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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.

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En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2020Effacer tout
Jurisprudence CJUE62018CJ0679_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 5 mars 2020.#OPR-Finance s.r.o. contre GK.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 2008/48/CE – Contrats de crédit aux consommateurs – Article 8 – Obligation de vérification par le prêteur de la solvabilité du consommateur – Réglementation nationale – Opposabilité de la prescription à l’exception de nullité du contrat soulevée par le consommateur – Article 23 – Sanctions – Caractère effectif, proportionné et dissuasif – Juge national – Examen d’office du respect de ladite obligation.#Affaire C-679/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national doit examiner d'office si le prêteur a respecté son obligation de vérifier la solvabilité du consommateur (article 8 de la directive 2008/48/CE), même en l'absence de contestation du consommateur. Elle juge que la prescription de l'action en nullité du contrat de crédit, lorsqu'elle prive le consommateur de la possibilité de se prévaloir de la violation de cette obligation, est contraire au droit de l'Union si elle n'est pas effective, proportionnée et dissuasive au sens de l'article 23 de la directive.

5 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0766_RES

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 5 mars 2020.#Foundation for the Protection of the Traditional Cheese of Cyprus named Halloumi contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).#Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Règlement (CE) no 207/2009 – Opposition – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Risque de confusion – Critères d’appréciation – Applicabilité en cas de marque antérieure collective – Interdépendance entre la similitude des marques en conflit et celle des produits ou des services désignés par ces marques.#Affaire C-766/18 P.

La Cour de justice précise que les critères d'appréciation du risque de confusion, notamment le principe d'interdépendance entre la similitude des signes et celle des produits, s'appliquent de la même manière aux marques collectives qu'aux marques individuelles. L'arrêt rejette le pourvoi de la Foundation for the Protection of the Traditional Cheese of Cyprus named Halloumi, confirmant que l'EUIPO avait valablement écarté un risque de confusion entre la marque collective antérieure "HALLOUMI" et la marque contestée, en raison de faibles similitudes visuelles et phonétiques.

5 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0211

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 5 mars 2020.#Idealmed III – Serviços de Saúde SA contre Autoridade Tributária e Aduaneira.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunal Arbitral Tributário (Centro de Arbitragem Administrativa).#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 132, paragraphe 1, sous b) – Exonérations – Hospitalisation et soins médicaux – Établissements hospitaliers – Prestations fournies dans des conditions sociales comparables à celles qui valent pour les organismes de droit public – Articles 377 et 391 – Dérogations – Faculté d’opter pour la taxation – Maintien de la taxation – Modification des conditions d’exercice de l’activité.#Affaire C-211/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'exonération de TVA pour les soins hospitaliers fournis par des établissements privés, en application de l'article 132, paragraphe 1, sous b), de la directive 2006/112/CE. Elle juge que le maintien d'une option pour la taxation (prévue par une dérogation nationale) peut être remis en cause si les conditions sociales d'exercice de l'activité sont modifiées de manière substantielle. En conséquence, un État membre peut exiger d'un opérateur qu'il renonce à cette option et applique l'exonération lorsque ses prestations deviennent comparables à celles des organismes de droit public.

5 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0766

Affaire C-766/18 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 5 mars 2020 — Foundation for the Protection of the Traditional Cheese of Cyprus named Halloumi / Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), M. J. Dairies EOOD (Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Règlement (CE) no 207/2009 – Opposition – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Risque de confusion – Critères d’appréciation – Applicabilité en cas de marque antérieure collective – Interdépendance entre la similitude des marques en conflit et celle des produits ou des services désignés par ces marques)

L'arrêt de la Cour de justice dans l'affaire C-766/18 P précise que les critères d'appréciation du risque de confusion, notamment le principe d'interdépendance entre la similitude des signes et celle des produits, s'appliquent de la même manière aux marques collectives qu'aux marques individuelles. La Cour rejette ainsi l'argument selon lequel la nature collective d'une marque antérieure justifierait une approche différente dans l'évaluation du risque de confusion.

