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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.

1 248

Total documents

429 373

Avec texte intégral

275 210

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 821

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 504

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 359

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 739

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2020Effacer tout
Jurisprudence CJUE62018TA0547

Affaire T-547/18: Arrêt du Tribunal du 26 mars 2020 — Teeäär/BCE («Fonction publique – Personnel de la BCE – Programme d’aide à la transition professionnelle en dehors de la BCE – Rejet d’une demande de participation – Conditions d’éligibilité – Ancienneté requise différente selon qu’un membre du personnel relève d’une tranche de salaire simple ou double – Classement dans une tranche de salaire en fonction du type d’emploi – Égalité de traitement – Proportionnalité – Erreur manifeste d’appréciation»)

Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la BCE refusant à un agent le bénéfice d'un programme d'aide à la transition professionnelle. Il juge discriminatoire la condition d'éligibilité qui imposait une ancienneté différente selon que l'agent relevait d'une tranche de salaire simple ou double, cette distinction étant fondée sur le type d'emploi et non sur des critères objectifs. La décision précise les limites du pouvoir d'appréciation de la BCE en matière de gestion des ressources humaines au regard du principe d'égalité de traitement.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0496_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 26 mars 2020.#Hungeod Közlekedésfejlesztési, Földmérési, Út- és Vasúttervezési Kft. e.a. contre Közbeszerzési Hatóság Közbeszerzési Döntőbizottság.#Renvoi préjudiciel – Marchés publics – Procédures de recours en matière de passation des marchés publics de fournitures et de travaux – Directive 89/665/CEE – Procédures de passation des marchés des entités opérant dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des transports et des télécommunications – Directive 92/13/CEE – Passation des marchés publics – Directives 2014/24/UE et 2014/25/UE – Contrôle de l’application des règles relatives à la passation des marchés publics – Réglementation nationale permettant à certains organismes d’enclencher une procédure d’office en cas de modification illégale d’un contrat en cours d’exécution – Forclusion du droit d’enclencher la procédure d’office – Principes de sécurité juridique et de proportionnalité.#Affaires jointes C-496/18 et C-497/18.

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Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 930

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 020

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, en particulier les directives 89/665 et 92/13, ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui impose un délai de forclusion pour qu'une autorité de contrôle puisse engager d'office une procédure en cas de modification illégale d'un marché public en cours d'exécution. Ce délai doit toutefois être raisonnable et proportionné, afin de respecter les principes de sécurité juridique et d'effectivité du droit de l'Union. En l'espèce, un délai de forclusion de 60 jours à compter de la publication de l'avis de modification a été jugé compatible avec ces exigences.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0496

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 26 mars 2020.#Hungeod Közlekedésfejlesztési, Földmérési, Út- és Vasúttervezési Kft. e.a. contre Közbeszerzési Hatóság Közbeszerzési Döntőbizottság.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Fővárosi Törvényszék.#Renvoi préjudiciel – Marchés publics – Procédures de recours en matière de passation des marchés publics de fournitures et de travaux – Directive 89/665/CEE – Procédures de passation des marchés des entités opérant dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des transports et des télécommunications – Directive 92/13/CEE – Passation des marchés publics – Directives 2014/24/UE et 2014/25/UE – Contrôle de l’application des règles relatives à la passation des marchés publics – Réglementation nationale permettant à certains organismes d’enclencher une procédure d’office en cas de modification illégale d’un contrat en cours d’exécution – Forclusion du droit d’enclencher la procédure d’office – Principes de sécurité juridique et de proportionnalité.#Affaires jointes C-496/18 et C-497/18.

Cet arrêt de la CJUE porte sur la compatibilité avec le droit de l'Union d'une réglementation nationale qui permet à une autorité de contrôle d'engager d'office une procédure pour sanctionner une modification illégale d'un marché public en cours d'exécution, sans être soumise à un délai de forclusion. La Cour juge que les principes de sécurité juridique et de proportionnalité ne s'opposent pas à une telle absence de délai, dès lors que le pouvoir d'agir d'office est exercé dans un délai raisonnable et que les opérateurs économiques peuvent se prévaloir de la protection de leur confiance légitime. En substance, l'arrêt valide la possibilité pour un État membre de prévoir un contrôle a posteriori des modifications contractuelles sans limitation temporelle absolue, sous réserve du respect des principes généraux du droit de l'Union.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0344_SUM

