1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Grèce pour manquement à ses obligations en matière de récupération d'une aide d'État déclarée illégale et incompatible. La Grèce n'a pas récupéré l'aide auprès d'une société bénéficiaire en faillite, se contentant d'inscrire sa créance au passif sans prendre de mesures effectives, et n'a pas informé la Commission de la suspension de la procédure de faillite pour examiner une possible relance des activités. Cet arrêt rappelle aux États membres que l'obligation de récupération des aides illégales est impérative et ne saurait être éludée par des procédures nationales d'insolvabilité, même en cas de difficultés économiques du bénéficiaire.
17 janvier 2018
17 janvier 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque de position (une croix sur le côté d'une chaussure de sport). Il rappelle que l'usage doit être apprécié au regard de la perception du public pertinent et que la preuve de l'usage de la marque pour les produits concernés ne peut résulter de simples présomptions. La décision confirme que le titulaire doit démontrer un usage conforme à la fonction essentielle d'indication d'origine, même pour des marques de position.
17 janvier 2018
Dans l'arrêt C-676/16, la CJUE précise que la vente de sociétés commerciales préconstituées, via la cession de parts sociales, constitue une activité de "prestataire de services aux sociétés" au sens de la directive 2005/60. Cette activité entre dans le champ d'application de la lutte anti-blanchiment, soumettant le vendeur aux obligations de vigilance et de déclaration. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt élargit le périmètre des assujettis à la lutte contre le blanchiment, incluant les opérations de cession de "coquilles vides" réalisées dans un but commercial.
17 janvier 2018
Cet arrêt de la CJUE précise que la vente de sociétés commerciales préconstituées (sociétés "prêtes à l'emploi") par une entreprise dont l'objet social consiste en cette activité relève du champ d'application de la directive 2005/60 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux. La Cour considère qu'une telle opération constitue une prestation de services relevant de l'article 2, paragraphe 1, point 3, sous c), de la directive, et que la cession de la participation dans la société préconstituée est une opération soumise aux obligations de vigilance.
17 janvier 2018
Dans l'affaire C-650/16, la Cour de justice de l'Union européenne, suivant les conclusions de l'avocat général, examine la compatibilité avec la liberté d'établissement (article 49 TFUE) d'une législation danoise qui permet à une société résidente de déduire les pertes de ses établissements stables nationaux, mais exclut cette déduction pour les pertes d'établissements stables non-résidents, sauf option pour un régime d'intégration fiscale internationale. La Cour précise les conditions dans lesquelles une telle différence de traitement peut être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, notamment la nécessité de préserver la répartition équilibrée du pouvoir d'imposition entre États membres.
17 janvier 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Deichmann contre la décision de l'EUIPO, confirmant la déchéance de la marque figurative représentant une croix sur le côté d'une chaussure de sport pour défaut d'usage sérieux. L'arrêt précise les critères d'appréciation de l'usage sérieux d'une marque de position, en exigeant que la preuve de l'usage démontre une exploitation effective et conforme à la fonction d'indication d'origine, et non un simple élément décoratif. Cette décision rappelle aux praticiens la rigueur probatoire nécessaire pour maintenir les droits sur des marques de position, notamment dans le secteur de la mode et des accessoires.
17 janvier 2018
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de fritz-kulturgüter contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque de l'Union « fritz-wasser » en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure « FRITZ ». Cette ordonnance confirme l'appréciation de l'EUIPO sur la similitude des signes et des produits, rappelant les critères d'appréciation globale du risque de confusion en droit des marques de l'UE.
16 janvier 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 16 janvier 2018 (affaire T-747/15) rejette le recours d'EDF contre la décision de la Commission européenne qualifiant d'aide d'État incompatible la requalification en dotation en capital de provisions comptables constituées en franchise d'impôt pour le renouvellement du réseau d'alimentation générale. Le Tribunal confirme l'application du critère de l'investisseur privé en économie de marché et l'autorité de la chose jugée, validant ainsi l'analyse de la Commission sur le caractère sélectif et avantageux de la mesure française.
