LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA31-21TL04569

Cour administrative d'appel de Toulouse — Décision N° CAA31-21TL04569

mardi 16 mai 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Toulouse
SectionCour administrative d'appel de Toulouse
N° DossierCAA31-21TL04569
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantALLEGRET DIMANCHE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme D B a demandé au tribunal administratif de Nîmes de condamner la commune d'Aimargues à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'accident survenu, le 9 juillet 2018, à l'occasion de festivités taurines.

Par un jugement n° 1902488 du 30 septembre 2021, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée au greffe de la cour administrative d'appel de Marseille le 29 novembre 2021, sous le n° 21MA04569 puis, au greffe de la cour administrative d'appel de Toulouse le 1er mars 2022, sous le n° 21TL04569, et un mémoire enregistré le 7 novembre 2022, Mme B, représentée par Me Allégret-Dimanche, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 30 septembre 2021 du tribunal administratif de Nîmes ;

2°) de condamner la commune d'Aimargues à lui verser la somme globale de 20 000 euros en réparation des préjudices qu'elle impute à l'accident survenu le 9 juillet 2018 ;

3°) de mettre à la charge de la commune d'Aimargues la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le tribunal a retenu à tort qu'elle se trouvait derrière le portail au moment de l'accident alors qu'elle n'empruntait cette portion de la voie publique que dans le seul but de se rendre à son agence bancaire sans vouloir assister aux festivités votives de sorte qu'elle s'est légitimement trouvée dans l'incapacité d'anticiper l'approche incontrôlée du cavalier ;

- c'est à tort que le tribunal a retenu que l'installation d'un portail ne respectant pas les recommandations techniques du préfet du Gard relatives à l'organisation des fêtes votives ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de la commune d'Aimargues ;

- l'installation d'un portail ne respectant pas les prescriptions techniques exigées relatives à l'installation de barrières de type " beaucairoises " révèle une carence du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police ou, à tout le moins, traduit l'existence d'une faute dès lors que ce portail était dépourvu de fixations suffisantes sur sa partie supérieure pour assurer la sécurité des usagers de la voie publique circulant autour du parcours emprunté par les participants à la " bandido " ;

- la commune d'Aimargues a commis une faute dans l'organisation de l'événement dès lors qu'elle ne s'est pas assurée que les cavaliers ne dévieraient pas du parcours prévu ;

- la communication du maire quant à l'organisation de la manifestation n'a pas permis d'informer suffisamment les habitants de la commune des horaires et du parcours emprunté par les participants à la " bandido " de sorte que le passage des cavaliers au niveau de l'intersection située entre la rue Baroncelli et le boulevard Fanfonne Guillerme était imprévisible ;

- la chute du portail à la suite duchoc violent provoqué par un cheval dont le cavalier a perdu le contrôle ne constitue pas une sujétion normale à laquelle peut raisonnablement s'attendre un usager de la voie publique circulant en dehors du périmètre de la manifestation taurine ;

- elle n'a pas participé à la survenance de cet accident dès lors qu'elle était strictement étrangère à l'évènement en cause ;

- en n'appelant pas en garantie le cavalier dont la monture a percuté le portail en cause, la commune entend assumer seule la responsabilité de cet accident ;

- les préjudices dont elle réclame la réparation sont justifiés tant dans leur principe que dans leur montant par les différentes pièces versées au dossier.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 janvier 2022, la commune d'Aimargues, représentée par Me d'Albenas, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le tribunal n'a pas fondé son jugement sur des faits matériellement inexacts ;

- Mme B n'établit pas qu'elle circulait normalement sur la voie publique au moment de l'accident ;

- les constatations dressées après l'accident ainsi que les autres pièces produites au dossier attestent de ce que l'appelante assistait au spectacle au moment de l'accident ;

- aucune faute n'a été commise dans l'organisation des festivités ou dans la mise en œuvre des moyens destinés à assurer la sécurité du public de l'événement ;

- le portail situé à l'angle de la rue Baroncelli et du boulevard Fanfonne Guillerme ne s'est ni ouvert, ni effondré à la suite du choc et sa conception répondait aux prescriptions techniques prévues par les recommandations de la préfecture du Gard concernant les barrières de type " beaucairoises " alors, d'ailleurs, que sa structure bénéficiait d'un solide ancrage au sol de sorte que Mme B n'est pas fondée à soutenir qu'il était inadapté aux sujétions induites par un tel événement ;

- les arrêtés municipaux n° 2018-377 du 21 juin 2018 et n° 2018-344 ont suffisamment informé le public des dangers de la manifestation taurine et comportent une règlementation conforme aux recommandations de la préfecture du Gard ;