5 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0211_SUM

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 5 mars 2020.#Idealmed III – Serviços de Saúde SA contre Autoridade Tributária e Aduaneira.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 132, paragraphe 1, sous b) – Exonérations – Hospitalisation et soins médicaux – Établissements hospitaliers – Prestations fournies dans des conditions sociales comparables à celles qui valent pour les organismes de droit public – Articles 377 et 391 – Dérogations – Faculté d’opter pour la taxation – Maintien de la taxation – Modification des conditions d’exercice de l’activité.#Affaire C-211/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'exonération de TVA pour les soins hospitaliers fournis par des établissements privés, en application de l'article 132, paragraphe 1, sous b), de la directive 2006/112/CE. Elle juge que le maintien d'une option pour la taxation, prévue par une dérogation nationale, ne peut être remis en cause par une simple modification des conditions d'exercice de l'activité, dès lors que l'établissement continue à remplir les conditions sociales comparables à celles des organismes de droit public. Cet arrêt clarifie ainsi la portée des dérogations et la stabilité des régimes d'option pour la taxation en matière de TVA.

5 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0679

Affaire C-679/18: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 5 mars 2020 (demande de décision préjudicielle de l’Okresní soud v Ostravě — République tchèque) — OPR-Finance s.r.o. / GK (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 2008/48/CE – Contrats de crédit aux consommateurs – Article 8 – Obligation de vérification par le prêteur de la solvabilité du consommateur – Réglementation nationale – Opposabilité de la prescription à l’exception de nullité du contrat soulevée par le consommateur – Article 23 – Sanctions – Caractère effectif, proportionné et dissuasif – Juge national – Examen d’office du respect de ladite obligation »)

La Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national doit examiner d'office si le prêteur a respecté son obligation de vérifier la solvabilité du consommateur (article 8 de la directive 2008/48/CE), et ce même si le consommateur n'a pas soulevé ce moyen. Elle juge que la prescription de l'action en nullité du contrat de crédit, telle que prévue par le droit national, ne doit pas rendre impossible ou excessivement difficile l'exercice des droits conférés par la directive, et que les sanctions applicables en cas de manquement à cette obligation doivent être effectives, proportionnées et dissuasives.

5 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0211

Affaire C-211/18: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 5 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Arbitral Tributário (Centro de Arbitragem Administrativa — CAAD) — Portugal) — Idealmed III — Serviços de Saúde SA / Autoridade Tributária e Aduaneira (Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 132, paragraphe 1, sous b) – Exonérations – Hospitalisation et soins médicaux – Établissements hospitaliers – Prestations fournies dans des conditions sociales comparables à celles qui valent pour les organismes de droit public – Articles 377 et 391 – Dérogations – Faculté d’opter pour la taxation – Maintien de la taxation – Modification des conditions d’exercice de l’activité)

Dans l'arrêt **Idealmed III (C-211/18)** du 5 mars 2020, la CJUE précise les conditions d'exonération de TVA pour les soins médicaux fournis par des établissements privés, en application de l'article 132, §1, b) de la directive TVA. Elle juge que le maintien d'une option pour la taxation (prévue par une dérogation nationale) est incompatible avec le droit de l'UE si les conditions sociales de l'activité ont été modifiées, rendant l'exonération obligatoire. Pour le praticien français, cet arrêt clarifie que l'administration ne peut imposer une taxation aux cliniques privées lorsque leurs prestations sont fournies dans des conditions sociales comparables à celles du secteur public, même en cas d'option antérieure pour l'assujettissement.

5 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0766

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0766

5 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018TA0688

Affaire T-688/18: Arrêt du Tribunal du 5 mars 2020 — Exploitatiemaatschappij De Berghaaf/EUIPO — Brigade Electronics Group (CORNEREYE) [«Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne verbale CORNEREYE – Marque de l’Union européenne verbale antérieure BACKEYE – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Caractère distinctif accru de la marque antérieure acquis par l’usage – Preuves – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001 – Examen d’office des faits – Article 95, paragraphe 1, du règlement 2017/1001»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque verbale "CORNEREYE" pour des produits liés aux systèmes de sécurité pour véhicules. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "BACKEYE", en raison de la similitude visuelle et conceptuelle des signes et de la forte distinctivité acquise par l'usage de la marque antérieure. L'arrêt rappelle que l'EUIPO n'est pas tenu d'examiner d'office des faits non invoqués par les parties dans le cadre d'une procédure d'opposition.

5 mars 2020

Détail →
Arrêt CJUE62018CC0674

Arrêt CJUE — 62018CC0674

5 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0679

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 5 mars 2020.#OPR-Finance s.r.o. contre GK.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Okresní soud v Ostravě.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 2008/48/CE – Contrats de crédit aux consommateurs – Article 8 – Obligation de vérification par le prêteur de la solvabilité du consommateur – Réglementation nationale – Opposabilité de la prescription à l’exception de nullité du contrat soulevée par le consommateur – Article 23 – Sanctions – Caractère effectif, proportionné et dissuasif – Juge national – Examen d’office du respect de ladite obligation.#Affaire C-679/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national doit examiner d'office si le prêteur a respecté son obligation de vérifier la solvabilité du consommateur (article 8 de la directive 2008/48/CE), même si le consommateur n'a pas soulevé ce moyen. Elle juge que la prescription de l'action en nullité du contrat de crédit ne peut être opposée au consommateur si elle rend la sanction prévue par le droit national (la nullité) ineffective, disproportionnée ou non dissuasive au sens de l'article 23 de la directive.

5 mars 2020

Détail →
Arrêt CJUE62018CC0698

Arrêt CJUE — 62018CC0698

5 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018TJ0688

Arrêt du Tribunal (première chambre) du 5 mars 2020.#Exploitatiemaatschappij De Berghaaf BV contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne verbale CORNEREYE – Marque de l’Union européenne verbale antérieure BACKEYE – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Caractère distinctif accru de la marque antérieure acquis par l’usage – Preuves – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001 – Examen d’office des faits – Article 95, paragraphe 1, du règlement 2017/1001.#Affaire T-688/18.

Le Tribunal de l'UE annule la décision de l'EUIPO qui avait rejeté l'opposition formée contre la marque "CORNEREYE". Il juge que l'Office n'a pas suffisamment examiné les preuves du caractère distinctif accru de la marque antérieure "BACKEYE" acquise par l'usage, ce qui affecte l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement 2017/1001. L'arrêt rappelle l'obligation pour l'EUIPO d'exercer un examen d'office rigoureux des faits pertinents, conformément à l'article 95, paragraphe 1, du même règlement.

5 mars 2020

Détail →
Arrêt CJUE62018CC0549

Conclusions de l'avocat général M. E. Tanchev, présentées le 5 mars 2020.#Commission européenne contre Roumanie.#Manquement d’État – Article 258 TFUE – Prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme – Directive (UE) 2015/849 – Absence de transposition et/ou de communication des mesures de transposition – Article 260, paragraphe 3, TFUE – Demande de condamnation au paiement d’une somme forfaitaire.#Affaire C-549/18.

La Cour de justice est saisie par la Commission européenne d'un recours en manquement contre la Roumanie pour défaut de transposition de la directive 2015/849 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux. L'avocat général propose de constater le manquement et d'appliquer l'article 260, paragraphe 3, TFUE pour condamner l'État membre au paiement d'une somme forfaitaire, sans qu'il soit nécessaire de prouver un préjudice concret. Cette affaire illustre le mécanisme de sanction automatique en cas de non-communication des mesures de transposition d'une directive adoptée selon une procédure législative.

5 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0586

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 4 mars 2020.#Buonotourist Srl contre Commission européenne.#Pourvoi – Concurrence – Aides d’État – Entreprise exploitant des réseaux de liaisons par autobus dans la région de Campanie (Italie) – Compensation pour des obligations de service public versée par les autorités italiennes à la suite d’une décision du Consiglio di Stato (Conseil d’État, Italie) – Décision de la Commission européenne déclarant la mesure d’aide illégale et incompatible avec le marché intérieur.#Affaire C-586/18 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Buonotourist Srl contre une décision de la Commission qualifiant d'aide d'État illégale et incompatible les compensations de service public versées par les autorités italiennes pour l'exploitation de lignes de bus en Campanie. L'arrêt confirme que le simple respect d'une décision de justice nationale (Consiglio di Stato) n'exonère pas un État membre de son obligation de notifier préalablement la mesure à la Commission, et que le juge national ne peut ordonner le versement d'une aide sans vérifier sa compatibilité avec le droit de l'Union. Cette décision rappelle la primauté du contrôle préalable de la Commission sur les décisions judiciaires nationales en matière d'aides d'État.

4 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0655

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0655

4 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0155_SUM

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 4 mars 2020.#Tulliallan Burlington Ltd contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).#Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Règlement (CE) no 207/2009 – Marques verbales et figuratives “BURLINGTON” – Opposition du titulaire de marques verbales et figuratives antérieures “BURLINGTON” et “BURLINGTON ARCADE” – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Risque de confusion – Arrangement de Nice – Classe 35 – Notion de “services de vente au détail” – Article 8, paragraphe 4 – Usurpation – Article 8, paragraphe 5 – Renommée – Critères d’appréciation – Similitude entre les produits et les services – Rejet de l’opposition.#Affaires jointes C-155/18 P à C-158/18 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans cet arrêt, que les "services de vente au détail" relevant de la classe 35 de l'arrangement de Nice ne sont pas nécessairement similaires aux produits vendus, ce qui affecte l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Elle a également clarifié les critères d'appréciation de la renommée et de l'usurpation pour les marques antérieures, en confirmant le rejet de l'opposition formée par le titulaire des marques "BURLINGTON" et "BURLINGTON ARCADE".

4 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0183_SUM

Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 mars 2020.#Centraal Justitieel Incassobureau, Ministerie van Veiligheid en Justitie (CJIB) contre Bank BGŻ BNP Paribas S.A.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision-cadre 2005/214/JAI – Reconnaissance et exécution des sanctions pécuniaires infligées aux personnes morales – Transposition incomplète d’une décision-cadre – Obligation d’interprétation conforme du droit national – Portée.#Affaire C-183/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise l'obligation d'interprétation conforme du droit national à la décision-cadre 2005/214/JAI relative à la reconnaissance et à l'exécution des sanctions pécuniaires infligées aux personnes morales, même en cas de transposition incomplète. Elle juge que le juge national doit interpréter son droit interne, dans toute la mesure du possible, à la lumière du texte et de l'objectif de cette décision-cadre, afin d'en assurer l'effet utile. Cette obligation s'impose pour garantir l'efficacité de la coopération judiciaire en matière pénale, sans toutefois pouvoir conduire à une interprétation contra legem du droit national.

4 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0183

Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 mars 2020.#Centraal Justitieel Incassobureau, Ministerie van Veiligheid en Justitie (CJIB) contre Bank BGŻ BNP Paribas S.A.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sąd Rejonowy Gdańsk–Południe w Gdańsku.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision-cadre 2005/214/JAI – Reconnaissance et exécution des sanctions pécuniaires infligées aux personnes morales – Transposition incomplète d’une décision-cadre – Obligation d’interprétation conforme du droit national – Portée.#Affaire C-183/18.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise l'obligation d'interprétation conforme du droit national à une décision-cadre, même en cas de transposition incomplète. Il concerne la reconnaissance et l'exécution des sanctions pécuniaires infligées aux personnes morales, et impose au juge national d'interpréter son droit interne, dans toute la mesure du possible, à la lumière du texte et de la finalité de la décision-cadre 2005/214/JAI. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt renforce l'effet indirect des décisions-cadres et l'étendue de l'obligation d'interprétation conforme, y compris en matière de sanctions pécuniaires.

4 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0655_SUM

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 4 mars 2020.#Teritorialna direktsia « Severna morska » kam Agentsia Mitnitsi contre « Schenker » EOOD.#Renvoi préjudiciel – Union douanière – Règlement (UE) no 952/2013 – Soustraction à la surveillance douanière – Vol de marchandises placées sous le régime de l’entrepôt douanier – Article 242 – Responsable de la soustraction – Titulaire de l’autorisation d’entrepôt douanier – Sanction pour infraction à la réglementation douanière – Article 42 – Obligation de payer une somme correspondant à la valeur des marchandises manquantes – Cumul avec une sanction pécuniaire – Proportionnalité.#Affaire C-655/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que le titulaire d'une autorisation d'entrepôt douanier est responsable de la soustraction à la surveillance douanière de marchandises volées dans cet entrepôt, même en l'absence de faute de sa part. Elle juge que l'obligation de payer une somme correspondant à la valeur des marchandises manquantes, cumulée à une sanction pécuniaire, n'est pas disproportionnée au regard de l'article 42 du code des douanes de l'Union, dès lors que ce cumul est prévu par la législation nationale et que la sanction totale n'excède pas ce qui est nécessaire pour assurer l'application correcte du droit douanier.

4 mars 2020

Détail →
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