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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-25MA02543

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-25MA02543

mardi 17 février 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-25MA02543
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantKUHN-MASSOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Marseille d’annuler l’arrêté du 5 août 2024 du préfet des Bouches-du-Rhône lui refusant la délivrance d’un titre de séjour mention « vie privée et familiale », l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination.

Par un jugement n° 2410685 du 17 mars 2025, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.


Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 28 août 2025, M. A..., représenté par Me Kuhn-Massot, demande à la Cour :

1°) d’annuler le jugement du 17 mars 2025 du tribunal administratif de Marseille ;

2°) d’annuler l’arrêté du 5 août 2024 du préfet des Bouches-du-Rhône ;

3°) d’enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour sous astreinte de 150 euros par jours de retard dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir.

4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.
Il soutient que :
il est le seul en mesure de prendre en charge sa mère, de nationalité française, qui souffre de troubles cognitifs sévères ;
Il aurait dû bénéficier d’un titre de séjour mention « visiteur », au titre des stipulations de l’article 7 bis alinéa a) de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, mais il n’en remplit pas les conditions liées au visa longue durée.


M. A... a été admis à l’aide juridictionnelle totale par une décision du 25 juillet 2025 du bureau d’aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
- l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

M. A..., de nationalité algérienne, relève appel du jugement par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande dirigée contre l’arrêté du 5 août 2024 du préfet des Bouches-du-Rhône lui refusant la délivrance d’un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination, en reprenant, pour l’essentiel, les moyens invoqués devant les premiers juges.
M. A... doit être regardé comme soulevant, en appel, les moyens tirés de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d’appréciation en refusant de régulariser sa situation et de ce que l’arrêté méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Il y a lieu d’écarter l’ensemble de ces moyens par adoption des motifs retenus par le tribunal administratif, le requérant ne faisant état devant la Cour d’aucun élément distinct de ceux soumis à leur appréciation. En particulier, les nouvelles pièces produites devant la Cour, soit un certificat médical de mars 2025 de l’APHM, et des attestations de proches, ne font que confirmer le contenu des pièces déjà produites devant le tribunal.
Il résulte de ce qui précède que la requête d’appel de M. A..., qui est manifestement dépourvue de fondement, au sens des dispositions du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, doit être rejetée, en application de ces dispositions, y compris ses conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à Me. Kuhn-Massot.

Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.


Fait à Marseille, le 17 février 2026












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