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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.

1 288

Total documents

433 055

Avec texte intégral

275 757

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

87 451

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

46 209

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 550

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

83 367

Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

23 110

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

164 368

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2018Effacer tout
Jurisprudence CJUE62014TO0711

Ordonnance du Tribunal (troisième chambre) du 9 février 2018.#Arcofin SCRL e.a. contre Commission européenne.#Recours en annulation – Aides d’État – Aide mise à exécution par la Belgique en faveur des sociétés coopératives financières du groupe ARCO – Régime de garantie protégeant les participations des personnes physiques ayant la qualité d’associés de ces sociétés – Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur – Avantage sélectif – Mesure susceptible de fausser ou de menacer de fausser la concurrence et d’affecter les échanges entre États membres – Mesure destinée à remédier à une perturbation grave de l’économie d’un État membre – Confiance légitime – Recours pour partie manifestement irrecevable et pour partie manifestement dépourvu de tout fondement en droit.#Affaire T-711/14.

Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme irrecevable ou non fondé le recours d'Arcofin et d'autres sociétés coopératives financières belges contre la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État incompatible le régime de garantie belge protégeant les particuliers associés du groupe ARCO. L'ordonnance confirme que le régime constituait un avantage sélectif faussant la concurrence, sans pouvoir être justifié par la nécessité de remédier à une perturbation grave de l'économie belge, et écarte l'argument de la confiance légitime.

9 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62009TO0450

Jurisprudence CJUE — 62009TO0450

8 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0074

Arrêt du Tribunal (neuvième chambre) du 8 février 2018.#Pagkyprios organismos ageladotrofon (POA) Dimosia Ltd contre Commission européenne.#Accès aux documents – Règlement (CE) no 1049/2001 – Documents concernant la demande d’enregistrement d’une dénomination en application du règlement (UE) no 1151/2012 – Documents émanant de la Commission – Documents émanant d’un État membre – Article 4, paragraphe 5, du règlement no 1049/2001 – Refus d’accès – Obligation de motivation – Exception relative à la protection du processus décisionnel – Exception relative à la protection des procédures juridictionnelles – Étendue du contrôle effectué par l’institution et le juge de l’Union sur les motifs d’opposition invoqués par l’État membre.#Affaire T-74/16.

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission refusant l'accès à des documents relatifs à une demande d'enregistrement d'une appellation d'origine, au motif que la Commission n'avait pas suffisamment motivé son refus. L'arrêt précise que, lorsqu'un État membre s'oppose à la divulgation de documents en vertu de l'article 4, paragraphe 5, du règlement n° 1049/2001, la Commission doit vérifier le bien-fondé des motifs d'opposition invoqués et ne peut se contenter de les entériner sans exercer son propre contrôle. Cette décision clarifie l'étendue de l'obligation de motivation de la Commission et le contrôle juridictionnel exercé sur les motifs d'opposition des États membres en matière d'accès aux documents.

8 février 2018

Détail →
Ordonnance CJUE62014CO0173

Ordonnance de la Cour (dixième chambre) du 8 février 2018.#Agence européenne des médicaments (EMA) contre European Dynamics Belgium SA e.a.#Taxation des dépens.#Affaire C-173/14 P-DEP.

La Cour fixe le montant total des dépens que l'Agence européenne des médicaments (EMA) doit rembourser à European Dynamics Belgium SA et autres, suite à l'affaire C-173/14 P. Cette ordonnance précise le montant des frais récupérables dans le cadre d'un litige portant sur des marchés publics, en application des règles de procédure de la Cour de justice.

8 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0380

Affaire C-380/16: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 8 février 2018 — Commission européenne / République fédérale d'Allemagne (Manquement d’État — Fiscalité — Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) — Directive 2006/112/CE — Article 73 — Base d’imposition — Articles 306 à 310 — Régime particulier des agences de voyages — Exclusion de ce régime des ventes aux entreprises assujetties — Détermination globale de la base d’imposition pour une période donnée — Incompatibilité)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'Allemagne a manqué à ses obligations en excluant du régime particulier de TVA des agences de voyages les prestations fournies à des assujettis et en permettant une détermination globale de la base d'imposition sur une période donnée. Cette décision précise que le régime spécial s'applique à toutes les opérations des agences de voyages, quel que soit le statut du client, et que la marge bénéficiaire doit être calculée opération par opération.

8 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0879

Affaire T-879/16: Arrêt du Tribunal du 8 février 2018 — Sony Interactive Entertainment Europe/EUIPO — Marpefa (Vieta) [«Marque de l’Union européenne — Procédure de déchéance — Marque de l’Union européenne figurative Vieta — Usage sérieux de la marque — Décision prise à la suite de l’annulation par le Tribunal d’une décision antérieure — Article 65, paragraphe 6, du règlement (CE) n° 207/2009 (devenu article 72, paragraphe 6, du règlement (UE) 2017/1001) — Autorité de la chose jugée»]

L'arrêt du Tribunal de l'UE du 8 février 2018 (affaire T-879/16) précise la portée de l'autorité de la chose jugée dans les procédures de marque de l'Union européenne. Il confirme que, lorsqu'une décision de l'EUIPO est annulée par le Tribunal, l'Office est tenu, en vertu de l'article 72, paragraphe 6, du règlement 2017/1001, de tirer les conséquences de l'arrêt sans pouvoir rouvrir des questions déjà tranchées. En l'espèce, le Tribunal a annulé la décision de la chambre de recours qui avait prononcé la déchéance de la marque figurative "Vieta" pour défaut d'usage sérieux, au motif que l'EUIPO n'avait pas respecté l'autorité de la chose jugée découlant d'un précédent arrêt.

8 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0590

Affaire C-590/16: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 8 février 2018 — Commission européenne / République hellénique (Manquement d’État — Directive 2008/118/CE — Article 7 — Régime général d’accise — Approvisionnement en produits pétroliers, sans l’imposition des droits d’accise — Stations-services aux frontières de la République hellénique avec des pays tiers — Exigibilité des droits d’accise — Notion de «mise à la consommation» des produits soumis à accise — Notion de «sortie d’un régime de suspension de droits»)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Grèce a manqué à ses obligations en vertu de la directive 2008/118/CE en permettant l'approvisionnement en produits pétroliers sans acquittement des droits d'accise dans des stations-services situées à ses frontières avec des pays tiers. L'arrêt précise que la notion de « mise à la consommation » inclut la sortie de ces produits d'un régime de suspension de droits, même en l'absence de consommation effective, et que l'exigibilité des droits d'accise naît dès cette sortie. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme une interprétation stricte des conditions d'exonération et renforce l'obligation des États membres de garantir le paiement de l'accise dès la mise à la consommation, sans possibilité de dérogations territoriales non prévues par la directive.

8 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0074

Affaire T-74/16: Arrêt du Tribunal du 8 février 2018 — POA/Commission [«Accès aux documents — Règlement (CE) n° 1049/2001 — Documents concernant la demande d’enregistrement d’une dénomination en application du règlement (UE) n° 1151/2012 — Documents émanant de la Commission — Documents émanant d’un État membre — Article 4, paragraphe 5, du règlement n° 1049/2001 — Refus d’accès — Obligation de motivation — Exception relative à la protection du processus décisionnel — Exception relative à la protection des procédures juridictionnelles — Étendue du contrôle effectué par l’institution et le juge de l’Union sur les motifs d’opposition invoqués par l’État membre»]

L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 8 février 2018 (affaire T-74/16, POA/Commission) précise les conditions dans lesquelles la Commission peut refuser l'accès à des documents émanant d'un État membre, notamment dans le cadre d'une procédure d'enregistrement d'une indication géographique. Il rappelle que l'opposition d'un État membre, fondée sur l'article 4, paragraphe 5, du règlement n° 1049/2001, doit être motivée et que la Commission, comme le juge de l'Union, exerce un contrôle sur le bien-fondé des exceptions invoquées (protection du processus décisionnel et des procédures juridictionnelles). En substance, l'État membre ne peut pas s'opposer de manière discrétionnaire à la divulgation ; il doit démontrer en quoi celle-ci porterait concrètement atteinte à un intérêt protégé.

