jeudi 16 juin 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-22MA00892 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | ALBERTINI |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Bastia d'annuler l'arrêté du 17 février 2022 par lequel le préfet de la Haute-Corse l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Par une ordonnance n° 2200184 du 22 février 2022, le président du tribunal administratif de Bastia a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 22 mars 2022, M. B, représenté par Me Albertini, demande à la Cour :
1°) d'annuler cette ordonnance du président du tribunal administratif de Bastia du 22 février 2022 ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 17 février 2022.
Il soutient que :
- le préfet n'a pas procédé à un examen de sa situation individuelle ;
- il est indiqué à tort dans l'arrêté contesté qu'il n'avait formulé aucune demande de titre de séjour ;
- l'arrêté contesté est entaché par une erreur manifeste d'appréciation ;
- le préfet de la Haute-Corse n'a pas transmis pour instruction le contrat de travail à la DIRECCTE ;
- le tribunal se devait d'examiner le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dès lors que le préfet a examiné sa demande au titre de l'admission exceptionnelle au séjour.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours peuvent (), par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. B, de nationalité marocaine, relève appel de l'ordonnance du 22 février 2022 par laquelle le président du tribunal administratif de Bastia a rejeté sa demande aux fins d'annulation de l'arrêté du 17 février 2022 du préfet de la Haute-Corse l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur la régularité de l'ordonnance attaquée :
3. Il résulte des motifs même de l'ordonnance attaquée que, contrairement à ce que soutient le requérant, le président du tribunal administratif de Bastia a expressément répondu à l'ensemble des moyens qu'il avait soulevés en première instance et, en particulier, à celui tiré de ce que la demande d'admission exceptionnelle au séjour par le travail n'avait pas été transmise pour avis à la DIRECCTE, traité au point 4 de l'ordonnance.
Sur le bien-fondé de l'ordonnance attaquée :
4. M. B réitère devant la cour l'argumentation qu'il avait développée en première instance en reprenant les mêmes moyens, tirés de ce que l'arrêté contesté serait entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle par le préfet, de ce que le préfet aurait mentionné à tort ne pas avoir été saisi d'une demande de titre de séjour, et de ce que sa demande d'admission exceptionnelle au séjour par le travail n'avait pas été transmise à la DIRECCTE. Le requérant ne faisant état devant la cour d'aucun élément nouveau par rapport à sa demande de première instance, il y a lieu d'écarter les moyens précités par adoption des motifs suffisamment précis et circonstanciés par lesquels le président du tribunal administratif les a lui-même écartés.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B est manifestement dépourvue de fondement et doit, en toutes ses conclusions, être rejetée par application des dispositions sus rappelées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Corse.
Fait à Marseille, le 16 juin 2022.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026