mercredi 9 juillet 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-25MA01385 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | PAPAPOLYCHRONIOU |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A, épouse B, a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du maire de la commune de Montlaux en date du 9 novembre 2020, portant refus du permis de construire n° PC 004 130 20 S0003, ensemble la décision implicite par laquelle le maire de Montlaux a rejeté son recours gracieux tendant à l'annulation de la décision du 9 novembre 2020.
Par un jugement n° 2102415 du 18 mars 2025, le tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 9 novembre 2020 et enjoint au maire de Montlaux de réexaminer la demande de permis de construire sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement.
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 23 mai et 23 juin 2025, la commune de Montlaux, représentée par Me Papapolychroniou, demande à la Cour d'ordonner le sursis à exécution du jugement 18 mars 2025 et de mettre à la charge de Mme A épouse B la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête en sursis à exécution est fondée sur les articles R. 811-15 et R. 811-17 du code de l'urbanisme ;
- le jugement attaqué est insuffisamment motivé :
- le jugement a omis de se prononcer sur la substitution de motifs demandée par la commune et tirée de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en raison du risque pour la sécurité publique du fait de la dangerosité de l'intersection du chemin des Faïsse et de la route départementale 16, et des risques pour les usagers de la voie publique ;
- le jugement ne se prononce pas sur le grief du détournement de pouvoir ;
- la demande présentée par Mme B devant le tribunal administratif de Marseille tend à l'annulation d'une décision confirmative d'un refus de permis de construire devenu définitif et elle est dès lors irrecevable ;
- les dispositions de l'article L. 122-10 du code de l'urbanisme justifiaient un refus de permis de construire ;
- le permis de construire aurait pu être refusé en application de l'article L. 122-11 1°) du code de l'urbanisme ;
- le tribunal a commis une erreur de droit en jugeant que le maire de Montlaux pouvait délivrer le permis de construire en l'assortissant de prescriptions ;
- la voie d'accès à la parcelle de Mme B n'a pas une largeur suffisante pour la desserte du projet en litige :
- le maire de Montlaux aurait pu refuser le permis de construire sur le fondement des articles R. 111-2 et R. 111-15 du code de l'urbanisme en raison du risque pour la sécurité publique du fait de la dangerosité de l'intersection du chemin des Faïsse et de la route départementale 16, et des risques pour les usagers de la voie publique ;
- le refus de permis de construire aurait été fondé au regard des articles L. 161-4 et R. 161-4 du code de l'urbanisme et de la carte communale ;
- le détournement de pouvoir n'est pas établi ;
- le délai de deux mois imparti à la commune pour réexaminer la demande de permis de construire de Mme B est insuffisant ;
Par un mémoire enregistré le 5 juin 2025, Mme A épouse B, représentée par Me Arditti, conclut au rejet de la requête ;
Elle soutient que :
- les moyens invoqués par l'appelante ne paraissent pas, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement ;
Vu :
- la requête 25MA01345, par laquelle la commune de Montlaux relève appel du jugement du 18 mars 2025 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 juillet 2025 :
- le rapport de M. D,
- et les observations de Me Papapolychroniou, représentant la commune de Montlaux.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, épouse B, a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du maire de la commune de Montlaux en date du 9 novembre 2020, portant refus du permis de construire n° PC 004 130 20 S0003, ensemble la décision implicite par laquelle le maire de Montlaux a rejeté son recours gracieux tendant à l'annulation de la décision du 9 novembre 2020. Par un jugement 2102415 du 18 mars 2025, le tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 9 novembre 2020 et enjoint au maire de Montlaux de réexaminer la demande de permis de construire sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. La commune de Montlaux demande à la Cour de prononcer le sursis à exécution de ce jugement.
Sur la demande de sursis à exécution :
2. Aux termes de l'article R. 811-14 du code de justice administrative : " Sauf dispositions particulières, le recours en appel n'a pas d'effet suspensif s'il n'en est autrement ordonné par le juge d'appel dans les conditions prévues par le présent titre. ". Aux termes de l'article R. 811-15 du même code : " Lorsqu'il est fait appel d'un jugement de tribunal administratif prononçant l'annulation d'une décision administrative, la juridiction d'appel peut, à la demande de l'appelant, ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement si les moyens invoqués par l'appelant paraissent, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement ". Aux termes de l'article R. 811-17 de ce code : " Dans les autres cas, le sursis peut être ordonné à la demande du requérant si l'exécution de la décision de première instance attaquée risque d'entraîner des conséquences difficilement réparables et si les moyens énoncés dans la requête paraissent sérieux en l'état de l'instruction ".
3. En l'état de l'instruction, les moyens susvisés tirés de ce que le jugement attaqué est insuffisamment motivé, de ce que le jugement a omis de se prononcer sur la substitution de motifs demandée par la commune et tirée de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en raison du risque pour la sécurité publique du fait de la dangerosité de l'intersection du chemin des Faïsse et de la route départementale 16, et des risques pour les usagers de la voie publique, de ce que le jugement ne s'est pas prononcé sur le grief du détournement de pouvoir, que la demande présentée par Mme B devant le tribunal administratif de Marseille tend à l'annulation d'une décision confirmative d'un refus de permis de construire devenu définitif et était dès lors irrecevable, que les dispositions de l'article L. 122-10 du code de l'urbanisme justifiaient un refus de permis de construire, que le permis de construire aurait pu être refusé en application de l'article L. 122-11 1°) du code de l'urbanisme, que le tribunal a commis une erreur de droit en jugeant que le maire de Montlaux pouvait délivrer le permis de construire en l'assortissant de prescription, que la voie d'accès à la parcelle de Mme B n'a pas une largeur suffisante pour la desserte du projet en litige, que le maire de Montlaux aurait pu refuser le permis de construire sur le fondement des articles R. 111-2 et R. 111-15 du code de l'urbanisme en raison du risque pour la sécurité publique du fait de la dangerosité de l'intersection du chemin des Faïsse et de la route départementale 16, et des risques pour les usagers de la voie publique, que le refus permis de construire aurait pu être fondé au regard des articles L. 161-4 et R. 161-4 du code de l'urbanisme et de la carte communale et que le délai de deux mois imparti à la commune pour réexaminer la demande de permis de construire de Mme B est insuffisant ne paraissent pas sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement. La requête de la commune de Montlaux aux fins de sursis à exécution ne peut dès lors qu'être rejetée, de même par voie de conséquences que sa demande fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la commune de Montlaux est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée la commune de Montlaux et à Mme C A, épouse B.
Fait à Marseille le 9 juillet 2025.nb
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026