1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 30 janvier 2020 (affaires jointes T-786/16 et T-224/18), se prononce sur le harcèlement moral en milieu professionnel au sein des institutions européennes. Il précise les conditions dans lesquelles un faisceau de décisions administratives peut être contesté et examine la légalité d'une procédure disciplinaire conduisant à une révocation, notamment après le retrait d'une première décision de révocation. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt clarifie les obligations de l'administration en matière de demande d'assistance et les limites du pouvoir disciplinaire en cas de répétition de la procédure.
30 janvier 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a ordonné la rectification d'une erreur matérielle dans son arrêt initial rendu dans l'affaire T-13/18, opposant Crédit Mutuel Arkéa à l'EUIPO. Cette ordonnance corrige une inexactitude formelle sans modifier le fond de la décision antérieure. Pour le praticien français, cette procédure illustre le mécanisme de rectification des erreurs matérielles en droit processuel de l'Union, similaire à l'article 462 du code de procédure civile français.
30 janvier 2020
30 janvier 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Portugal contre la décision de la Commission européenne d'exclure certaines dépenses du financement du FEAGA et du Feader. L'affaire clarifie la notion de « juridiction nationale » au sens des règlements (CE) n° 1290/2005 et (UE) n° 1306/2013, en confirmant que les organismes portugais de contrôle des dépenses agricoles ne constituent pas de telles juridictions. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise les conditions de recevabilité des recours des États membres et les limites de l'autonomie procédurale nationale dans le cadre de la gestion des fonds agricoles européens.
30 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation néerlandaise qui conditionne la restitution de l'impôt retenu sur les dividendes versés à un OPCVM non-résident à des critères objectifs, mais qui sont en pratique plus faciles à remplir pour les OPCVM résidents, constitue une restriction à la libre circulation des capitaux. Cette différence de traitement, non justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, est contraire au droit de l'Union.
30 janvier 2020
Cet arrêt de la CJUE précise les conditions dans lesquelles des accords de règlement amiable de litiges en matière de brevets, conclus entre un laboratoire princeps et des fabricants de génériques, peuvent constituer une restriction de concurrence par objet ou par effet au sens de l'article 101 TFUE. Il clarifie également la notion de concurrence potentielle et les critères de qualification d'un abus de position dominante sur le marché pertinent des médicaments, incluant ou non les génériques.
30 janvier 2020
30 janvier 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que la directive 82/891/CEE relative aux scissions de sociétés anonymes n'empêche pas un créancier d'une société scindée d'exercer une action paulienne (action révocatoire) contre la scission, même après son enregistrement. La Cour juge que ce recours, fondé sur le droit national, est compatible avec le système de protection des créanciers prévu par la directive, dès lors qu'il ne remet pas en cause la validité de l'opération elle-même mais vise à en neutraliser les effets frauduleux.
30 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles des accords de règlement amiable de litiges en matière de brevets, conclus entre un fabricant de médicaments princeps et des fabricants de génériques, peuvent constituer une restriction de concurrence par objet ou par effet au sens de l'article 101 TFUE. Elle juge que de tels accords, qui prévoient des transferts de valeur du fabricant de princeps vers les génériqueurs en échange du report de leur entrée sur le marché, sont susceptibles d'être qualifiés de restriction par objet s'ils révèlent un échange de paiements contre le maintien hors du marché des concurrents potentiels. L'arrêt précise également la notion de concurrence potentielle et l'analyse du marché pertinent dans le cadre de l'article 102 TFUE pour les abus de position dominante dans le secteur pharmaceutique.
30 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation néerlandaise qui conditionne la restitution de l'impôt retenu sur les dividendes versés à des OPCVM non-résidents à des critères que ces derniers ne peuvent généralement pas remplir, contrairement aux OPCVM résidents, constitue une restriction à la libre circulation des capitaux. Cette différence de traitement n'est pas justifiée par la nécessité de préserver la cohérence du système fiscal ou de lutter contre l'évasion fiscale, car les critères retenus ne sont pas objectivement liés à l'objectif poursuivi. En conséquence, les États membres ne peuvent pas imposer aux OPCVM étrangers des conditions de remboursement de l'impôt qu'ils ne peuvent pas satisfaire en pratique.
30 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation belge qui soumet à une taxe sur les opérations de bourse les services fournis par des intermédiaires non-résidents, tout en exonérant ceux fournis par des intermédiaires résidents, constitue une restriction à la libre prestation des services (article 56 TFUE). Cette différence de traitement, défavorable aux prestataires étrangers, n'est pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général. L'arrêt impose donc à la Belgique de supprimer cette discrimination fiscale indirecte.
30 janvier 2020
30 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de České dráhy contre les décisions de la Commission européenne ordonnant des inspections dans le secteur ferroviaire. Elle a confirmé que la Commission dispose d'indices suffisamment sérieux pour justifier une inspection, même lorsqu'elle s'appuie sur des éléments de preuve recueillis lors d'une inspection antérieure, et que l'obligation de motivation est respectée si les décisions d'inspection mentionnent le secteur concerné et les soupçons d'infraction. Cet arrêt précise ainsi l'étendue du contrôle juridictionnel sur les décisions d'inspection en matière de concurrence.
30 janvier 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« accompagnement » d'une allégation de santé spécifique par une référence aux effets bénéfiques généraux et non spécifiques, au sens de l'article 10, paragraphe 3, du règlement (CE) n° 1924/2006. Elle juge que cette référence doit être étayée par des preuves scientifiques, au même titre que l'allégation spécifique qu'elle accompagne, et qu'elle ne saurait être utilisée pour contourner l'obligation de prouver le bien-fondé de l'allégation principale.
30 janvier 2020
Dans l'arrêt C-513/18, la Cour de justice de l'Union européenne a interprété la notion de « gazole à usage commercial utilisé comme carburant » au sens de l'article 7, paragraphes 2 et 3, de la directive 2003/96/CE. Elle a jugé qu'une réglementation nationale qui réserve un taux d'accise réduit au gazole utilisé pour le transport régulier de passagers, à l'exclusion du transport occasionnel, est contraire au principe d'égalité de traitement, sauf si cette différence est objectivement justifiée. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise les limites de la marge de manœuvre des États membres dans la définition des usages commerciaux ouvrant droit à des réductions fiscales sur les carburants.
30 janvier 2020
Le Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition formée par Grupo Textil Brownie contre l'enregistrement de la marque verbale BROWNIE, faute pour l'opposant d'avoir rapporté la preuve d'un usage sérieux de ses marques antérieures BROWNIES et BROWNIE pour les produits invoqués. L'arrêt rappelle les conditions strictes de preuve de l'usage sérieux exigé par l'article 47 du règlement 2017/1001 et précise que, en l'absence d'une telle preuve, le risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), ne peut être examiné.
30 janvier 2020
La Cour de justice précise les conditions de qualification des mélanges de déchets de papier et carton sous la rubrique B3020 de l'annexe IX de la convention de Bâle, en lien avec le règlement (CE) n° 1013/2006. Elle indique que la présence de matières perturbatrices (contamination) n'exclut pas automatiquement le mélange du champ d'application de cette rubrique, mais impose une appréciation au cas par cas pour déterminer si le degré de contamination compromet une valorisation écologiquement rationnelle. L'arrêt clarifie ainsi les exigences d'information et la procédure de notification préalable pour les transferts transfrontaliers de tels déchets.
30 janvier 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne porte sur le cumul de procédures disciplinaires et d'une demande d'assistance pour harcèlement moral. Il précise les conditions dans lesquelles une institution peut engager une nouvelle procédure disciplinaire après avoir retiré une première décision de révocation, et examine la qualification d'un faisceau de décisions comme constituant un grief au sens du statut. La décision clarifie les limites du pouvoir disciplinaire de l'administration et les droits procéduraux du fonctionnaire en cas de révocation.
30 janvier 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition formée par Grupo Textil Brownie contre l'enregistrement de la marque verbale "BROWNIE". Il précise que le titulaire d'une marque antérieure doit démontrer l'usage sérieux de celle-ci pour les produits visés par l'opposition, et que le risque de confusion doit être apprécié globalement, en tenant compte de la similitude des signes et des produits. En l'espèce, le Tribunal a jugé que la preuve de l'usage sérieux n'était pas rapportée pour certains produits, et que le risque de confusion n'était pas établi pour les autres.
30 janvier 2020
Dans l'arrêt C-394/18 du 30 janvier 2020, la Cour de justice de l'Union européenne interprète la directive 82/891/CEE relative aux scissions de sociétés à responsabilité limitée. Elle précise que les articles 12 et 19 de cette directive ne s'opposent pas à ce qu'un créancier de la société scindée exerce une action paulienne (action révocatoire) contre la scission, même après son inscription au registre du commerce, afin de protéger ses intérêts. La Cour juge que ce recours, prévu par le droit national italien, est compatible avec le système de protection des créanciers instauré par la directive, dès lors qu'il n'entraîne pas la nullité de la scission elle-même.
30 janvier 2020