1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368Le Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission qui avait qualifié les financements publics (augmentation de capital, subventions) accordés à l'assureur maladie slovaque Dôvera d'absence d'aide d'État. Il juge que la Commission a commis une erreur de droit en considérant que l'activité de cet organisme n'était pas économique, car le système slovaque d'assurance maladie, bien que fondé sur la solidarité, laisse place à une concurrence sur la qualité et à la recherche de profits, ce qui caractérise une activité économique au sens du droit de l'UE.
5 février 2018
5 février 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-235/15, Pari Pharma/EMA) précise qu'il n'existe pas de présomption générale de confidentialité pour les documents soumis à l'Agence européenne des médicaments (EMA) dans le cadre d'une demande d'autorisation de mise sur le marché, même s'ils contiennent des données commerciales. Le Tribunal a jugé que l'EMA doit examiner concrètement chaque document pour appliquer l'exception relative à la protection des intérêts commerciaux, sans pouvoir opposer un refus global. Cette décision renforce l'obligation de transparence de l'EMA et limite la protection automatique des informations commerciales dans le secteur pharmaceutique.
5 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de MSD Animal Health Innovation et Intervet international contre la décision de l'Agence européenne des médicaments (EMA) d'accorder à un tiers l'accès à des données soumises pour l'autorisation du médicament vétérinaire Bravecto. Il a jugé qu'il n'existe pas de présomption générale de confidentialité pour les documents déposés dans le cadre d'une procédure d'autorisation de mise sur le marché, et que l'EMA avait correctement appliqué l'exception relative à la protection des intérêts commerciaux. Cet arrêt confirme que les entreprises pharmaceutiques ne peuvent pas invoquer une confidentialité automatique pour l'ensemble des données fournies aux autorités réglementaires.
5 février 2018
5 février 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-216/15) précise les critères de qualification d'un organisme d'assurance maladie comme "entreprise" au sens du droit des aides d'État. Il juge que la Commission a commis une erreur en considérant que le régime slovaque d'assurance maladie, reposant sur un principe de solidarité, excluait toute activité économique, alors que la présence d'opérateurs lucratifs et d'une concurrence sur la qualité caractérisait une activité économique. En conséquence, le Tribunal annule la décision de la Commission qui avait estimé que les mesures de financement public en faveur de l'assureur Dôvera ne constituaient pas des aides d'État.
5 février 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 5 février 2018 (affaire T-208/16) rejette le recours de M. Ranocchia contre la décision de l'Agence exécutive du Conseil européen de la recherche (ERCEA) de déclarer non éligible sa proposition de projet de recherche sur les algorithmes mathématiques pour manuscrits anciens, dans le cadre du programme Horizon 2020. Le Tribunal écarte les moyens tirés du détournement de pouvoir, de l'erreur de fait, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation, confirmant ainsi la large marge d'appréciation de l'ERCEA dans l'évaluation des propositions.
5 février 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme que la Commission peut opposer une présomption générale de confidentialité pour refuser l'accès à la table des matières du dossier d'une procédure d'application de l'article 101 TFUE, tant que l'enquête est en cours. Le Tribunal juge que cette présomption s'applique à l'intégralité du dossier, y compris à son index, et que la Commission n'est pas tenue de procéder à un examen individuel des documents. En conséquence, le refus d'accès est valablement motivé par la protection des objectifs des activités d'enquête.
5 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par Larko Geniki Metalleftiki kai Metallourgiki AE contre la Commission européenne, faute d'intérêt à agir. La société, bénéficiaire d'une aide d'État, contestait la qualification de cette aide dans le cadre d'un programme de privatisation, mais le Tribunal a jugé qu'en raison de l'absence de continuité économique entre l'ancien et le nouvel exploitant des actifs, elle n'était pas directement concernée par la décision. Cette décision précise les conditions de recevabilité des recours des bénéficiaires d'aides d'État et l'importance de la notion de continuité économique.
1 février 2018
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de la Grèce contre la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement de l'UE, confirmant notamment la validité des corrections financières forfaitaires de 25 % appliquées en raison de lacunes dans les contrôles des régimes d'aides à la surface et de la conditionnalité. L'arrêt précise la notion de pâturages permanents et les conditions d'imposition de telles corrections, tout en rappelant l'obligation de motivation de la Commission et les règles de déduction des corrections annulées.
1 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la France contre la décision de la Commission européenne d'exclure certaines dépenses du financement du FEAGA et du Feader. La Commission avait appliqué une correction financière forfaitaire en raison de lacunes dans les contrôles sur place des mesures de soutien au développement rural, notamment concernant le critère de chargement et le comptage des animaux. L'arrêt confirme la validité de la majoration du taux de correction forfaitaire pour récurrence du manquement et précise les garanties procédurales applicables.
1 février 2018
Le Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition formée par Aldi contre la marque verbale "Le Coq de France". Il juge qu'il n'existe pas de risque de confusion avec la marque figurative antérieure "le coq", en raison des différences visuelles et conceptuelles entre les signes, malgré l'identité ou la similarité des produits. Cette décision précise les critères d'appréciation de la similarité des signes dans le cadre de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque de l'Union européenne.
1 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Philip Morris Brands contre la décision de l'EUIPO annulant sa marque figurative "Raquel" pour cigarettes. La chambre de recours avait valablement exercé son pouvoir d'appréciation en admettant des preuves de la renommée de la marque antérieure Marlboro présentées pour la première fois devant elle, conformément à l'article 76, paragraphe 2, du règlement n° 207/2009. Cet arrêt confirme la flexibilité procédurale des chambres de recours dans l'appréciation des preuves tardives, notamment pour établir la renommée d'une marque antérieure dans le cadre d'une procédure en nullité.
1 février 2018
La CJUE rejette le recours de la France contre une correction financière forfaitaire de 10 % appliquée par la Commission européenne sur certaines dépenses du FEADER. Cette correction sanctionne des défaillances dans les contrôles sur place des aides aux zones de handicaps naturels, notamment l'absence de vérification du critère de chargement et du comptage des animaux. L'arrêt confirme la majoration du taux de correction en raison de la récurrence de ces manquements, validant la rigueur des exigences procédurales de la Commission en matière de conditionnalité des aides agricoles.
1 février 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le recours de la Grèce contre la Commission européenne concernant des corrections financières forfaitaires de 25 % appliquées au titre du FEAGA et du FEADER. Ces corrections sanctionnaient des défaillances dans le contrôle des surfaces de pâturages permanents et le non-respect des obligations de conditionnalité, la Commission ayant estimé que les contrôles nationaux étaient insuffisants pour garantir la conformité des dépenses. L'arrêt précise notamment les conditions d'application d'une correction forfaitaire de 25 % et confirme la validité de la déduction d'une correction antérieure annulée par le Tribunal.
1 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne, par ordonnance du 1er février 2018, a rejeté comme manifestement irrecevable et dépourvu de tout fondement le recours introduit par un député européen, M. Collins, contre la décision du Parlement européen de ne pas défendre ses privilèges et immunités. Cette décision confirme que le contrôle juridictionnel sur le refus du Parlement de protéger un de ses membres est strictement limité, le Tribunal s'étant déclaré incompétent pour connaître de l'affaire. En pratique, cette ordonnance rappelle aux professionnels du droit français la difficulté de contester devant le juge de l'Union les décisions politiques du Parlement en matière d'immunité parlementaire.
1 février 2018
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son ordonnance du 1er février 2018 (affaire T-919/16), a rejeté comme manifestement irrecevable et dépourvu de tout fondement en droit le recours introduit par Jane Maria Collins contre le Parlement européen. Cette affaire portait sur la contestation d'une décision du Parlement de ne pas défendre les privilèges et immunités d'un de ses membres. Pour le professionnel du droit français, cette décision rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation contre les actes du Parlement relatifs aux immunités parlementaires.
1 février 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne confirme la condamnation de Kühne + Nagel pour sa participation à une entente sur les services de transit aérien international, en précisant que l'accord de tarification litigieux, bien que portant sur des commissions, affectait directement le prix final facturé aux clients. La Cour rejette le pourvoi en rappelant que la fixation d'éléments de coûts peut constituer une restriction de concurrence par objet au sens de l'article 101 TFUE dès lors qu'elle a une incidence sur le prix de vente.
1 février 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-412/14) déclare irrecevable le recours de la société Larko contre une décision de la Commission européenne relative à des aides d'État. Le Tribunal estime que Larko, en tant que bénéficiaire de l'aide, n'a pas d'intérêt à agir car la vente de ses actifs dans le cadre d'un programme de privatisation a entraîné une absence de continuité économique, rompant ainsi le lien avec l'aide contestée. Cette décision précise les conditions de recevabilité des recours des bénéficiaires d'aides d'État en cas de cession d'actifs.
1 février 2018
L'avocat général Szpunar conclut que le délai de réexamen des produits phytopharmaceutiques autorisés, prévu par la directive 2010/28/UE modifiant la directive 91/414/CEE, est impératif et ne peut être prorogé par les États membres. Cette interprétation stricte vise à garantir la sécurité juridique et la protection de la santé publique, en imposant aux États de respecter le calendrier communautaire de réévaluation des substances actives.
1 février 2018