LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-20MA02454

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-20MA02454

mardi 7 juin 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-20MA02454
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC+
Formation4ème chambre-formation à 3
Avocat requérantMARIAGGI - FAZAI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. C D a demandé au tribunal administratif de Bastia, A une requête enregistrée sous le n° 1800126, de condamner la commune de Péri à lui verser la somme de

3 018 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait des écoulements d'eau sur les parcelles cadastrées section A n°s 1644 et 3145 situées au lieu-dit Incalcinatu, et d'enjoindre à la commune de Péri de réaliser les travaux préconisés A l'expert dans son rapport du 27 mars 2019, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte. A une requête enregistrée sous le n° 1900726, la commune de Péri a demandé au tribunal administratif de Bastia de prononcer la nullité du rapport d'expertise du

27 mars 2019. A une requête enregistrée sous le n° 1900971, la commune de Péri a demandé au tribunal administratif de Bastia de prescrire une nouvelle expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, et de mettre les dépens à la charge de M. D.

A un jugement n° 1800126, 1900726, 1900971 du 31 mars 2020, le tribunal administratif de Bastia a condamné la commune de Péri à verser une somme de 2 881,10 euros à M. D, a mis à la charge définitive de la commune de Péri les frais de l'expertise de

M. E, taxés et liquidés à la somme de 5 491,05 euros TTC A ordonnance du

29 mars 2019 du président du tribunal administratif, a condamné la commune de Péri à verser à M. D 1 500 euros de frais de procès, et a rejeté le surplus des conclusions des parties.

Procédure devant la Cour :

A une requête et un mémoire enregistrés le 23 juillet 2020 et le 6 avril 2022,

M. D, représenté A Me Guiseppi, demande à la Cour :

1°) d'annuler l'article 4 du jugement n° 1800126 ,1900726, 1900971 du 31 mars 2020 du tribunal administratif de Bastia qui rejette sa demande visant à ordonner à la commune de Péri de réaliser les travaux préconisés A l'expert, sous astreinte ;

2°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence de la commune de Péri sur son courrier du 26 septembre 2017, réceptionné le 27 septembre 2017, tendant à faire exécuter les travaux préconisés A l'expert ;

3°) d'enjoindre à la commune de Péri de réaliser les travaux préconisés A l'expert dans un délai de trois mois à compter de la réception de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de

3 000 euros A jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Péri la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que l'écoulement des eaux pluviales entraîne un ravinement important du chemin d'accès à ses parcelles, qui est aggravé A l'urbanisation des parcelles situées en amont de sa propriété, et que ces dommages sont récurrents à chaque épisode pluvieux intense ; ces dégâts nécessitent des réfections périodiques de l'accès à sa propriété et entraînent un appauvrissement du sol et des pertes de récoltes ; la source de ces dommages se situe dans le fonctionnement défectueux de la canalisation installée en continuité d'un caniveau ; son préjudice d'exploitation peut être évalué à 21 000 euros A an comme indiqué A l'expert ; contrairement à ce qui a été dit A les premiers juges, la cause du dommage perdure à la date du jugement contesté et le coût des travaux n'est pas disproportionné au regard du préjudice subi.

A un mémoire enregistré le 15 janvier 2021, la commune de Péri, représentée A le cabinet Mariaggi et Fazai-Codaccioni, conclut d'une part, au rejet de la requête, d'autre part au sursis à statuer dans le litige portant sur l'annulation du rapport d'expertise de M. E du 27 mars 2019 et de la demande de contre-expertise, et A la voie de l'appel incident, à l'annulation des articles 1er et 2 du jugement en tant qu'elle a été condamnée à payer à

M. D la somme de 2 881,10 euros en réparation des préjudices subis, qu'ont été mis à sa charge les frais d'expertise judiciaire. Elle demande que soit mise à la charge de M. D une somme de 5 000 euros au titre des frais exposés A elle à l'occasion du litige.

La commune de Péri fait valoir que la requête de M. D est irrecevable faute d'avoir été précédée d'une réclamation préalable, et que son courrier du 26 septembre 2017 ne constitue pas une telle demande ; M. D ne justifie pas supporter un dommage anormal et spécial dès lors que ses parcelles sont destinées à recevoir l'écoulement naturel des eaux, ce qu'il ne peut ignorer, s'agissant de propriétés de famille ; les préjudices revendiqués ne sont pas établis ; depuis le mois de septembre 2017, il ne s'est plaint d'aucun nouveau dommage ou persistance du dommage.

Une ordonnance du 9 mars 2022 a fixé la clôture de l'instruction au 11 avril 2022

à 12 heures.

Un mémoire présenté le 11 avril 2022 pour la commune de Péri, n'a pas été communiqué.

Les parties ont été informées, A lettre du 3 mai 2022, en application de l'article

R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'arrêt à intervenir était susceptible d'être fondé sur le moyen d'ordre public relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions présentées A la commune de Péri tendant à ce que la Cour annule les articles 1er et 2 du jugement litigieux, relevant d'un litige distinct de celui qui faisait l'objet de l'appel principal, n'étant pas constitutives d'un appel incident mais d'un appel principal enregistré après l'expiration du délai d'appel et, A suite, tardif.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- et les conclusions de M. Angéniol, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. C D a demandé au tribunal administratif de Bastia, A une requête enregistrée sous le n° 1800126, de condamner la commune de Péri à lui verser la somme de

3 018 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait des écoulements d'eau sur les parcelles cadastrées section A n°s 1644 et 3145 situées au lieu-dit Incalcinatu, et d'enjoindre à la commune de Péri de réaliser les travaux préconisés A l'expert dans son rapport du 27 mars 2019, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte. A une requête enregistrée sous le n° 1900726, la commune de Péri a demandé au tribunal administratif de Bastia de prononcer la nullité du rapport d'expertise du

27 mars 2019. A une requête enregistrée sous le n° 1900971, la commune de Péri a demandé au tribunal administratif de Bastia de prescrire une nouvelle expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, et de mettre les dépens à la charge de M. D. A un jugement n° 1800126, 1900726, 1900971 du 31 mars 2020, le tribunal administratif de Bastia a condamné la commune de Péri, en son article 1er, à verser une somme de 2 881,10 euros à

M. D, a, en son article 2, mis à la charge définitive de la commune de Péri les frais de l'expertise, a condamné la commune de Péri à verser à l'intéressé 1 500 euros de frais de procès, et a rejeté le surplus des conclusions des parties. M. D relève appel de ce jugement en tant qu'il a rejeté sa demande visant à ordonner à la commune de Péri de réaliser sous astreinte les travaux préconisés A l'expert.

Sur l'appel incident :

2. A la voie de l'appel incident, la commune de Péri demande l'annulation des articles 1er et 2 du jugement attaqué. Toutefois, de telles conclusions, présentées postérieurement à l'expiration du délai d'appel, soulèvent un litige distinct de celui faisant l'objet de l'appel principal, lequel porte uniquement sur la contestation du rejet de la demande de M. D visant à ordonner à la commune de Péri de réaliser les travaux préconisés A l'expert, sous astreinte en présence de dommages qui perdurent. Elles ne sont donc pas recevables et, sans qu'il soit besoin de surseoir à statuer dans l'attente notamment de la décision du juge des référés du tribunal administratif de Bastia sur la demande de contre-expertise présentée A la commune de Péri, ne peuvent qu'être rejetées.

Sur l'appel principal :

3. Lorsque le juge administratif condamne une personne publique responsable de dommages qui trouvent leur origine dans l'exécution de travaux publics ou dans l'existence ou le fonctionnement d'un ouvrage public, il peut, saisi de conclusions en ce sens, s'il constate qu'un dommage perdure à la date à laquelle il statue du fait de la faute que commet, en s'abstenant de prendre les mesures de nature à y mettre fin ou à en pallier les effets, la personne publique, enjoindre à celle-ci de prendre de telles mesures. Pour apprécier si la personne publique commet, A son abstention, une faute, il lui incombe, en prenant en compte l'ensemble des circonstances de fait à la date de sa décision, de vérifier d'abord si la persistance du dommage trouve son origine non dans la seule réalisation de travaux ou la seule existence d'un ouvrage, mais dans l'exécution défectueuse des travaux ou dans un défaut ou un fonctionnement anormal de l'ouvrage et, si tel est le cas, de s'assurer qu'aucun motif d'intérêt général, qui peut tenir au coût manifestement disproportionné des mesures à prendre A rapport au préjudice subi, ou aucun droit de tiers ne justifie l'abstention de la personne publique. En l'absence de toute abstention fautive de la personne publique, le juge ne peut faire droit à une demande d'injonction, mais il peut décider que l'administration aura le choix entre le versement d'une indemnité dont il fixe le montant et la réalisation de mesures dont il définit la nature et les délais d'exécution.

4. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise judiciaire du

27 mars 2019, qu'à la suite d'un épisode pluvieux en juin 2017, l'écoulement anormal des eaux de ruissellements en provenance de la voirie communale qui surplombe le terrain de M. D, a été à l'origine des désordres affectant sa propriété plantée de vignes, consistant dans le ravinement du chemin d'accès et une inondation de ses parcelles, et qu'il a pour origine le débordement du réseau d'évacuation des eaux de pluie qui n'a pu permettre, compte tenu de son sous-dimensionnement, et de son obstruction A manque d'entretien, d'absorber le débit. Toutefois, d'une part, il ne résulte d'aucun élément du dossier que, dans la période postérieure à juin 2017, le ravinement dont se plaint M. D a perduré jusqu'à la date du présent arrêt du fait de l'état des lieux existant. Et d'autre part, il est constant que les travaux à effectuer nécessaires pour remédier aux écoulements sur la propriété de M. D, évalués A l'expert à la somme de 156 500 euros, ont un coût manifestement disproportionné A rapport à la valeur vénale des parcelles.

5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions d'appel principal de M. D doivent être rejetées.

Sur les frais et honoraires d'expertise :

6. Les frais d'expertise taxés et liquidés à la somme de 5 491,05 euros A une ordonnance du 29 mars 2019 du président du tribunal administratif de Bastia sont laissés à la charge définitive de la commune de Péri.

Sur frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Péri, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. D demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. D la somme que demande la commune de Péri au titre des frais exposés A elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Les frais de l'expertise taxés et liquidés à la somme de 5 491,05 euros A une ordonnance du 29 mars 2019 du président du tribunal administratif de Bastia, sont laissés à la charge définitive de la commune de Péri.

Article 3 : L'appel incident et le surplus des conclusions de la commune de Péri sont rejetés.

Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à M. C D et à la commune de Péri.

Copie en sera adressée à M. F E, expert.

Délibéré après l'audience du 10 mai 2022, où siégeaient :

- M. Badie, président,

- M. Revert, président assesseur,

- M. Ury, premier conseiller.

Rendu public A mise à disposition au greffe le 7 juin 2022.

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions