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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.

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Avec texte intégral

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Jurisprudence UE

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Jurisprudence UEAnnée 2020Effacer tout
Jurisprudence CJUE62018CA0066

Affaire C-66/18: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 6 octobre 2020 — Commission européenne / Hongrie (Manquement d’État – Recevabilité – Compétence de la Cour – Accord général sur le commerce des services – Article XVI – Accès aux marchés – Liste d’engagements spécifiques – Condition tenant à l’existence d’une autorisation – Article XX, paragraphe 2 – Article XVII – Traitement national – Prestataire de services ayant son siège dans un État tiers – Réglementation nationale d’un État membre imposant des conditions pour la fourniture de services d’enseignement supérieur sur son territoire – Exigence tenant à la conclusion d’une convention internationale avec l’État du siège du prestataire – Exigence tenant à la dispensation d’une formation dans l’État du siège du prestataire – Modification des conditions de concurrence à l’avantage des prestataires nationaux – Justification – Ordre public – Prévention des pratiques trompeuses – Article 49 TFUE – Liberté d’établissement – Directive 2006/123/CE – Services dans le marché intérieur – Article 16 – Article 56 TFUE – Libre prestation des services – Existence d’une restriction – Justification – Raison impérieuse d’intérêt général – Ordre public – Prévention des pratiques trompeuses – Niveau élevé de qualité de l’enseignement – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Article 13 – Liberté académique – Article 14, paragraphe 3 – Liberté de créer des établissements d’enseignement – Article 16 – Liberté d’entreprise – Article 52, paragraphe 1)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Hongrie a manqué à ses obligations en imposant des conditions restrictives à la fourniture de services d'enseignement supérieur par des prestataires établis dans des États tiers, notamment l'exigence de conclure une convention internationale avec l'État du siège et de dispenser une formation dans cet État. Ces mesures constituent une restriction injustifiée à la liberté d'établissement (article 49 TFUE) et à la libre prestation des services (article 56 TFUE), ainsi qu'une violation des engagements de l'Union au titre de l'Accord général sur le commerce des services (AGCS). La Cour a rejeté les justifications fondées sur l'ordre public ou la prévention des pratiques trompeuses, faute de proportionnalité.

6 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0623

Affaire C-623/17: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 6 octobre 2020 (demande de décision préjudicielle de l’Investigatory Powers Tribunal — London — Royaume-Uni) — Privacy International / Secretary of State for Foreign and Commonwealth Affairs, Secretary of State for the Home Department, Government Communications Headquarters, Security Service, Secret Intelligence Service (Renvoi préjudiciel – Traitement des données à caractère personnel dans le secteur des communications électroniques – Fournisseurs de services de communications électroniques – Transmission généralisée et indifférenciée des données relatives au trafic et des données de localisation – Sauvegarde de la sécurité nationale – Directive 2002/58/CE – Champ d’application – Article 1er, paragraphe 3, et article 3 – Confidentialité des communications électroniques – Protection – Article 5 et article 15, paragraphe 1 – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Articles 7, 8 et 11 ainsi que article 52, paragraphe 1 – Article 4, paragraphe 2, TUE)

L'arrêt Privacy International (C-623/17) précise que la directive 2002/58/CE (vie privée et communications électroniques) s'applique aux mesures de transmission de données de trafic et de localisation imposées par un État membre à des fournisseurs de services de communications électroniques, même lorsque ces mesures sont justifiées par la sauvegarde de la sécurité nationale. La Cour juge qu'une transmission généralisée et indifférenciée de ces données est contraire au droit de l'Union, car elle porte une atteinte grave aux droits fondamentaux au respect de la vie privée et à la protection des données, sans être limitée au strict nécessaire.

6 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0511

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 6 octobre 2020.#La Quadrature du Net e.a. contre Premier ministre e.a.#Renvoi préjudiciel – Traitement des données à caractère personnel dans le secteur des communications électroniques – Fournisseurs de services de communications électroniques – Fournisseurs de services d’hébergement et fournisseurs d’accès à Internet – Conservation généralisée et indifférenciée des données relatives au trafic et des données de localisation – Analyse automatisée des données – Accès en temps réel aux données – Sauvegarde de la sécurité nationale et lutte contre le terrorisme – Lutte contre la criminalité – Directive 2002/58/CE – Champ d’application – Article 1er, paragraphe 3, et article 3 – Confidentialité des communications électroniques – Protection – Article 5 et article 15, paragraphe 1 – Directive 2000/31/CE – Champ d’application – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Articles 4, 6 à 8 et 11 et article 52, paragraphe 1 – Article 4, paragraphe 2, TUE.#Affaires jointes C-511/18, C-512/18 et C-520/18.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, notamment la directive 2002/58/CE, s'oppose à la conservation généralisée et indifférenciée des données de trafic et de localisation par les fournisseurs de services de communications électroniques, sauf en cas de menace grave pour la sécurité nationale. Elle admet toutefois des mesures de conservation ciblées et encadrées pour lutter contre la criminalité grave, ainsi que l'accès en temps réel à ces données sous conditions strictes. Cet arrêt précise les limites de la conciliation entre sécurité publique et protection des droits fondamentaux au respect de la vie privée et à la protection des données.

6 octobre 2020

Détail →
Ordonnance CJUE62018CO0623

Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 6 octobre 2020.#Prokuratura Rejonowa w Słubicach contre BQ.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sąd Okręgowy w Gorzowie Wielkopolskim.#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, du règlement de procédure de la Cour – Article 267 TFUE – Nécessité d’une interprétation du droit de l’Union pour que la juridiction de renvoi puisse rendre son jugement – Absence – Irrecevabilité manifeste.#Affaire C-623/18.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne déclare manifestement irrecevable une demande de décision préjudicielle formée par une juridiction polonaise. La Cour estime que l'interprétation du droit de l'Union sollicitée n'est pas nécessaire pour que la juridiction de renvoi puisse rendre son jugement, conformément à l'article 267 TFUE.

6 octobre 2020

Détail →
Ordonnance CJUE62018CO0623_INF

Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 6 octobre 2020.#Prokuratura Rejonowa w Słubicach contre BQ.#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, du règlement de procédure de la Cour – Article 267 TFUE – Nécessité d’une interprétation du droit de l’Union pour que la juridiction de renvoi puisse rendre son jugement – Absence – Irrecevabilité manifeste.#Affaire C-623/18.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne déclare irrecevable une demande de décision préjudicielle formée par une juridiction polonaise. La Cour estime que l'interprétation du droit de l'Union sollicitée n'est pas nécessaire pour que la juridiction de renvoi puisse rendre son jugement, conformément à l'article 267 TFUE.

6 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0511_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 6 octobre 2020.#La Quadrature du Net e.a. contre Premier ministre e.a.#Renvoi préjudiciel – Traitement des données à caractère personnel dans le secteur des communications électroniques – Fournisseurs de services de communications électroniques – Fournisseurs de services d’hébergement et fournisseurs d’accès à Internet – Conservation généralisée et indifférenciée des données relatives au trafic et des données de localisation – Analyse automatisée des données – Accès en temps réel aux données – Sauvegarde de la sécurité nationale et lutte contre le terrorisme – Lutte contre la criminalité – Directive 2002/58/CE – Champ d’application – Article 1er, paragraphe 3, et article 3 – Confidentialité des communications électroniques – Protection – Article 5 et article 15, paragraphe 1 – Directive 2000/31/CE – Champ d’application – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Articles 4, 6 à 8 et 11 et article 52, paragraphe 1 – Article 4, paragraphe 2, TUE.#Affaires jointes C-511/18, C-512/18 et C-520/18.

La Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a jugé que la conservation généralisée et indifférenciée des données de trafic et de localisation par les fournisseurs de services de communications électroniques est contraire au droit de l'Union, sauf en cas de menace grave pour la sécurité nationale. Elle précise que l'accès aux données conservées doit être soumis à un contrôle préalable par une autorité indépendante, et que l'analyse automatisée des données est également encadrée strictement. Cet arrêt clarifie les limites des obligations de conservation des données imposées par les États membres au regard de la directive 2002/58 et de la Charte des droits fondamentaux.

6 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0623_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 6 octobre 2020.#Privacy International contre Secretary of State for Foreign and Commonwealth Affairs e.a.#Renvoi préjudiciel – Traitement des données à caractère personnel dans le secteur des communications électroniques – Fournisseurs de services de communications électroniques – Transmission généralisée et indifférenciée des données relatives au trafic et des données de localisation – Sauvegarde de la sécurité nationale – Directive 2002/58/CE – Champ d’application – Article 1er, paragraphe 3, et article 3 – Confidentialité des communications électroniques – Protection – Article 5 et article 15, paragraphe 1 – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Articles 7, 8 et 11 ainsi que article 52, paragraphe 1 – Article 4, paragraphe 2, TUE.#Affaire C-623/17.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la transmission généralisée et indifférenciée de données de trafic et de localisation par les fournisseurs de services de communications électroniques aux autorités nationales, même pour des motifs de sécurité nationale, relève du champ d'application de la directive 2002/58/CE. Une telle ingérence massive dans les droits fondamentaux au respect de la vie privée et à la protection des données (articles 7 et 8 de la Charte) ne peut être justifiée, car elle excède ce qui est strictement nécessaire dans une société démocratique. Cet arrêt impose donc aux États membres de garantir que toute mesure de conservation ou d'accès aux données soit proportionnée, ciblée et encadrée par des garanties juridiques claires.

6 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0623

Jurisprudence CJUE — 62017CJ0623

6 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CA0511

Affaires jointes C-511/18, C-512/18 et C-520/18: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 6 octobre 2020 (demandes de décision préjudicielle du Conseil d'État, Cour constitutionnelle — Belgique, France) — La Quadrature du Net (C-511/18 et C-512/18), French Data Network (C-511/18 et C-512/18), Fédération des fournisseurs d’accès à Internet associatifs (C-511/18 et C-512/18), Igwan.net (C-511/18) / Premier ministre (C-511/18 et C-512/18), Garde des Sceaux, ministre de la Justice (C-511/18 et C-512/18), Ministre de l’Intérieur (C-511/18), Ministre des Armées (C-511/18), Ordre des barreaux francophones et germanophone, Académie Fiscale ASBL, UA, Liga voor Mensenrechten ASBL, Ligue des Droits de l’Homme ASBL, VZ, WY, XX / Conseil des ministres (Renvoi préjudiciel – Traitement des données à caractère personnel dans le secteur des communications électroniques – Fournisseurs de services de communications électroniques – Fournisseurs de services d’hébergement et fournisseurs d’accès à Internet – Conservation généralisée et indifférenciée des données relatives au trafic et des données de localisation – Analyse automatisée des données – Accès en temps réel aux données – Sauvegarde de la sécurité nationale et lutte contre le terrorisme – Lutte contre la criminalité – Directive 2002/58/CE – Champ d’application – Article 1er, paragraphe 3, et article 3 – Confidentialité des communications électroniques – Protection – Article 5 et article 15, paragraphe 1 – Directive 2000/31/CE – Champ d’application – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Articles 4, 6 à 8 et 11 et article 52, paragraphe 1 – Article 4, paragraphe 2, TUE)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, notamment la directive "vie privée et communications électroniques" (2002/58), interdit la conservation généralisée et indifférenciée des données de trafic et de localisation par les fournisseurs d'accès à Internet, sauf en cas de menace grave pour la sécurité nationale. Elle admet toutefois, sous conditions strictes, des mesures de conservation ciblée, l'accès en temps réel à certaines données et l'analyse automatisée, à condition qu'elles soient proportionnées et soumises à un contrôle préalable par une autorité indépendante. Cet arrêt encadre donc strictement les obligations de conservation de données imposées aux opérateurs en France et en Belgique, en les subordonnant à des garanties renforcées pour les droits fondamentaux.

6 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018CJ0511_SUM

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 6 octobre 2020.#La Quadrature du Net e.a. contre Premier ministre e.a.#Renvoi préjudiciel – Traitement des données à caractère personnel dans le secteur des communications électroniques – Fournisseurs de services de communications électroniques – Fournisseurs de services d’hébergement et fournisseurs d’accès à Internet – Conservation généralisée et indifférenciée des données relatives au trafic et des données de localisation – Analyse automatisée des données – Accès en temps réel aux données – Sauvegarde de la sécurité nationale et lutte contre le terrorisme – Lutte contre la criminalité – Directive 2002/58/CE – Champ d’application – Article 1er, paragraphe 3, et article 3 – Confidentialité des communications électroniques – Protection – Article 5 et article 15, paragraphe 1 – Directive 2000/31/CE – Champ d’application – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Articles 4, 6 à 8 et 11 et article 52, paragraphe 1 – Article 4, paragraphe 2, TUE.#Affaires jointes C-511/18, C-512/18 et C-520/18.

La Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a jugé que le droit de l'Union, notamment la directive 2002/58/CE, lue à la lumière de la Charte des droits fondamentaux, s'oppose à la conservation généralisée et indifférenciée des données de trafic et de localisation par les fournisseurs de services de communications électroniques, même à des fins de lutte contre le terrorisme. Toutefois, elle admet des exceptions strictes : une conservation généralisée peut être justifiée en cas de menace grave pour la sécurité nationale, et une conservation ciblée, fondée sur des critères objectifs et non discriminatoires, est possible pour lutter contre la criminalité grave. L'arrêt précise également que l'accès en temps réel à ces données et leur analyse automatisée sont soumis à un contrôle préalable par une autorité indépendante.

6 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62017TJ0255_RES

Arrêt du Tribunal (neuvième chambre élargie) du 5 octobre 2020 (Extraits).#Les Mousquetaires et ITM Entreprises contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Procédure administrative ‐ Décisions ordonnant des inspections – Exception d’illégalité de l’article 20 du règlement (CE) no 1/2003 – Droit à un recours effectif – Obligation de motivation – Droit à l’inviolabilité du domicile – Indices suffisamment sérieux – Proportionnalité – Recours en annulation – Griefs relatifs au déroulement d’une inspection – Refus de protéger la confidentialité des données relevant de la vie privée – Irrecevabilité.#Affaire T-255/17.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours des sociétés Les Mousquetaires et ITM Entreprises contre les inspections menées par la Commission européenne dans le secteur de la distribution alimentaire. Il a validé la légalité de l'article 20 du règlement n° 1/2003, estimant que les décisions d'inspection étaient suffisamment motivées et proportionnées, et que les indices retenus par la Commission étaient suffisamment sérieux pour justifier les opérations.

5 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62017TJ0255

Arrêt du Tribunal (neuvième chambre élargie) du 5 octobre 2020 (Extraits).#Les Mousquetaires et ITM Entreprises contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Procédure administrative ‐ Décisions ordonnant des inspections – Exception d’illégalité de l’article 20 du règlement (CE) no 1/2003 – Droit à un recours effectif – Obligation de motivation – Droit à l’inviolabilité du domicile – Indices suffisamment sérieux – Proportionnalité – Recours en annulation – Griefs relatifs au déroulement d’une inspection – Refus de protéger la confidentialité des données relevant de la vie privée – Irrecevabilité.#Affaire T-255/17.

L'arrêt du Tribunal de l'UE dans l'affaire T-255/17 rejette le recours des sociétés Les Mousquetaires et ITM Entreprises contre les décisions de la Commission européenne ordonnant des inspections inopinées dans le secteur de la distribution alimentaire. Le Tribunal valide la légalité de l'article 20 du règlement n° 1/2003, jugeant que le système de contrôle juridictionnel préalable des inspections est conforme au droit à un recours effectif, et estime que la Commission disposait d'indices suffisamment sérieux justifiant la proportionnalité des mesures.

5 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62017TJ0249

Arrêt du Tribunal (neuvième chambre élargie) du 5 octobre 2020.#Casino, Guichard-Perrachon et Achats Marchandises Casino SAS (AMC), anciennement EMC Distribution contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Procédure administrative ‐ Décision ordonnant une inspection – Exception d’illégalité de l’article 20 du règlement (CE) no 1/2003 – Droit à un recours effectif – Égalité des armes – Obligation de motivation – Droit à l’inviolabilité du domicile – Indices suffisamment sérieux – Proportionnalité.#Affaire T-249/17.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission ordonnant une inspection dans les locaux de Casino, Guichard-Perrachon et AMC, en raison d'une violation du droit à un recours effectif. Le Tribunal juge que la Commission n'a pas suffisamment motivé sa décision d'inspection, notamment en ce qui concerne la proportionnalité et l'existence d'indices suffisamment sérieux, ce qui a porté atteinte au droit à l'inviolabilité du domicile des entreprises. Cette décision précise les exigences de motivation et de contrôle juridictionnel auxquelles sont soumises les décisions d'inspection de la Commission en matière de concurrence.

5 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62017TJ0249_RES

Arrêt du Tribunal (neuvième chambre élargie) du 5 octobre 2020.#Casino, Guichard-Perrachon et Achats Marchandises Casino SAS (AMC), anciennement EMC Distribution contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Procédure administrative ‐ Décision ordonnant une inspection – Exception d’illégalité de l’article 20 du règlement (CE) no 1/2003 – Droit à un recours effectif – Égalité des armes – Obligation de motivation – Droit à l’inviolabilité du domicile – Indices suffisamment sérieux – Proportionnalité.#Affaire T-249/17.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Casino et de ses filiales contre une décision de la Commission ordonnant une inspection dans leurs locaux dans le cadre d'une enquête sur des pratiques anticoncurrentielles. L'arrêt confirme la validité de l'article 20 du règlement n° 1/2003, qui encadre les pouvoirs d'inspection de la Commission, et précise les conditions de proportionnalité et de motivation requises pour une telle décision, notamment l'existence d'indices suffisamment sérieux.

5 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62017TJ0380

Jurisprudence CJUE — 62017TJ0380

5 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62017TJ0254

Arrêt du Tribunal (neuvième chambre élargie) du 5 octobre 2020.#Intermarché Casino Achats contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Procédure administrative ‐ Décision ordonnant une inspection – Exception d’illégalité de l’article 20 du règlement (CE) no 1/2003 – Droit à un recours effectif – Égalité des armes – Obligation de motivation – Droit à l’inviolabilité du domicile – Indices suffisamment sérieux – Indices de participation aux infractions suspectées – Proportionnalité.#Affaire T-254/17.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours d'Intermarché Casino Achats contre une décision de la Commission ordonnant une inspection dans le secteur de la distribution alimentaire. Il confirme la validité de l'article 20 du règlement n° 1/2003, jugeant que le système d'autorisation préalable par le juge national garantit un contrôle effectif et respecte le droit à l'inviolabilité du domicile et le principe d'égalité des armes. La décision précise que la Commission n'est pas tenue de communiquer au préalable les indices de participation aux infractions suspectées, dès lors que l'inspection repose sur des indices suffisamment sérieux.

