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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.

1 248

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Avec texte intégral

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Législation

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86 816

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

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Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 358

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 732

Relations extérieures

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Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 020

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202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2020Effacer tout
Jurisprudence CJUE62018CA0777

Affaire C-777/18: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 23 septembre 2020 (demande de décision préjudicielle du Szombathelyi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — WO / Vas Megyei Kormányhivatal [Renvoi préjudiciel – Sécurité sociale – Assurance maladie – Règlement (CE) n° 883/2004 – Article 20 – Soins programmés – Autorisation préalable – Octroi obligatoire – Conditions – Empêchement de la personne assurée de solliciter une autorisation préalable – Règlement (CE) n° 987/2009 – Article 26 – Prise en charge des coûts des soins programmés engagés par la personne assurée – Modalités de remboursement – Directive 2011/24/UE – Soins de santé transfrontaliers – Article 8, paragraphe 1 – Soins de santé susceptibles d’être soumis à autorisation préalable – Principe de proportionnalité – Article 9, paragraphe 3 – Traitement des demandes de soins de santé transfrontaliers – Éléments à prendre en compte – Délai raisonnable – Libre prestation des services – Article 56 TFUE]

La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'octroi et de remboursement des soins de santé programmés dans un autre État membre, en application du règlement n° 883/2004 et de la directive 2011/24/UE. Elle juge que l'autorisation préalable ne peut être refusée si le patient est dans l'impossibilité de la solliciter, et que le remboursement doit couvrir l'intégralité des coûts selon les tarifs de l'État d'affiliation, dans un délai raisonnable. Cet arrêt renforce les droits des assurés sociaux en matière de libre circulation des soins et de proportionnalité des restrictions nationales.

23 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TJ0515(01)

Arrêt du Tribunal (huitième chambre élargie) du 23 septembre 2020.#Royaume d'Espagne e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide accordée par les autorités espagnoles en faveur de certains groupements d’intérêt économique (GIE) et de leurs investisseurs – Régime fiscal applicable à certains accords de location-financement pour l’acquisition de navires (régime espagnol de leasing fiscal) – Décision déclarant l’aide pour partie incompatible avec le marché intérieur et ordonnant partiellement sa récupération – Caractère sélectif – Obligation de motivation – Récupération de l’aide – Égalité de traitement – Confiance légitime – Sécurité juridique.#Affaires jointes T-515/13 RENV et T-719/13 RENV.

Le Tribunal de l'UE confirme la qualification d'aide d'État incompatible du régime espagnol de leasing fiscal (tax lease) pour l'acquisition de navires, en raison de son caractère sélectif. Il rejette les recours de l'Espagne et des investisseurs, validant la décision de la Commission ordonnant la récupération partielle de l'aide auprès des investisseurs, tout en annulant la récupération auprès des groupements d'intérêt économique (GIE). L'arrêt précise les conditions de la récupération et écarte les moyens tirés de la violation de la confiance légitime et de la sécurité juridique.

23 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0724

Affaires jointes C-724/18 et C-727/18: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 22 septembre 2020 (demandes de décision préjudicielle de la Cour de cassation — France) — Cali Apartments SCI (C-724/18), HX (C-727/18) / Procureur général près la cour d'appel de Paris, Ville de Paris (Renvoi préjudiciel – Directive 2006/123/CE – Champ d’application – Location de locaux meublés à une clientèle de passage n’y élisant pas domicile, effectuée de manière répétée et pour de courtes durées – Réglementation nationale prévoyant un régime d’autorisation préalable pour certaines communes déterminées et chargeant ces communes de définir les conditions d’octroi des autorisations prévues par ce régime – Article 4, paragraphe 6 – Notion de «régime d’autorisation» – Article 9 – Justification – Offre insuffisante de logements destinés à la location de longue durée à des prix abordables – Proportionnalité – Article 10 – Exigences relatives aux conditions d’octroi des autorisations)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation française soumettant à autorisation préalable la location répétée de meublés de courte durée dans certaines communes constitue un "régime d'autorisation" au sens de la directive 2006/123/CE. Ce régime peut être justifié par une pénurie de logements abordables en location longue durée, à condition que les critères d'octroi des autorisations soient proportionnés et non discriminatoires. L'arrêt précise ainsi les limites dans lesquelles les communes peuvent réguler les locations de type Airbnb pour lutter contre la crise du logement.

22 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0594_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 22 septembre 2020.#République d'Autriche contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Article 107, paragraphe 3, sous c), TFUE – Articles 11 et 194 TFUE – Article 1er, article 2, sous c), et article 106 bis, paragraphe 3, du traité Euratom – Aide envisagée en faveur de l’unité C de la centrale nucléaire de Hinkley Point (Royaume-Uni) – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Objectif d’intérêt commun – Objectifs environnementaux de l’Union européenne – Principes de protection de l’environnement, du pollueur-payeur, de précaution et de durabilité – Détermination de l’activité économique concernée – Défaillance du marché – Proportionnalité de l’aide – Aide à l’investissement ou au fonctionnement – Détermination des éléments de l’aide – Communication sur les garanties.#Affaire C-594/18 P.

La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de l'Autriche contre la décision de la Commission autorisant, au titre de l'article 107, §3, c) TFUE, une aide d'État britannique pour la construction de l'unité C de la centrale nucléaire de Hinkley Point. Elle confirme que le soutien à l'énergie nucléaire peut constituer un objectif d'intérêt commun compatible avec les objectifs environnementaux de l'Union, et que la Commission n'a pas violé les principes de précaution, de pollueur-payeur ou de durabilité dans son appréciation de la proportionnalité et de la nécessité de l'aide.

22 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0724_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 22 septembre 2020.#Cali Apartments SCI et HX contre Procureur général près la cour d'appel de Paris et Ville de Paris.#Renvoi préjudiciel – Directive 2006/123/CE – Champ d’application – Location de locaux meublés à une clientèle de passage n’y élisant pas domicile, effectuée de manière répétée et pour de courtes durées – Réglementation nationale prévoyant un régime d’autorisation préalable pour certaines communes déterminées et chargeant ces communes de définir les conditions d’octroi des autorisations prévues par ce régime – Article 4, paragraphe 6 – Notion de “régime d’autorisation” – Article 9 – Justification – Offre insuffisante de logements destinés à la location de longue durée à des prix abordables – Proportionnalité – Article 10 – Exigences relatives aux conditions d’octroi des autorisations.#Affaire jointes C-724/18 et C-727/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation française soumettant à autorisation préalable la location répétée de courte durée de locaux meublés à une clientèle de passage relève du champ d'application de la directive "services" (2006/123/CE). Ce régime d'autorisation peut être justifié par une pénurie de logements abordables pour la location longue durée, à condition que les critères d'octroi soient clairs, objectifs et proportionnés, et que les communes ne disposent pas d'un pouvoir discrétionnaire excessif.

22 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0594

Affaire C-594/18 P: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 22 septembre 2020 — République d'Autriche / Commission européenne e.a. [Pourvoi – Aides d’État – Article 107, paragraphe 3, sous c), TFUE – Articles 11 et 194 TFUE – Article 1er, article 2, sous c), et article 106 bis, paragraphe 3, du traité Euratom – Aide envisagée en faveur de l’unité C de la centrale nucléaire de Hinkley Point (Royaume-Uni) – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Objectif d’intérêt commun – Objectifs environnementaux de l’Union européenne – Principes de protection de l’environnement, du pollueur-payeur, de précaution et de durabilité – Détermination de l’activité économique concernée – Défaillance du marché – Proportionnalité de l’aide – Aide à l’investissement ou au fonctionnement – Détermination des éléments de l’aide – Communication sur les garanties]

La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, rejette le pourvoi de l'Autriche contre l'arrêt du Tribunal confirmant la décision de la Commission autorisant, au titre de l'article 107, § 3, c) TFUE, une aide d'État britannique pour la construction de la centrale nucléaire de Hinkley Point C. La Cour juge que la Commission n'a pas commis d'erreur en considérant que l'énergie nucléaire peut contribuer aux objectifs environnementaux de l'UE, et que l'aide était proportionnée pour remédier à une défaillance du marché, sans violer les principes du pollueur-payeur ou de précaution. Cet arrêt confirme ainsi la marge d'appréciation de la Commission pour qualifier une aide au nucléaire de compatible avec le marché intérieur, malgré les contestations fondées sur les traités UE et Euratom.

22 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0594

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 22 septembre 2020.#République d'Autriche contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Article 107, paragraphe 3, sous c), TFUE – Articles 11 et 194 TFUE – Article 1er, article 2, sous c), et article 106 bis, paragraphe 3, du traité Euratom – Aide envisagée en faveur de l’unité C de la centrale nucléaire de Hinkley Point (Royaume-Uni) – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Objectif d’intérêt commun – Objectifs environnementaux de l’Union européenne – Principes de protection de l’environnement, du pollueur-payeur, de précaution et de durabilité – Détermination de l’activité économique concernée – Défaillance du marché – Proportionnalité de l’aide – Aide à l’investissement ou au fonctionnement – Détermination des éléments de l’aide – Communication sur les garanties.#Affaire C-594/18 P.

La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, a rejeté le pourvoi de l'Autriche contre la décision de la Commission autorisant une aide d'État au Royaume-Uni pour la construction de la centrale nucléaire de Hinkley Point C. Elle confirme que le projet nucléaire peut poursuivre un objectif d'intérêt commun au titre de l'article 107, §3, c) TFUE, en contribuant à la sécurité d'approvisionnement et à la décarbonation, et que la Commission n'a pas commis d'erreur en appréciant la proportionnalité de l'aide et l'absence de violation des principes de protection de l'environnement. Cet arrêt précise les conditions de compatibilité des aides d'État dans le secteur nucléaire avec le marché intérieur et le droit de l'environnement de l'Union.

22 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0724

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 22 septembre 2020.#Cali Apartments SCI et HX contre Procureur général près la cour d'appel de Paris et Ville de Paris.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par la Cour de cassation (France).#Renvoi préjudiciel – Directive 2006/123/CE – Champ d’application – Location de locaux meublés à une clientèle de passage n’y élisant pas domicile, effectuée de manière répétée et pour de courtes durées – Réglementation nationale prévoyant un régime d’autorisation préalable pour certaines communes déterminées et chargeant ces communes de définir les conditions d’octroi des autorisations prévues par ce régime – Article 4, paragraphe 6 – Notion de “régime d’autorisation” – Article 9 – Justification – Offre insuffisante de logements destinés à la location de longue durée à des prix abordables – Proportionnalité – Article 10 – Exigences relatives aux conditions d’octroi des autorisations.#Affaire jointes C-724/18 et C-727/18.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise le champ d'application de la directive "services" (2006/123/CE) à l'égard des locations meublées de courte durée. Il juge qu'un régime d'autorisation préalable imposé par une commune pour ce type de location, motivé par l'insuffisance de logements abordables, peut être justifié et proportionné au sens des articles 9 et 10 de la directive, sous réserve que les conditions d'octroi soient claires, objectives et non discriminatoires.

22 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0791

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 17 septembre 2020.#Stichting Schoonzicht contre Staatssecretaris van Financiën.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Hoge Raad der Nederlanden.#Renvoi préjudiciel – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Biens d’investissement immobiliers – Déduction de la taxe payée en amont – Régularisation de la déduction initialement opérée – Régularisation en une seule fois de l’intégralité de cette déduction à la suite de la première utilisation du bien concerné – Période de régularisation.#Affaire C-791/18.

Cet arrêt de la CJUE précise les modalités de régularisation de la TVA initialement déduite sur un bien immobilier d'investissement. Il juge qu'une régularisation unique et intégrale de cette déduction, effectuée dès la première utilisation du bien, est contraire à la directive TVA. La Cour rappelle que la période de régularisation doit s'étaler sur 10 ans pour les biens immeubles, conformément à l'article 187 de la directive 2006/112/CE.

17 septembre 2020

Détail →
Arrêt CJUE62018CC0499

Arrêt CJUE — 62018CC0499

17 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0791_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 17 septembre 2020.#Stichting Schoonzicht contre Staatssecretaris van Financiën.#Renvoi préjudiciel – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Biens d’investissement immobiliers – Déduction de la taxe payée en amont – Régularisation de la déduction initialement opérée – Régularisation en une seule fois de l’intégralité de cette déduction à la suite de la première utilisation du bien concerné – Période de régularisation.#Affaire C-791/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que, pour un bien d'investissement immobilier, la régularisation de la TVA initialement déduite doit s'effectuer par fractions annuelles sur la période de régularisation (20 ans), et non en une seule fois lors de la première utilisation. Cette décision interdit aux États membres d'imposer une régularisation unique et immédiate de l'intégralité de la déduction, ce qui a un impact direct sur les modalités de calcul et de déclaration de TVA pour les assujettis français détenant de tels biens.

17 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0806

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 17 septembre 2020.#Procédure pénale contre JZ.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Hoge Raad der Nederlanden.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Directive 2008/115/CE – Article 11 – Interdiction d’entrée – Ressortissant d’un pays tiers à l’égard duquel une telle interdiction a été prononcée, mais qui n’a jamais quitté l’État membre concerné – Réglementation nationale prévoyant une peine d’emprisonnement pour le séjour de ce ressortissant dans cet État membre alors qu’il a connaissance de l’interdiction d’entrée émise à son égard.#Affaire C-806/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2008/115/CE s'oppose à ce qu'un État membre inflige une peine d'emprisonnement à un ressortissant d'un pays tiers en séjour irrégulier au seul motif qu'il séjourne sur son territoire en connaissance d'une interdiction d'entrée, alors qu'il n'a jamais quitté cet État. Une telle sanction pénale est incompatible avec la procédure de retour prévue par la directive, qui doit être mise en œuvre avant toute répression.

17 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0806_SUM

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 17 septembre 2020.#Procédure pénale contre JZ.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Directive 2008/115/CE – Article 11 – Interdiction d’entrée – Ressortissant d’un pays tiers à l’égard duquel une telle interdiction a été prononcée, mais qui n’a jamais quitté l’État membre concerné – Réglementation nationale prévoyant une peine d’emprisonnement pour le séjour de ce ressortissant dans cet État membre alors qu’il a connaissance de l’interdiction d’entrée émise à son égard.#Affaire C-806/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2008/115/CE s'oppose à une réglementation nationale qui punit d'une peine d'emprisonnement le seul séjour irrégulier d'un ressortissant d'un pays tiers qui n'a jamais quitté l'État membre, au seul motif qu'il a connaissance d'une interdiction d'entrée prononcée à son encontre. Une telle incrimination pénale est disproportionnée et compromet l'effectivité de la procédure de retour prévue par la directive.

17 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0732

Affaire C-732/18 P: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 17 septembre 2020 — PAO Rosneft Oil Company, anciennement NK Rosneft OAO, RN-Shelf-Arctic OOO, AO RN-Shelf-Far East, anciennement RN-Shelf-Dalniy Vostok ZAO, RN-Exploration OOO, Tagulskoe OOO / Conseil de l'Union européenne, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Commission européenne (Pourvoi – Mesures restrictives prises eu égard aux actions de la Fédération de Russie déstabilisant la situation en Ukraine – Liste des personnes, entités et organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques – Inscription du nom des requérantes sur la liste des entités auxquelles s’appliquent des mesures restrictives)

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de la société pétrolière russe Rosneft et de ses filiales, confirmant leur maintien sur la liste des entités soumises à des mesures restrictives en raison de la déstabilisation de l'Ukraine par la Russie. L'arrêt valide la légalité du gel des fonds et ressources économiques, en jugeant que les critères d'inscription, notamment le lien avec les activités du secteur énergétique russe, étaient suffisamment établis et proportionnés. Cette décision confirme la large marge d'appréciation du Conseil dans l'adoption de sanctions économiques et la rigueur du contrôle juridictionnel sur leur application.

17 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0732

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 17 septembre 2020.#Rosneft Oil Company PAO e.a. contre Conseil de l'Union européenne.#Pourvoi – Mesures restrictives prises eu égard aux actions de la Fédération de Russie déstabilisant la situation en Ukraine – Liste des personnes, entités et organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques – Inscription du nom des requérantes sur la liste des entités auxquelles s’appliquent des mesures restrictives.#Affaire C-732/18 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Rosneft Oil Company et d'autres entités russes, confirmant ainsi leur inscription sur la liste des personnes et entités soumises à des mesures restrictives en raison de la déstabilisation de l'Ukraine par la Russie. Cet arrêt précise les conditions de maintien de ces sanctions, notamment la nécessité d'un lien suffisant entre les entités visées et les actions déstabilisatrices du gouvernement russe. Il confirme également la large marge d'appréciation du Conseil dans l'adoption et le renouvellement de ces mesures, sous le contrôle du juge de l'Union.

17 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0648

Affaire C-648/18: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 17 septembre 2020 (demande de décision préjudicielle du Tribunalul Bucureşti — Roumanie) — Autoritatea naţională de reglementare în domeniul energiei (ANRE) / Societatea de Producere a Energiei Electrice în Hidrocentrale Hidroelectrica SA (Renvoi préjudiciel – Marché intérieur de l’électricité – Libre circulation des marchandises – Article 35 TFUE – Restrictions quantitatives à l’exportation – Mesures d’effet équivalent – Mesure nationale imposant aux producteurs d’électricité d’offrir l’intégralité de l’électricité disponible exclusivement sur un marché concurrentiel centralisé de l’État membre concerné)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une mesure nationale imposant aux producteurs d'électricité d'offrir la totalité de leur production exclusivement sur un marché centralisé national constitue une restriction quantitative à l'exportation contraire à l'article 35 TFUE. Cette décision précise que l'obligation de vente sur un marché unique empêche les producteurs de commercialiser leur électricité dans d'autres États membres, ce qui entrave la libre circulation des marchandises. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt est essentiel car il rappelle que les réglementations nationales du secteur énergétique doivent respecter les principes du marché intérieur et ne peuvent pas, même indirectement, limiter les exportations vers d'autres États membres.

17 septembre 2020

Détail →
Arrêt CJUE62018CC0501

Conclusions de l'avocat général M. M. Campos Sánchez-Bordona, présentées le 17 septembre 2020.#BT contre Balgarska Narodna Banka.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Administrativen sad Sofia-grad.#Renvoi préjudiciel – Systèmes de garantie des dépôts – Directive 94/19/CE – Article 1er, point 3, sous i) – Article 7, paragraphe 6 – Article 10, paragraphe 1 – Notion de “dépôt indisponible” – Constat d’indisponibilité du dépôt – Autorité compétente – Droit à indemnisation du déposant – Clause contractuelle contraire à la directive 94/19 – Principe de primauté du droit de l’Union – Système européen de surveillance financière – Autorité bancaire européenne (ABE) – Règlement (UE) no 1093/2010 – Article 1er, paragraphe 2 – Article 4, point 2, sous iii) – Article 17, paragraphe 3 – Recommandation de l’ABE à une autorité bancaire nationale portant sur les mesures à prendre pour se conformer à la directive 94/19 – Effets juridiques – Validité – Assainissement et liquidation des établissements de crédit – Directive 2001/24/CE – Article 2, septième tiret – Notion de “mesures d’assainissement” – Compatibilité avec l’article 17, paragraphe 1, et l’article 52, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Responsabilité des États membres en cas de violation du droit de l’Union – Conditions – Violation suffisamment caractérisée du droit de l’Union – Autonomie procédurale des États membres – Principe de coopération loyale – Article 4, paragraphe 3, TUE – Principes d’équivalence et d’effectivité.#Affaire C-501/18.

