jeudi 23 juin 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-22MA01614 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | ROSSO ROIG ANNA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B A a demandé au tribunal administratif de Marseille de condamner la métropole Aix-Marseille-Provence à l'indemniser des préjudices qui ont résulté de l'accident dont elle a été victime le 17 décembre 2018, d'ordonner une expertise afin d'évaluer ces préjudices, de condamner la Métropole à lui verser une indemnité de 8 000 euros à titre de provision et de mettre à la charge de cette collectivité une somme de 1 500 euros au titre des frais du litige.
Par un jugement n° 1908185 du 30 avril 2021, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 8 juin 2022, Mme B A, représentée par Me Rosso Roig, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Marseille du 30 avril 2021 du tribunal administratif de Marseille ;
2°) de condamner la métropole Aix-Marseille-Provence à l'indemniser des préjudices qui ont résulté de l'accident dont elle a été victime le 17 décembre 2018 ;
3°) d'ordonner une expertise afin d'évaluer ces préjudices ;
4°) de condamner la métropole Aix-Marseille-Provence à lui verser une indemnité de 8 000 euros à titre de provision ;
5°) de mettre à la charge de la métropole Aix-Marseille-Provence une somme de 1 000 euros au titre des frais du litige.
Elle soutient que :
- au vu des documents produits, la matérialité des faits est bien établie ;
- contrairement à ce qu'a fait valoir la métropole, aucune faute d'imprudence ne peut lui être reprochée ;
- elle est donc fondée à demander que la métropole soit reconnue responsable des dommages qui ont résulté de son accident.
Par décision du 24 mars 2022, notifiée le 15 avril 2022, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : "Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter les conclusions à fin de sursis à exécution d'une décision juridictionnelle frappée d'appel, les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement ()".
2. Mme A relève appel du jugement du 30 avril 2021 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à la condamnation de la métropole Aix-Marseille-Provence à l'indemniser des préjudices qui ont résulté de la chute dont elle a été victime le 17 décembre 2018 en début d'après-midi alors qu'elle circulait à pied rue Rasongles à Marseille, d'ordonner une expertise afin d'évaluer ces préjudices et de condamner la métropole à lui verser une indemnité de 8 000 euros à titre de provision.
3. Ainsi que les premiers juges l'ont retenu à juste titre, ni les photographies versées au dossier de première instance, montrant une défectuosité d'une partie de chaussée, ni aucune autre pièce du dossier, ne permet d'établir que la chute dont a été victime Mme A se serait produite dans les circonstances qu'elle décrit alors, en outre, que l'accident a eu lieu en plein jour et qu'il n'est pas contesté que la victime circulait sur une voie de circulation réservée aux automobiles en dehors des passages réservés aux piétons. Dans ces conditions, c'est à bon droit que, par des motifs qui ne sont pas utilement critiqués, le tribunal a rejeté la demande de Mme A.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit, en toutes ses conclusions, être rejetée par application des dispositions rappelées ci-dessus de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A.
Copie en sera adressée à la métropole Aix-Marseille-Provence.
Fait à Marseille, le 23 juin 2022.
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
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04/05/2026