1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
1 248
Total documents
429 524
Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national doit examiner d'office si le prêteur a respecté son obligation de vérifier la solvabilité du consommateur (article 8 de la directive 2008/48/CE), même en l'absence de contestation du consommateur. Elle juge que la prescription de l'action en nullité du contrat de crédit, lorsqu'elle prive le consommateur de la possibilité de se prévaloir de la violation de cette obligation, est contraire au droit de l'Union si elle n'est pas effective, proportionnée et dissuasive au sens de l'article 23 de la directive.
5 mars 2020
La Cour de justice précise que les critères d'appréciation du risque de confusion, notamment le principe d'interdépendance entre la similitude des signes et celle des produits, s'appliquent de la même manière aux marques collectives qu'aux marques individuelles. L'arrêt rejette le pourvoi de la Foundation for the Protection of the Traditional Cheese of Cyprus named Halloumi, confirmant que l'EUIPO avait valablement écarté un risque de confusion entre la marque collective antérieure "HALLOUMI" et la marque contestée, en raison de faibles similitudes visuelles et phonétiques.
5 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'exonération de TVA pour les soins hospitaliers fournis par des établissements privés, en application de l'article 132, paragraphe 1, sous b), de la directive 2006/112/CE. Elle juge que le maintien d'une option pour la taxation (prévue par une dérogation nationale) peut être remis en cause si les conditions sociales d'exercice de l'activité sont modifiées de manière substantielle. En conséquence, un État membre peut exiger d'un opérateur qu'il renonce à cette option et applique l'exonération lorsque ses prestations deviennent comparables à celles des organismes de droit public.
5 mars 2020
L'arrêt de la Cour de justice dans l'affaire C-766/18 P précise que les critères d'appréciation du risque de confusion, notamment le principe d'interdépendance entre la similitude des signes et celle des produits, s'appliquent de la même manière aux marques collectives qu'aux marques individuelles. La Cour rejette ainsi l'argument selon lequel la nature collective d'une marque antérieure justifierait une approche différente dans l'évaluation du risque de confusion.
5 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'exonération de TVA pour les soins hospitaliers fournis par des établissements privés, en application de l'article 132, paragraphe 1, sous b), de la directive 2006/112/CE. Elle juge que le maintien d'une option pour la taxation, prévue par une dérogation nationale, ne peut être remis en cause par une simple modification des conditions d'exercice de l'activité, dès lors que l'établissement continue à remplir les conditions sociales comparables à celles des organismes de droit public. Cet arrêt clarifie ainsi la portée des dérogations et la stabilité des régimes d'option pour la taxation en matière de TVA.
5 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national doit examiner d'office si le prêteur a respecté son obligation de vérifier la solvabilité du consommateur (article 8 de la directive 2008/48/CE), et ce même si le consommateur n'a pas soulevé ce moyen. Elle juge que la prescription de l'action en nullité du contrat de crédit, telle que prévue par le droit national, ne doit pas rendre impossible ou excessivement difficile l'exercice des droits conférés par la directive, et que les sanctions applicables en cas de manquement à cette obligation doivent être effectives, proportionnées et dissuasives.
5 mars 2020
Dans l'arrêt **Idealmed III (C-211/18)** du 5 mars 2020, la CJUE précise les conditions d'exonération de TVA pour les soins médicaux fournis par des établissements privés, en application de l'article 132, §1, b) de la directive TVA. Elle juge que le maintien d'une option pour la taxation (prévue par une dérogation nationale) est incompatible avec le droit de l'UE si les conditions sociales de l'activité ont été modifiées, rendant l'exonération obligatoire. Pour le praticien français, cet arrêt clarifie que l'administration ne peut imposer une taxation aux cliniques privées lorsque leurs prestations sont fournies dans des conditions sociales comparables à celles du secteur public, même en cas d'option antérieure pour l'assujettissement.
5 mars 2020
5 mars 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque verbale "CORNEREYE" pour des produits liés aux systèmes de sécurité pour véhicules. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "BACKEYE", en raison de la similitude visuelle et conceptuelle des signes et de la forte distinctivité acquise par l'usage de la marque antérieure. L'arrêt rappelle que l'EUIPO n'est pas tenu d'examiner d'office des faits non invoqués par les parties dans le cadre d'une procédure d'opposition.
5 mars 2020
5 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national doit examiner d'office si le prêteur a respecté son obligation de vérifier la solvabilité du consommateur (article 8 de la directive 2008/48/CE), même si le consommateur n'a pas soulevé ce moyen. Elle juge que la prescription de l'action en nullité du contrat de crédit ne peut être opposée au consommateur si elle rend la sanction prévue par le droit national (la nullité) ineffective, disproportionnée ou non dissuasive au sens de l'article 23 de la directive.
5 mars 2020
5 mars 2020
Le Tribunal de l'UE annule la décision de l'EUIPO qui avait rejeté l'opposition formée contre la marque "CORNEREYE". Il juge que l'Office n'a pas suffisamment examiné les preuves du caractère distinctif accru de la marque antérieure "BACKEYE" acquise par l'usage, ce qui affecte l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement 2017/1001. L'arrêt rappelle l'obligation pour l'EUIPO d'exercer un examen d'office rigoureux des faits pertinents, conformément à l'article 95, paragraphe 1, du même règlement.
5 mars 2020
La Cour de justice est saisie par la Commission européenne d'un recours en manquement contre la Roumanie pour défaut de transposition de la directive 2015/849 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux. L'avocat général propose de constater le manquement et d'appliquer l'article 260, paragraphe 3, TFUE pour condamner l'État membre au paiement d'une somme forfaitaire, sans qu'il soit nécessaire de prouver un préjudice concret. Cette affaire illustre le mécanisme de sanction automatique en cas de non-communication des mesures de transposition d'une directive adoptée selon une procédure législative.
5 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Buonotourist Srl contre une décision de la Commission qualifiant d'aide d'État illégale et incompatible les compensations de service public versées par les autorités italiennes pour l'exploitation de lignes de bus en Campanie. L'arrêt confirme que le simple respect d'une décision de justice nationale (Consiglio di Stato) n'exonère pas un État membre de son obligation de notifier préalablement la mesure à la Commission, et que le juge national ne peut ordonner le versement d'une aide sans vérifier sa compatibilité avec le droit de l'Union. Cette décision rappelle la primauté du contrôle préalable de la Commission sur les décisions judiciaires nationales en matière d'aides d'État.
4 mars 2020
4 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans cet arrêt, que les "services de vente au détail" relevant de la classe 35 de l'arrangement de Nice ne sont pas nécessairement similaires aux produits vendus, ce qui affecte l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Elle a également clarifié les critères d'appréciation de la renommée et de l'usurpation pour les marques antérieures, en confirmant le rejet de l'opposition formée par le titulaire des marques "BURLINGTON" et "BURLINGTON ARCADE".
4 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise l'obligation d'interprétation conforme du droit national à la décision-cadre 2005/214/JAI relative à la reconnaissance et à l'exécution des sanctions pécuniaires infligées aux personnes morales, même en cas de transposition incomplète. Elle juge que le juge national doit interpréter son droit interne, dans toute la mesure du possible, à la lumière du texte et de l'objectif de cette décision-cadre, afin d'en assurer l'effet utile. Cette obligation s'impose pour garantir l'efficacité de la coopération judiciaire en matière pénale, sans toutefois pouvoir conduire à une interprétation contra legem du droit national.
4 mars 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise l'obligation d'interprétation conforme du droit national à une décision-cadre, même en cas de transposition incomplète. Il concerne la reconnaissance et l'exécution des sanctions pécuniaires infligées aux personnes morales, et impose au juge national d'interpréter son droit interne, dans toute la mesure du possible, à la lumière du texte et de la finalité de la décision-cadre 2005/214/JAI. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt renforce l'effet indirect des décisions-cadres et l'étendue de l'obligation d'interprétation conforme, y compris en matière de sanctions pécuniaires.
4 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le titulaire d'une autorisation d'entrepôt douanier est responsable de la soustraction à la surveillance douanière de marchandises volées dans cet entrepôt, même en l'absence de faute de sa part. Elle juge que l'obligation de payer une somme correspondant à la valeur des marchandises manquantes, cumulée à une sanction pécuniaire, n'est pas disproportionnée au regard de l'article 42 du code des douanes de l'Union, dès lors que ce cumul est prévu par la législation nationale et que la sanction totale n'excède pas ce qui est nécessaire pour assurer l'application correcte du droit douanier.
4 mars 2020