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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-20MA01749

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-20MA01749

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-20MA01749
TypeDécision
Recoursplein contentieux
Formation3ème chambre - formation à 3
Avocat requérantHAZZAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Marseille de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2014 au 31 octobre 2016 ainsi qu'à titre subsidiaire, la réduction des cotisations d'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices non commerciaux qu'il a acquittées au titre des années 2014, 2015 et 2016.

Par un jugement n° 1809377 du 19 février 2020, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 5 mai 2020, M. B, représenté par Me Hazzan, demande à la Cour :

1°) d'annuler ce jugement du 19 février 2020 du tribunal administratif de Marseille ;

2°) de prononcer, à titre principal, la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée en litige ou, à titre subsidiaire, d'ordonner la déduction de ces rappels de taxe sur la valeur ajoutée du bénéfice non commercial qu'il a déclaré au titre des années 2014 à 2016 et en conséquence la réduction des cotisations d'impôt sur le revenu au titre de ces années ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la proposition de rectification est insuffisamment motivée au sens de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ;

- la méthode retenue par le service pour procéder à la reconstitution du chiffre d'affaires est sommaire et radicalement viciée dès lors que le service, qui a rejeté la comptabilité, s'est quand même fondé sur les recettes qu'il a lui-même déclarées, d'une part, et ce dernier a omis les recettes afférentes aux actes médicaux et chirurgicaux qui pouvaient être exonérés de taxe sur la valeur ajoutée en raison de leur visée thérapeutique, d'autre part ;

- c'est d'ailleurs à tort que l'administration a estimé que seuls les actes médicaux pris en charge par la sécurité sociale étaient exonérés de taxe sur la valeur ajoutée ;

- à cet égard, la doctrine référencée BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10 n° 43 du 7 juin 2018 prévoit que si certains actes de médecine et de chirurgie esthétique ne sont pas pris en charge par l'assurance maladie, ils peuvent tout de même bénéficier de l'exonération de taxe sur la valeur ajoutée si leur intérêt diagnostique ou thérapeutique a été reconnu ;

- si la Cour ne prononce pas la décharge des rappels de taxes sur la valeur ajoutée en litige, il conviendra de déduire des recettes déclarées au titre du bénéfice non commercial la taxe sur la valeur ajoutée, qui a été rappelée, et de réduire en conséquence les cotisations d'impôt sur le revenu qu'il a acquittées au titre des années 2014 à 2016 ;

- les premiers juges se sont mépris sur la portée de ces conclusions qui n'ont pas été présentées par voie de conséquence de la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, mais, à titre subsidiaire, précisément dans l'hypothèse où ces rappels seraient maintenus ; ils ne pouvaient par suite prononcer un rejet par voie de conséquence.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 août 2020, le ministre de l'économie, des finances et de la relance demande à la Cour de rejeter la requête de M. B.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par l'appelant n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la directive 77/388/CEE du Conseil des Communautés du 17 mai 1977 ;

- la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 ;

- l'arrêt Skatteverket c. PFC Clinic AB du 21 mars 2013 de la Cour de justice de l'Union européenne ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de la santé publique ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- et les conclusions de Mme Courbon, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, qui exerce, à titre libéral, la chirurgie plastique réparatrice et esthétique, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité de son activité à l'issue de laquelle il s'est vu assigner selon la procédure de taxation d'office, par une proposition de rectification du 28 avril 2017, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2014 au 31 octobre 2016 au motif que les actes médicaux pratiqués, non soumis par l'intéressé à la taxe sur la valeur ajoutée, ne constituaient pas des actes à finalité thérapeutique pouvant être exonérés de cette taxe sur le fondement des dispositions du 1° du 4 de l'article 261 du code général des impôts. M. B relève appel du jugement du 19 février 2020 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée précités ainsi que " par voie de conséquence " ses conclusions tendant à la réduction de ses cotisations primitives d'impôt sur le revenu au titre des années 2014, 2015 et 2016.

Sur la régularité du jugement attaqué :

2. Il ressort de l'analyse de la demande de première instance, que M. B a présenté, à titre subsidiaire, dans l'hypothèse où le tribunal maintiendrait les rappels de taxe sur la valeur ajoutée en litige, des conclusions tendant à la réduction de ses cotisations primitives d'impôt sur le revenu au titre des années 2014 à 2016. En omettant de se prononcer sur le mérite de ces conclusions alors qu'il n'a pas fait droit aux conclusions principales et en se bornant à les rejeter par voie de conséquence des précédentes, le tribunal, qui s'est mépris sur la portée de telles conclusions, a entaché d'irrégularité son jugement qui doit par suite être annulé dans cette mesure.

3. Il y a ainsi lieu pour la Cour de statuer par la voie de l'effet dévolutif de l'appel sur les conclusions principales de M. B tendant à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés, et par la voie de l'évocation sur ses conclusions subsidiaires tendant à la réduction des cotisations primitives d'impôt sur le revenu au titre des années 2014 à 2016.

Sur les conclusions principales aux fins de décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée :

4. En premier lieu, si M. B soutient que la proposition de rectification n'est pas suffisamment motivée au regard des dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, de sorte qu'il n'a pas été mis à même de comprendre les rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été notifiés et de présenter ses observations, de telles dispositions ne lui sont pas applicables dès lors qu'il a fait l'objet d'une procédure de taxation d'office prévue au 3° de l'article L. 66 du même livre. Cependant, il doit être regardé comme ayant entendu se prévaloir des dispositions de l'article L. 76 de ce livre qui prévoient que : " Les bases ou éléments servant au calcul des impositions d'office et leurs modalités de détermination sont portées à la connaissance du contribuable trente jours au moins avant la mise en recouvrement des impositions. () ".

5. En l'espèce, la proposition de rectification du 28 avril 2017 mentionne pour chacune des périodes concernées, les montants de taxe sur la valeur ajoutée non collectée et non déclarée, ainsi que celui de taxe sur la valeur ajoutée à déduire. Elle indique que, pour déterminer le montant de la taxe sur la valeur ajoutée due par M. B au titre de chacune des trois années en litige, le service a déduit du montant du chiffre d'affaires déclaré, soit 350 793 euros en 2014, 313 956 euros en 2015 et 301 234 euros en 2016, les montants des honoraires figurant sur les relevés " système national inter-régimes " (SNIR) qui correspondent aux actes de chirurgie à finalité thérapeutique et qui sont, selon le service, exonérés de taxe sur la valeur ajoutée pour des montants de 140 092 euros en 2014, de 130 457 euros en 2015 et de 170 900 euros en 2016. La proposition de rectification mentionne également les modalités de calcul du montant de taxe sur la valeur ajoutée déductible, à partir des factures de charges présentées lors du contrôle et application d'un coefficient de déduction, dont le mode de détermination est précisé. Par suite, cette notification comporte les bases et les éléments de calcul des impositions établies d'office, quand bien même celle-ci ne fait pas apparaître une catégorie de recettes correspondant à des actes à finalité thérapeutique, non remboursés par l'assurance maladie mais qui seraient, selon l'appelant, exonérés de taxe sur la valeur ajoutée. Ainsi, cette proposition de rectification répondait aux exigences de motivation prévues par les dispositions précitées de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales.

6. En deuxième lieu, en vertu des dispositions du c) du 1° du A de l'article 13 de la directive 77/388/CEE du Conseil des Communautés du 17 mai 1977, reprises au c) du paragraphe 1 de l'article 132 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006, les Etats membres exonèrent " les prestations de soins à la personne effectuées dans le cadre de l'exercice des professions médicales et paramédicales telles qu'elles sont définies par l'Etat membre concerné ". Aux termes du 1° du 4 de l'article 261 du code général des impôts, pris pour la transposition de ces dispositions, sont exonérés de taxe sur la valeur ajoutée : " les soins dispensés aux personnes par les membres des professions médicales et paramédicales réglementées () ".

7. Il résulte de ces dispositions, telles qu'interprétées par la Cour de justice de l'Union européenne, notamment dans son arrêt Skatteverket c/ PFC Clinic AB du 21 mars 2013, que seuls les actes de médecine et de chirurgie esthétique dispensés dans le but " de diagnostiquer, de soigner et, dans la mesure du possible, de guérir " des personnes qui, par suite d'une maladie, d'une blessure ou d'un handicap physique congénital, nécessitent une telle intervention, poursuivent une finalité thérapeutique et doivent, dès lors, être regardés comme des soins à la personne exonérés de taxe sur la valeur ajoutée. Il en va différemment lorsque ces actes n'obéissent en aucun cas à une telle finalité.

8. En vertu des dispositions combinées des articles L. 6322-1 et R. 6322-1 du code de la santé publique, dans leur rédaction applicable sur la période d'imposition en litige, les actes de chirurgie esthétique qui n'entrent pas dans le champ des prestations couvertes par l'assurance maladie au sens de l'article L. 321-1 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur de la loi n° 2015-1702 du 21 décembre 2015, puis au sens de l'article L. 160-8 de ce code, créé par l'article 59 de la loi précitée à compter du 1er janvier 2016, sont des actes qui tendent à modifier l'apparence corporelle d'une personne, à sa demande, sans visée thérapeutique ou reconstructrice. Les actes de médecine ou de chirurgie esthétique à finalité thérapeutique relèvent des dispositions de l'article L. 162-1-7 du code de la sécurité sociale, aux termes desquelles la prise en charge par l'assurance maladie est subordonnée à l'inscription sur la liste qu'elles mentionnent. Cette liste prévoit le remboursement des actes de médecine ou de chirurgie esthétique répondant, pour le patient, à une indication thérapeutique, évaluée le cas échéant sur entente préalable de l'assurance maladie. Si de tels actes pris en charge totalement ou partiellement par l'assurance maladie sont présumés poursuivre une finalité thérapeutique, il appartient en revanche au contribuable, s'agissant des autres actes ne bénéficiant pas d'un remboursement, d'établir que ces derniers poursuivent une telle finalité.

9. M. B soutient que la méthode retenue par le service pour procéder à la reconstitution du chiffre d'affaires est radicalement viciée ou, à tout le moins, sommaire, dès lors que le service, qui a rejeté la comptabilité, s'est quand même fondé sur les recettes qu'il a lui-même déclarées, d'une part, et que ce dernier a omis les recettes afférentes aux actes médicaux et chirurgicaux non remboursés qui pouvaient être exonérés de taxe sur la valeur ajoutée dès lors qu'ils avaient une visée thérapeutique, d'autre part.

10. Cependant, et d'une part, il résulte de l'instruction que, pour procéder aux rectifications en matière de taxe sur la valeur ajoutée en litige, le service, après avoir constaté le caractère irrégulier de la comptabilité tenue par le requérant, s'est appuyé sur les relevés bancaires pour établir le montant des recettes encaissées par M. B. Ainsi que le relève l'administration, l'agent vérificateur n'a pas procédé à proprement parler à une reconstitution du chiffre d'affaires dès lors qu'il n'a jamais remis en cause le montant des recettes encaissées, mais uniquement le principe de leur assujettissement, ou non, à la taxe sur la valeur ajoutée. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la méthode suivie par le service serait viciée ni même sommaire.

11. D'autre part, pour reconstituer la taxe sur la valeur ajoutée collectée, le service s'est appuyé sur les remboursements ou non des actes pratiqués par M. B dans le cadre de son activité de chirurgie esthétique. Si le requérant estime qu'il aurait également dû distinguer les actes non remboursés par l'assurance maladie mais à finalité thérapeutique, il n'apporte, en toute hypothèse, aucun élément permettant d'établir que certains des actes assujettis par le service à la taxe sur la valeur ajoutée auraient été dispensés dans le but " de diagnostiquer, de soigner et, dans la mesure du possible, de guérir " des personnes, par suite d'une maladie, d'une blessure ou d'un handicap physique congénital. A cet égard, il résulte des éléments relevés par le service dans la proposition de rectification en date du 28 avril 2017, que le contribuable n'a présenté au cours du contrôle aucun justificatif de ses recettes et n'a apporté aucune justification de la nature thérapeutique des actes pratiqués, le cas échéant en anonymisant les factures produites, alors que le montant des actes non remboursés par l'assurance maladie représentait respectivement 56 %, 54 % et 39 % des recettes au titre des années 2014, 2015 et 2016. Par suite, le requérant ne démontre pas, en l'absence de tout justificatif produit tant devant les premiers juges que la Cour, que certains des actes pratiqués entraient dans le champ de l'exonération prévue au 1° du 4 de l'article 261 du code général des impôts.

12. En dernier lieu, M. B n'est pas, en tout état de cause, fondé à se prévaloir de la doctrine référencée BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10 n° 43 du 7 juin 2018 qui prévoit que si certains actes de médecine et de chirurgie esthétique ne sont pas pris en charge par l'assurance maladie, ils peuvent tout de même bénéficier de l'exonération de taxe sur la valeur ajoutée si leur intérêt diagnostique ou thérapeutique a été reconnu, dès lors qu'elle est postérieure à la période d'imposition en litige.

Sur les conclusions subsidiaires aux fins de réduction des cotisations primitives d'impôt sur le revenu :

13. Aux termes de l'article L. 203 du livre des procédures fiscales : " Lorsqu'un contribuable demande la décharge ou la réduction d'une imposition quelconque, l'administration peut, à tout moment de la procédure et malgré l'expiration des délais de prescription, effectuer ou demander la compensation dans la limite de l'imposition contestée, entre les dégrèvements reconnus justifiés et les insuffisances ou omissions de toute nature constatées dans l'assiette ou le calcul de l'imposition au cours de l'instruction de la demande. ". Aux termes de l'article L. 204 de ce livre : " La compensation peut aussi être effectuée ou demandée entre les impôts suivants, lorsque la réclamation porte sur l'un d'eux : / 1° A condition qu'ils soient établis au titre d'une même année, entre l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés, la contribution prévue à l'article 234 nonies du code général des impôts, la taxe sur les salaires, la taxe d'apprentissage, la cotisation perçue au titre de la participation des employeurs à l'effort de construction. / 2° Entre les droits d'enregistrement, la taxe de publicité foncière exigible sur les actes qui donnent lieu à la formalité fusionnée en application de l'article 647 du code général des impôts et les droits de timbre, perçus au profit de l'Etat. ". Enfin, l'article L. 205 du même livre dispose que : " Les compensations de droits prévues aux articles L. 203 et L. 204 sont opérées dans les mêmes conditions au profit du contribuable à l'encontre duquel l'administration effectue une rectification lorsque ce contribuable invoque une surtaxe commise à son préjudice ou lorsque la rectification fait apparaître une double imposition. ".

14. M. B soutient, à titre subsidiaire, dans le cas du maintien par le juge de l'impôt des rappels de taxe sur la valeur ajoutée en litige, que les montants déclarés au titre des bénéfices non commerciaux ayant été regardés par l'administration comme étant toutes taxes comprises, il convient de recalculer ces derniers en leur retranchant les montants de taxe sur la valeur ajoutée rappelés par le service à hauteur respectivement de 35 116,17 euros, 30 538,17 euros et 21 722,33 euros. Ce faisant, l'intéressé doit être regardé comme demandant une compensation, sur le fondement des dispositions citées ci-dessus, entre le montant de l'impôt sur le revenu qu'il aurait indûment acquitté et le montant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée en litige. Cependant, il résulte de la combinaison des dispositions précitées que le droit de compensation dont le contribuable peut se prévaloir à tout moment de la procédure n'est applicable que s'agissant d'une même imposition et d'une même période, sauf à ce que la compensation puisse intervenir entre les impôts limitativement énumérés à l'article L. 204 du livre des procédures fiscales, ce qui n'est pas le cas de l'impôt sur le revenu et de la taxe sur la valeur ajoutée. Par suite, un tel moyen ne peut qu'être écarté.

15. Il résulte de tout ce qui précède que, d'une part, M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2014 au 31 octobre 2016. D'autre part, il n'est pas davantage fondé à demander, à titre subsidiaire, la réduction des cotisations primitives d'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices non commerciaux qu'il a acquittées au titre des années 2014, 2015 et 2016. Doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Marseille du 19 février 2020 est annulé en tant que les conclusions subsidiaires de M. B tendant à la réduction de ses cotisations primitives d'impôt sur le revenu au titre des années 2014, 2015 et 2016 ont été rejetées.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la présente requête ainsi que les conclusions subsidiaires de M. B présentées devant le tribunal administratif tendant à la réduction de ses cotisations primitives d'impôt sur le revenu au titre des années 2014, 2015 et 2016 sont rejetés.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. A B et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée à la direction de contrôle fiscal Sud-Est Outre-mer.

Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, où siégeaient :

- Mme Helmlinger, présidente de la Cour,

- Mme Bernabeu, présidente assesseure,

- Mme Carotenuto, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 13 juillet 2022.

nc

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