mercredi 18 janvier 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-21TL20257 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
L'Institut français du textile et de l'habillement a demandé au tribunal administratif de Toulouse, à titre principal, de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires de taxe professionnelle, d'un montant global 120 385 euros, auxquelles il a été assujetti au titre des années 2005, 2006, 2007, 2008 et 2009, pour son établissement situé 30 boulevard du Thoré à Aussillon (Tarn), à titre subsidiaire, de prononcer, à titre conservatoire, la réduction des cotisations de taxe professionnelle mises à sa charge au titre des années 2005, 2006, 2007, 2008 et 2009 pour l'ensemble de ses établissements situés dans différents départements, correspondant au complément de plafonnement en fonction de la valeur ajoutée qu'il estime lui être dû, d'un montant global de 1 835 921 euros.
Par un jugement avant dire droit n°1800750 du 19 novembre 2019, le tribunal administratif de Toulouse a notamment ordonné un supplément d'instruction en demandant à l'Institut français du textile et de l'habillement de produire, dans le délai de trois mois, au contradictoire de l'administration fiscale, la base d'imposition correspondant aux immobilisations corporelles de son établissement d'Aussillon concourant à la réalisation des travaux directement liés à sa participation à l'activité de normalisation, et a sursis à statuer sur les conclusions de la requête de l'Institut français du textile et de l'habillement.
Par un jugement n° 1800750 du 1er décembre 2020, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté la demande de l'Institut français du textile et de l'habillement.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 janvier 2021 et le 9 juin 2021 sous le n° 21BX00257 au greffe de la cour administrative d'appel de Bordeaux et ensuite sous le n° 21TL20257 au greffe de la cour administrative d'appel de Toulouse, et un mémoire enregistré le 8 juillet 2022, l'Institut français du textile et de l'habillement, représenté par Me Goarant-Moraglia et Me Donguy, demande à la cour :
1°) d'annuler ces jugements ;
2°) de prononcer, à titre principal, la décharge totale des cotisations supplémentaires de taxe professionnelle, d'un montant global 120 385 euros, auxquelles il a été assujetti au titre des années 2005, 2006, 2007, 2008 et 2009, à titre subsidiaire, la réduction de ses impositions ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par trois mémoires, enregistrés le 8 juin 2021, le 1er septembre 2021 et le 27 décembre 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique demande à la cour, dans le dernier état de ses écritures, de prononcer un non-lieu à statuer sur la requête de l'Institut français du textile et de l'habillement.
Il indique qu'il a décidé d'accorder les dégrèvements demandés par l'Institut français du textile et de l'habillement.
Par un mémoire enregistré le 4 janvier 2023, l'Institut français du textile et de l'habillement, représenté par Me Goarant-Moraglia et Me Donguy, déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Par ordonnance du 7 janvier 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a attribué à la cour administrative d'appel de Toulouse le jugement de la requête de l'Institut français du textile et de l'habillement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".
2. Par un acte enregistré le 4 janvier 2023, l'Institut français du textile et de l'habillement a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de l'Institut français du textile et de l'habillement.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'Institut français du textile et de l'habillement et au ministre de l'économie et des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie en sera adressée à la direction spécialisée de contrôle fiscal Sud-Pyrénées.
Fait à Toulouse, le 18 janvier 2023.
Le président de la 1ère chambre,
A. Barthez
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°21TL20257
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026