LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA31-21TL00817

Cour administrative d'appel de Toulouse — Décision N° CAA31-21TL00817

mardi 20 décembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Toulouse
SectionCour administrative d'appel de Toulouse
N° DossierCAA31-21TL00817
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantSCP MATUCHANSKY - POUPOT - VALDELIEVRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Montpellier l'annulation de la décision du 14 décembre 2018 par laquelle la directrice de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre a rejeté sa demande d'octroi de l'allocation de reconnaissance prévue par l'article 9 de la loi du 23 février 2005, d'enjoindre à cet office de lui accorder l'allocation de reconnaissance sollicitée et de faire procéder à sa liquidation, avec effet rétroactif à compter du dépôt de sa demande, ou à défaut de procéder au réexamen de sa demande, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Par un jugement n° 1900811 du 30 décembre 2020, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée au greffe de la cour administrative d'appel de Marseille le 25 février 2021, puis réenregistrée au greffe de la cour administrative d'appel de Toulouse, et un mémoire complémentaire du 23 novembre 2021, M. B, représenté par Me Castagnino, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 30 décembre 2020 du tribunal administratif de Montpellier ;

2°) d'annuler la décision du 14 décembre 2018 par laquelle la directrice de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre a rejeté sa demande d'octroi de l'allocation de reconnaissance prévue par l'article 9 de la loi du 23 février 2005, d'enjoindre à l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre de lui accorder l'allocation de reconnaissance sollicitée et de faire procéder à sa liquidation, avec effet rétroactif à compter du dépôt de sa demande, ou à défaut de procéder au réexamen de sa demande, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge solidaire de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre et de l'État la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le jugement est entaché d'irrégularité, faute d'être suffisamment motivé, contrairement à ce qu'impose l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; ainsi, le tribunal n'a pas répondu à son moyen, qui n'était pas inopérant, invoqué sur le fondement de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et tiré de l'insuffisance de motivation en droit de la décision attaquée du 14 décembre 2018 ;

- le jugement est également entaché d'irrégularité dès lors qu'il n'est pas établi que, contrairement à ce qu'impose l'article R 741-7 du code de justice administrative, la minute du jugement contesté ait été signée par le président de la formation de jugement, le rapporteur ainsi que la greffière d'audience ;

- en ce qui concerne le bien-fondé du jugement et de la décision attaquée du 14 décembre 2018, cette décision est entachée d'une incompétence de l'auteur de l'acte dès lors qu'il résulte des dispositions de l'article 9 de la loi du 23 février 2005 et de l'article 3 du décret du 17 mai 2005 pris pour son application, que seul le ministre est compétent et non l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, le ministre n'ayant pas délégué ses pouvoirs en la matière, mais seulement délégué au directeur général de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre le pouvoir pour le représenter au contentieux ;

- la décision attaquée du 14 décembre 2018 est insuffisamment motivée en droit au regard des exigences de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, faute de viser le texte légal constituant le fondement juridique précis du refus qui lui est opposé ;

- la décision est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation en ce qu'il a participé aux opérations de maintien de l'ordre en Algérie au sein de l'armée régulière française ; il s'était initialement engagé volontairement le 12 mars 1959 et le rappel sous les drapeaux dont il a fait l'objet ne peut être regardé comme ayant été opéré dans le cadre du service militaire obligatoire, mais renvoie à sa situation d'engagé volontaire dans l'armée qui a été la sienne le 12 mars 1959 ; le terme de " réformé et libéré du service actif " qui a été employé le 23 juin 1962 ne signifie pas nécessairement que les services accomplis à compter du 26 février 1960 ne l'auraient été dans le cadre du service des catégories " assimilées " ; il doit donc être regardé comme devant être bénéficiaire de l'allocation de reconnaissance prévue par les articles 6 et 9 de la loi du 23 février 2005 ;

- dans l'hypothèse où il ne serait pas considéré qu'il a servi dans les services de l'armée supplétive, l'article 9 de la loi du 23 février 2005 sur lequel se fonde l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre doit être regardé comme méconnaissant l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'elle opère une discrimination entre les militaires ayant servi en qualité d'engagés et ceux ayant servi en qualité d'appelés alors que, se trouvant au service de l'armée française, ils étaient placés dans une situation analogue.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2021, l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre conclut au rejet de la requête de M. B.

Il soutient que :

- la demande d'allocation de M. B était tardive ;

- aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par un courrier du 22 novembre 2022, les parties ont été informées, sur le fondement de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la cour était susceptible de fonder la solution du litige sur le moyen relevé d'office tiré de ce que si en vertu de l'article 9 de la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des français rapatriés, par dérogation aux conditions fixées pour bénéficier de l'allocation de reconnaissance mentionnée aux articles 6 et 7, le ministre chargé des rapatriés et non le directeur de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre est compétent pour attribuer l'allocation de reconnaissance aux " membres des formations supplétives ayant servi en Algérie ", compte tenu de ce que M. B a servi en Algérie dans le cadre de son service militaire, l'administration se trouvait en situation de compétence liée pour rejeter sa demande, l'ensemble des moyens invoqués par M. B se trouvant, dès lors, inopérants.

Des observations ont été enregistrées en défense le 25 novembre 2022 présentées par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre.

Des observations présentées par M. B ont été enregistrées le 29 novembre 2022.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;

-l'ordonnance n° 62-825 du 21 juillet 1962 relative à certaines dispositions concernant la nationalité française ;

- la loi n° 99-1173 du 30 décembre 1999 de finances rectificative pour 1999 ;

- la loi n° 2005-158 du 23 février 2005 ;

- le décret n°2003-167 du 28 février 2003 modifié ;

- le décret n° 2005-477 du 17 mai 2005 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pierre Bentolila, président-assesseur,

- les conclusions de Mme Françoise Perrin, rapporteure publique,

- et les observations de Me Joly représentant l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, né en Algérie le 12 janvier 1939, a sollicité le bénéfice des dispositions de l'article 9 de la loi du 23 février 2005 relatives à l'allocation de reconnaissance instituée pour les anciens membres des formations supplétives ayant servi en Algérie. Par une décision du 14 décembre 2018, la directrice générale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre a rejeté sa demande. M. B relève appel du jugement du 30 décembre 2020 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cette décision du 14 décembre 2018.

Sur la régularité du jugement :

2. En premier lieu, ainsi qu'il est indiqué au point 7 du présent arrêt, l'administration se trouvait en situation de compétence liée pour rejeter la demande d'attribution de l'allocation de reconnaissance présentée par M. B. Dans ces conditions, le moyen invoqué par ce dernier en première instance et tiré de l'absence de motivation en droit de la décision du 14 décembre 2018 de rejet par la directrice générale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre de sa demande d'allocation de reconnaissance était inopérant. Dès lors, le moyen tiré de l'existence d'une omission à statuer du tribunal administratif relativement à l'absence de motivation en droit de la décision du 14 décembre 2018 doit être écarté.

3. En second lieu, aux termes de l'article R. 741-7 du code de justice administrative : " Dans les tribunaux administratifs et les cours administratives d'appel, la minute de la décision est signée par le président de la formation de jugement, le rapporteur et le greffier d'audience. ". En l'espèce, il résulte de l'instruction que la minute du jugement contesté, qui a été communiquée par la cour aux parties, a été signée par le président de la formation de jugement, le rapporteur ainsi que la greffière d'audience. Par suite, le moyen tiré du caractère irrégulier du jugement contesté, faute de signature de la minute, manque en fait et doit être écarté.

Sur le bien-fondé du jugement :

4. En premier lieu, aux termes du I de l'article 47 de la loi du 30 décembre 1999 de finances rectificative pour 1999 en vigueur à la date de la décision attaquée : " Une allocation de reconnaissance () sous conditions d'âge, est instituée, à compter du 1er janvier 1999, en faveur des personnes désignées par le premier alinéa de l'article 2 de la loi n° 94-488 du 11 juin 1994 relative aux rapatriés anciens membres des formations supplétives et assimilés ou victimes de la captivité en Algérie () " . Aux termes de l'article 6 de la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : "I.- Les bénéficiaires de l'allocation de reconnaissance mentionnée au(x) I de l'article 47 de la loi de finances rectificative pour 1999 (n° 99-1173 du 30 décembre 1999) peuvent opter, au choix : -pour le maintien de l'allocation de reconnaissance dont le montant annuel est porté à 3 663 € à compter du 1er janvier 2018 ; -pour le maintien de l'allocation de reconnaissance d'un montant annuel de 2 555 € à compter du 1er janvier 2018 et le versement d'un capital de 20 000 € ; -pour le versement, en lieu et place de l'allocation de reconnaissance, d'un capital de 30 000 €. () ". Aux termes de l'article 9 de cette même loi : " Par dérogation aux conditions fixées pour bénéficier de l'allocation de reconnaissance et des aides spécifiques au logement mentionnée(s) à l' article 6 , le ministre chargé des rapatriés accorde le bénéfice de ces aides aux anciens harkis et membres des formations supplétives ayant servi en Algérie ou à leurs veuves, rapatriés, âgés de soixante ans et plus, qui peuvent justifier d'un domicile continu en France ou dans un autre État membre de la Communauté européenne depuis le 10 janvier 1973. () ".

5. M. B, même s'il a acquis postérieurement la nationalité française, ainsi que l'établit notamment la carte nationale d'identité du 10 novembre 2011 qu'il produit au dossier, ne remplissait pas - dès lors que, comme il l'indique lui-même dans sa requête, faute d'avoir souscrit une déclaration de reconnaissance de la nationalité française avant le 22 mars 1967, ainsi qu'en disposait l'ordonnance du 21 juillet 1962 relative à certaines dispositions concernant la nationalité française, il avait perdu la nationalité française au profit de la nationalité algérienne - la condition de nationalité imposée pour présenter une demande d'allocation de reconnaissance sur le fondement des dispositions précitées de l'article 6 de la loi du 23 février 2005. Sa demande d'attribution de ladite allocation a donc été présentée sur le fondement des dispositions dérogatoires précitées de l'article 9 de cette loi.

6. Il résulte des dispositions citées au point 4, éclairées par les travaux préparatoires, que par les dispositions précitées de l'article 9 de la loi du 23 février 2005, le législateur a entendu étendre le bénéfice de l'allocation de reconnaissance due aux Français rapatriés, aux anciens membres des formations supplétives, au nombre desquels figurent les anciens militaires des forces armées régulières ayant participé en Algérie aux opérations de maintien de l'ordre, ayant quitté l'armée avant quinze ans de service, à l'exception de ceux ayant effectué leur seul service militaire obligatoire dans des unités régulières. M. B s'est engagé au service de l'armée française le 12 mars 1959, mais son contrat a été annulé dès le 23 mars suivant. Il ressort des pièces du dossier que les services qu'il a effectués en Algérie, à la suite d'un appel sous les drapeaux, entre le 26 février 1960 au 5ème régiment des dragons jusqu'au 23 juin 1962, ne l'ont été, contrairement à ce qu'il soutient, que pour effectuer son service militaire en tant qu'appelé. En conséquence, l'appelant n'est pas fondé à soutenir que la décision du 14 décembre 2018 serait entachée d'une erreur de droit.

7. Compte tenu de ce que M. B n'entrait pas dans le champ d'application des dispositions invoquées de l'article 9 de la loi du 23 février 2005, et alors, au demeurant, ainsi qu'il est opposé en défense en appel, que sa demande d'allocation de reconnaissance n'a été déposée qu'au mois de mars 2012, soit après l'expiration, le 18 mai 2006, du délai de dépôt des demandes, fixé par les dispositions précitées de l'article 3 du décret du 17 mai 2005 à une année suivant la publication de ce décret, l'administration se trouvait en situation de compétence liée pour rejeter sa demande d'attribution de l'allocation de reconnaissance. Par suite, les moyens invoqués à l'encontre de la décision du 14 décembre 2018 et tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'absence de motivation en droit, de l'erreur de fait et de l'erreur d'appréciation sont inopérants et doivent être écartés.

8. En second lieu, aux termes de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " La jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente convention doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l'origine nationale ou sociale, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation ". Selon ces stipulations, une distinction entre des personnes placées dans une situation analogue est discriminatoire si elle n'est pas assortie de justifications objectives et raisonnables, c'est-à-dire si elle ne poursuit pas un objectif d'utilité publique, ou si elle n'est pas fondée sur des critères objectifs et rationnels en rapport avec les buts de la loi.

9. M. B invoque l'inconventionnalité de la loi du 23 février 2005 au regard de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, au motif que les militaires engagés et les militaires appelés se seraient trouvés dans la même situation en Algérie, lors des opérations de maintien de l'ordre, et qu'en ce qui le concerne, il était toujours au service de l'armée française à la date du 18 mars 1962, soit celle des accords d'Evian instaurant le cessez-le-feu.

10. Toutefois, l'allocation de reconnaissance vise à reconnaître et à compenser les sacrifices consentis par les membres de formations supplétives qui ont fait preuve d'un attachement et d'un dévouement particulier à l'égard de la France, lesquels se trouvaient dans une situation objectivement différente de celle des militaires appelés dans le cadre du service militaire obligatoire. Par suite, si le législateur a subordonné l'octroi de l'allocation de reconnaissance à la justification de la qualité d'ancien harki, moghazni ou de personnel des diverses formations supplétives ayant servi en Algérie, une telle condition est fondée sur un critère objectif et rationnel en rapport avec la volonté du législateur, et ne méconnaît pas les stipulations de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

11. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande. Par voie de conséquence doivent être rejetées, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2: Le présent arrêt sera notifié à M. A B, à la secrétaire d'État chargée des anciens combattants et de la mémoire et à l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre.

Délibéré après l'audience du 6 décembre 2022 à laquelle siégeaient :

M. Rey-Bèthbéder, président,

M. Bentolila, président-assesseur,

Mme Beltrami, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2022.

Le rapporteur

P. Bentolila

Le président,

É. Rey-Bèthbéder

La greffière,

C.Lanoux

La République mande et ordonne à la secrétaire d'État chargée des anciens combattants et de la mémoire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions