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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.

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Jurisprudence UEAnnée 2020Effacer tout
Jurisprudence CJUE62018CJ0075_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 3 mars 2020.#Vodafone Magyarország Mobil Távközlési Zrt. contre Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága.#Renvoi préjudiciel – Liberté d’établissement – Impôt sur le chiffre d’affaires des opérateurs de télécommunications – Impôt progressif affectant davantage les entreprises détenues par des personnes physiques ou morales d’autres États membres que les entreprises nationales – Tranches de l’impôt progressif applicables à tous les assujettis – Neutralité du montant de chiffre d’affaires en tant que critère de distinction – Capacité contributive des assujettis – Aides d’État – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Taxes sur le chiffre d’affaires – Notion.#Affaire C-75/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation hongroise instaurant un impôt progressif sur le chiffre d'affaires des opérateurs de télécommunications n'est pas contraire à la liberté d'établissement, dès lors que la progressivité de l'impôt, basée sur le montant du chiffre d'affaires et non sur la nationalité, affecte objectivement les entreprises sans discrimination directe ou indirecte. Elle a également précisé qu'un tel impôt, qui n'a pas les caractéristiques essentielles de la TVA, ne constitue pas une taxe sur le chiffre d'affaires prohibée par le droit de l'Union. Enfin, la Cour a exclu que ce dispositif fiscal constitue une aide d'État incompatible avec le marché intérieur.

3 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0717

Affaire C-717/18: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 3 mars 2020 (demande de décision préjudicielle de l’Hof van Beroep te Gent — Belgique) — Exécution du mandat d’arrêt européen émis à l’encontre de X (Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision-cadre 2002/584/JAI – Mandat d’arrêt européen – Article 2, paragraphe 2 – Exécution d’un mandat d’arrêt européen – Suppression du contrôle de la double incrimination du fait – Conditions – Infraction sanctionnée par l’État membre d’émission d’une peine privative de liberté d’un maximum d’au moins trois ans – Modification de la législation pénale de l’État membre d’émission entre la date des faits et la date d’émission du mandat d’arrêt européen – Version de la loi à prendre en considération pour vérifier le seuil du maximum de peine d’au moins trois ans)

Dans l'arrêt C-717/18 (grande chambre, 3 mars 2020), la Cour de justice de l'Union européenne précise la version de la loi pénale à prendre en compte pour vérifier le seuil de peine de trois ans requis pour l'exécution d'un mandat d'arrêt européen sans contrôle de la double incrimination. Elle juge que ce seuil doit s'apprécier au regard de la législation en vigueur dans l'État d'émission au moment de l'émission du mandat, et non à la date des faits. Cette interprétation garantit la sécurité juridique et l'efficacité du mécanisme de reconnaissance mutuelle en matière pénale.

3 mars 2020

Détail →
Arrêt CJUE62018CC0791

Conclusions de l'avocat général M. M. Bobek, présentées le 3 mars 2020.#Stichting Schoonzicht contre Staatssecretaris van Financiën.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Hoge Raad der Nederlanden.#Renvoi préjudiciel – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Biens d’investissement immobiliers – Déduction de la taxe payée en amont – Régularisation de la déduction initialement opérée – Régularisation en une seule fois de l’intégralité de cette déduction à la suite de la première utilisation du bien concerné – Période de régularisation.#Affaire C-791/18.

Dans ses conclusions sur l'affaire C-791/18, l'avocat général Bobek examine la régularisation de la TVA initialement déduite sur un bien d'investissement immobilier lors de sa première utilisation. Il précise les modalités de cette régularisation unique, notamment la détermination de la période de régularisation applicable, en interprétant la directive 2006/112/CE. Cette analyse éclaire les conditions dans lesquelles un assujetti peut être tenu de reverser en une seule fois la totalité de la TVA déduite.

