1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 799Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 476Versions consolidées des textes
28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 726Accord international · PESC · Traité
22 929Budget · Avis · Résolution · Divers
163 013La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Hongrie a manqué à ses obligations en imposant des conditions restrictives à la fourniture de services d'enseignement supérieur par des prestataires établis dans des États tiers, notamment l'exigence de conclure une convention internationale avec l'État du siège et de dispenser une formation dans cet État. Ces mesures constituent une restriction injustifiée à la liberté d'établissement (article 49 TFUE) et à la libre prestation des services (article 56 TFUE), ainsi qu'une violation des engagements de l'Union au titre de l'Accord général sur le commerce des services (AGCS). La Cour a rejeté les justifications fondées sur l'ordre public ou la prévention des pratiques trompeuses, faute de proportionnalité.
6 octobre 2020
L'arrêt Privacy International (C-623/17) précise que la directive 2002/58/CE (vie privée et communications électroniques) s'applique aux mesures de transmission de données de trafic et de localisation imposées par un État membre à des fournisseurs de services de communications électroniques, même lorsque ces mesures sont justifiées par la sauvegarde de la sécurité nationale. La Cour juge qu'une transmission généralisée et indifférenciée de ces données est contraire au droit de l'Union, car elle porte une atteinte grave aux droits fondamentaux au respect de la vie privée et à la protection des données, sans être limitée au strict nécessaire.
6 octobre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, notamment la directive 2002/58/CE, s'oppose à la conservation généralisée et indifférenciée des données de trafic et de localisation par les fournisseurs de services de communications électroniques, sauf en cas de menace grave pour la sécurité nationale. Elle admet toutefois des mesures de conservation ciblées et encadrées pour lutter contre la criminalité grave, ainsi que l'accès en temps réel à ces données sous conditions strictes. Cet arrêt précise les limites de la conciliation entre sécurité publique et protection des droits fondamentaux au respect de la vie privée et à la protection des données.
6 octobre 2020
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne déclare manifestement irrecevable une demande de décision préjudicielle formée par une juridiction polonaise. La Cour estime que l'interprétation du droit de l'Union sollicitée n'est pas nécessaire pour que la juridiction de renvoi puisse rendre son jugement, conformément à l'article 267 TFUE.
6 octobre 2020
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne déclare irrecevable une demande de décision préjudicielle formée par une juridiction polonaise. La Cour estime que l'interprétation du droit de l'Union sollicitée n'est pas nécessaire pour que la juridiction de renvoi puisse rendre son jugement, conformément à l'article 267 TFUE.
6 octobre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a jugé que la conservation généralisée et indifférenciée des données de trafic et de localisation par les fournisseurs de services de communications électroniques est contraire au droit de l'Union, sauf en cas de menace grave pour la sécurité nationale. Elle précise que l'accès aux données conservées doit être soumis à un contrôle préalable par une autorité indépendante, et que l'analyse automatisée des données est également encadrée strictement. Cet arrêt clarifie les limites des obligations de conservation des données imposées par les États membres au regard de la directive 2002/58 et de la Charte des droits fondamentaux.
6 octobre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la transmission généralisée et indifférenciée de données de trafic et de localisation par les fournisseurs de services de communications électroniques aux autorités nationales, même pour des motifs de sécurité nationale, relève du champ d'application de la directive 2002/58/CE. Une telle ingérence massive dans les droits fondamentaux au respect de la vie privée et à la protection des données (articles 7 et 8 de la Charte) ne peut être justifiée, car elle excède ce qui est strictement nécessaire dans une société démocratique. Cet arrêt impose donc aux États membres de garantir que toute mesure de conservation ou d'accès aux données soit proportionnée, ciblée et encadrée par des garanties juridiques claires.
6 octobre 2020
6 octobre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, notamment la directive "vie privée et communications électroniques" (2002/58), interdit la conservation généralisée et indifférenciée des données de trafic et de localisation par les fournisseurs d'accès à Internet, sauf en cas de menace grave pour la sécurité nationale. Elle admet toutefois, sous conditions strictes, des mesures de conservation ciblée, l'accès en temps réel à certaines données et l'analyse automatisée, à condition qu'elles soient proportionnées et soumises à un contrôle préalable par une autorité indépendante. Cet arrêt encadre donc strictement les obligations de conservation de données imposées aux opérateurs en France et en Belgique, en les subordonnant à des garanties renforcées pour les droits fondamentaux.
6 octobre 2020
La Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a jugé que le droit de l'Union, notamment la directive 2002/58/CE, lue à la lumière de la Charte des droits fondamentaux, s'oppose à la conservation généralisée et indifférenciée des données de trafic et de localisation par les fournisseurs de services de communications électroniques, même à des fins de lutte contre le terrorisme. Toutefois, elle admet des exceptions strictes : une conservation généralisée peut être justifiée en cas de menace grave pour la sécurité nationale, et une conservation ciblée, fondée sur des critères objectifs et non discriminatoires, est possible pour lutter contre la criminalité grave. L'arrêt précise également que l'accès en temps réel à ces données et leur analyse automatisée sont soumis à un contrôle préalable par une autorité indépendante.
