jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-23MA00837 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | C |
| Avocat requérant | PY |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B A a demandé au tribunal administratif de Marseille, à titre principal, d'annuler la délibération du 28 juin 2019 par laquelle le conseil municipal de la commune de Saint-Crépin a approuvé son plan local d'urbanisme, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux, et, à titre subsidiaire, d'annuler cette délibération du 28 juin 2019 en tant qu'elle classe les parcelles cadastrées section E nos 660, 661, 669 et 670, situées lieu-dit le Haut Villaron, en zone agricole, et grève la parcelle cadastrée section E n° 759 de l'emplacement réservé n° 17.
Par un jugement n° 1910745 du 6 février 2023, le tribunal administratif de Marseille a annulé la délibération du 28 juin 2019 par laquelle le conseil municipal de la commune de Saint-Crépin a approuvé son plan local d'urbanisme en tant qu'elle classe en zone Ac les parcelles cadastrées section E nos 661 et 670 et en zone AUba l'intégralité du secteur de la Courmette, mis à la charge de la commune de Saint-Crépin la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 6 avril 2023, Mme A, représentée par Me Py, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du 6 février 2023 du tribunal administratif de Marseille en tant qu'il rejette le surplus des conclusions de la requête ;
2°) à titre principal, d'annuler la délibération du 28 juin 2019 du conseil municipal de la commune de Saint-Crépin, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux ; à titre subsidiaire, d'annuler la délibération du 28 juin 2019 du conseil municipal de la commune de Saint-Crépin en tant qu'elle classe les parcelles cadastrées section E nos 660 et 669 en zone agricole et grève la parcelle cadastrée section E n° 759 de l'emplacement réservé n° 17, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux ;
3°) d'enjoindre à la commune de Saint-Crépin de reprendre la procédure d'élaboration de son plan local d'urbanisme et de classer les parcelles cadastrées section E nos 660, 661, 669 et 670 en zone urbaine, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Crépin la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le jugement attaqué est insuffisamment motivé au regard des dispositions des articles L. 9 du code de justice administrative et L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, en ce qui concerne les moyens tirés de la participation de conseillers intéressés, de l'insuffisance du rapport de présentation, de ce que l'instauration de l'emplacement réservé n° 17 serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, de l'incohérence du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) avec l'orientation n° 2 du projet d'aménagement et de développement durables (PADD), et de ce que le classement de la parcelle cadastrée section E n° 669 en zone Ac serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- sa requête est recevable ;
- la délibération contestée est entachée d'un vice de forme, au regard de l'insuffisance du rapport de présentation, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en raison de la participation de conseillers intéressés, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en raison de l'absence de consultation de certaines personnes publiques associées, au regard des dispositions des articles L. 153-16 et L. 132-7 du code de l'urbanisme ;
- elle est entachée d'incohérence avec l'orientation n° 2 du PADD, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme ;
- le classement des parcelles lui appartenant en zone agricole est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, au regard des dispositions de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme ;
- l'instauration de l'emplacement réservé n° 17 est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, au regard des dispositions de l'article L. 151-41 du code de l'urbanisme ;
- la délibération contestée méconnaît les dispositions des articles L. 131-7, L. 131-1, L. 122-5 et L. 122-10 du code de l'urbanisme et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire enregistré le 11 avril 2023, Mme A, représentée par Me Py, déclare se désister purement et simplement de sa requête et demande qu'il soit donné acte de son désistement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. Le désistement de Mme A est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à Me Py.
Fait à Marseille, le 20 avril 2023