3 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0323

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 3 mars 2020.#Tesco-Global Áruházak Zrt. contre Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság.#Renvoi préjudiciel – Liberté d’établissement – Impôt sur le chiffre d’affaires dans le secteur du commerce de détail en magasin – Impôt progressif affectant davantage les entreprises détenues par des personnes physiques ou morales d’autres États membres que les entreprises nationales – Tranches de l’impôt progressif applicables à tous les assujettis – Neutralité du montant de chiffre d’affaires en tant que critère de distinction – Capacité contributive des assujettis.#Affaire C-323/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un impôt progressif sur le chiffre d'affaires dans le secteur du commerce de détail, bien qu'appliqué sans distinction formelle, peut constituer une restriction à la liberté d'établissement s'il désavantage en pratique les entreprises détenues par des ressortissants d'autres États membres. La progressivité de l'impôt, fondée uniquement sur le montant du chiffre d'affaires, n'est pas en soi discriminatoire, mais elle doit être examinée au regard de ses effets concrets sur les opérateurs économiques transfrontaliers. Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles un impôt national progressif peut être compatible avec le droit de l'Union, en insistant sur la nécessité d'une analyse de l'impact réel sur la liberté d'établissement.

3 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0125

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0125

3 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0717_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 3 mars 2020.#X.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision-cadre 2002/584/JAI – Mandat d’arrêt européen – Article 2, paragraphe 2 – Exécution d’un mandat d’arrêt européen – Suppression du contrôle de la double incrimination du fait – Conditions – Infraction sanctionnée par l’État membre d’émission d’une peine privative de liberté d’un maximum d’au moins trois ans – Modification de la législation pénale de l’État membre d’émission entre la date des faits et la date d’émission du mandat d’arrêt européen – Version de la loi à prendre en considération pour vérifier le seuil du maximum de peine d’au moins trois ans.#Affaire C-717/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que, pour vérifier le seuil de trois ans d'emprisonnement maximum requis pour l'exécution d'un mandat d'arrêt européen sans contrôle de la double incrimination, il faut se référer à la législation de l'État d'émission en vigueur au moment de l'émission du mandat, et non à celle en vigueur à la date des faits. Cette interprétation garantit l'application uniforme de la décision-cadre 2002/584/JAI et la sécurité juridique dans la coopération judiciaire pénale entre États membres.

3 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0323_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 3 mars 2020.#Tesco-Global Áruházak Zrt. contre Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága.#Renvoi préjudiciel – Liberté d’établissement – Impôt sur le chiffre d’affaires dans le secteur du commerce de détail en magasin – Impôt progressif affectant davantage les entreprises détenues par des personnes physiques ou morales d’autres États membres que les entreprises nationales – Tranches de l’impôt progressif applicables à tous les assujettis – Neutralité du montant de chiffre d’affaires en tant que critère de distinction – Capacité contributive des assujettis.#Affaire C-323/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un impôt progressif sur le chiffre d'affaires dans le secteur du commerce de détail, bien qu'appliquant des tranches identiques à tous les assujettis, peut constituer une restriction à la liberté d'établissement s'il affecte en pratique davantage les entreprises détenues par des ressortissants d'autres États membres. Le critère du chiffre d'affaires, en tant que base d'imposition, n'est pas neutre et peut refléter une discrimination indirecte lorsque la progressivité de l'impôt a pour effet de défavoriser les entreprises étrangères, généralement plus grandes. Cet arrêt précise les limites de l'autonomie fiscale des États membres face aux libertés fondamentales du marché intérieur.

3 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0125_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 3 mars 2020.#Marc Gómez del Moral Guasch contre Bankia SA.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Contrat de prêt hypothécaire – Taux d’intérêt variable – Indice de référence fondé sur les prêts hypothécaires des caisses d’épargne – Indice découlant d’une disposition réglementaire ou administrative – Introduction unilatérale de cette clause par le professionnel – Contrôle de l’exigence de transparence par le juge national – Conséquences de la constatation du caractère abusif de la clause.#Affaire C-125/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'indice de référence fondé sur les prêts hypothécaires des caisses d'épargne (IRPH), bien que découlant d'une disposition réglementaire, peut être soumis au contrôle de transparence prévu par la directive 93/13/CEE s'il est introduit unilatéralement par le professionnel dans un contrat de prêt hypothécaire. Le juge national doit vérifier si cette clause est rédigée de manière claire et compréhensible, permettant au consommateur d'évaluer les conséquences économiques du contrat. En cas de caractère abusif, le juge national doit écarter la clause et peut la remplacer par une disposition supplétive de droit national.

3 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0482

Affaire C-482/18: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 3 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — Google Ireland Limited / Nemzeti Adó- és Vámhivatal Kiemelt Adó- és Vámigazgatósága (Renvoi préjudiciel – Libre prestation des services – Article 56 TFUE – Restrictions – Dispositions fiscales – Taxe visant les activités publicitaires et fondée sur le chiffre d’affaires – Obligations relatives à l’enregistrement auprès de l’administration fiscale – Principe de non-discrimination – Amendes – Principe de proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation hongroise instaurant une taxe progressive sur les recettes publicitaires, assortie d'obligations déclaratives et de sanctions disproportionnées, constitue une restriction à la libre prestation des services (article 56 TFUE). Cette taxe, qui frappait plus lourdement les entreprises étrangères comme Google Ireland, est discriminatoire et disproportionnée, car elle n'est pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les États membres ne peuvent imposer des charges fiscales ou administratives qui entravent l'accès au marché des prestataires établis dans d'autres États membres, sans respecter les principes de non-discrimination et de proportionnalité.

3 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0075

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0075

3 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0482

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0482

3 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0075

Affaire C-75/18: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 3 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — Vodafone Magyarország Mobil Távközlési Zrt. / Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága (Renvoi préjudiciel – Liberté d’établissement – Impôt sur le chiffre d’affaires des opérateurs de télécommunications – Impôt progressif affectant davantage les entreprises détenues par des personnes physiques ou morales d’autres États membres que les entreprises nationales – Tranches de l’impôt progressif applicables à tous les assujettis – Neutralité du montant de chiffre d’affaires en tant que critère de distinction – Capacité contributive des assujettis – Aides d’État – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Taxes sur le chiffre d’affaires – Notion)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation hongroise instaurant un impôt progressif sur le chiffre d'affaires des opérateurs de télécommunications n'est pas contraire à la liberté d'établissement, dès lors que la progressivité repose sur un critère objectif de chiffre d'affaires et non sur un lien avec le capital des entreprises. Cet impôt, qui affecte davantage en pratique les entreprises détenues par des ressortissants d'autres États membres, n'est pas discriminatoire car il s'applique de manière neutre à tous les assujettis en fonction de leur capacité contributive. L'arrêt précise également qu'un tel impôt sur le chiffre d'affaires ne constitue pas une aide d'État prohibée et n'est pas incompatible avec le système commun de TVA.

3 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CB0616

Affaire C-616/18: Ordonnance du président de la deuxième chambre de la Cour du 2 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Tribunal d'instance Epinal — France) — Cofidis SA/ YU, ZT

L'ordonnance du président de la deuxième chambre de la Cour de justice de l'Union européenne (C-616/18) du 2 mars 2020, rendue dans le cadre d'une demande préjudicielle du tribunal d'instance d'Épinal, porte sur la radiation de l'affaire opposant Cofidis SA à YU et ZT. Cette décision met fin à la procédure préjudicielle, ce qui signifie que la Cour n'a pas statué au fond sur les questions posées, probablement en raison d'un désistement ou d'une disparition de l'objet du litige. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance confirme que la demande préjudicielle n'a pas donné lieu à une interprétation de la directive sur le crédit à la consommation ou d'autres textes européens, laissant les juridictions nationales trancher le litige sans éclairage de la CJUE.

2 mars 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0405_SUM

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 27 février 2020.#AURES Holdings a.s. contre Odvolací finanční ředitelství.#Renvoi préjudiciel – Article 49 TFUE – Liberté d’établissement – Législation fiscale – Impôt sur les sociétés – Transfert du siège de direction effective d’une société dans un État membre autre que celui de sa constitution – Transfert de résidence fiscale vers cet autre État membre – Réglementation nationale ne permettant pas de faire valoir la perte fiscale subie dans l’État membre de constitution antérieurement au transfert du siège.#Affaire C-405/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le refus d'un État membre (la République tchèque) de permettre à une société, après avoir transféré son siège de direction effective dans un autre État membre, de déduire les pertes fiscales subies avant ce transfert constitue une restriction à la liberté d'établissement (article 49 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée par la nécessité de préserver la répartition équilibrée du pouvoir d'imposition entre les États membres, car la société n'a pas eu la possibilité de faire valoir ces pertes dans l'État de départ. En conséquence, les États membres ne peuvent pas refuser la prise en compte des pertes préexistantes lors d'un transfert de résidence fiscale transfrontalier au seul motif que la société n'est plus résidente fiscale.

27 février 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0384

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 27 février 2020.#Commission européenne contre Royaume de Belgique.#Manquement d’État – Article 49 TFUE – Services dans le marché intérieur – Directive 2006/123/CE – Article 25, paragraphes 1 et 2 – Restrictions aux activités pluridisciplinaires des comptables.#Affaire C-384/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Belgique pour manquement à ses obligations au titre de l'article 49 TFUE et de la directive 2006/123/CE (directive "services"), en raison de restrictions imposées aux activités pluridisciplinaires des comptables. La législation belge interdisait ou limitait l'exercice conjoint de la profession de comptable avec d'autres activités, ce qui a été jugé disproportionné et non conforme au droit de l'Union. Cet arrêt rappelle aux États membres que les restrictions à la pluridisciplinarité dans les professions réglementées doivent être strictement justifiées par des raisons impérieuses d'intérêt général et proportionnées.

27 février 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0240

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 27 février 2020.#Constantin Film Produktion GmbH contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).#Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Règlement (CE) no 207/2009 – Article 7, paragraphe 1, sous f) – Motif absolu de refus – Marque contraire aux bonnes mœurs – Signe verbal “Fack Ju Göhte” – Rejet de la demande d’enregistrement.#Affaire C-240/18 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Constantin Film Produktion contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "Fack Ju Göhte" comme marque de l'Union européenne. Elle confirme que ce signe, phonétiquement identique à une insulte vulgaire en anglais, est contraire aux bonnes mœurs au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous f), du règlement n° 207/2009, même s'il est utilisé comme titre d'un film à succès. Cette décision précise les critères d'appréciation du motif absolu de refus fondé sur l'ordre public et les bonnes mœurs, en tenant compte de la perception du public pertinent et du contexte culturel et linguistique.

27 février 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0298

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0298

27 février 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0803_SUM

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 27 février 2020.#AAS « Balta » contre UAB « Grifs AG ».#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 15, point 5, et article 16, point 5 – Assurance de “grands risques” – Clause attributive de juridiction conclue entre le preneur d’assurance et l’assureur – Opposabilité de cette clause à la personne assurée.#Affaire C-803/18.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que la clause attributive de juridiction conclue entre le preneur d'assurance et l'assureur pour un "grand risque" est opposable à la personne assurée, même si celle-ci n'a pas personnellement consenti à cette clause. Cette solution découle de l'interprétation des articles 15 et 16 du règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012), qui autorisent une dérogation aux règles protectrices de l'assuré pour les grands risques. En pratique, pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que la liberté contractuelle prévaut dans ce domaine spécifique, limitant ainsi la protection impérative normalement accordée à la partie faible.

27 février 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0773

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 27 février 2020.#TK e.a. contre Land Sachsen-Anhalt.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Verwaltungsgericht Halle.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Égalité de traitement en matière d’emploi et de travail – Directive 2000/78/CE – Articles 2 et 6 – Interdiction de toute discrimination fondée sur l’âge – Rémunération des fonctionnaires – Système de rémunération discriminatoire – Rappel de rémunération calculé sur la base d’un classement discriminatoire antérieur – Nouvelle discrimination – Article 9 – Indemnisation du fait d’une législation discriminatoire – Délai de forclusion pour introduire une demande d’indemnisation – Principes d’équivalence et d’effectivité.#Affaires jointes C-773/18 à C-775/18.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le maintien d'un rappel de rémunération calculé sur la base d'un classement discriminatoire antérieur constitue une nouvelle discrimination fondée sur l'âge, prohibée par la directive 2000/78/CE. Il juge également que le droit de l'Union s'oppose à un délai de forclusion national qui rend impossible ou excessivement difficile l'exercice du droit à indemnisation pour une telle discrimination, en application des principes d'équivalence et d'effectivité.

27 février 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0405

Jurisprudence CJUE — 62018CJ0405

27 février 2020

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