1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
1 248
Total documents
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Avec texte intégral
275 210
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans cette affaire, qu'un mélange de déchets de papier, carton et produits de papier relevant de la rubrique B3020 de l'annexe IX de la convention de Bâle peut être soumis à la procédure de notification préalable s'il est contaminé par des matières perturbatrices, même en faible proportion. Elle a jugé que la qualification de "mélange" au sens du règlement (CE) n° 1013/2006 dépend de la nature et du degré de contamination, et non d'un seuil quantitatif fixe. Cette décision clarifie les obligations des opérateurs français en matière de transfert transfrontalier de déchets, en renforçant les exigences de contrôle pour les envois de matières recyclables potentiellement contaminées.
28 mai 2020
La Cour de justice est saisie par la Pologne d'un recours en annulation contre la directive 2018/957 modifiant les règles du détachement des travailleurs. L'avocat général propose de rejeter le recours, considérant que la directive, fondée sur les articles 53 et 62 TFUE, est valide au regard des principes de proportionnalité et de non-discrimination. Il estime que l'extension de la durée du détachement et l'inclusion de la rémunération dans les conditions de travail sont justifiées pour protéger les travailleurs et assurer une concurrence loyale, sans violer les règles du transport routier.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours contre les décisions de l'EUIPO, confirmant l'existence d'un risque de confusion entre la marque figurative AUREA BIOLABS et la marque verbale antérieure AUREA pour des produits identiques ou similaires. L'arrêt précise les conditions de la rectification d'une décision d'une chambre de recours sur le fondement de l'article 102 du règlement 2017/1001.
28 mai 2020
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de l'Union, notamment la directive 2016/343 renforçant la présomption d'innocence, ne s'oppose pas à ce qu'un même juge national examine la culpabilité d'un coprévenu ayant plaidé non coupable après avoir accepté, par ordonnance, le plaider coupable de l'autre coprévenu pour les mêmes faits. La Cour juge que cette circonstance ne porte pas en elle-même atteinte au droit à un procès équitable garanti par les articles 47 et 48 de la Charte des droits fondamentaux.
28 mai 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la légalité de la décision de la Commission infligeant une sanction à Darment pour dépassement de son quota d'hydrofluorocarbones (HFC) en 2015. Le Tribunal rejette les arguments de la société fondés sur une prétendue erreur de calcul du quota ou sur un défaut de prise en compte de transferts, jugeant que la Commission a correctement appliqué le règlement (UE) n° 517/2014. Il précise notamment que le principe de bonne administration n'impose pas à la Commission de corriger d'office les erreurs commises par l'entreprise dans le registre électronique des quotas.
28 mai 2020
Dans l'affaire C-684/18, la Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 90 et 184 à 186 de la directive TVA (2006/112/CE) ainsi que le principe de neutralité fiscale. Elle précise qu'un État membre ne peut pas subordonner la régularisation de la TVA initialement déduite à l'émission d'une facture rectificative lorsque des rabais sont accordés après la livraison, tant pour des opérations intracommunautaires qu'internes. Cet arrêt impose donc aux autorités fiscales nationales d'accepter la réduction de la base d'imposition et la régularisation corrélative de la déduction, sans formalité disproportionnée.
28 mai 2020
28 mai 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Conseil régulateur de l'appellation d'origine protégée «Jamón de Teruel» contre le refus de l'EUIPO d'opposer l'enregistrement de la marque figurative «AIRESANO BLACK El ibérico de Teruel». Il a jugé qu'il n'existait pas de risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement 2017/1001, en raison de l'absence de similitude visuelle, phonétique et conceptuelle entre les signes, malgré la présence du terme «Teruel». Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme une application stricte du critère de similitude globale des signes, même en présence d'éléments géographiques communs, et rappelle que la protection conférée par une AOP en tant que marque antérieure ne s'étend pas automatiquement à tout signe reprenant partiellement cette indication.
28 mai 2020
Dans l'arrêt C-535/18, la CJUE précise que le droit national ne peut limiter l'accès au juge pour contester une autorisation de projet entachée d'irrégularités procédurales en matière d'évaluation environnementale, conformément à la directive 2011/92. Elle juge également que les particuliers peuvent invoquer l'obligation de prévenir la détérioration des masses d'eau souterraines (directive 2000/60) pour contester une autorisation, et que les États membres doivent garantir un droit de recours effectif à cet égard.
28 mai 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'acceptation par une même juridiction du plaider coupable d'un coprévenu, puis l'examen de la culpabilité d'un second coprévenu ayant plaidé non coupable pour les mêmes faits, ne viole pas en soi la présomption d'innocence garantie par la directive 2016/343. Cette ordonnance apporte des éclaircissements sur l'articulation entre les procédures de plaider coupable et le droit à un procès équitable, notamment lorsque le juge a déjà pris connaissance des éléments de preuve dans le cadre de la première procédure.
28 mai 2020
Cette ordonnance de la Cour de justice précise que le droit de l'Union, notamment la directive 2016/343 renforçant la présomption d'innocence, ne s'oppose pas à ce qu'un même juge national, après avoir homologué le plaider coupable d'un coprévenu, examine et condamne le second coprévenu ayant plaidé non coupable. La Cour juge que l'exigence d'impartialité n'est pas automatiquement violée dans une telle configuration procédurale, sous réserve que le juge conserve une appréciation objective des faits.
28 mai 2020
La Cour de justice est saisie par la Hongrie d'un recours en annulation contre la directive 2018/957 modifiant les règles du détachement des travailleurs. L'avocat général propose de rejeter le recours, estimant que la directive, fondée sur les articles 53 et 62 TFUE, respecte les principes de proportionnalité et de non-discrimination en élargissant les conditions de rémunération et en limitant la durée du détachement. Il écarte également les griefs relatifs au détournement de pouvoir et à la violation de la sécurité juridique, notamment pour le secteur du transport routier.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Diesel SpA contre une décision de l'EUIPO, confirmant que la marque figurative représentant une ligne incurvée et coudée ne pouvait être enregistrée en raison d'un risque de confusion avec des marques antérieures, notamment la lettre « D » stylisée de Diesel. L'arrêt précise les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque antérieure dans le cadre d'une procédure d'opposition, en application de l'article 47, paragraphe 2, du règlement 2017/1001. Pour le praticien français, cette décision illustre l'importance de démontrer l'usage effectif de la marque invoquée et la rigueur avec laquelle le Tribunal apprécie le caractère distinctif des signes purement figuratifs.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours d'Agrochem-Maks contre le refus de la Commission de renouveler l'approbation de l'oxasulfuron, un herbicide. La décision confirme que la Commission peut refuser le renouvellement sur la base de préoccupations non résolues concernant les métabolites pertinents, sans exiger de preuve définitive du danger, en application du principe de précaution. L'arrêt précise l'étendue du contrôle juridictionnel sur l'appréciation scientifique et la motivation des actes de la Commission en matière de produits phytopharmaceutiques.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission de ne pas promouvoir un fonctionnaire au grade AST 9 lors de l'exercice 2017. Il a jugé que la Commission avait commis une erreur manifeste d'appréciation dans la comparaison des mérites et violé le principe d'égalité de traitement, sans avoir suffisamment motivé sa décision. Cet arrêt rappelle l'obligation pour l'administration de procéder à une évaluation rigoureuse et transparente des candidats à la promotion.
28 mai 2020
Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la Commission de ne pas promouvoir un fonctionnaire au grade AST 9 lors de l'exercice 2017, en raison d'une erreur manifeste d'appréciation dans la comparaison des mérites et d'un défaut de motivation. L'arrêt rappelle l'obligation pour l'administration de motiver ses décisions de promotion et de respecter le principe d'égalité de traitement dans l'évaluation des candidats.
28 mai 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 5, du règlement 2017/1001, en matière d'atteinte à la renommée d'une marque antérieure. Il rejette le recours de Galletas Gullón, confirmant que l'usage de son signe figuratif pour des biscuits sandwich peut tirer indûment profit du caractère distinctif ou de la renommée de la marque OREO. La décision souligne l'importance de démontrer un lien dans l'esprit du public entre les signes en conflit pour caractériser une atteinte à la renommée.
28 mai 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cet arrêt, que le droit national ne peut pas limiter l'accès à la justice des particuliers pour contester une autorisation de projet entachée d'irrégularités procédurales en matière d'évaluation environnementale, notamment lorsque ces irrégularités affectent la participation du public. Elle juge également que les particuliers ont qualité pour agir afin d'exiger le respect des obligations de prévention de la détérioration des masses d'eau souterraines, telles que prévues par la directive-cadre sur l'eau.
28 mai 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition formée par Diesel contre l'enregistrement d'une marque figurative représentant une ligne incurvée et coudée. Le Tribunal valide l'appréciation de l'EUIPO selon laquelle Diesel n'a pas démontré l'usage sérieux de sa marque antérieure représentant la lettre « D » pour les produits concernés, condition préalable à l'examen du risque de confusion. Cette décision rappelle l'importance de prouver l'usage effectif de la marque antérieure dans le cadre d'une procédure d'opposition.
28 mai 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 28 mai 2020 (affaire T-677/18) rejette le recours de Galletas Gullón contre le refus de l'EUIPO d'enregistrer sa marque figurative "gullón TWINS COOKIE SANDWICH". Le Tribunal confirme que cette marque porte atteinte à la renommée de la marque antérieure "OREO" au sens de l'article 8, paragraphe 5, du règlement 2017/1001, en raison des similitudes visuelles et conceptuelles entre les produits (biscuits sandwich au cacao) et du risque de parasitisme ou de dilution de la renommée d'OREO.
28 mai 2020