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 26 mars 2020.#ISS Facility Services NV contre Sonia Govaerts et Atalian NV.#Renvoi préjudiciel – Directive 2001/23/CE – Article 3, paragraphe 1 – Transferts d’entreprises – Maintien des droits des travailleurs – Marché public concernant les services de nettoyage – Attribution des lots du marché à deux nouveaux adjudicataires – Reprise d’un travailleur affecté à l’ensemble des lots du marché.#Affaire C-344/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, en cas de transfert partiel d'une entreprise à deux nouveaux adjudicataires distincts, le travailleur affecté à l'ensemble des lots du marché ne peut être réparti entre les deux repreneurs sans son consentement. Le maintien de ses droits impose qu'il soit repris par l'un des nouveaux adjudicataires, en fonction de l'attribution des lots et de l'affectation du personnel.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0244

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0244

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0779

Affaire C-779/18: Arrêt de la Cour (première chambre) du 26 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Sąd Rejonowy w Siemianowicach Śląskich — Pologne) — Mikrokasa S.A., Revenue Niestandaryzowany Sekurytyzacyjny Fundusz Inwestycyjny Zamknięty / XO (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Contrats de crédit aux consommateurs – Directive 2008/48/CE – Article 3, sous g), article 10, paragraphe 2, et article 22, paragraphe 1 – Niveau d’harmonisation – Notion de «coût du crédit hors intérêts» – Directive 93/13/CEE – Article 1er, paragraphe 2 – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Plafond du coût total du crédit hors intérêts – Clauses contractuelles reflétant des dispositions législatives ou réglementaires impératives – Exclusion)

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de « coût total du crédit hors intérêts » au sens de la directive 2008/48/CE, en jugeant qu'elle inclut tous les frais imposés au consommateur, y compris ceux liés à des services accessoires. Elle confirme que la directive opère une harmonisation complète, interdisant aux États membres de maintenir ou d'adopter des dispositions nationales plafonnant ce coût de manière différente. Enfin, elle exclut de l'appréciation du caractère abusif, au titre de la directive 93/13/CEE, les clauses contractuelles qui reflètent une disposition législative ou réglementaire impérative, telle qu'un plafond légal national.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018TJ0752_INF

Arrêt du Tribunal (dixième chambre) du 26 mars 2020.#Tecnodidattica SpA contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Demande de marque de l’Union européenne tridimensionnelle – Forme de socles de globe et de lampe – Motif absolu de refus – Signe constitué exclusivement par la forme du produit nécessaire à l’obtention d’un résultat technique – Article 7, paragraphe 1, sous e), ii), du règlement (CE) no 207/2009 [devenu article 7, paragraphe 1, sous e), ii), du règlement (UE) 2017/1001] – Absence d’éléments ornementaux ou fantaisistes jouant un rôle important ou essentiel.#Affaire T-752/18.

Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de Tecnodidattica contre le refus d'enregistrement d'une marque tridimensionnelle représentant la forme de socles de globe et de lampe. Il confirme que cette forme est exclusivement nécessaire à l'obtention d'un résultat technique, ce qui constitue un motif absolu de refus au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous e), ii), du règlement sur la marque de l'UE, dès lors que les éléments ornementaux ou fantaisistes allégués ne jouent pas un rôle important ou essentiel.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018TJ0646

Arrêt du Tribunal (première chambre) du 26 mars 2020.#Laurence Bonnafous contre Commission européenne.#Accès aux documents – Règlement (CE) no 1049/2001 – Rapport d’audit des ressources humaines de l’EACEA – Refus d’accès – Exception relative à la protection des objectifs des activités d’inspection, d’enquête et d’audit.#Affaire T-646/18.

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission européenne refusant l'accès à un rapport d'audit des ressources humaines de l'Agence exécutive « Éducation, audiovisuel et culture » (EACEA). Il a jugé que la Commission n'avait pas suffisamment motivé le refus fondé sur l'exception de protection des objectifs des activités d'audit, et qu'elle n'avait pas démontré en quoi la divulgation du document porterait concrètement atteinte à ces activités. Cette décision précise les conditions de mise en œuvre de l'exception prévue à l'article 4, paragraphe 2, troisième tiret, du règlement (CE) n° 1049/2001, en rappelant que le refus d'accès doit être dûment motivé et circonstancié.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018TB0556

Affaire T-556/18: Ordonnance du Tribunal du 26 mars 2020 — Sensient Colors Europe/Commission

Le Tribunal de l'Union européenne, par son ordonnance du 26 mars 2020 dans l'affaire T-556/18, rejette le recours de Sensient Colors Europe contre la Commission européenne. Cette affaire concerne le refus de la Commission de divulguer des informations relatives à l'évaluation du risque lié à un additif alimentaire, au titre du règlement (CE) n° 1049/2001 concernant l'accès du public aux documents. La décision précise les limites du droit d'accès aux documents des institutions européennes, notamment en matière de protection des intérêts commerciaux et des procédures décisionnelles.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018TA0654

Affaire T-654/18: Arrêt du Tribunal du 26 mars 2020 — Armani/EUIPO — Asunción (le Sac 11) [«Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative le Sac 11 – Marques nationales verbale et figuratives antérieures LESAC et lesac – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Similitude des signes – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001 – Usage sérieux de la marque antérieure – Article 47, paragraphes 2 et 3, du règlement 2017/1001»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société Armani contre la décision de l'EUIPO, confirmant l'existence d'un risque de confusion entre la marque figurative « le Sac 11 » et les marques antérieures « LESAC » et « lesac » pour des produits en cuir. L'arrêt précise les critères d'appréciation de la similitude des signes et de l'usage sérieux de la marque antérieure au sens du règlement 2017/1001.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018TA0646

Affaire T-646/18: Arrêt du Tribunal du 26 mars 2020 — Bonnafous/Commission [«Accès aux documents – Règlement (CE) n° 1049/2001 – Rapport d’audit des ressources humaines de l’EACEA – Refus d’accès – Exception relative à la protection des objectifs des activités d’inspection, d’enquête et d’audit»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de M. Bonnafous contre le refus de la Commission d'accorder l'accès au rapport d'audit des ressources humaines de l'Agence exécutive «Éducation, audiovisuel et culture» (EACEA). La décision confirme que l'exception relative à la protection des objectifs des activités d'inspection, d'enquête et d'audit, prévue à l'article 4, paragraphe 2, troisième tiret, du règlement (CE) n° 1049/2001, peut justifier un refus d'accès tant que ces activités ne sont pas closes. Cet arrêt précise ainsi la portée de cette exception en matière d'accès aux documents des institutions.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0779_SUM

Arrêt de la Cour (première chambre) du 26 mars 2020.#Mikrokasa S.A. et Revenue Niestandaryzowany Sekurytyzacyjny Fundusz Inwestycyjny Zamknięty contre XO.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Contrats de crédit aux consommateurs – Directive 2008/48/CE – Article 3, sous g), article 10, paragraphe 2, et article 22, paragraphe 1 – Niveau d’harmonisation – Notion de “coût du crédit hors intérêts” – Directive 93/13/CEE – Article 1er, paragraphe 2 – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Plafond du coût total du crédit hors intérêts – Clauses contractuelles reflétant des dispositions législatives ou réglementaires impératives – Exclusion.#Affaire C-779/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "coût total du crédit hors intérêts" au sens de la directive 2008/48/CE, en jugeant qu'elle inclut tous les frais imposés au consommateur par le prêteur, à l'exception des intérêts. Elle clarifie également que l'article 22, paragraphe 1, de cette directive s'oppose à une réglementation nationale qui fixe un plafond au coût total du crédit hors intérêts, car cela va au-delà de l'harmonisation maximale prévue. Enfin, la Cour exclut de l'appréciation du caractère abusif, au titre de la directive 93/13/CEE, les clauses contractuelles qui reflètent une disposition législative ou réglementaire impérative, telle que ce plafond légal.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0779

Arrêt de la Cour (première chambre) du 26 mars 2020.#Mikrokasa S.A. et Revenue Niestandaryzowany Sekurytyzacyjny Fundusz Inwestycyjny Zamknięty contre XO.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sąd Rejonowy w Siemianowicach Śląskich.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Contrats de crédit aux consommateurs – Directive 2008/48/CE – Article 3, sous g), article 10, paragraphe 2, et article 22, paragraphe 1 – Niveau d’harmonisation – Notion de “coût du crédit hors intérêts” – Directive 93/13/CEE – Article 1er, paragraphe 2 – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Plafond du coût total du crédit hors intérêts – Clauses contractuelles reflétant des dispositions législatives ou réglementaires impératives – Exclusion.#Affaire C-779/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "coût total du crédit hors intérêts" au sens de la directive 2008/48/CE, en jugeant que les frais de gestion et autres commissions liés à un contrat de crédit à la consommation entrent dans cette définition. Elle rappelle que la directive 93/13/CEE sur les clauses abusives ne s'applique pas aux clauses contractuelles qui reflètent des dispositions législatives ou réglementaires impératives, comme un plafond légal du coût total du crédit. En conséquence, un État membre peut imposer un tel plafond sans que celui-ci soit soumis au contrôle du caractère abusif, à condition qu'il soit prévu par une disposition impérative.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0622_SUM

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 26 mars 2020.#AR contre Cooper International Spirits LLC e.a.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations des États membres sur les marques – Directive 2008/95/CE – Article 5, paragraphe 1, sous b) – Article 10, paragraphe 1, premier alinéa – Article 12, paragraphe 1 – Déchéance d’une marque pour absence d’usage sérieux – Droit pour le titulaire de la marque d’invoquer une atteinte à ses droits exclusifs par l’usage par un tiers d’un signe identique ou similaire durant la période antérieure à la date d’effet de la déchéance.#Affaire C-622/18.

Dans l'arrêt Cooper International Spirits (C-622/18), la Cour de justice de l'Union européenne précise que le titulaire d'une marque ultérieurement déchue pour défaut d'usage sérieux conserve le droit d'agir en contrefaçon pour des actes commis avant la date d'effet de la déchéance. La Cour juge que l'usage par un tiers d'un signe identique ou similaire durant cette période antérieure peut constituer une atteinte aux droits exclusifs, même si la marque est ensuite déclarée déchue.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0558_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 mars 2020.#Miasto Łowicz contre Skarb Państwa – Wojewoda Łódzki et Prokurator Generalny contre VX e.a.#Renvoi préjudiciel – Article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE – État de droit – Protection juridictionnelle effective dans les domaines couverts par le droit de l’Union – Principe d’indépendance des juges – Régime disciplinaire applicable aux juges nationaux – Compétence de la Cour – Article 267 TFUE – Recevabilité – Interprétation nécessaire pour que la juridiction de renvoi puisse rendre son jugement – Notion.#Affaires jointes C-558/18 et C-563/18.

La Cour de justice de l'Union européenne s'est déclarée incompétente pour répondre aux questions préjudicielles posées par des juridictions polonaises concernant la compatibilité de leur régime disciplinaire avec le droit de l'Union. Elle a jugé que ces questions, bien que relatives à l'indépendance judiciaire, n'étaient pas nécessaires à la solution du litige principal, les juges nationaux pouvant statuer sans attendre l'interprétation sollicitée. Cet arrêt précise donc les conditions de recevabilité des renvois préjudiciels, en rappelant que la Cour n'est pas une instance générale de contrôle de la conformité des droits nationaux au droit de l'Union.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0542_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 mars 2020.#Erik Simpson contre Conseil de l'Union européenne et HG contre Commission européenne.#Réexamen des arrêts du Tribunal de l’Union européenne Simpson/Conseil (T‑646/16 P) et HG/Commission (T‑693/16 P) – Fonction publique – Composition de la formation de jugement ayant rendu les arrêts en première instance – Procédure de nomination d’un juge au Tribunal de la fonction publique de l’Union européenne – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Tribunal établi par la loi – Contrôle de légalité incident – Atteinte à l’unité et à la cohérence du droit de l’Union.#Affaires jointes C-542/18 RX-II et C-543/18 RX-II.

Cet arrêt de la Cour de justice, statuant en grande chambre sur réexamen, annule les arrêts du Tribunal de l'Union européenne dans les affaires Simpson/Conseil et HG/Commission. La Cour juge que la formation de jugement du Tribunal de la fonction publique qui avait statué en première instance était irrégulièrement composée, car la procédure de nomination d'un de ses juges était entachée d'un vice. Cette irrégularité constitue une violation de l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux garantissant le droit à un tribunal établi par la loi, ce qui affecte l'unité et la cohérence du droit de l'Union.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0542

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 mars 2020.#Erik Simpson et HG contre Conseil de l'Union européenne et Commission européenne.#Réexamen des arrêts du Tribunal de l’Union européenne Simpson/Conseil (T‑646/16 P) et HG/Commission (T‑693/16 P) – Fonction publique – Composition de la formation de jugement ayant rendu les arrêts en première instance – Procédure de nomination d’un juge au Tribunal de la fonction publique de l’Union européenne – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Tribunal établi par la loi – Contrôle de légalité incident – Atteinte à l’unité et à la cohérence du droit de l’Union.#Affaires jointes C-542/18 RX-II et C-543/18 RX-II.

Cet arrêt de la Grande chambre de la CJUE, rendu dans le cadre d’un réexamen, annule les arrêts du Tribunal de l’UE dans les affaires Simpson/Conseil et HG/Commission. Il juge que la composition de la formation de jugement du Tribunal de la fonction publique, en première instance, était irrégulière en raison d’une procédure de nomination d’un juge non conforme à l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux (droit à un tribunal établi par la loi). Cette irrégularité constitue une violation substantielle des formes substantielles, portant atteinte à l’unité et à la cohérence du droit de l’Union, et justifie l’annulation des décisions initiales.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0244_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 26 mars 2020.#Larko Geniki Metalleftiki kai Metallourgiki AE contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Injection de capital et garanties d’État – Notion d’aide d’État – Notion d’“avantage” – Principe de l’opérateur privé – Critère de l’investisseur privé – Obligation d’examen diligent et impartial incombant à la Commission européenne – Contrôle juridictionnel – Charge de la preuve – Notion d’“entreprise en difficulté” – Lignes directrices concernant les aides d’État au sauvetage et à la restructuration – Communication relative aux garanties – Cadre temporaire de 2011 – Montant des aides à récupérer – Obligations de motivation incombant à la Commission et au Tribunal de l’Union européenne.#Affaire C-244/18 P.

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un pourvoi, la portée du critère de l'opérateur privé en économie de marché pour qualifier une injection de capital et des garanties d'État d'aide d'État. Elle rappelle que la Commission européenne doit procéder à un examen diligent et impartial pour déterminer si l'État a agi comme un investisseur privé, et que le juge de l'Union exerce un contrôle entier sur l'application de ce critère. L'arrêt clarifie également la notion d'« entreprise en difficulté » au regard des lignes directrices sur les aides au sauvetage et à la restructuration, ainsi que les obligations de motivation de la Commission et du Tribunal.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0215_SUM

Arrêt de la Cour (première chambre) du 26 mars 2020.#Libuše Králová contre Primera Air Scandinavia A/S.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Compétence judiciaire et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (CE) no 44/2001 – Article 5, point 1 – Compétence en matière contractuelle – Articles 15 à 17 – Compétence en matière de contrats conclus par les consommateurs – Règlement (CE) no 261/2004 – Articles 6 et 7 – Droit à indemnisation en cas de retard important d’un vol – Contrat de transport combinant voyage et hébergement conclu entre le passager et une agence de voyages – Recours en indemnisation dirigé contre le transporteur aérien non partie à ce contrat – Directive 90/314/CEE – Voyage à forfait.#Affaire C-215/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que le règlement Bruxelles I (n° 44/2001) ne permet pas à un passager d'assigner un transporteur aérien, avec lequel il n'a pas de lien contractuel direct, devant le tribunal du lieu de départ du vol pour obtenir une indemnisation fondée sur le règlement (CE) n° 261/2004. Cette action en indemnisation pour retard important, bien que fondée sur une obligation légale, ne relève pas de la matière contractuelle au sens de l'article 5, point 1, ni des règles protectrices des consommateurs (articles 15 à 17) lorsque le contrat de voyage à forfait a été conclu avec une agence distincte.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0215

Arrêt de la Cour (première chambre) du 26 mars 2020.#Libuše Králová contre Primera Air Scandinavia A/S.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Obvodní soud pro Prahu 8.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Compétence judiciaire et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (CE) no 44/2001 – Article 5, point 1 – Compétence en matière contractuelle – Articles 15 à 17 – Compétence en matière de contrats conclus par les consommateurs – Règlement (CE) no 261/2004 – Articles 6 et 7 – Droit à indemnisation en cas de retard important d’un vol – Contrat de transport combinant voyage et hébergement conclu entre le passager et une agence de voyages – Recours en indemnisation dirigé contre le transporteur aérien non partie à ce contrat – Directive 90/314/CEE – Voyage à forfait.#Affaire C-215/18.

Cet arrêt de la CJUE précise que le passager d'un vol retardé peut agir directement contre le transporteur aérien effectif, même s'il a acheté son voyage à forfait auprès d'une agence de voyages. La Cour juge que le règlement Bruxelles I (n° 44/2001) ne fait pas obstacle à cette action, le transporteur pouvant être attrait devant le tribunal du lieu d'exécution de la prestation de transport. En conséquence, le consommateur peut invoquer le droit à indemnisation prévu par le règlement (CE) n° 261/2004 contre le transporteur, indépendamment du contrat de voyage à forfait.

26 mars 2020

Détail →