8 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0380

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 8 février 2018.#Commission européenne contre République fédérale d'Allemagne.#Manquement d’État – Fiscalité – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 73 – Base d’imposition – Articles 306 à 310 – Régime particulier des agences de voyages – Exclusion de ce régime des ventes aux entreprises assujetties – Détermination globale de la base d’imposition pour une période donnée – Incompatibilité.#Affaire C-380/16.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'Allemagne a manqué à ses obligations en excluant du régime particulier de TVA des agences de voyages les prestations fournies à des assujettis, et en autorisant une détermination globale de la base d'imposition sur une période donnée. Cette décision précise que le régime spécial de marge bénéficiaire s'applique à toutes les prestations des agences de voyages, quel que soit le statut du client (assujetti ou non), et impose une détermination individuelle de la base d'imposition pour chaque prestation. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la stricte interprétation des articles 306 à 310 de la directive TVA, limitant les pratiques de globalisation et d'exclusion sectorielle.

8 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0590

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 8 février 2018.#Commission européenne contre République hellénique.#Manquement d’État – Directive 2008/118/CE – Article 7 – Régime général d’accise – Approvisionnement en produits pétroliers, sans l’imposition des droits d’accise – Stations‑services aux frontières de la République hellénique avec des pays tiers – Exigibilité des droits d’accise – Notion de “mise à la consommation” des produits soumis à accise – Notion de “sortie d’un régime de suspension de droits”.#Affaire C-590/16.

La Cour de justice de l'UE a condamné la Grèce pour manquement à ses obligations en vertu de la directive 2008/118/CE. En approvisionnant des stations-services situées à ses frontières avec des pays tiers en produits pétroliers sans acquitter les droits d'accise, la Grèce a violé les règles relatives à l'exigibilité de ces droits. L'arrêt précise que la notion de "mise à la consommation" inclut la sortie d'un régime de suspension de droits, même en l'absence de fraude, et que les États membres ne peuvent pas unilatéralement exempter de tels approvisionnements.

8 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0879

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 8 février 2018.#Sony Interactive Entertainment Europe Ltd contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure de déchéance – Marque de l’Union européenne figurative Vieta – Usage sérieux de la marque – Décision prise à la suite de l’annulation par le Tribunal d’une décision antérieure – Article 65, paragraphe 6, du règlement (CE) no 207/2009 [devenu article 72, paragraphe 6, du règlement (UE) 2017/1001] – Autorité de la chose jugée.#Affaire T-879/16.

Le Tribunal de l'Union européenne rappelle que, dans le cadre d'une procédure de déchéance de marque, l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) est tenu, en vertu de l'autorité de la chose jugée, de tirer toutes les conséquences du dispositif et des motifs d'un arrêt d'annulation antérieur. Cette obligation impose à l'EUIPO de ne pas adopter une nouvelle décision qui serait entachée des mêmes vices que celle annulée, notamment en réexaminant des éléments déjà tranchés par le juge de l'Union. L'arrêt précise ainsi l'étendue de l'obligation de l'EUIPO de se conformer aux arrêts du Tribunal, conformément à l'article 72, paragraphe 6, du règlement 2017/1001.

8 février 2018

Détail →
Arrêt CJUE62016CC0681

Arrêt CJUE — 62016CC0681

7 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0851

Arrêt du Tribunal (première chambre) du 7 février 2018.#Access Info Europe contre Commission européenne.#Accès aux documents – Règlement (CE) no 1049/2001 – Déclarations UE‑Turquie des 8 et 18 mars 2016 – Mise en œuvre par l’Union européenne ou par les États membres des mesures prévues – Documents établis ou reçus par le service juridique d’une institution – Avis juridiques – Analyses portant sur la légalité des mesures prévues dans le cadre de la mise en œuvre de la déclaration UE‑Turquie du 8 mars 2016 – Refus d’accès – Article 4, paragraphe 1, sous a), du règlement no 1049/2001 – Exception relative à la protection de l’intérêt public en ce qui concerne les relations internationales – Article 4, paragraphe 2, deuxième tiret, du règlement no 1049/2001 – Exception relative à la protection des procédures juridictionnelles – Exception relative à la protection des avis juridiques.#Affaire T-851/16.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Access Info Europe contre la Commission, qui refusait l'accès à des avis juridiques relatifs à la mise en œuvre de la déclaration UE-Turquie de mars 2016. Il a jugé que la Commission pouvait légitimement invoquer l'exception de protection de l'intérêt public en matière de relations internationales, ainsi que celle relative à la protection des avis juridiques, pour justifier le refus d'accès. Cet arrêt précise les limites du droit d'accès aux documents des institutions, en particulier lorsque leur divulgation pourrait compromettre les relations extérieures de l'Union ou la sécurité juridique de ses processus décisionnels.

7 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TO0436

Ordonnance du Tribunal (troisième chambre) du 7 février 2018.#L'application électronique industrielle moderne (AEIM) et Philippe Kazenas contre Commission européenne.#Recours en indemnité – Prescription – Absence de preuve du préjudice – Recours manifestement voué au rejet.#Affaire T-436/16.

Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme manifestement irrecevable ou infondé le recours en indemnité introduit par l'AEIM et M. Kazenas contre la Commission européenne. La décision se fonde sur la prescription de l'action en responsabilité non contractuelle de l'Union, faute pour les requérants d'avoir apporté la preuve d'un préjudice actuel et certain dans le délai de cinq ans prévu à l'article 46 du statut de la CJUE.

7 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0793

Affaire T-793/16: Arrêt du Tribunal du 7 février 2018 — Şölen Çikolata Gıda Sanayi ve Ticaret/EUIPO — Zaharieva (Boîte présentoir à cornets) [«Dessin ou modèle communautaire — Procédure de nullité — Dessin ou modèle communautaire enregistré représentant une boîte présentoir à cornets — Enregistrement international désignant la Bulgarie antérieur — Motifs de nullité — Usage dans le dessin ou modèle ultérieur d’un signe distinctif dont le titulaire est en droit d’interdire l’utilisation — Article 25, paragraphe 1, sous e), du règlement (CE) n° 6/2002 — Obligation de motivation — Article 62 du règlement n° 6/2002 — Devoir de diligence — Article 63, paragraphe 1, du règlement n° 6/2002»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Şölen Çikolata contre la décision de l'EUIPO annulant son dessin ou modèle communautaire de boîte présentoir à cornets. L'annulation a été confirmée car ce dessin ou modèle ultérieur utilisait un signe distinctif (un enregistrement international antérieur désignant la Bulgarie) dont le titulaire était en droit d'interdire l'usage, conformément à l'article 25, paragraphe 1, sous e), du règlement n° 6/2002. Le Tribunal a également jugé que l'EUIPO n'avait pas violé son obligation de motivation ni son devoir de diligence.

7 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0304

Affaire C-304/16: Arrêt de la Cour (première chambre) du 7 février 2018 (demande de décision préjudicielle de la High Court of Justice (England & Wales), Queen's Bench Division (Administrative Court) — Royaume-Uni) — The Queen, à la demande de: American Express Co. / The Lords Commissioners of Her Majesty’s Treasury (Renvoi préjudiciel — Règlement (UE) 2015/751 — Commissions d’interchange pour les opérations de paiement liées à une carte — Article 1er, paragraphe 5 — Assimilation d’un schéma de cartes de paiement tripartite à un schéma de cartes de paiement quadripartite — Conditions — Émission par un schéma de cartes de paiement tripartite des instruments de paiement liés à une carte «avec un partenaire de comarquage ou par l’intermédiaire d’un agent» — Article 2, point 18 — Notion de «schéma de cartes de paiement tripartite» — Validité)

La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 1er, paragraphe 5, du règlement (UE) 2015/751 sur les commissions d'interchange. Elle précise qu'un schéma de cartes tripartite (comme American Express) est assimilé à un schéma quadripartite lorsqu'il émet des cartes avec un partenaire de comarquage ou par l'intermédiaire d'un agent, ce qui le soumet alors aux plafonds réglementaires de commissions d'interchange. L'arrêt valide également la notion de «schéma de cartes de paiement tripartite» définie à l'article 2, point 18, du même règlement.

7 février 2018

Détail →
Arrêt CJUE62016CC0685

Conclusions de l'avocat général M. M. Wathelet, présentées le 7 février 2018.#EV contre Finanzamt Lippstadt.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Finanzgericht Münster.#Renvoi préjudiciel – Articles 63 à 65 TFUE – Libre circulation des capitaux – Déduction de bénéfices imposables – Participations détenues par une société mère dans une société de capitaux ayant sa direction et son siège dans un État tiers – Dividendes distribués à la société mère – Déductibilité fiscale soumise à des conditions plus strictes que la déduction des bénéfices issus de participations détenues dans une société de capitaux de droit national non exonérée.#Affaire C-685/16.

La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions présentées par l'avocat général Wathelet, examine la compatibilité avec la libre circulation des capitaux (articles 63 à 65 TFUE) d'une législation fiscale allemande qui soumet la déduction des bénéfices issus de participations dans des sociétés établies dans un État tiers à des conditions plus strictes que celles applicables aux participations dans des sociétés nationales non exonérées. En substance, l'affaire porte sur le point de savoir si une différence de traitement fiscal concernant la déductibilité des dividendes distribués par une filiale étrangère à sa société mère constitue une restriction injustifiée aux mouvements de capitaux.

7 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0304

Arrêt de la Cour (première chambre) du 7 février 2018.#American Express Company contre The Lords Commissioners of Her Majesty’s Treasury.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la High Court of Justice (England & Wales), Queen's Bench Division (Administrative Court).#Renvoi préjudiciel – Règlement (UE) 2015/751 – Commissions d’interchange pour les opérations de paiement liées à une carte – Article 1er, paragraphe 5 – Assimilation d’un schéma de cartes de paiement tripartite à un schéma de cartes de paiement quadripartite – Conditions – Émission par un schéma de cartes de paiement tripartite des instruments de paiement liés à une carte “avec un partenaire de comarquage ou par l’intermédiaire d’un agent” – Article 2, point 18 – Notion de “schéma de cartes de paiement tripartite” – Validité.#Affaire C-304/16.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les schémas de cartes de paiement tripartites (comme American Express) peuvent être assimilés à des schémas quadripartites et soumis au plafonnement des commissions d'interchange prévu par le règlement 2015/751, lorsqu'ils émettent des cartes avec un partenaire de comarquage ou par l'intermédiaire d'un agent. Cette décision précise les conditions d'application du règlement aux systèmes de cartes à trois parties, élargissant potentiellement le champ des obligations réglementaires pour ces opérateurs.

7 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0775

Affaire T-775/16: Arrêt du Tribunal du 7 février 2018 — Kondyterska korporatsiia «Roshen»/EUIPO — Krasnyiy oktyabr (Representation d’une écrevisse) [«Marque de l’Union européenne — Procédure d’opposition — Enregistrement international désignant l’Union européenne — Marque figurative représentant une écrevisse — Enregistrement international antérieur de la marque figurative РАКОВЫЕ ШЕЙКИ — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009 [devenu article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001]»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société Roshen contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative représentant une écrevisse, en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure РАКОВЫЕ ШЕЙКИ. Cette décision confirme l'appréciation de l'EUIPO sur la similitude visuelle et conceptuelle des signes, soulignant que le consommateur moyen peut associer les deux marques à un même produit ou origine commerciale. Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'importance d'une analyse globale des similitudes, y compris conceptuelles, dans l'évaluation du risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du RMUE.

7 février 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0794

Affaire T-794/16: Arrêt du Tribunal du 7 février 2018 — Şölen Çikolata Gıda Sanayi ve Ticaret/EUIPO — Zaharieva (Emballage pour cornets à glace) [«Dessin ou modèle communautaire — Procédure de nullité — Dessin ou modèle communautaire enregistré représentant un cornet à glace — Enregistrement international désignant la Bulgarie antérieur — Motifs de nullité — Usage dans le dessin ou modèle ultérieur d’un signe distinctif dont le titulaire est en droit d’interdire l’utilisation — Article 25, paragraphe 1, sous e), du règlement (CE) n° 6/2002 — Obligation de motivation — Article 62 du règlement n° 6/2002 — Devoir de diligence — Article 63, paragraphe 1, du règlement n° 6/2002»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Şölen Çikolata contre une décision de l'EUIPO annulant son dessin ou modèle communautaire représentant un emballage pour cornets à glace. La nullité a été prononcée sur le fondement de l'article 25, paragraphe 1, sous e), du règlement n° 6/2002, en raison de l'usage dans ce dessin d'un signe distinctif (un enregistrement international antérieur désignant la Bulgarie) dont le titulaire était en droit d'interdire l'utilisation. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle que l'antériorité d'un droit de marque ou d'un dessin et modèle peut constituer un motif de nullité d'un dessin ou modèle communautaire ultérieur, et souligne l'importance du devoir de diligence et de motivation dans les décisions de l'EUIPO.

7 février 2018

Détail →
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