6 octobre 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours des sociétés Les Mousquetaires et ITM Entreprises contre les inspections menées par la Commission européenne dans le secteur de la distribution alimentaire. Il a validé la légalité de l'article 20 du règlement n° 1/2003, estimant que les décisions d'inspection étaient suffisamment motivées et proportionnées, et que les indices retenus par la Commission étaient suffisamment sérieux pour justifier les opérations.
5 octobre 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE dans l'affaire T-255/17 rejette le recours des sociétés Les Mousquetaires et ITM Entreprises contre les décisions de la Commission européenne ordonnant des inspections inopinées dans le secteur de la distribution alimentaire. Le Tribunal valide la légalité de l'article 20 du règlement n° 1/2003, jugeant que le système de contrôle juridictionnel préalable des inspections est conforme au droit à un recours effectif, et estime que la Commission disposait d'indices suffisamment sérieux justifiant la proportionnalité des mesures.
5 octobre 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission ordonnant une inspection dans les locaux de Casino, Guichard-Perrachon et AMC, en raison d'une violation du droit à un recours effectif. Le Tribunal juge que la Commission n'a pas suffisamment motivé sa décision d'inspection, notamment en ce qui concerne la proportionnalité et l'existence d'indices suffisamment sérieux, ce qui a porté atteinte au droit à l'inviolabilité du domicile des entreprises. Cette décision précise les exigences de motivation et de contrôle juridictionnel auxquelles sont soumises les décisions d'inspection de la Commission en matière de concurrence.
5 octobre 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Casino et de ses filiales contre une décision de la Commission ordonnant une inspection dans leurs locaux dans le cadre d'une enquête sur des pratiques anticoncurrentielles. L'arrêt confirme la validité de l'article 20 du règlement n° 1/2003, qui encadre les pouvoirs d'inspection de la Commission, et précise les conditions de proportionnalité et de motivation requises pour une telle décision, notamment l'existence d'indices suffisamment sérieux.
5 octobre 2020
5 octobre 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours d'Intermarché Casino Achats contre une décision de la Commission ordonnant une inspection dans le secteur de la distribution alimentaire. Il confirme la validité de l'article 20 du règlement n° 1/2003, jugeant que le système d'autorisation préalable par le juge national garantit un contrôle effectif et respecte le droit à l'inviolabilité du domicile et le principe d'égalité des armes. La décision précise que la Commission n'est pas tenue de communiquer au préalable les indices de participation aux infractions suspectées, dès lors que l'inspection repose sur des indices suffisamment sérieux.
5 octobre 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise que le transfert de fonds d'un Land allemand vers des autorités locales de transport, destiné à compenser les tarifs réduits imposés à certains usagers (élèves, étudiants, apprentis, personnes à mobilité réduite), ne constitue pas une aide d'État au sens de l'article 107 TFUE. Le Tribunal juge que cette mesure relève du champ d'application du règlement (CE) n° 1370/2007 sur les services publics de transport de voyageurs, et qu'elle n'était donc pas soumise à l'obligation de notification préalable à la Commission.
5 octobre 2020
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-597/18, a rejeté le recours d'Hermann Albers contre la décision de la Commission de ne pas soulever d'objections concernant une mesure allemande imposant des tarifs maximaux pour certains usagers du transport public. Le Tribunal a jugé que le transfert de fonds du Land de Basse-Saxe aux autorités locales de transport ne constituait pas une aide d'État, car il s'agissait d'une compensation pour obligations de service public conforme au règlement (CE) n° 1370/2007. Cette décision clarifie que les compensations versées dans le cadre de ce règlement ne sont pas soumises à l'obligation de notification préalable à la Commission.
5 octobre 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme que le statut d'Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) conféré à IFP Énergies nouvelles constitue une aide d'État incompatible, car il lui octroie une garantie implicite et illimitée de l'État. Le Tribunal valide la méthode de la Commission consistant à présumer l'existence d'un avantage économique pour l'entreprise bénéficiaire, sans qu'il soit nécessaire de démontrer un avantage effectif et concret. Cette décision précise les conditions de qualification d'une telle garantie comme aide d'État et le contrôle de proportionnalité exercé par le juge européen.
5 octobre 2020
Le Tribunal de l'UE confirme que le statut d'établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) confère à IFP Énergies nouvelles une garantie implicite et illimitée de l'État constitutive d'une aide d'État. Il juge que la Commission pouvait présumer l'existence d'un avantage sans analyse économique concrète, cette présomption n'étant pas disproportionnée.
5 octobre 2020