mardi 23 avril 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-22MA00649 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | MAILLIARD |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La SAS Télévision de France (TDF) a demandé au tribunal administratif de Bastia d'annuler les titres exécutoires n°s 33 et 34 du 21 juin 2019 émis par la présidente de la communauté de communes de la Pieve de l'Ornano.
Par un jugement n° 1901124 du 16 décembre 2021, le tribunal administratif de Bastia a annulé les titres exécutoires n°s 33 et 34 du 21 juin 2019 émis à l'encontre de la société TDF.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 15 février 2022, la communauté de communes de la Pieve de l'Ornano, représentée par Me Journault, demande à la Cour :
1°) d'annuler ce jugement du 16 décembre 2021 ;
2°) de rejeter la requête de la société TDF ;
3°) de mettre à la charge de la société TDF une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi qu'aux éventuels entiers dépens.
Elle soutient que :
- la juridiction administrative n'est pas compétente ;
- la demande d'annulation de la délibération du 21 décembre 2016 est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;
- la délibération contestée est exécutoire et opposable à la société TDF ;
- l'instauration d'une redevance ne constitue pas un détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juin 2022, la société TDF, représentée par
Me Mailliard, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la communauté de communes de la Pieve de l'Ornano la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un courrier du 29 mars 2023, le président de la 5ème chambre de la Cour, a sollicité la mise en œuvre d'une médiation.
Le 30 mars 2023, la communauté de communes de la Pieve de l'Ornano a donné son accord pour la mise en œuvre de la médiation.
Le 6 avril 2023, la société TDF a donné à son tour son accord quant à la mise en œuvre d'une médiation dans cette affaire.
Par un mémoire, enregistré le 10 avril 2024, la communauté de communes de la Pieve de l'Ornano demande à la Cour de prendre acte du désistement de la requête.
Par un mémoire, enregistré le 19 avril 2024, la société TDF, représentée par
Me Mailliard conclut à l'acceptation du désistement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente de la Cour a désigné M. A pour statuer par ordonnance dans les cas prévus à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur le désistement :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".
2. Aux termes de l'article R. 636-1 du même code : " Le désistement peut être fait et accepté par des actes signés des parties ou de leurs mandataires et adressés au greffe () ".
3. Par un mémoire enregistré au greffe le 10 avril 2024, la communauté de communes de la Pieve de l'Ornano déclare se désister de l'instance introduite devant la Cour le
15 février 2022. Le greffe de la Cour a communiqué ce mémoire le 10 avril 2024 à la Société TDF. Cette dernière a, par un mémoire enregistré le 19 avril 2024, accepté le désistement et demandé à la Cour d'en donner acte. Dans ces conditions, le désistement de la communauté de communes de la Pieve de l'Ornano est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais d'instance :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de ne faire droit à aucune des conclusions des parties fondées sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la communauté de communes de la Pieve de l'Ornano.
Article 2 : Les conclusions des parties présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la communauté de communes de la Pieve de l'Ornano et à la société Télévision de France.
Fait à Marseille, le 23 avril 2024.
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Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026