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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.

1 248

Total documents

429 524

Avec texte intégral

275 256

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En vigueur

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Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 834

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 517

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 359

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 754

Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 943

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 117

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2020Effacer tout
Jurisprudence CJUE62018TJ0752

Arrêt du Tribunal (dixième chambre) du 26 mars 2020.#Tecnodidattica SpA contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Demande de marque de l’Union européenne tridimensionnelle – Forme de socles de globe et de lampe – Motif absolu de refus – Signe constitué exclusivement par la forme du produit nécessaire à l’obtention d’un résultat technique – Article 7, paragraphe 1, sous e), ii), du règlement (CE) no 207/2009 [devenu article 7, paragraphe 1, sous e), ii), du règlement (UE) 2017/1001] – Absence d’éléments ornementaux ou fantaisistes jouant un rôle important ou essentiel.#Affaire T-752/18.

L'arrêt du Tribunal de l'UE du 26 mars 2020 (affaire T-752/18) précise l'interprétation du motif absolu de refus prévu à l'article 7, paragraphe 1, sous e), ii), du règlement sur la marque de l'UE, concernant les signes constitués exclusivement par la forme du produit nécessaire à l'obtention d'un résultat technique. Le Tribunal a jugé que la présence d'éléments ornementaux ou fantaisistes sur une forme tridimensionnelle (en l'espèce, des socles de globe et de lampe) ne suffit pas à écarter ce motif de refus si ces éléments ne jouent pas un rôle important ou essentiel dans la configuration globale de la forme. En conséquence, la marque tridimensionnelle peut être refusée si la forme dans son ensemble reste dictée par des considérations techniques.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62019CA0002

Affaire C-2/19: Arrêt de la Cour (première chambre) du 26 mars 2020 (demande de décision préjudicielle de la Riigikohus — Estonie) — procédure pénale contre A. P. (Renvoi préjudiciel – Décision-cadre 2008/947/JAI – Reconnaissance mutuelle des jugements et des décisions de probation – Champ d’application – Jugement prononçant une peine privative de liberté assortie du sursis avec mise à l’épreuve – Mesure de probation – Obligation de s’abstenir de commettre une nouvelle infraction pénale – Obligation d’origine légale)

La Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application de la décision-cadre 2008/947/JAI relative à la reconnaissance mutuelle des jugements et décisions de probation. Elle juge que l'obligation légale de ne pas commettre de nouvelle infraction, inhérente à un sursis avec mise à l'épreuve, ne constitue pas une "mesure de probation" au sens de cette décision-cadre. Par conséquent, une telle obligation ne peut pas faire l'objet d'une reconnaissance mutuelle et d'un transfert de surveillance entre États membres.

26 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0103

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0103

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0564_SUM

Arrêt de la Cour (première chambre) du 19 mars 2020.#LH contre Bevándorlási és Menekültügyi Hivatal.#Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Demande de protection internationale – Article 33, paragraphe 2 – Motifs d’irrecevabilité – Réglementation nationale prévoyant l’irrecevabilité de la demande si le demandeur est arrivé dans l’État membre concerné par un pays où il n’est pas exposé à la persécution ou au risque d’atteintes graves, ou si ce pays accorde une protection suffisante – Article 46 – Droit à un recours effectif – Contrôle juridictionnel des décisions administratives concernant l’irrecevabilité des demandes de protection internationale – Délai de huit jours pour statuer – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.#Affaire C-564/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2013/32/UE s'oppose à une réglementation nationale qui déclare irrecevable une demande de protection internationale au seul motif que le demandeur est arrivé via un pays tiers sûr, sans vérifier au cas par cas si ce pays offre effectivement une protection. Elle a également estimé qu'un délai de huit jours pour statuer sur un recours contre une telle décision d'irrecevabilité est incompatible avec le droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux. Cette décision impose donc aux États membres de garantir un contrôle juridictionnel approfondi et des délais raisonnables pour les recours.

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0234

Affaire C-234/18: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 19 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Sofiyski gradski sad — Bulgarie) — Komisia za protivodeystvie na koruptsiyata i za otnemane na nezakonno pridobitoto imushtestvo / BP, AB, PB, «Тrast B» ООD, «Agro In 2001» EOOD, «ACounT Service 2009» EOOD, «Invest Management» OOD, «Estate» OOD, «Bromak» OOD, «Bromak Finance» EAD, «Viva Telekom Bulgaria» EOOD, «Balgarska Telekomunikationna Kompania» AD, «Hedge Investment Bulgaria» AD, «Kemira» OOD, «Dunarit» AD, «Technologichen Zentar-Institut Po Mikroelektronika» AD, «Еvrobild 2003» EOOD, «Тechnotel Invest» AD, «Ken Trade» EAD, «Konsult Av» EOOD, Louvrier Investments Company 33 SA, EFV International Financial Ventures Ltd, Interv Investment SARL, LIC Telecommunications SARL, V Telecom Investment SCA, V2 Investment SARL, Empreno Ventures Ltd (Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Procédure de confiscation des avoirs illégalement acquis en l’absence d’une condamnation pénale – Directive 2014/42/UE – Champ d’application – Décision-cadre 2005/212/JAI)

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-234/18) précise le champ d'application de la directive 2014/42/UE concernant le gel et la confiscation des instruments et des produits du crime. La Cour juge que cette directive ne s'applique pas aux procédures de confiscation civile qui ne sont pas consécutives à une condamnation pénale définitive, et que de telles mesures relèvent de la décision-cadre 2005/212/JAI. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt délimite donc le cadre européen applicable aux procédures de confiscation sans condamnation pénale, en distinguant le régime de la directive de celui de la décision-cadre.

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0234

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 19 mars 2020.#Komisia za protivodeystvie na koruptsiyata i za otnemane na nezakonno pridobitoto imushtestvo contre BP e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sofiyski gradski sad.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Procédure de confiscation des avoirs illégalement acquis en l’absence d’une condamnation pénale – Directive 2014/42/UE – Champ d’application – Décision-cadre 2005/212/JAI.#Affaire C-234/18.

Cet arrêt de la CJUE précise le champ d'application de la directive 2014/42/UE concernant le gel et la confiscation des instruments et des produits du crime. La Cour juge que cette directive ne s'applique pas aux procédures de confiscation civile ou administrative qui ne sont pas consécutives à une condamnation pénale définitive. En conséquence, une procédure nationale de confiscation des avoirs illégalement acquis, engagée en l'absence de toute condamnation pénale, relève du droit national et non du cadre harmonisé par la directive.

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0103

Affaires jointes C-103/18 et C-429/18: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 19 mars 2020 (demandes de décision préjudicielle du Juzgado Contencioso-Administrativo n° 8 de Madrid, Juzgado Contencioso-Administrativo n° 14 de Madrid — Espagne) — Domingo Sánchez Ruiz (C-103/18), Berta Fernández Álvarez e.a. (C-429/18) / Comunidad de Madrid (Servicio Madrileño de Salud) (Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 1999/70/CE – Accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée – Clause 5 – Notion de «contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs» – Non-respect par l’employeur du délai légal imparti pour pourvoir définitivement le poste occupé provisoirement par le travailleur à durée déterminée – Prorogation implicite d’année en année de la relation de travail – Occupation par un travailleur à durée déterminée du même poste dans le cadre de deux nominations consécutives – Notion de «raisons objectives» justifiant le renouvellement de contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs – Respect des motifs de recrutement prévus par la réglementation nationale – Examen concret révélant que le renouvellement successif de relations de travail à durée déterminée vise à couvrir des besoins permanents et durables de l’employeur en personnel – Mesures visant à prévenir et, le cas échéant, à sanctionner les abus résultant de l’utilisation de contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs – Procédures de sélection visant à pourvoir de manière définitive les postes occupés provisoirement par des travailleurs à durée déterminée – Transformation du statut des travailleurs à durée déterminée en «personnel à durée indéterminée non permanent» – Octroi au travailleur d’une indemnité équivalente à celle versée en cas de licenciement abusif – Applicabilité de l’accord-cadre sur le travail à durée déterminée nonobstant le fait que le travailleur a consenti aux renouvellements successifs de contrats à durée déterminée – Clause 5, point 1 – Absence d’obligation pour les juridictions nationales de laisser inappliquée une réglementation nationale non conforme)

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (19 mars 2020) précise les conditions dans lesquelles l'utilisation de contrats à durée déterminée successifs dans le secteur public espagnol constitue un abus au sens de la clause 5 de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée. La Cour juge que le simple respect des motifs légaux de recrutement ne suffit pas à justifier des renouvellements successifs si ceux-ci couvrent en réalité des besoins permanents et durables de l'employeur. Elle indique également que les mesures nationales de prévention et de sanction des abus, comme la transformation en "personnel à durée indéterminée non permanent" ou l'octroi d'une indemnité, doivent être effectives et dissuasives, sans que le consentement du travailleur aux renouvellements ne fasse obstacle à la constatation de l'abus.