Ces conclusions de l'avocat général portent sur l'interprétation de la directive 94/19 relative aux systèmes de garantie des dépôts, notamment la notion de "dépôt indisponible" et l'autorité compétente pour le constater. L'affaire examine également la validité et les effets juridiques d'une recommandation de l'Autorité bancaire européenne (ABE) adressée à une banque centrale nationale, ainsi que les conditions de mise en jeu de la responsabilité de l'État membre pour violation du droit de l'Union en cas de non-indemnisation des déposants.

17 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0449_INF

Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 17 septembre 2020.#Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) contre Lionel Andrés Messi Cuccittini et J.M. E.V. e hijos SRL contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).#Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Règlement (CE) no 207/2009 – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Procédure d’opposition – Demande de marque figurative de l’Union européenne MESSI – Marques verbales de l’Union européenne antérieures MASSI – Refus partiel d’enregistrement.#Affaire jointes C 449/18 P et C 474/18 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a annulé les décisions du Tribunal et de l'EUIPO qui refusaient l'enregistrement de la marque figurative "MESSI" pour le footballeur Lionel Messi, en raison d'un risque de confusion avec les marques antérieures "MASSI". La Cour a jugé que la notoriété mondiale du nom "Messi" est un élément pertinent pour apprécier le risque de confusion, même si le nom du sportif ne coïncide pas parfaitement avec la marque demandée. Cet arrêt précise que la renommée d'une personne peut neutraliser les similitudes visuelles et phonétiques entre les signes, ce qui constitue une exception notable au principe de l'appréciation globale du risque de confusion.

17 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0648_SUM

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 17 septembre 2020.#Autoritatea naţională de reglementare în domeniul energiei (ANRE) contre Societatea de Producere a Energiei Electrice în Hidrocentrale Hidroelectrica SA.#Renvoi préjudiciel – Marché intérieur de l’électricité – Libre circulation des marchandises – Article 35 TFUE – Restrictions quantitatives à l’exportation – Mesures d’effet équivalent – Mesure nationale imposant aux producteurs d’électricité d’offrir l’intégralité de l’électricité disponible exclusivement sur un marché concurrentiel centralisé de l’État membre concerné.#Affaire C-648/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une mesure nationale obligeant les producteurs d'électricité à vendre la totalité de leur production sur un marché centralisé exclusif constitue une restriction quantitative à l'exportation, interdite par l'article 35 TFUE. Cette décision précise que l'obligation de céder toute l'électricité disponible sur un seul marché national empêche les producteurs d'exporter leur production vers d'autres États membres, ce qui est contraire au principe de libre circulation des marchandises.

17 septembre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0806

Affaire C-806/18: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 17 septembre 2020 (demande de décision préjudicielle du Hoge Raad der Nederlanden — Pays-Bas) — procédure pénale contre JZ (Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Directive 2008/115/CE – Article 11 – Interdiction d’entrée – Ressortissant d’un pays tiers à l’égard duquel une telle interdiction a été prononcée, mais qui n’a jamais quitté l’État membre concerné – Réglementation nationale prévoyant une peine d’emprisonnement pour le séjour de ce ressortissant dans cet État membre alors qu’il a connaissance de l’interdiction d’entrée émise à son égard)

Dans l'arrêt C-806/18 (JZ), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2008/115/CE s'oppose à ce qu'un État membre inflige une peine d'emprisonnement à un ressortissant d'un pays tiers qui n'a jamais quitté le territoire, au seul motif qu'il séjourne en connaissance d'une interdiction d'entrée prononcée à son encontre. La Cour précise que l'interdiction d'entrée, en tant que mesure accessoire à une décision de retour, ne produit ses effets qu'après le départ effectif de l'intéressé. Par conséquent, tant que le ressortissant n'a pas quitté l'État membre, son séjour irrégulier relève exclusivement des procédures de retour prévues par la directive, et non de sanctions pénales pour violation d'une interdiction d'entrée.

17 septembre 2020

Détail →
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