mercredi 29 juin 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-21MA01429 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | TAIEBI;CABINET MAZAS - ETCHEVERRIGARAY |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
L'association Marseille Sometimes a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler la décision du 4 juillet 2019 par laquelle le collège territorial de Marseille de second examen des rescrits fiscaux a indiqué qu'elle ne pouvait être considérée comme une association d'intérêt général pouvant délivrer à ses donateurs des reçus fiscaux conformément aux dispositions des articles 200 et 238 bis du code général des impôts, ainsi que d'enjoindre à l'administration de reconnaître le caractère non lucratif de l'association et son éligibilité au régime du mécénat.
Par un jugement n° 1907717 du 16 février 2021, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 15 avril 2021, l'association Marseille Sometimes, représentée par Me Taiebi, demande à la Cour :
1°) d'annuler ce jugement du 16 février 2021 ;
2°) d'annuler la décision précitée du 4 juillet 2019 du collège territorial de Marseille de second examen des rescrits fiscaux ;
3°) d'enjoindre à l'administration de reconnaître le caractère non lucratif de l'association et son éligibilité au régime du mécénat.
Elle soutient que :
- les premiers juges ont conclu à tort au caractère lucratif de son activité ;
- la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que l'administration n'a pas respecté le délai de trois mois prévu par la combinaison des articles L. 80 CB et R. 80 CB-2 du livre des procédures fiscales ;
- son activité ne présente pas un caractère lucratif dès lors qu'elle s'adresse à un public particulier, et qu'elle pratique des prix inférieurs à ceux du marché ;
- elle se consacre au développement de la vie culturelle, en assurant la promotion de la photographie d'art et du patrimoine de la ville de Marseille, et elle peut donc bénéficier du régime du mécénat.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2021, le ministre de l'économie, des finances et de la relance demande à la Cour de rejeter la requête de l'association Marseille Sometimes.
Il fait valoir que les moyens soulevés par l'appelante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 1er septembre 2021, la présidente de la Cour a désigné Mme Bernabeu, présidente assesseure de la 3ème chambre, pour statuer dans les conditions prévues à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L'association Marseille Sometimes a saisi la direction départementale des Bouches-du-Rhône d'une demande de rescrit le 22 janvier 2018, sur le fondement de l'article L. 80 C du livre des procédures fiscales, afin de s'assurer qu'elle constituait un organisme d'intérêt général et, pouvait, par suite, délivrer des reçus fiscaux à ses donateurs afin de les faire bénéficier des réductions d'impôts prévues au b du 1 de l'article 200 et au a du 1 de l'article 238 bis du code général des impôts. L'association précitée relève appel du jugement du 16 février 2021 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 4 juillet 2019 par laquelle le collège territorial de Marseille de second examen des rescrits fiscaux a indiqué qu'elle ne pouvait être considérée comme une association d'intérêt général pouvant délivrer à ses donateurs des reçus fiscaux conformément aux dispositions des articles 200 et 238 bis du code général des impôts.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, () ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la Cour peuvent (), par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
3. Il appartient au juge d'appel non d'apprécier le bien-fondé des motifs par lesquels le juge de première instance s'est prononcé sur les moyens qui lui étaient soumis mais de se prononcer directement sur les moyens invoqués dont il est saisi dans le cadre de l'effet dévolutif de l'appel. Pour demander l'annulation du jugement attaqué, l'association Marseille Sometimes ne peut donc utilement se prévaloir de l'erreur dans l'appréciation du caractère lucratif de son activité, dont les premiers juges auraient entaché leur jugement.
4. L'association Marseille Sometimes se borne à reprendre en appel, dans les mêmes termes que ceux exposés devant le tribunal administratif, les moyens tirés de ce que, d'une part, la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que l'administration n'a pas respecté le délai de trois mois prévu par la combinaison des articles L. 80 CB et R. 80 CB-2 du livre des procédures fiscales, d'autre part, son activité ne présente pas un caractère lucratif et, enfin, elle est éligible au régime du mécénat. Par suite, il convient de les écarter par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges respectivement aux points 3, 6 et 8 du jugement attaqué.
5. Il résulte de tout ce qui précède, que la requête d'appel de l'association Marseille Sometimes qui est manifestement dépourvue de fondement, doit être rejetée par application des dispositions, précitées au point 2, du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris, ses conclusions aux fins d'injonction.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de l'association Marseille Sometimes est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Marseille Sometimes et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie en sera adressée au directeur du contrôle fiscal Sud-Est Outre-mer.
Fait à Marseille, le 29 juin 2022.
N°21MA01429
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026