LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-25MA01027

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-25MA01027

vendredi 13 mars 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-25MA01027
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation5ème chambre - formation à 3

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Toulon de condamner l’Etat à lui verser la somme de 30 000 euros, assortie des intérêts de retard, en réparation des préjudices résultant de carences fautives dans la prévention des risques liés à l’exposition des travailleurs aux poussières d’amiante lors de son activité professionnelle au sein de la direction du commissariat de la marine.

Par un jugement n° 2000050 du 20 février 2025, le tribunal administratif de Toulon a condamné l’Etat à verser à M. A... une somme de 17 000 euros avec intérêts au taux légal à compter du 31 octobre 2019 et capitalisation à compter du 31 octobre 2021.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 18 avril 2025 le ministre des armées demande à la cour de réformer ce jugement en tant qu’il a condamné l’Etat à verser à M. A... une somme excédant 12 000 euros.

Il soutient qu’en allouant une somme de 17 000 euros à M. A... pour une période d’exposition de trente-trois ans et onze mois, le tribunal s’est livré à une évaluation excessive du préjudice réparable de l’intéressé.

La requête a été communiquée à M. A..., qui n’a pas présenté d’observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- le décret n° 2001-1269 du 21 décembre 2001 ;
- l’arrêté du 21 avril 2006 relatif à la liste des professions, des fonctions et des établissements ou parties d’établissements permettant l’attribution d’une allocation spécifique de cessation anticipée d’activité à certains ouvriers de l’Etat, fonctionnaires et agents non titulaires du ministère de la défense ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Anne Menasseyre, présidente rapporteure,
- et les conclusions de M. Olivier Guillaumont, rapporteur public.




Considérant ce qui suit :

1. M. A..., né le 13 juin 1961, a exercé ses fonctions en tant qu’ouvrier d’Etat au sein de la direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information de Toulon entre 1981 et 2015. Il a demandé au tribunal administratif de Toulon de condamner l’Etat à lui verser la somme de 30 000 euros en réparation des préjudices qu’il estime avoir subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante dans l’exercice de ses fonctions. Par un jugement du 20 février 2025, le tribunal administratif de Toulon a condamné l’Etat à lui verser une somme de 17 000 euros avec intérêts au taux légal à compter du 31 octobre 2019 et capitalisation à compter du 31 octobre 2020. Le ministre des armées relève appel de ce jugement, en tant qu’il a fixé le montant de la réparation due à M. A... à une somme excédant celle de 12 000 euros.

2. Pour évaluer le préjudice réparable de M. A..., le tribunal a retenu, au vu notamment d’une fiche d’exposition à l’amiante établie le 17 octobre 2017 et signée du directeur interarmées des réseaux d’infrastructures et des systèmes d’information de la défense à Toulon, que l’intéressé avait été exposé, sans protection adaptée, aux risques présentés par l’inhalation de poussières d’amiante en contact avec des matériaux renfermant cette substance sur une période de trente-trois ans et onze mois, période suffisamment longue pour pouvoir lui faire craindre de développer une maladie grave. Cette durée n’est pas contestée par le ministre des armées, qui ne conteste pas davantage le principe de la responsabilité de l’Etat ni l’existence, chez M. A..., d’un préjudice moral d’anxiété en lien avec la carence de l’Etat.

3. Toutefois, au regard de la durée de l’exposition au risque d’inhalation de poussières d’amiante et en l’absence de toute précision permettant de caractériser, au-delà de la durée significative de son exposition, la souffrance psychologique de M. A..., en fixant à la somme de 17 000 euros la réparation du préjudice moral d’anxiété subi par M. A..., les premiers juges en ont fait une appréciation excessive. Il en sera fait, dans les circonstances de l’espèce, une plus juste appréciation en en ramenant le montant à la somme de 13 000 euros.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la ministre des armées et des anciens combattants est fondée à demander que l’indemnité que le tribunal administratif a condamné l’Etat à verser à M. A... par l’article 1er du jugement soit ramenée à la somme de 13 000 euros.


D É C I D E :


Article 1er : La somme de 17 000 euros que l’Etat a été condamné à verser à M. A... par l’article 1er du jugement du 20 février 2025 est ramenée à 13 000 euros.

Article 2 : L’article 1er du jugement du tribunal administratif de Toulon du 20 février 2025 est réformé en ce qu’il a de contraire au présent arrêt.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la ministre des armées et des anciens combattants et à M. B... A....

Copie en sera adressée au fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante.

Délibéré après l’audience du 20 février 2026 à laquelle siégeaient :

- Mme Anne Menasseyre, présidente,
- Mme Florence Noire, première conseillère,
- M. Flavien Cros, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mars 2026.

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions