1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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Total documents
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Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117L'arrêt du Tribunal de l'UE du 26 mars 2020 (affaire T-752/18) précise l'interprétation du motif absolu de refus prévu à l'article 7, paragraphe 1, sous e), ii), du règlement sur la marque de l'UE, concernant les signes constitués exclusivement par la forme du produit nécessaire à l'obtention d'un résultat technique. Le Tribunal a jugé que la présence d'éléments ornementaux ou fantaisistes sur une forme tridimensionnelle (en l'espèce, des socles de globe et de lampe) ne suffit pas à écarter ce motif de refus si ces éléments ne jouent pas un rôle important ou essentiel dans la configuration globale de la forme. En conséquence, la marque tridimensionnelle peut être refusée si la forme dans son ensemble reste dictée par des considérations techniques.
26 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application de la décision-cadre 2008/947/JAI relative à la reconnaissance mutuelle des jugements et décisions de probation. Elle juge que l'obligation légale de ne pas commettre de nouvelle infraction, inhérente à un sursis avec mise à l'épreuve, ne constitue pas une "mesure de probation" au sens de cette décision-cadre. Par conséquent, une telle obligation ne peut pas faire l'objet d'une reconnaissance mutuelle et d'un transfert de surveillance entre États membres.
26 mars 2020
19 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2013/32/UE s'oppose à une réglementation nationale qui déclare irrecevable une demande de protection internationale au seul motif que le demandeur est arrivé via un pays tiers sûr, sans vérifier au cas par cas si ce pays offre effectivement une protection. Elle a également estimé qu'un délai de huit jours pour statuer sur un recours contre une telle décision d'irrecevabilité est incompatible avec le droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux. Cette décision impose donc aux États membres de garantir un contrôle juridictionnel approfondi et des délais raisonnables pour les recours.
19 mars 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-234/18) précise le champ d'application de la directive 2014/42/UE concernant le gel et la confiscation des instruments et des produits du crime. La Cour juge que cette directive ne s'applique pas aux procédures de confiscation civile qui ne sont pas consécutives à une condamnation pénale définitive, et que de telles mesures relèvent de la décision-cadre 2005/212/JAI. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt délimite donc le cadre européen applicable aux procédures de confiscation sans condamnation pénale, en distinguant le régime de la directive de celui de la décision-cadre.
19 mars 2020
Cet arrêt de la CJUE précise le champ d'application de la directive 2014/42/UE concernant le gel et la confiscation des instruments et des produits du crime. La Cour juge que cette directive ne s'applique pas aux procédures de confiscation civile ou administrative qui ne sont pas consécutives à une condamnation pénale définitive. En conséquence, une procédure nationale de confiscation des avoirs illégalement acquis, engagée en l'absence de toute condamnation pénale, relève du droit national et non du cadre harmonisé par la directive.
19 mars 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (19 mars 2020) précise les conditions dans lesquelles l'utilisation de contrats à durée déterminée successifs dans le secteur public espagnol constitue un abus au sens de la clause 5 de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée. La Cour juge que le simple respect des motifs légaux de recrutement ne suffit pas à justifier des renouvellements successifs si ceux-ci couvrent en réalité des besoins permanents et durables de l'employeur. Elle indique également que les mesures nationales de prévention et de sanction des abus, comme la transformation en "personnel à durée indéterminée non permanent" ou l'octroi d'une indemnité, doivent être effectives et dissuasives, sans que le consentement du travailleur aux renouvellements ne fasse obstacle à la constatation de l'abus.
19 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'ONG ClientEarth contre le refus partiel d'accès de la Commission à des documents juridiques relatifs aux mécanismes de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS) et au système juridictionnel des investissements (ICS). La Cour confirme que la Commission peut invoquer l'exception de protection des relations internationales (article 4, §1, a), 3e tiret du règlement 1049/2001) pour refuser l'accès à des avis juridiques, même partiellement, dès lors que leur divulgation porterait atteinte à la position de négociation de l'Union. Cet arrêt précise les limites du droit d'accès aux documents en matière de politique commerciale et la marge d'appréciation des institutions pour protéger l'intérêt public international.
19 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'ONG ClientEarth contre le refus partiel d'accès de la Commission à des documents juridiques relatifs au mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS) et au système juridictionnel des investissements (ICS). Elle confirme que la Commission peut légalement invoquer l'exception de protection des relations internationales (article 4, §1, a), troisième tiret, du règlement 1049/2001) pour refuser l'accès à ces documents, même s'ils émanent de son service juridique, dès lors que leur divulgation risquerait de porter atteinte à la position de l'Union dans les négociations commerciales internationales.
19 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2013/32/UE s'oppose à une réglementation nationale qui déclare irrecevable une demande de protection internationale au seul motif que le demandeur est arrivé par un pays tiers sûr, sans vérifier au cas par cas le lien suffisant entre ce demandeur et ledit pays. Elle a également estimé que le délai de huit jours imposé au juge national pour statuer sur un recours contre une telle décision d'irrecevabilité est incompatible avec le droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux.
19 mars 2020
L'arrêt C-406/18 de la CJUE précise que l'article 46, paragraphe 3, de la directive 2013/32/UE, lu à la lumière de l'article 47 de la Charte, impose au juge national saisi d'un recours contre une décision en matière de protection internationale de procéder à un examen complet et ex nunc des faits et des éléments de droit, ce qui implique qu'il puisse réformer la décision administrative. Il s'oppose donc à une réglementation nationale qui limite le pouvoir du juge de première instance à un simple contrôle d'annulation, sans pouvoir substituer sa propre décision à celle de l'autorité administrative, et ce, même en présence d'un délai de jugement de 60 jours.
19 mars 2020
19 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'utilisation de contrats à durée déterminée successifs pour couvrir des besoins permanents et durables constitue un abus, même si le travailleur y a consenti. Elle juge que le non-respect par l'employeur du délai légal pour pourvoir définitivement un poste, entraînant une prorogation implicite du contrat, ne constitue pas une "raison objective" justifiant le renouvellement. En conséquence, les États membres doivent prévoir des mesures effectives pour sanctionner ces abus, comme la transformation du contrat en contrat à durée indéterminée ou l'octroi d'une indemnité équivalente à un licenciement abusif, sans que les juges nationaux soient tenus de laisser inappliquée une réglementation nationale contraire.
19 mars 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application de la directive 2014/42/UE concernant le gel et la confiscation des instruments et des produits du crime. Il juge que cette directive ne s'applique pas aux procédures de confiscation d'avoirs illégalement acquis qui sont engagées en l'absence d'une condamnation pénale définitive, ces dernières relevant de la décision-cadre 2005/212/JAI. Pour un professionnel du droit français, cette décision délimite le cadre européen applicable aux procédures de confiscation dites "non fondées sur une condamnation".
19 mars 2020
L'avocat général Hogan conclut que la violation de l'obligation d'organiser un entretien personnel avant de déclarer irrecevable une demande de protection internationale, en application des articles 14 et 34 de la directive 2013/32/UE, ne peut être régularisée en appel que si le demandeur a eu la possibilité de présenter utilement ses arguments sur tous les éléments de fait et de droit pertinents. Cette affaire précise les conséquences procédurales d'un tel manquement en première instance pour les autorités nationales.
19 mars 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 46, paragraphe 3, de la directive 2013/32/UE, combiné à l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux. Il précise que le droit à un recours effectif exige que le juge national, saisi d'un recours contre une décision de rejet d'une demande de protection internationale, dispose du pouvoir de réformer cette décision, y compris en accordant lui-même la protection, et non de seulement l'annuler. Une réglementation nationale qui limite ce pouvoir ou impose un délai de jugement trop court, comme un délai de 60 jours, peut compromettre l'examen complet et ex nunc requis par le droit de l'Union.
19 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2013/32/UE s'oppose à une réglementation nationale qui prévoit l'irrecevabilité d'une demande de protection internationale au seul motif que le demandeur est arrivé via un pays où il n'est pas exposé à la persécution ou qui offre une protection suffisante. Elle a également estimé que le délai de huit jours imposé au juge national pour statuer sur le recours contre une telle décision d'irrecevabilité est contraire au droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux.
19 mars 2020
19 mars 2020
Le Tribunal de l'Union européenne rejette la demande de la société polonaise Autostrada Wielkopolska visant à obtenir le bénéfice de l'aide juridictionnelle pour contester une décision de la Commission. Cette ordonnance précise les conditions strictes d'octroi de l'aide juridictionnelle devant le juge de l'Union, notamment l'obligation pour le demandeur de démontrer son incapacité totale ou partielle à faire face aux frais de procédure. Pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle que les critères d'accès à l'aide juridictionnelle devant les juridictions européennes sont autonomes et ne se confondent pas avec les règles nationales, même si la situation financière du requérant est appréciée in concreto.
13 mars 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne de clore l'enquête antidumping concernant les importations de produits sidérurgiques originaires de Serbie. Le Tribunal juge que la Commission a violé le règlement de base antidumping (2016/1036) en procédant à une évaluation cumulative erronée du préjudice et en ne fournissant pas une information finale adéquate à Eurofer. Cette décision précise les conditions strictes de l'évaluation cumulative des importations et les obligations procédurales de la Commission en matière de transparence et de motivation.
12 mars 2020