lundi 11 avril 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-19MA04001 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET RICHER & ASSOCIES DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société d'aménagement et de gestion publique (SAGEP) a demandé au tribunal administratif de Toulon, à titre principal, de constater la nullité de la résiliation de la concession d'aménagement en vue de la restructuration urbaine du centre-ville de la commune du Luc-en-Provence, conclue avec ladite commune le 31 mai 2013, d'ordonner la reprise des relations contractuelles avec la commune du Luc-en-Provence et de condamner la commune du Luc-en-Provence à lui verser la somme de 100 000 euros au titre des préjudices subis du fait de cette résiliation abusive ; à titre subsidiaire, de constater la nullité de la résiliation de la concession d'aménagement en vue de la restructuration urbaine du centre-ville et de condamner la commune du Luc-en-Provence à lui verser la somme de 1 852 225 euros au titre de l'indemnisation due en raison de l'irrégularité de la résiliation de ce contrat ; à titre infiniment subsidiaire, de condamner la commune du Luc-en-Provence à lui verser la somme à parfaire de 332 073 euros en raison de la résiliation pour motif d'intérêt général du contrat de concession, si une expertise était ordonnée, de limiter les missions de l'expert à certains postes et, en tout état de cause, de mettre à la charge de la commune du Luc-en-Provence une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 1502634 du 25 juin 2019, le tribunal administratif de Toulon a condamné la commune du Luc-en-Provence à verser à la société SAGEP une indemnité pour résiliation pour motif d'intérêt général, en renvoyant à la commune le calcul de cette indemnité selon les modalités définies au point 25 de son jugement, a mis à la charge de la commune du Luc-en-Provence une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et a rejeté le surplus des conclusions des parties.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 22 août 2019 et un mémoire enregistré le 27 novembre 2020, la société d'aménagement et de gestion publique (SAGEP), représentée par le cabinet d'avocats Richer et Associés Droit public, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Toulon du 25 juin 2019 ;
2°) à titre principal, de constater la nullité de la résiliation de la concession d'aménagement en vue de la restructuration urbaine du centre-ville de la commune du Luc-en-Provence, d'ordonner la reprise des relations contractuelles avec la commune du Luc-en-Provence et de condamner la commune du Luc-en-Provence à lui verser la somme de 100 000 euros au titre des préjudices subis du fait de cette résiliation abusive ;
3°) à titre subsidiaire, de constater la nullité de la résiliation de la concession d'aménagement en vue de la restructuration urbaine du centre-ville et de condamner la commune du Luc-en-Provence à lui verser la somme de 1 852 225 euros au titre de l'indemnisation due en raison de l'irrégularité de la résiliation de ce contrat ;
4°) à titre infiniment subsidiaire, de condamner la commune du Luc-en-Provence à lui verser la somme de 286 220 euros au titre de l'indemnisation pour résiliation fondée sur un motif d'intérêt général prévue au traité de concession ;
5°) en tout état de cause, de mettre à la charge de la commune du Luc-en-Provence une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 février 2020, la commune du Luc-en-Provence, représentée par la SCP d'avocats Coulombie - Gras - Cretin - Becquevort - Rosier - Soland - Gilliocq - Barbeau Bournoville - Aaron agissant par Me Barbeau Bournoville, conclut à titre principal au rejet de la requête d'appel, à titre subsidiaire et dans l'hypothèse où le jugement serait annulé, au rejet de la requête de première instance et à la condamnation à titre reconventionnel de la SAGEP à lui verser la somme de 1 500 000 euros en indemnisation du préjudice subi, et en toute hypothèse à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la société SAGEP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 28 février 2022, la société SAGEP déclare se désister de son instance et de son action, dès lors que les parties sont parvenues à un règlement amiable dans ce dossier.
Le mémoire en désistement de la société SAGEP a été communiqué à la commune du Luc-en-Provence, qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement () des cours () peuvent () par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. La société SAGEP a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement d'instance et d'action est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune du Luc-en-Provence sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte à la société SAGEP du désistement de sa requête n° 19MA04001.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune du Luc-en-Provence sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société d'aménagement et de gestion publique (SAGEP) et à la commune du Luc-en-Provence.
Fait à Marseille, le 11 avril 2022.
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026