielle.
8 février 2018
La Cour de justice de l'UE a condamné la Grèce pour manquement à ses obligations en vertu de la directive 2008/118/CE. En approvisionnant des stations-services situées à ses frontières avec des pays tiers en produits pétroliers sans acquitter les droits d'accise, la Grèce a violé les règles relatives à l'exigibilité de ces droits. L'arrêt précise que la notion de "mise à la consommation" inclut la sortie d'un régime de suspension de droits, même en l'absence de fraude, et que les États membres ne peuvent pas unilatéralement exempter de tels approvisionnements.
8 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne rappelle que, dans le cadre d'une procédure de déchéance de marque, l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) est tenu, en vertu de l'autorité de la chose jugée, de tirer toutes les conséquences du dispositif et des motifs d'un arrêt d'annulation antérieur. Cette obligation impose à l'EUIPO de ne pas adopter une nouvelle décision qui serait entachée des mêmes vices que celle annulée, notamment en réexaminant des éléments déjà tranchés par le juge de l'Union. L'arrêt précise ainsi l'étendue de l'obligation de l'EUIPO de se conformer aux arrêts du Tribunal, conformément à l'article 72, paragraphe 6, du règlement 2017/1001.
8 février 2018
7 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Access Info Europe contre la Commission, qui refusait l'accès à des avis juridiques relatifs à la mise en œuvre de la déclaration UE-Turquie de mars 2016. Il a jugé que la Commission pouvait légitimement invoquer l'exception de protection de l'intérêt public en matière de relations internationales, ainsi que celle relative à la protection des avis juridiques, pour justifier le refus d'accès. Cet arrêt précise les limites du droit d'accès aux documents des institutions, en particulier lorsque leur divulgation pourrait compromettre les relations extérieures de l'Union ou la sécurité juridique de ses processus décisionnels.
7 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme manifestement irrecevable ou infondé le recours en indemnité introduit par l'AEIM et M. Kazenas contre la Commission européenne. La décision se fonde sur la prescription de l'action en responsabilité non contractuelle de l'Union, faute pour les requérants d'avoir apporté la preuve d'un préjudice actuel et certain dans le délai de cinq ans prévu à l'article 46 du statut de la CJUE.
7 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Şölen Çikolata contre la décision de l'EUIPO annulant son dessin ou modèle communautaire de boîte présentoir à cornets. L'annulation a été confirmée car ce dessin ou modèle ultérieur utilisait un signe distinctif (un enregistrement international antérieur désignant la Bulgarie) dont le titulaire était en droit d'interdire l'usage, conformément à l'article 25, paragraphe 1, sous e), du règlement n° 6/2002. Le Tribunal a également jugé que l'EUIPO n'avait pas violé son obligation de motivation ni son devoir de diligence.
7 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 1er, paragraphe 5, du règlement (UE) 2015/751 sur les commissions d'interchange. Elle précise qu'un schéma de cartes tripartite (comme American Express) est assimilé à un schéma quadripartite lorsqu'il émet des cartes avec un partenaire de comarquage ou par l'intermédiaire d'un agent, ce qui le soumet alors aux plafonds réglementaires de commissions d'interchange. L'arrêt valide également la notion de «schéma de cartes de paiement tripartite» définie à l'article 2, point 18, du même règlement.
7 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions présentées par l'avocat général Wathelet, examine la compatibilité avec la libre circulation des capitaux (articles 63 à 65 TFUE) d'une législation fiscale allemande qui soumet la déduction des bénéfices issus de participations dans des sociétés établies dans un État tiers à des conditions plus strictes que celles applicables aux participations dans des sociétés nationales non exonérées. En substance, l'affaire porte sur le point de savoir si une différence de traitement fiscal concernant la déductibilité des dividendes distribués par une filiale étrangère à sa société mère constitue une restriction injustifiée aux mouvements de capitaux.
7 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les schémas de cartes de paiement tripartites (comme American Express) peuvent être assimilés à des schémas quadripartites et soumis au plafonnement des commissions d'interchange prévu par le règlement 2015/751, lorsqu'ils émettent des cartes avec un partenaire de comarquage ou par l'intermédiaire d'un agent. Cette décision précise les conditions d'application du règlement aux systèmes de cartes à trois parties, élargissant potentiellement le champ des obligations réglementaires pour ces opérateurs.
7 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société Roshen contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative représentant une écrevisse, en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure РАКОВЫЕ ШЕЙКИ. Cette décision confirme l'appréciation de l'EUIPO sur la similitude visuelle et conceptuelle des signes, soulignant que le consommateur moyen peut associer les deux marques à un même produit ou origine commerciale. Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'importance d'une analyse globale des similitudes, y compris conceptuelles, dans l'évaluation du risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du RMUE.
7 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Şölen Çikolata contre une décision de l'EUIPO annulant son dessin ou modèle communautaire représentant un emballage pour cornets à glace. La nullité a été prononcée sur le fondement de l'article 25, paragraphe 1, sous e), du règlement n° 6/2002, en raison de l'usage dans ce dessin d'un signe distinctif (un enregistrement international antérieur désignant la Bulgarie) dont le titulaire était en droit d'interdire l'utilisation. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle que l'antériorité d'un droit de marque ou d'un dessin et modèle peut constituer un motif de nullité d'un dessin ou modèle communautaire ultérieur, et souligne l'importance du devoir de diligence et de motivation dans les décisions de l'EUIPO.
7 février 2018