LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-23MA00912

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-23MA00912

jeudi 28 septembre 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-23MA00912
TypeOrdonnance
Recoursexécution décision justice adm
Avocat requérantKUHN-MASSOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 24 mars 2022 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de sa destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

Par un jugement n° 2206134 du 8 novembre 2022, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 13 avril 2023, M. B, représenté par Me Kuhn-Massot, demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement du 8 novembre 2022 du tribunal administratif de Marseille ;

2°) d'annuler l'arrêté du 24 mars 2022 du préfet des Bouches-du-Rhône ;

3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa vie privée et familiale, quant à la durée et à la continuité de son séjour et quant au prétendu trouble à l'ordre public.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille du 3 mars 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, de nationalité arménienne, demande l'annulation du jugement par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du 24 mars 2022 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de sa destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

2. En premier lieu, si le requérant fait valoir que le préfet n'a tenu compte " d'aucun élément de vie familiale pourtant documentée au dossier ", il ne précise pas de quels éléments il s'agit alors que l'arrêté mentionne qu'il est domicilié chez sa mère et qu'il soutient être présent en France depuis 2017. Par suite, le moyen tiré d'un défaut d'examen sérieux de sa situation doit être écarté.

3. En second lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

4. Il peut être tenu pour établi que M. B qui a formé une demande d'asile le 5 octobre 2007, alors qu'il était âgé de 17 ans, s'est maintenu continûment sur le territoire français depuis cette date, en dépit des cinq obligations de quitter le territoire français dont il a fait successivement l'objet les 19 février 2009, 2 juillet 2012, 4 mars 2014, 7 septembre 2016 et 30 janvier 2018, eu égard, au surplus, aux condamnations pénales prononcées à son encontre en 2009, 2010, 2012 et 2016. Toutefois, la durée de sa présence sur le territoire français, y compris en tenant compte de l'âge de son arrivée, ne saurait, à elle seule, attester la réalité, l'intensité et la stabilité des liens qui l'attachent à la France. A cet égard, le requérant, âgé de 32 ans, à la date de l'arrêté attaqué, se prévaut exclusivement de la présence en France de sa mère, chez laquelle il réside et qui a vu sa situation régularisée, à une date et dans des conditions qu'il ne précise pas. L'attestation produite par cette dernière se borne, toutefois, à ne témoigner que de l'hébergement de son fils à son domicile. Alors qu'ainsi qu'il a été dit, le requérant est entré en France à l'âge de 17 ans, il ne justifie pas y avoir été scolarisé, et pour témoigner de son insertion sociale ou professionnelle, il ne produit que deux promesses d'embauche, l'une du 22 décembre 2011 pour un emploi de poseur en menuiserie, l'autre du 10 janvier 2020 pour un emploi de technicien, ainsi qu'une attestation de participation à des activités religieuses du 30 décembre 2011. Il ne fait état ni de ses conditions de vie en France durant toutes ces années, ni de ses ressources. Le préfet des Bouches-du-Rhône sans lui opposer, s'agissant du refus de délivrance d'un titre de séjour, que sa présence représenterait une menace pour l'ordre public, a pu relever, à bon droit, que son casier judiciaire ne témoignait pas d'une " intégration particulière à la société française ", quand bien même les derniers faits pour lesquels il a été poursuivi pour rébellion et violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique, suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, datent de 2016 et n'ont pas donné lieu à une condamnation en raison de la reconnaissance de son irresponsabilité pour cause de trouble mental. Dans ces conditions, l'arrêté en litige du préfet des Bouches-du-Rhône ne peut être regardé comme ayant porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale eu égard aux buts en vue desquels il a été pris et n'a, par suite, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. B, qui est manifestement dépourvue de fondement, au sens des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, doit être rejetée, en application de ces dispositions, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à Me Kuhn-Massot.

Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.

Fait à Marseille, le 28 septembre 2023

Décisions similaires

CAA33exécution décision justice adm

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-25BX02473

02/04/2026

CAA69exécution décision justice adm

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY01963

02/04/2026

CAA69exécution décision justice adm

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY02786

02/04/2026

CAA69exécution décision justice adm

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY03215

02/04/2026

← Retour aux décisions