mardi 25 octobre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-20TL00165 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SALIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Montpellier de condamner la commune de Sète à lui verser la somme de 30 000 euros en réparation des préjudices matériel et moral qu'il a subis et de mettre à la charge de cette commune une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 1800684 du 20 décembre 2019, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande ainsi que les conclusions présentées par la commune de Sète au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un dépôt de pièces, enregistrés les 15 et 24 janvier 2020, au greffe de la cour administrative d'appel de Marseille sous le n° 20MA00165 puis le 11 avril 2022 au greffe de la cour administrative d'appel de Toulouse sous le n° 20TL00165, M. B, représenté par Me Salies, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du 20 décembre 2019 du tribunal administratif de Montpellier ;
2°) de condamner la commune de Sète à lui verser la somme de 30 000 euros en réparation du préjudice subi ;
3°) de mettre à la charge de cette commune une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la commune a commis plusieurs fautes dans la gestion de sa carrière ;
- la décision de suppression de l'indemnité d'administration et de technicité entre le 1er novembre 2015 et le 31 janvier 2017 est illégale en l'absence de disposition expresse dans la délibération instituant le régime indemnitaire permettant la modulation du régime pour cause de congé maladie et dès lors que l'administration ne peut retirer une décision créatrice de droits que dans un délai de quatre mois ;
- la commune refuse illégalement chaque année son avancement au grade d'agent de maîtrise principal alors qu'il satisfait aux conditions légales exigées pour bénéficier de cet avancement et que ses compétences professionnelles ne sont pas remises en question ; ses collègues de travail placés dans une situation similaire ont vu leur carrière évoluer différemment ; le tribunal a reconnu la faute de la commune en ce qu'elle ne l'a pas fait bénéficier d'un avancement d'échelon ;
- l'absence de transmission de ses fiches de poste constitue une faute et s'inscrit dans la situation de harcèlement moral dénoncée ;
- il s'est vu confier une tâche d'entretien de sanitaires attenants au local des jardiniers, qui ne pouvait être légalement confiée à un agent de maîtrise recruté sur un poste de jardinier et qui constitue une mesure vexatoire ; il a en charge l'encadrement d'un agent reconnu travailleur handicapé sans qu'aucune prime ou indemnité ne lui soit allouée ;
- il a subi des agissements répétés constitutifs de harcèlement moral tels que le refus abusif de prononcer son avancement, la suppression abusive de l'indemnité d'administration et de technicité, le refus de lui accorder une indemnité équivalente à celle de ses collègues agents de maîtrise travaillant au sein de son service, l'obligation de réaliser des missions qui ne correspondent pas à son grade, des pressions et dévalorisations de son supérieur à l'origine d'une dégradation de ses conditions de travail et de son état psychologique ;
- il a subi un préjudice matériel du fait de la suppression de l'indemnité d'administration et de technicité durant 14 mois, de l'absence d'avancement au grade d'agent de maîtrise principal, ce refus d'avancement ayant également des conséquences préjudiciables pour sa retraite ; il sera fait une juste évaluation de ce préjudice en lui allouant une somme de 20 000 euros ; il a également subi du fait du harcèlement moral dont il est victime et des fautes de la commune dans la gestion de sa carrière une dégradation de son état de santé ; il sera fait une juste évaluation de son préjudice moral en lui allouant la somme de 10 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mai 2020, la commune de Sète, représentée par la SCP SVA, agissant par Me Jeanjean et Me Gimenez, conclut, à titre principal, au rejet de la requête de M. B, à titre subsidiaire, à ce que le montant d'une éventuelle condamnation soit ramené à de plus justes proportions et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les demandes et moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 11 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a attribué à la cour administrative d'appel de Toulouse le jugement de la requête de M. B.
Par une ordonnance du 31 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 87-1107 du 30 décembre 1987 ;
- le décret n°88-547 du 6 mai 1988 ;
- le décret n°2002-61 du 14 janvier 2002 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Thierry Teulière, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Michèle Torelli, rapporteure publique,
- et observations de Me Gimenez, représentant la commune de Sète.
Considérant ce qui suit :
1. M. B est agent de maîtrise territorial au sein de la commune de Sète (Hérault) depuis le 1er juillet 2005. Le 29 novembre 2017, il a formé une réclamation indemnitaire préalable reçue le 6 décembre 2017 par la commune de Sète. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par la commune. Par un jugement du 20 décembre 2019, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté la demande de M. B tendant à la condamnation de la commune de Sète à lui verser la somme de 30 000 euros au titre des préjudices matériel et moral subis, résultant, selon lui, de plusieurs fautes de la commune. M. B relève appel de ce jugement.
Sur le bien-fondé du jugement :
En ce qui concerne les fautes de la commune :
2. En premier lieu, sous réserve de dispositions législatives ou réglementaires contraires et hors le cas où il est satisfait à une demande du bénéficiaire, l'administration ne peut retirer une décision individuelle explicite créatrice de droits, si elle est illégale, que dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision. Une décision administrative accordant un avantage financier crée des droits au profit de son bénéficiaire alors même que l'administration avait l'obligation de refuser cet avantage. La commune de Sète ne conteste pas que son arrêté du 5 novembre 2015 supprimant le bénéfice de l'indemnité d'administration et de technicité au requérant à compter du 1er novembre 2015 était illégal, en tant qu'il procédait de manière illégale au retrait de l'arrêté du 4 juillet 2007 accordant à l'intéressé le bénéfice de l'indemnité d'administration et de technicité et qu'il comportait nécessairement un effet rétroactif. De même, elle ne conteste pas avoir méconnu les dispositions de l'article 78 de la loi susvisée du 26 janvier 1984 et du décret n° 87-1107 du 30 décembre 1987 en matière d'avancement d'échelon. Ces illégalités constituent, ainsi que l'a jugé le tribunal, des fautes de nature à engager sa responsabilité.
3. En deuxième lieu, M. B reprend, sans critique utile du jugement, les moyens soulevés en première instance tirés, d'une part, de l'absence de disposition expresse dans la délibération du conseil municipal instituant le régime indemnitaire permettant la suppression de l'indemnité d'administration et de technicité lorsque l'agent est placé en congé de maladie, et d'autre part, du refus illégal de sa promotion au grade d'agent de maîtrise principal auxquels les premiers juges ont suffisamment et pertinemment répondu aux points 3 et 6 et 13 et 14 du jugement. Par suite, il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs qu'ils ont retenus.
4. En troisième lieu, si le requérant soutient que, depuis sa prise de fonctions en tant qu'agent de maîtrise, la commune ne lui a jamais communiqué ses fiches de poste, il a cependant lui-même produit une fiche de poste pour les fonctions de jardinier/entretien de base des espaces verts de la commune datée du 20 octobre 2014 ainsi qu'une fiche de poste pour les fonctions de responsable d'équipe sur le secteur de . En tout état de cause, aucun texte légal ou réglementaire n'impose à l'administration une telle communication.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 2 du décret du 6 mai 1988 portant statut particulier du cadre d'emploi des agents de maîtrise territoriaux : " Les agents de maîtrise sont chargés de missions et de travaux techniques comportant notamment le contrôle de la bonne exécution de travaux confiés à des entrepreneurs ou exécutés en régie, l'encadrement de fonctionnaires appartenant aux cadres d'emplois techniques de catégorie C, ainsi que la transmission à ces mêmes agents des instructions d'ordre technique émanant de supérieurs hiérarchiques. () ". Il résulte de ces dispositions que les agents de maîtrise peuvent être amenés à effectuer, outre des tâches de contrôle, des travaux techniques.
6. Si M. B soutient que, parmi les missions qui lui ont été confiées figurait l'entretien de sanitaires publics attenants au local des jardiniers et qu'une telle mission ne pouvait être légalement confiée à un agent de maîtrise recruté sur le poste de jardinier, l'attribution de travaux d'entretien, au surplus, au titre, non d'une mission principale, mais d'une activité secondaire, entrait dans les prévisions des dispositions statutaires précitées. Par ailleurs, le moyen tiré de ce que l'appelant a en charge l'encadrement d'un agent reconnu travailleur handicapé sans qu'aucune prime ne lui ait été allouée en compensation est dépourvu de toute précision en droit.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 susvisée portant droits et obligations des fonctionnaires applicable à l'espèce : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel () ".
8. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
9. D'une part, il résulte de l'instruction que le refus de l'administration de prononcer l'avancement de grade de M. B est fondé sur son appréciation de sa valeur professionnelle et de sa manière de servir qui a fait l'objet de reproches de ses supérieurs hiérarchiques, et repose ainsi sur des considérations étrangères à tout harcèlement. Il résulte également de l'instruction que la suppression au requérant de l'indemnité d'administration et de technicité à compter du 1er novembre 2015, qui présente le caractère d'une indemnité attachée à l'exercice effectif des fonctions, est liée au placement de l'intéressé en congé de maladie à compter de cette date, soit à des considérations étrangères à tout harcèlement. Ainsi que l'a estimé le tribunal, le caractère rétroactif de l'arrêté du 5 novembre 2015 n'est pas, en lui-même, révélateur d'une situation de harcèlement moral et le refus d'accorder à M. B le bénéfice d'une indemnité d'administration et de technicité équivalente à celle perçue par ses collègues ne constitue pas un élément susceptible de faire présumer un harcèlement moral dès lors que cette indemnité dépend de la manière de servir des agents.
10. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction, eu égard à ce qui a été dit au point 6, que le requérant se serait vu confier des missions ne correspondant pas au statut particulier du cadre d'emploi des agents de maîtrise.
11. Par ailleurs, M. B n'établit, par aucun élément, avoir subi des pressions et dévalorisations de la part de M. , son supérieur hiérarchique.
12. Enfin, la seule circonstance que l'administration n'ait pas procédé à l'avancement d'échelon de l'intéressé au terme de la durée maximale passée à l'échelon 8 du grade d'agent de maîtrise ne constitue pas un élément susceptible de faire présumer un harcèlement moral.
13. Il résulte de ce a été dit aux points 9 à 12 que M. B ne soumet pas des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral. Par suite, aucun comportement fautif imputable à la commune de Sète ne peut être relevé sur le fondement de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983.
En ce qui concerne les préjudices et le lien de causalité :
14. En premier lieu, le retrait illégal de l'arrêté du 4 juillet 2007 attribuant le bénéfice de l'indemnité d'administration et de technicité au requérant ne lui a pas causé de préjudice financier dès lors que, ainsi que l'a jugé le tribunal aux points 6 et 31 du jugement, M. B n'avait pas droit au versement de cette indemnité, attachée à l'exercice effectif des fonctions, pendant son placement en congé de maladie ordinaire. Il ne résulte pas de l'instruction que cette faute serait à l'origine de la dégradation de l'état de santé du requérant et, par suite, qu'elle lui aurait causé le préjudice moral allégué.
15. En second lieu, aucun lien de causalité n'est établi entre la faute de la commune, consistant en l'absence d'avancement d'échelon au terme de la durée maximale passée par l'intéressé à l'échelon 8 de son grade, et les préjudices invoqués. En effet, M. B se borne à se référer, au titre du préjudice matériel subi, à l'écart de salaire entre le traitement qu'il perçoit actuellement et celui qu'il aurait dû percevoir en tant qu'agent de maîtrise principal dans le cas où il aurait obtenu un avancement de grade. Il ne résulte également pas de l'instruction que la faute commise par la commune en ne faisant pas bénéficier l'agent d'un avancement d'échelon serait à l'origine de la dégradation de son état de santé et, par suite, qu'elle lui aurait causé le préjudice moral allégué.
16. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa requête tendant à la condamnation de la commune de Sète à lui verser une somme de 30 000 euros en réparation des préjudices subis.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Sète, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance la somme que demande M. B sur ce fondement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Sète au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. A B et à la commune de Sète.
Délibéré après l'audience du 11 octobre 2022 à laquelle siégeaient :
Mme Geslan-Demaret, présidente de chambre,
Mme Blin, présidente assesseure,
M. Teulière, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 octobre 2022.
Le rapporteur,
T. Teulière
La présidente,
A. Geslan-Demaret
La greffière,
M-M. Maillat
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
N°20TL00165
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026