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0612

Affaire C-612/18 P: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 19 mars 2020 — ClientEarth / Commission européenne [Pourvoi – Accès aux documents des institutions – Règlement (CE) n° 1049/2001 – Article 4, paragraphe 1, sous a), troisième tiret, et paragraphe 6 – Exceptions au droit d’accès – Protection de l’intérêt public en ce qui concerne les relations internationales – Documents établis par le service juridique de la Commission européenne concernant le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États ainsi que le système juridictionnel des investissements dans les accords commerciaux de l’Union européenne – Refus partiel d’accès]

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'ONG ClientEarth contre le refus partiel d'accès de la Commission à des documents juridiques relatifs aux mécanismes de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS) et au système juridictionnel des investissements (ICS). La Cour confirme que la Commission peut invoquer l'exception de protection des relations internationales (article 4, §1, a), 3e tiret du règlement 1049/2001) pour refuser l'accès à des avis juridiques, même partiellement, dès lors que leur divulgation porterait atteinte à la position de négociation de l'Union. Cet arrêt précise les limites du droit d'accès aux documents en matière de politique commerciale et la marge d'appréciation des institutions pour protéger l'intérêt public international.

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0612

Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 19 mars 2020.#ClientEarth contre Commission européenne.#Pourvoi – Accès aux documents des institutions – Règlement (CE) n° 1049/2001 – Article 4, paragraphe 1, sous a), troisième tiret, et paragraphe 6 – Exceptions au droit d’accès – Protection de l’intérêt public en ce qui concerne les relations internationales – Documents établis par le service juridique de la Commission européenne concernant le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États ainsi que le système juridictionnel des investissements dans les accords commerciaux de l’Union européenne – Refus partiel d’accès.#Affaire C-612/18 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'ONG ClientEarth contre le refus partiel d'accès de la Commission à des documents juridiques relatifs au mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS) et au système juridictionnel des investissements (ICS). Elle confirme que la Commission peut légalement invoquer l'exception de protection des relations internationales (article 4, §1, a), troisième tiret, du règlement 1049/2001) pour refuser l'accès à ces documents, même s'ils émanent de son service juridique, dès lors que leur divulgation risquerait de porter atteinte à la position de l'Union dans les négociations commerciales internationales.

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0564

Arrêt de la Cour (première chambre) du 19 mars 2020.#LH contre Bevándorlási és Menekültügyi Hivatal.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság.#Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Demande de protection internationale – Article 33, paragraphe 2 – Motifs d’irrecevabilité – Réglementation nationale prévoyant l’irrecevabilité de la demande si le demandeur est arrivé dans l’État membre concerné par un pays où il n’est pas exposé à la persécution ou au risque d’atteintes graves, ou si ce pays accorde une protection suffisante – Article 46 – Droit à un recours effectif – Contrôle juridictionnel des décisions administratives concernant l’irrecevabilité des demandes de protection internationale – Délai de huit jours pour statuer – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.#Affaire C-564/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2013/32/UE s'oppose à une réglementation nationale qui déclare irrecevable une demande de protection internationale au seul motif que le demandeur est arrivé par un pays tiers sûr, sans vérifier au cas par cas le lien suffisant entre ce demandeur et ledit pays. Elle a également estimé que le délai de huit jours imposé au juge national pour statuer sur un recours contre une telle décision d'irrecevabilité est incompatible avec le droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux.

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0406

Affaire C-406/18: Arrêt de la Cour (première chambre) du 19 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — PG / Bevándorlási és Menekültügyi Hivatal (Renvoi préjudiciel – Politique commune en matière d’asile et de protection subsidiaire – Procédures communes pour l’octroi de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Article 46, paragraphe 3 – Examen complet et ex nunc – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit à un recours effectif – Pouvoirs et devoirs de la juridiction de première instance – Absence de pouvoir de réformation des décisions des autorités compétentes en matière de protection internationale – Réglementation nationale prévoyant une obligation de statuer dans un délai de 60 jours)

L'arrêt C-406/18 de la CJUE précise que l'article 46, paragraphe 3, de la directive 2013/32/UE, lu à la lumière de l'article 47 de la Charte, impose au juge national saisi d'un recours contre une décision en matière de protection internationale de procéder à un examen complet et ex nunc des faits et des éléments de droit, ce qui implique qu'il puisse réformer la décision administrative. Il s'oppose donc à une réglementation nationale qui limite le pouvoir du juge de première instance à un simple contrôle d'annulation, sans pouvoir substituer sa propre décision à celle de l'autorité administrative, et ce, même en présence d'un délai de jugement de 60 jours.

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0612_INF

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0612_INF

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0103_RES

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 19 mars 2020.#Domingo Sánchez Ruiz et Berta Fernández Álvarez e.a. contre Comunidad de Madrid (Servicio Madrileño de Salud).#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 1999/70/CE – Accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée – Clause 5 – Notion de “contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs” – Non-respect par l’employeur du délai légal imparti pour pourvoir définitivement le poste occupé provisoirement par le travailleur à durée déterminée – Prorogation implicite d’année en année de la relation de travail – Occupation par un travailleur à durée déterminée du même poste dans le cadre de deux nominations consécutives – Notion de “raisons objectives” justifiant le renouvellement de contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs – Respect des motifs de recrutement prévus par la réglementation nationale – Examen concret révélant que le renouvellement successif de relations de travail à durée déterminée vise à couvrir des besoins permanents et durables de l’employeur en personnel – Mesures visant à prévenir et, le cas échéant, à sanctionner les abus résultant de l’utilisation de contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs – Proc��dures de sélection visant à pourvoir de manière définitive les postes occupés provisoirement par des travailleurs à durée déterminée – Transformation du statut des travailleurs à durée déterminée en “personnel à durée indéterminée non permanent” – Octroi au travailleur d’une indemnité équivalente à celle versée en cas de licenciement abusif – Applicabilité de l’accord-cadre sur le travail à durée déterminée nonobstant le fait que le travailleur a consenti aux renouvellements successifs de contrats à durée déterminée – Clause 5, point 1 – Absence d’obligation pour les juridictions nationales de laisser inappliquée une réglementation nationale non conforme.#Affaires jointes C-103/18 et C-429/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'utilisation de contrats à durée déterminée successifs pour couvrir des besoins permanents et durables constitue un abus, même si le travailleur y a consenti. Elle juge que le non-respect par l'employeur du délai légal pour pourvoir définitivement un poste, entraînant une prorogation implicite du contrat, ne constitue pas une "raison objective" justifiant le renouvellement. En conséquence, les États membres doivent prévoir des mesures effectives pour sanctionner ces abus, comme la transformation du contrat en contrat à durée indéterminée ou l'octroi d'une indemnité équivalente à un licenciement abusif, sans que les juges nationaux soient tenus de laisser inappliquée une réglementation nationale contraire.

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0234_RES

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 19 mars 2020.#Komisia za protivodeystvie na koruptsiyata i za otnemane na nezakonno pridobitoto imushtestvo contre BP e.a.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Procédure de confiscation des avoirs illégalement acquis en l’absence d’une condamnation pénale – Directive 2014/42/UE – Champ d’application – Décision-cadre 2005/212/JAI.#Affaire C-234/18.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application de la directive 2014/42/UE concernant le gel et la confiscation des instruments et des produits du crime. Il juge que cette directive ne s'applique pas aux procédures de confiscation d'avoirs illégalement acquis qui sont engagées en l'absence d'une condamnation pénale définitive, ces dernières relevant de la décision-cadre 2005/212/JAI. Pour un professionnel du droit français, cette décision délimite le cadre européen applicable aux procédures de confiscation dites "non fondées sur une condamnation".

19 mars 2020

Détail →
Arrêt CJUE62017CC0517

Conclusions de l'avocat général M. G. Hogan, présentées le 19 mars 2020.#Milkiyas Addis contre Bundesrepublik Deutschland.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesverwaltungsgericht.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Politique d’asile – Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Articles 14 et 34 – Obligation de donner au demandeur d’une protection internationale la possibilité d’avoir un entretien personnel avant l’adoption d’une décision d’irrecevabilité – Violation de l’obligation lors de la procédure en première instance – Conséquences.#Affaire C-517/17.

L'avocat général Hogan conclut que la violation de l'obligation d'organiser un entretien personnel avant de déclarer irrecevable une demande de protection internationale, en application des articles 14 et 34 de la directive 2013/32/UE, ne peut être régularisée en appel que si le demandeur a eu la possibilité de présenter utilement ses arguments sur tous les éléments de fait et de droit pertinents. Cette affaire précise les conséquences procédurales d'un tel manquement en première instance pour les autorités nationales.

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0406_SUM

Arrêt de la Cour (première chambre) du 19 mars 2020.#PG contre Bevándorlási és Menekültügyi Hivatal.#Renvoi préjudiciel – Politique commune en matière d’asile et de protection subsidiaire – Procédures communes pour l’octroi de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Article 46, paragraphe 3 – Examen complet et ex nunc – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit à un recours effectif – Pouvoirs et devoirs de la juridiction de première instance – Absence de pouvoir de réformation des décisions des autorités compétentes en matière de protection internationale – Réglementation nationale prévoyant une obligation de statuer dans un délai de 60 jours.#Affaire C-406/18.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 46, paragraphe 3, de la directive 2013/32/UE, combiné à l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux. Il précise que le droit à un recours effectif exige que le juge national, saisi d'un recours contre une décision de rejet d'une demande de protection internationale, dispose du pouvoir de réformer cette décision, y compris en accordant lui-même la protection, et non de seulement l'annuler. Une réglementation nationale qui limite ce pouvoir ou impose un délai de jugement trop court, comme un délai de 60 jours, peut compromettre l'examen complet et ex nunc requis par le droit de l'Union.

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0564

Affaire C-564/18: Arrêt de la Cour (première chambre) du 19 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — LH / Bevándorlási és Menekültügyi Hivatal (Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Demande de protection internationale – Article 33, paragraphe 2 – Motifs d’irrecevabilité – Réglementation nationale prévoyant l’irrecevabilité de la demande si le demandeur est arrivé dans l’État membre concerné par un pays où il n’est pas exposé à la persécution ou au risque d’atteintes graves, ou si ce pays accorde une protection suffisante – Article 46 – Droit à un recours effectif – Contrôle juridictionnel des décisions administratives concernant l’irrecevabilité des demandes de protection internationale – Délai de huit jours pour statuer – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2013/32/UE s'oppose à une réglementation nationale qui prévoit l'irrecevabilité d'une demande de protection internationale au seul motif que le demandeur est arrivé via un pays où il n'est pas exposé à la persécution ou qui offre une protection suffisante. Elle a également estimé que le délai de huit jours imposé au juge national pour statuer sur le recours contre une telle décision d'irrecevabilité est contraire au droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux.

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0406

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0406

19 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62017TO0778

Ordonnance du Tribunal (quatrième chambre) du 13 mars 2020.#Autostrada Wielkopolska S.A. contre Commission européenne.#Affaire T-778/17 REC.

Le Tribunal de l'Union européenne rejette la demande de la société polonaise Autostrada Wielkopolska visant à obtenir le bénéfice de l'aide juridictionnelle pour contester une décision de la Commission. Cette ordonnance précise les conditions strictes d'octroi de l'aide juridictionnelle devant le juge de l'Union, notamment l'obligation pour le demandeur de démontrer son incapacité totale ou partielle à faire face aux frais de procédure. Pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle que les critères d'accès à l'aide juridictionnelle devant les juridictions européennes sont autonomes et ne se confondent pas avec les règles nationales, même si la situation financière du requérant est appréciée in concreto.

13 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62017TJ0835

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 12 mars 2020.#Eurofer, Association Européenne de l'Acier, AISBL contre Commission européenne.#Dumping – Importation de produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés originaires du Brésil, d’Iran, de Russie, de Serbie et d’Ukraine – Clôture de la procédure concernant les importations originaires de Serbie – Détermination de l’existence d’un préjudice – Évaluation cumulative des effets des importations en provenance de plus d’un pays – Article 3, paragraphe 4, du règlement (UE) 2016/1036 – Clôture de la procédure sans institution de mesures – Article 9, paragraphe 2, du règlement 2016/1036 – Information finale sur les faits et considérations essentiels sur la base desquels il est envisagé de recommander l’institution de mesures définitives ou la clôture d’une enquête ou d’une procédure sans institution de mesures – Article 20, paragraphe 2, du règlement 2016/1036.#Affaire T-835/17.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne de clore l'enquête antidumping concernant les importations de produits sidérurgiques originaires de Serbie. Le Tribunal juge que la Commission a violé le règlement de base antidumping (2016/1036) en procédant à une évaluation cumulative erronée du préjudice et en ne fournissant pas une information finale adéquate à Eurofer. Cette décision précise les conditions strictes de l'évaluation cumulative des importations et les obligations procédurales de la Commission en matière de transparence et de motivation.

12 mars 2020

Détail →
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