16 janvier 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) qui imposait à Dehtochema Bitumat une redevance majorée pour enregistrement d'une substance, au motif que l'ECHA avait commis une erreur en qualifiant la déclaration de taille de l'entreprise d'incorrecte. L'arrêt précise que la notion d'« entreprise liée » au sens de la recommandation 2003/361/CE doit être interprétée strictement et que l'ECHA n'était pas compétente pour réclamer un droit administratif après que la société eut cessé la production de la substance. Cette décision clarifie les conditions d'octroi des réductions de redevances pour les PME dans le cadre du règlement REACH.
16 janvier 2018
Cet arrêt du Tribunal de l’UE précise les critères d’appréciation du risque de confusion entre marques, notamment en matière de complémentarité des services et de similitude des signes. Il confirme que le terme « METAPORN » crée un risque de confusion avec les marques antérieures « META4 », en raison de la similitude visuelle et phonétique du préfixe commun « META » et du caractère complémentaire des services concernés.
16 janvier 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Sun Media contre la décision de l'EUIPO, confirmant l'existence d'un risque de confusion entre la marque verbale METABOX et les marques antérieures META4 pour des produits et services identiques ou similaires. L'arrêt précise les critères d'appréciation de la similitude visuelle, phonétique et conceptuelle des signes, en soulignant que la présence d'un élément commun dominant ("META") peut suffire à créer un risque de confusion, même si les signes diffèrent par leur suffixe. Cette décision rappelle l'importance de l'impression d'ensemble dans l'évaluation du risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement sur la marque de l'Union européenne.
16 janvier 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Sun Media contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "METAPORN" pour des services de divertissement. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec les marques antérieures "META4" en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes, et de la complémentarité des services en cause. Cette décision précise la notion de "services complémentaires" dans l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement sur la marque de l'Union européenne.
16 janvier 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Starbucks contre la décision de l'EUIPO, confirmant que la marque figurative "COFFEE ROCKS" ne présentait pas de similitude avec les marques antérieures "STARBUCKS COFFEE". L'arrêt précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque de l'UE, en soulignant que la simple présence du terme "COFFEE" ne suffit pas à créer un risque de confusion. Il rappelle également que pour bénéficier de la protection renforcée de l'article 8, paragraphe 5, le titulaire de la marque antérieure doit démontrer un préjudice spécifique, ce qui n'a pas été établi en l'espèce.
16 janvier 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours de la société Pebagua contre l'inscription de l'écrevisse de Louisiane (*Procambarus clarkii*) sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l'Union. La société n'était pas individuellement concernée par ce règlement d'exécution, qui constitue un acte réglementaire comportant des mesures d'exécution, et ne remplissait donc pas les conditions de recevabilité d'un recours en annulation.
16 janvier 2018
16 janvier 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par PC contre l'Office européen d'appui en matière d'asile (EASO), faute d'acte faisant grief. Cette ordonnance rappelle que les mesures préparatoires ou internes à une procédure administrative ne constituent pas des décisions attaquables devant le juge de l'Union.
16 janvier 2018
Le Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État la requalification par la France de provisions comptables d'EDF en dotation en capital. L'arrêt précise que la Commission a méconnu l'autorité de la chose jugée d'un précédent arrêt et a appliqué de manière erronée le critère de l'investisseur privé en économie de marché.
16 janvier 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE précise la notion d'« entreprise liée » au sens de la recommandation 2003/361/CE pour l'application des réductions de redevance REACH accordées aux PME. Il confirme la compétence de l'ECHA pour réclamer un droit administratif majoré de 50 % en cas de déclaration incorrecte de la taille de l'entreprise, même si la production de la substance a cessé.
16 janvier 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 16 janvier 2018 (affaire T-398/16) rejette le recours de Starbucks Corp. contre une décision de l'EUIPO. Il confirme qu'il n'existe pas de risque de confusion entre la marque figurative COFFEE ROCKS et les marques antérieures STARBUCKS COFFEE pour les produits en cause, en raison de l'absence de similitude visuelle, phonétique et conceptuelle entre les signes.
16 janvier 2018