5 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018TJ0597_INF

Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 5 octobre 2020.#Hermann Albers eK contre Commission européenne.#Aides d’État – Transport public de voyageurs – Compensation de coûts inhérents à des obligations de service public – Obligation d’établir des tarifs maximaux pour les élèves, les étudiants, les apprentis et les personnes à mobilité réduite – Article 7a du Niedersächsisches Nahverkehrsgesetz (loi sur le transport local du Land de Basse-Saxe) – Décision de ne pas soulever d’objections – Article 3, paragraphes 2 et 3, du règlement (CE) n° 1370/2007 – Transfert de ressources financières d’un Land aux autorités organisatrices des transports au niveau municipal – Notion d’aide – Obligation de notification.#Affaire T-597/18.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise que le transfert de fonds d'un Land allemand vers des autorités locales de transport, destiné à compenser les tarifs réduits imposés à certains usagers (élèves, étudiants, apprentis, personnes à mobilité réduite), ne constitue pas une aide d'État au sens de l'article 107 TFUE. Le Tribunal juge que cette mesure relève du champ d'application du règlement (CE) n° 1370/2007 sur les services publics de transport de voyageurs, et qu'elle n'était donc pas soumise à l'obligation de notification préalable à la Commission.

5 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62018TA0597

Affaire T-597/18: Arrêt du Tribunal du 5 octobre 2020 — Hermann Albers/Commission [«Aides d’État – Transport public de voyageurs – Compensation de coûts inhérents à des obligations de service public – Obligation d’établir des tarifs maximaux pour les élèves, les étudiants, les apprentis et les personnes à mobilité réduite – Article 7a du Niedersächsisches Nahverkehrsgesetz (loi sur le transport local du Land de Basse-Saxe) – Décision de ne pas soulever d’objections – Article 3, paragraphes 2 et 3, du règlement (CE) n° 1370/2007 – Transfert de ressources financières d’un Land aux autorités organisatrices des transports au niveau municipal – Notion d’aide – Obligation de notification»]

Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-597/18, a rejeté le recours d'Hermann Albers contre la décision de la Commission de ne pas soulever d'objections concernant une mesure allemande imposant des tarifs maximaux pour certains usagers du transport public. Le Tribunal a jugé que le transfert de fonds du Land de Basse-Saxe aux autorités locales de transport ne constituait pas une aide d'État, car il s'agissait d'une compensation pour obligations de service public conforme au règlement (CE) n° 1370/2007. Cette décision clarifie que les compensations versées dans le cadre de ce règlement ne sont pas soumises à l'obligation de notification préalable à la Commission.

5 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TJ0479(01)_RES

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 5 octobre 2020.#République française et IFP Énergies nouvelles contre Commission européenne.#Aides d’État – Recherche pétrolière – Régime d’aides mis à exécution par la France ‐ Garantie implicite et illimitée de l’État conférée à l’IFPEN par l’octroi du statut d’EPIC – Avantage – Présomption d’existence d’un avantage – Proportionnalité.#Affaires jointes T-479/11 RENV et T-157/12 RENV.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme que le statut d'Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) conféré à IFP Énergies nouvelles constitue une aide d'État incompatible, car il lui octroie une garantie implicite et illimitée de l'État. Le Tribunal valide la méthode de la Commission consistant à présumer l'existence d'un avantage économique pour l'entreprise bénéficiaire, sans qu'il soit nécessaire de démontrer un avantage effectif et concret. Cette décision précise les conditions de qualification d'une telle garantie comme aide d'État et le contrôle de proportionnalité exercé par le juge européen.

5 octobre 2020

Détail →
Jurisprudence CJUE62011TA0479(01)

Affaires jointes T-479/11 RENV et T-157/12 RENV: Arrêt du Tribunal du 5 octobre 2020 — France et IFP Énergies nouvelles/Commission («Aides d’État – Recherche pétrolière – Régime d’aides mis à exécution par la France – Garantie implicite et illimitée de l’État conférée à l’IFPEN par l’octroi du statut d’EPIC – Avantage – Présomption d’existence d’un avantage – Proportionnalité»)

Le Tribunal de l'UE confirme que le statut d'établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) confère à IFP Énergies nouvelles une garantie implicite et illimitée de l'État constitutive d'une aide d'État. Il juge que la Commission pouvait présumer l'existence d'un avantage sans analyse économique concrète, cette présomption n'étant pas disproportionnée.

5 octobre 2020

Détail →
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