- aucune norme n'imposait l'installation d'un portail disposant d'un ancrage sur sa partie supérieure ;

- Mme B ne démontre pas l'existence d'un lien de causalité entre l'accident et les préjudices dont elle se prévaut ;

- les préjudices dont Mme B entend obtenir réparation ne trouvent leur cause que dans la faute imputable au cavalier ayant perdu le contrôle de sa monture ;

- l'accident en cause n'excède pas les risques inhérents encourus en assistant à un tel évènement ;

- Mme B n'établit ni avoir respecté strictement les consignes de sécurité ni avoir agi avec la prudence requise par les événements en cause ;

- les préjudices invoqués ne sont pas justifiés tant dans leur principe que dans leur montant.

Par ordonnance du 10 novembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 1er décembre 2022.

Par un courrier du 29 mars 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la cour était susceptible de fonder la solution du litige sur la responsabilité sans faute de la commune d'Aimargues pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public que constitue le portail situé à l'angle de la rue Baroncelli et du boulevard Fanfonne Guillerme.

Des observations en réponse à ce moyen d'ordre public, présentées pour Mme B, ont été enregistrées le 13 avril 2023.

Vu les autres pièces de ce dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A E,

- les conclusions de Françoise Perrin, rapporteure publique,

- les observations de Me Allégret, représentant Mme B et de Me Teles, représentant la commune d'Aimargues.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, habitante de la commune d'Aimargues (Gard), a été victime, le 9 juillet 2018, d'un accident survenu au cours d'une fête taurine dénommée bandido à l'occasion de laquelle un cavalier a perdu le contrôle de sa monture et a heurté le portail de sécurité mis en place par les services municipaux à proximité duquel elle se situait. Par une lettre du 21 mars 2019, l'intéressée a saisi la commune d'Aimargues d'une réclamation indemnitaire préalable visant à obtenir le versement d'une somme de 20 000 euros au titre de la réparation des différents préjudices qu'elle estime avoir subis en raison de cet accident. Après le rejet exprès de cette demande par lettre du maire du 21 mai 2019, Mme B a saisi le tribunal administratif de Nîmes, qui, par un jugement du 30 septembre 2021 dont elle relève appel, a rejeté sa demande tendant à ce que la commune d'Aimargues soit condamnée à lui verser une indemnité de 20 000 euros.

Sur la responsabilité de la commune d'Aimargues :

2. Pour obtenir réparation, par le maître de l'ouvrage, des dommages qu'il a subis à l'occasion de l'utilisation d'un ouvrage public, l'usager de cet ouvrage doit démontrer devant le juge, d'une part, la réalité de son préjudice, d'autre part, l'existence d'un lien de causalité direct entre l'ouvrage et le dommage. Pour s'exonérer de la responsabilité qui pèse ainsi sur elle, il incombe au maître d'ouvrage d'établir soit qu'il a normalement entretenu l'ouvrage soit que le dommage est imputable à une faute de la victime ou à un cas de force majeure.

3. Il résulte de l'instruction et notamment des procès-verbaux de police ainsi que des certificats médicaux établis par le médecin traitant de Mme B que cette dernière a été victime d'un accident survenu le 9 juillet 2018 alors qu'elle assistait au passage d'une bandido derrière un portail positionné à l'angle de la rue Baroncelli et du boulevard Fanfonne Guillerme. Il résulte également de l'instruction que ce portail, dimensionné en fonction de la largeur de la voie publique et dont l'axe de rotation était incorporé dans un rehaussement maçonné de la chaussée, a été installé par les services communaux en vue de fermer la rue à la circulation des véhicules et d'assurer la sécurité des spectateurs lors du passage des cavaliers et des taureaux.

4. D'une part, eu égard à la configuration des lieux et compte tenu des déclarations contenues dans sa demande préalable, l'appelante a, contrairement à ce qu'elle soutient, au moment de l'accident, bénéficié de la présence dudit portail pour assister au passage de la bandido de sorte qu'elle doit être regardée comme usagère de cet ouvrage qui présente, au vu de sa nature particulière, de son ancrage permanent au sol et de sa destination, un caractère public. D'autre part, la commune d'Aimargues ne démontre pas, ainsi que cela lui incombe, qu'elle a normalement entretenu cet ouvrage, conçu en 1980, alors d'ailleurs qu'il résulte de l'instruction qu'aucun dispositif ne permettait d'assurer le maintien de sa partie haute dont la déformation, provoquée par le choc porté par un cavalier participant aux festivités ayant dévié de sa trajectoire, a atteint Mme B au niveau du visage.

5. Dans ces conditions, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, l'appelante est fondée à soutenir que c'est à tort que les premiers juges ont écarté la responsabilité de la commune d'Aimargues, qui ne saurait utilement se prévaloir, pour s'exonérer de sa responsabilité, de ce que le dommage résulterait de la faute du cavalier sans toutefois établir, pour sa part, avoir procédé à un entretien normal de l'ouvrage notamment en veillant à ce qu'il soit adapté aux risques supportés par la participation à une telle manifestation. Enfin, il ne résulte pas davantage de l'instruction que Mme B ait agi avec imprudence ou négligence ni qu'elle ait commis une faute de nature à exonérer la commune d'Aimargues de sa responsabilité.

Sur les préjudices :

En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux :

6. D'une part, il résulte de l'instruction et notamment de l'état estimatif des biens détruits ou endommagés dressé le 12 juillet 2018 et des factures produites par Mme B que l'accident survenu le 9 juillet 2018 a causé la détérioration de la robe et des lunettes solaires correctrices portées par elle à cette occasion. Toutefois, si le prix d'achat de ladite robe correspond bien à la somme de 82,50 euros toutes taxes comprises demandée par l'appelante, il ressort des mentions figurant sur la facture afférente aux lunettes que le montant total de 246,20 euros comprend, outre la somme de 232 euros relative à la paire dont s'agit, la facturation d'un supplément correspondant à une option souscrite pour l'achat d'une seconde paire, laquelle ne saurait ouvrir droit à indemnisation. Dès lors, il sera fait une exacte évaluation du préjudice subi par Mme B en condamnant la commune d'Aimargues à lui verser une somme de 314,50 euros.

7. D'autre part, il ne résulte pas des certificats médicaux délivrés par le docteur C, médecin traitant de Mme B, qui présentent un caractère peu circonstancié sur ce point, que cette dernière se soit trouvée dans l'obligation de recourir aux services de l'assistance d'un tiers pour assurer des tâches ménagères du fait de son état de santé. Par conséquent, la réalité du préjudice financier découlant pour elle des rémunérations versées à ce tiers aidant n'est pas établie.

8. Enfin, il ressort des mentions figurant sur les relevés de prestations versées par la mutuelle générale de l'éducation nationale ainsi que du récapitulatif des sommes déboursées par la caisse primaire d'assurance maladie qu'aucun des traitements médicaux rendus nécessaires par l'accident survenu le 9 juillet 2018 n'a donné lieu au paiement de frais et honoraires médicaux restés à la charge de Mme B. Par suite, la réalité de ce préjudice financier n'est pas davantage établie.

En ce qui concerne les préjudices extrapatrimoniaux :

9. D'une part, il résulte de l'instruction que la blessure au front dont été victime Mme B lors de l'accident en litige a occasionné une cicatrice de quatre centimètres. Il sera fait une juste appréciation des souffrances endurées et du préjudice esthétique subis par Mme B en condamnant la commune d'Aimargues à lui verser les sommes respectives de 1 000 euros et de 300 euros au titre de ces chefs de préjudice.

10. D'autre part, le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence dont se prévaut Mme B ne sont nullement établis et ne sauraient, dès lors, donner lieu à une indemnisation.

11. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B est seulement fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande d'indemnisation à hauteur de la somme de 1 614,50 euros.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de Mme B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés par la commune d'Aimargues et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Aimargues une somme de 1 500 euros à verser à Mme B en application des mêmes dispositions.

DÉCIDE :

Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Nîmes du 30 septembre 2021 est annulé.

Article 2 : La commune d'Aimargues est condamnée à verser à Mme B une somme de 1 614,50 euros au titre des préjudices subis du fait de l'accident survenu le 9 juillet 2018.

Article 3 : La commune d'Aimargues versera à Mme B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de Mme B est rejeté.

Article 5 : Les conclusions de la commune d'Aimargues présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 6 : Le présent arrêt sera notifié à Mme D B, à la commune d'Aimargues, à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault et à la mutuelle générale de l'éducation nationale.

Délibéré après l'audience du 18 avril 2023, à laquelle siégeaient :

M. Rey-Bèthbéder, président,

M. Bentolila, président-assesseur,

Mme El Gani-Laclautre, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2023.

La rapporteure,

N. El E

Le président,

É. Rey-BèthbéderLa greffière,

C. Lanoux

La République mande et ordonne à la préfète du Gard, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.

N°21TL04569

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions