1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation hongroise instaurant un impôt progressif sur le chiffre d'affaires des opérateurs de télécommunications n'est pas contraire à la liberté d'établissement, dès lors que la progressivité de l'impôt, basée sur le montant du chiffre d'affaires et non sur la nationalité, affecte objectivement les entreprises sans discrimination directe ou indirecte. Elle a également précisé qu'un tel impôt, qui n'a pas les caractéristiques essentielles de la TVA, ne constitue pas une taxe sur le chiffre d'affaires prohibée par le droit de l'Union. Enfin, la Cour a exclu que ce dispositif fiscal constitue une aide d'État incompatible avec le marché intérieur.
3 mars 2020
Dans l'arrêt C-717/18 (grande chambre, 3 mars 2020), la Cour de justice de l'Union européenne précise la version de la loi pénale à prendre en compte pour vérifier le seuil de peine de trois ans requis pour l'exécution d'un mandat d'arrêt européen sans contrôle de la double incrimination. Elle juge que ce seuil doit s'apprécier au regard de la législation en vigueur dans l'État d'émission au moment de l'émission du mandat, et non à la date des faits. Cette interprétation garantit la sécurité juridique et l'efficacité du mécanisme de reconnaissance mutuelle en matière pénale.
3 mars 2020
Dans ses conclusions sur l'affaire C-791/18, l'avocat général Bobek examine la régularisation de la TVA initialement déduite sur un bien d'investissement immobilier lors de sa première utilisation. Il précise les modalités de cette régularisation unique, notamment la détermination de la période de régularisation applicable, en interprétant la directive 2006/112/CE. Cette analyse éclaire les conditions dans lesquelles un assujetti peut être tenu de reverser en une seule fois la totalité de la TVA déduite.
3 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un impôt progressif sur le chiffre d'affaires dans le secteur du commerce de détail, bien qu'appliqué sans distinction formelle, peut constituer une restriction à la liberté d'établissement s'il désavantage en pratique les entreprises détenues par des ressortissants d'autres États membres. La progressivité de l'impôt, fondée uniquement sur le montant du chiffre d'affaires, n'est pas en soi discriminatoire, mais elle doit être examinée au regard de ses effets concrets sur les opérateurs économiques transfrontaliers. Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles un impôt national progressif peut être compatible avec le droit de l'Union, en insistant sur la nécessité d'une analyse de l'impact réel sur la liberté d'établissement.
3 mars 2020
3 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, pour vérifier le seuil de trois ans d'emprisonnement maximum requis pour l'exécution d'un mandat d'arrêt européen sans contrôle de la double incrimination, il faut se référer à la législation de l'État d'émission en vigueur au moment de l'émission du mandat, et non à celle en vigueur à la date des faits. Cette interprétation garantit l'application uniforme de la décision-cadre 2002/584/JAI et la sécurité juridique dans la coopération judiciaire pénale entre États membres.
3 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un impôt progressif sur le chiffre d'affaires dans le secteur du commerce de détail, bien qu'appliquant des tranches identiques à tous les assujettis, peut constituer une restriction à la liberté d'établissement s'il affecte en pratique davantage les entreprises détenues par des ressortissants d'autres États membres. Le critère du chiffre d'affaires, en tant que base d'imposition, n'est pas neutre et peut refléter une discrimination indirecte lorsque la progressivité de l'impôt a pour effet de défavoriser les entreprises étrangères, généralement plus grandes. Cet arrêt précise les limites de l'autonomie fiscale des États membres face aux libertés fondamentales du marché intérieur.
3 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'indice de référence fondé sur les prêts hypothécaires des caisses d'épargne (IRPH), bien que découlant d'une disposition réglementaire, peut être soumis au contrôle de transparence prévu par la directive 93/13/CEE s'il est introduit unilatéralement par le professionnel dans un contrat de prêt hypothécaire. Le juge national doit vérifier si cette clause est rédigée de manière claire et compréhensible, permettant au consommateur d'évaluer les conséquences économiques du contrat. En cas de caractère abusif, le juge national doit écarter la clause et peut la remplacer par une disposition supplétive de droit national.
3 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation hongroise instaurant une taxe progressive sur les recettes publicitaires, assortie d'obligations déclaratives et de sanctions disproportionnées, constitue une restriction à la libre prestation des services (article 56 TFUE). Cette taxe, qui frappait plus lourdement les entreprises étrangères comme Google Ireland, est discriminatoire et disproportionnée, car elle n'est pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les États membres ne peuvent imposer des charges fiscales ou administratives qui entravent l'accès au marché des prestataires établis dans d'autres États membres, sans respecter les principes de non-discrimination et de proportionnalité.
3 mars 2020
3 mars 2020
3 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation hongroise instaurant un impôt progressif sur le chiffre d'affaires des opérateurs de télécommunications n'est pas contraire à la liberté d'établissement, dès lors que la progressivité repose sur un critère objectif de chiffre d'affaires et non sur un lien avec le capital des entreprises. Cet impôt, qui affecte davantage en pratique les entreprises détenues par des ressortissants d'autres États membres, n'est pas discriminatoire car il s'applique de manière neutre à tous les assujettis en fonction de leur capacité contributive. L'arrêt précise également qu'un tel impôt sur le chiffre d'affaires ne constitue pas une aide d'État prohibée et n'est pas incompatible avec le système commun de TVA.
3 mars 2020
L'ordonnance du président de la deuxième chambre de la Cour de justice de l'Union européenne (C-616/18) du 2 mars 2020, rendue dans le cadre d'une demande préjudicielle du tribunal d'instance d'Épinal, porte sur la radiation de l'affaire opposant Cofidis SA à YU et ZT. Cette décision met fin à la procédure préjudicielle, ce qui signifie que la Cour n'a pas statué au fond sur les questions posées, probablement en raison d'un désistement ou d'une disparition de l'objet du litige. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance confirme que la demande préjudicielle n'a pas donné lieu à une interprétation de la directive sur le crédit à la consommation ou d'autres textes européens, laissant les juridictions nationales trancher le litige sans éclairage de la CJUE.
2 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le refus d'un État membre (la République tchèque) de permettre à une société, après avoir transféré son siège de direction effective dans un autre État membre, de déduire les pertes fiscales subies avant ce transfert constitue une restriction à la liberté d'établissement (article 49 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée par la nécessité de préserver la répartition équilibrée du pouvoir d'imposition entre les États membres, car la société n'a pas eu la possibilité de faire valoir ces pertes dans l'État de départ. En conséquence, les États membres ne peuvent pas refuser la prise en compte des pertes préexistantes lors d'un transfert de résidence fiscale transfrontalier au seul motif que la société n'est plus résidente fiscale.
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Belgique pour manquement à ses obligations au titre de l'article 49 TFUE et de la directive 2006/123/CE (directive "services"), en raison de restrictions imposées aux activités pluridisciplinaires des comptables. La législation belge interdisait ou limitait l'exercice conjoint de la profession de comptable avec d'autres activités, ce qui a été jugé disproportionné et non conforme au droit de l'Union. Cet arrêt rappelle aux États membres que les restrictions à la pluridisciplinarité dans les professions réglementées doivent être strictement justifiées par des raisons impérieuses d'intérêt général et proportionnées.
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Constantin Film Produktion contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "Fack Ju Göhte" comme marque de l'Union européenne. Elle confirme que ce signe, phonétiquement identique à une insulte vulgaire en anglais, est contraire aux bonnes mœurs au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous f), du règlement n° 207/2009, même s'il est utilisé comme titre d'un film à succès. Cette décision précise les critères d'appréciation du motif absolu de refus fondé sur l'ordre public et les bonnes mœurs, en tenant compte de la perception du public pertinent et du contexte culturel et linguistique.
27 février 2020
27 février 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que la clause attributive de juridiction conclue entre le preneur d'assurance et l'assureur pour un "grand risque" est opposable à la personne assurée, même si celle-ci n'a pas personnellement consenti à cette clause. Cette solution découle de l'interprétation des articles 15 et 16 du règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012), qui autorisent une dérogation aux règles protectrices de l'assuré pour les grands risques. En pratique, pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que la liberté contractuelle prévaut dans ce domaine spécifique, limitant ainsi la protection impérative normalement accordée à la partie faible.
27 février 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le maintien d'un rappel de rémunération calculé sur la base d'un classement discriminatoire antérieur constitue une nouvelle discrimination fondée sur l'âge, prohibée par la directive 2000/78/CE. Il juge également que le droit de l'Union s'oppose à un délai de forclusion national qui rend impossible ou excessivement difficile l'exercice du droit à indemnisation pour une telle discrimination, en application des principes d'équivalence et d'effectivité.
27 février 2020
27 février 2020