mardi 26 septembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-22TL20020 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | EYCHENNE CHRISTOPHE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La fondation apprentis d'Auteuil a demandé au tribunal administratif de Toulouse 1°) d'annuler la décision du 18 septembre 2018 par laquelle l'inspectrice du travail de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi d'Occitanie a refusé l'autorisation de licenciement de Mme B A, 2°) d'annuler la décision du 29 mai 2019 par laquelle le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social a retiré sa décision implicite de rejet née le 15 mars 2019, a annulé la décision de l'inspectrice du travail du 18 septembre 2018 et a refusé d'autoriser le licenciement de Mme A 3°) d'enjoindre à l'inspection du travail d'autoriser le licenciement de Mme A, à défaut de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Par un jugement ns° 1902586-1904323 du 2 novembre 2021, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté l'ensemble des demandes.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 4 janvier 2022 sous le n°22TL20020, la fondation apprentis d'Auteuil, représentée par Me Touranchet, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 2 novembre 2021 ;
2°) d'annuler la décision de l'inspectrice du travail du 18 septembre 2018, qui a refusé l'autorisation de licenciement de Mme A ;
3°) d'annuler la décision du ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle du 29 mai 2019 ;
4°) d'enjoindre à l'inspection du travail d'autoriser le licenciement de Mme A ;
5°) d'enjoindre subsidiairement à l'inspection du travail de réexaminer la demande d'autorisation de licenciement de Mme A et ce, dans un délai d'exécution d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, par application des dispositions de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire du 16 mars 2022, Mme A conclut au rejet de la requête de la fondation d'Auteuil et à ce que soit mis à sa charge la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens invoqués par la fondation d'Auteuil ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 août 2023, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Par une ordonnance en date du 17 juillet 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 29 août 2023 à 12 heures.
Par un mémoire enregistré le 28 août 2023, la fondation apprentis d'Auteuil déclare se désister des conclusions de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel, () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : ()1° Donner acte des désistements () " ;
2. La fondation apprentis d'Auteuil a déclaré se désister de ses conclusions par un mémoire enregistré le 28 août 2023. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte ;
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la fondation Apprentis d'Auteuil la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative au bénéfice de Mme A.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la fondation apprentis d'Auteuil.
Article 2 : Il est mis à la charge de la fondation Apprentis d'Auteuil la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au bénéfice de Mme A.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la Fondation Apprentis d'Auteuil, au ministre du travail, du plein emploi et l'insertion, et à Mme B A.
Fait à Toulouse, le 26 septembre 2023.
Le président-assesseur de la 3ème chambre,
P. BENTOLILA
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et l'insertion en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°22TL20020
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026