LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-25MA02854

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-25MA02854

lundi 2 février 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-25MA02854
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
FormationJuge des référés
Avocat requérantSELARL PHELIP & ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La société civile immobilière (SCI) La Pointe a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Toulon d’ordonner une expertise, sur le fondement des dispositions de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, au contradictoire de la commune de Carqueiranne (83320), du département du Var et de la métropole Toulon Provence Méditerranée aux fins d’évaluer la perte de la valeur vénale affectant son bien situé 11 chemin du Cabro à Carqueiranne, du fait de l’édification, à proximité de ce dernier, d’un rond-point.

Par une ordonnance n° 2401052 du 29 septembre 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande et a mis à sa charge, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par le département du Var et non compris dans les dépens.

Procédure devant la cour :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 octobre et 27 novembre 2025, la SCI La Pointe, représentée par Me Hollet, demande à la cour :

1°) d’annuler cette ordonnance du 29 septembre 2025 ;

2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande de première instance.

Elle soutient que sa demande présente un caractère utile.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 et 20 novembre et 31 décembre 2025,
le département du Var, représenté par Me Phelip, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la SCI La Pointe au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Il soutient que la demande n’est pas utile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président de la cour a désigné Mme A... pour statuer par ordonnance dans les cas prévus à l’article L. 555-1 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. La SCI La Pointe est propriétaire d’une maison d’habitation située 11 chemin du Cabro à Carqueiranne (83320). Par une ordonnance n° 2400959 du 28 novembre 2024, confirmée par une ordonnance du juge des référés de la cour administrative d’appel de Marseille n° 24MA03026 du 17 avril 2025 devenue irrévocable, le juge des référés du tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande, formée sur le fondement des dispositions de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, tendant à ce qu’une expertise soit ordonnée au contradictoire de la commune de Carqueiranne, du département du Var et de la métropole Toulon Provence Méditerranée, aux fins de déterminer la nature et l’étendue des préjudices affectant son bien du fait de l’édification, à proximité de ce dernier, d’un rond-point. Par une ordonnance n° 2401052 du 29 septembre 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Toulon a rejeté sa seconde demande, formée sur le fondement des mêmes dispositions, tendant à ce qu’une expertise soit ordonnée au contradictoire des mêmes collectivités aux fins d’évaluer la perte de la valeur vénale affectant son bien du fait de l’édification de ce rond-point. Elle relève appel de cette dernière ordonnance.

2. Aux termes du premier alinéa de l’article R. 532-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, sur simple requête (…) prescrire toute mesure utile d’expertise ou d’instruction (…) ». En vertu de l’article L. 555-1 du même code, le président de la cour administrative d’appel, ou le magistrat qu’il désigne, est compétent pour statuer sur les appels formés contre les décisions rendues par le juge des référés.

3. L’utilité d’une mesure d’instruction ou d’expertise qu’il est demandé au juge des référés d’ordonner sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d’une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d’autres moyens et, d’autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l’intérêt que la mesure présente dans la perspective d’un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. Il ne peut faire droit à une demande d’expertise permettant d’évaluer un préjudice, en vue d’engager la responsabilité d’une personne publique, en l’absence manifeste, en l’état de l’instruction, de fait générateur, de préjudice ou de lien de causalité entre celui-ci et le fait générateur.

4. La société requérante soutient que la création, en remplacement du carrefour existant, d’un rond-point sur la route départementale (RD) 559, dénommée avenue de Font Brun, au croisement du chemin de Cabro, sur lequel est implantée sa propriété, est de nature à engendrer des nuisances sonores et un préjudice d’agrément impliquant une dépréciation de son bien immobilier. Toutefois, il résulte de l’instruction que l’avenue de Font Brun, était, dès avant la réalisation de ces travaux, qui ont été effectués par le département du Var dans le cadre de l’aménagement de la liaison du parcours cyclable littoral, afin d’améliorer la sécurité des usagers cyclistes et automobilistes, de fluidifier les échanges, et d’augmenter la visibilité et la lisibilité des carrefours, très fréquentée. Ni le procès-verbal établi par un commissaire de justice le 2 février 2024 ni l’analyse de perte vénale potentielle en pourcentage réalisée le 20 septembre 2024 par un agent et expert immobilier produits par la société requérante ne permettent de supposer le caractère anormal de nuisances sonores liées au trafic routier qui auraient été créées par l’ouvrage public en cause et l’existence du préjudice d’agrément invoqué. Dans ces conditions, la mesure d’expertise sollicitée ne présente pas le caractère d’utilité exigé par l’article R. 532-1 du code de justice administrative.

5. Il résulte de ce qui précède que la SCI La Pointe n’est pas fondée à soutenir que c’est à tort que, par l’ordonnance attaquée, le juge des référés du tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande.

6. En application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la SCI La Pointe une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par le département du Var et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de la SCI La Pointe est rejetée.

Article 2 : La SCI La Pointe versera au département du Var une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI La Pointe et au département du Var, à la commune de Carqueiranne et à la métropole Toulon Provence Méditerranée.

Fait à Marseille, le 2 février 2026.



Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions