1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Krasnyiy oktyabr contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque figurative CRABS en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure РАКОВЫЕ ШЕЙКИ. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt illustre l'application stricte du critère de similitude visuelle et conceptuelle entre signes, même lorsque les marques sont dans des langues différentes, et rappelle que le consommateur pertinent de l'Union peut établir un lien entre un terme anglais et sa traduction en russe.
7 février 2018
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission refusant l'accès à des documents relatifs à la mise en œuvre de la déclaration UE-Turquie de mars 2016. Il a jugé que la Commission n'avait pas suffisamment motivé l'application de l'exception liée à la protection des relations internationales et qu'elle ne pouvait invoquer de manière générale la protection des avis juridiques ou des procédures juridictionnelles pour refuser l'accès à des analyses portant sur la légalité des mesures prévues. Cet arrêt précise les limites du secret des avis juridiques et des relations internationales dans le cadre du droit d'accès aux documents.
7 février 2018
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission refusant l'accès à des documents relatifs à la mise en œuvre de la déclaration UE-Turquie de mars 2016. Il a jugé que la Commission n'avait pas suffisamment motivé le refus fondé sur la protection des relations internationales et des avis juridiques, et a ordonné un réexamen de la demande d'accès. Cet arrêt précise les limites des exceptions au droit d'accès aux documents, notamment pour les avis juridiques et les documents liés aux relations internationales.
7 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme manifestement irrecevable le recours en indemnité introduit par l'Association des entreprises d'investissement (AEIM) et M. Kazenas contre la Commission, en raison de la prescription de l'action et de l'absence de preuve d'un préjudice certain. Cette ordonnance rappelle la rigueur des conditions de recevabilité des actions en responsabilité extracontractuelle de l'Union, notamment le délai de prescription de cinq ans prévu à l'article 46 du statut de la CJUE et l'exigence d'un préjudice actuel et prouvé.
7 février 2018
Dans l'arrêt American Express (C-643/16), la CJUE interprète l'article 35 de la directive (UE) 2015/2366 relative aux services de paiement. Elle juge que les exigences d'accès non discriminatoire aux systèmes de paiement s'appliquent aux schémas de cartes tripartites (comme American Express) lorsqu'ils concluent des accords de comarquage ou d'agence avec d'autres émetteurs, les faisant sortir de l'exception réservée aux systèmes de paiement exclusivement composés de prestataires appartenant à un même groupe. Cette décision clarifie le champ d'application des règles d'accès aux systèmes de paiement pour les professionnels du secteur financier.
7 février 2018
Le Tribunal de l'UE confirme la nullité d'un dessin ou modèle communautaire représentant une boîte présentoir à cornets, en raison de l'usage d'un signe distinctif antérieur (un enregistrement international désignant la Bulgarie) dont le titulaire peut interdire l'utilisation. L'arrêt précise les conditions d'application de l'article 25, paragraphe 1, sous e), du règlement n° 6/2002, et rappelle l'obligation de motivation et le devoir de diligence de l'EUIPO.
7 février 2018
Le Tribunal de l’UE a annulé la décision de l’EUIPO qui avait rejeté la demande en nullité d’un dessin ou modèle communautaire représentant un cornet de glace. Il a jugé que l’Office avait violé son obligation de motivation et son devoir de diligence en n’examinant pas suffisamment si le dessin contesté faisait usage d’un signe distinctif antérieur (un enregistrement international désignant la Bulgarie) dont le titulaire pouvait interdire l’utilisation au titre de l’article 25, paragraphe 1, sous e), du règlement n° 6/2002.
7 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la confiserie russe "Krasnyiy oktyabr" contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative CRABS, en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure РАКОВЫЕ ШЕЙКИ pour des produits similaires. L'arrêt confirme l'application stricte de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque de l'Union européenne, en considérant que les similitudes visuelles et conceptuelles entre les signes, combinées à l'identité des produits (confiseries), suffisent à créer un risque de confusion dans l'esprit du public pertinent. Cette décision rappelle l'importance d'une appréciation globale des similitudes, même lorsque les marques sont dans des alphabets différents (latin et cyrillique).
7 février 2018
Cet arrêt de la CJUE interprète l'article 35 de la directive sur les services de paiement (DSP2), précisant que les schémas de cartes de paiement tripartites (comme American Express) sont soumis aux règles d'accès aux systèmes de paiement lorsqu'ils concluent des accords de comarquage ou d'agence avec d'autres émetteurs. La Cour juge que ces schémas ne peuvent alors bénéficier de l'exemption prévue pour les systèmes exclusivement composés de prestataires appartenant à un même groupe.
7 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Access Info Europe contre la Commission, qui refusait l'accès à des avis juridiques internes relatifs à la mise en œuvre de la déclaration UE-Turquie de mars 2016. Il a validé le refus d'accès fondé sur l'exception de protection de l'intérêt public en matière de relations internationales (article 4, paragraphe 1, sous a), du règlement n° 1049/2001), sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres exceptions invoquées. Cette décision confirme la large marge d'appréciation des institutions pour refuser l'accès à des documents sensibles touchant aux relations internationales.
7 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de la société Roshen contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative représentant une écrevisse. Il confirme l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure РАКОВЫЕ ШЕЙКI, en raison de la similarité visuelle et conceptuelle des signes pour des produits identiques ou similaires (confiserie). Cette décision illustre l'application stricte du critère de l'impression d'ensemble dans l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement 2017/1001.
7 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le certificat E 101, qui atteste du maintien au régime de sécurité sociale de l'État d'envoi pour un travailleur détaché, conserve sa force probante tant qu'il n'a pas été retiré ou invalidé par l'institution émettrice. Toutefois, si ce certificat a été obtenu ou invoqué frauduleusement, le juge national peut, dans le cadre d'une procédure pénale, écarter ce document et constater que le travailleur relève du régime de sécurité sociale de l'État d'accueil. Cette décision précise les limites du principe de coopération loyale entre États membres face à des situations de fraude.
6 février 2018
6 février 2018
Ces conclusions de l'avocat général Bot portent sur l'interprétation de la décision-cadre 2008/675/JAI relative à la prise en compte des condamnations pénales entre États membres. L'avocat général y examine la compatibilité d'une procédure hongroise de reconnaissance formelle d'une condamnation étrangère avec le principe de reconnaissance mutuelle, concluant que cette procédure est contraire au droit de l'Union car elle impose un réexamen et une requalification juridique de la décision antérieure. La portée de cet avis est de rappeler que les États membres doivent prendre en compte les condamnations prononcées dans un autre État membre sans exiger de procédure de reconnaissance spécifique, afin d'assurer l'effet utile de la décision-cadre et la libre circulation des décisions judiciaires pénales.
6 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt Altun e.a. (C-359/16), a jugé que le certificat E 101, qui atteste de l'affiliation d'un travailleur détaché au régime de sécurité sociale de l'État membre d'envoi, peut être écarté par la juridiction nationale de l'État membre d'accueil s'il est démontré, dans le cadre d'une procédure contradictoire, qu'il a été obtenu ou invoqué de manière frauduleuse. Cette décision permet ainsi à un État membre de refuser de reconnaître la force probante d'un tel certificat en cas d'abus de droit ou de fraude, notamment lorsque les conditions du détachement ne sont pas réellement remplies.
6 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "forme" au sens de l'article 3, paragraphe 1, sous e), iii), de la directive 2008/95/CE, dans le cadre d'une marque consistant en une couleur (le rouge) appliquée sur la semelle d'une chaussure. Elle juge qu'un signe composé de la forme du produit et d'une couleur ne relève pas de cette exclusion s'il ne vise pas la forme elle-même mais une partie spécifique du produit. Cette décision clarifie les limites des motifs absolus de nullité pour les marques tridimensionnelles ou de position.
6 février 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 5 février 2018 (affaire T-611/15, Edeka-Handelsgesellschaft Hessenring/Commission) précise les conditions de refus d'accès à la table des matières d'un dossier de procédure d'application de l'article 101 TFUE. Il confirme que la Commission peut opposer une présomption générale de confidentialité à la divulgation de ce document, fondée sur l'exception de protection des objectifs des activités d'enquête, sans avoir à examiner individuellement chaque élément. En outre, le Tribunal rappelle l'obligation pour la Commission de motiver son refus et d'informer le demandeur des voies de recours disponibles.
5 février 2018
5 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'Agence européenne des médicaments (EMA) d'accorder à un tiers l'accès à un rapport d'étude clinique soumis par PTC Therapeutics pour l'obtention de l'autorisation de mise sur le marché du Translarna. L'arrêt précise qu'il n'existe pas de présomption générale de confidentialité pour ce type de documents, mais que l'EMA doit examiner concrètement si leur divulgation porterait atteinte aux intérêts commerciaux de l'entreprise pharmaceutique.
5 février 2018
5 février 2018