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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA31-22TL20654

cour administrative d'appel de Toulouse — Décision N° CAA31-22TL20654

jeudi 23 mai 2024

Juridictioncour administrative d'appel de Toulouse
Sectioncour administrative d'appel de Toulouse
N° DossierCAA31-22TL20654
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantBODA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme AM AG et 89 autres personnes physiques ont demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler la décision du 14 juillet 2018 par laquelle le syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron a rejeté leur demande tendant à ce qu'il mette en demeure immédiatement et à titre conservatoire la société Enedis de cesser de procéder illégalement au déploiement forcé des dispositifs de comptage communicants dits " E " sur le périmètre de sa concession, de diligenter un contrôle en application du cahier des charges de la convention de concession afin d'établir la quantité de dysfonctionnements graves qui se sont produits à l'occasion du déploiement de ces dispositifs de comptage par des sous-traitants du concessionnaire et de lui imposer de respecter les stipulations du cahier des charges de la convention de concession.

Par un jugement n° 1804331 du 28 janvier 2022, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté cette demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 28 février 2022 sous le n° 22BX00654 au greffe de la cour administrative d'appel de Bordeaux et ensuite sous le n° 22TL20654 au greffe de la cour administrative d'appel de Toulouse, et des mémoires enregistrés le 10 juillet 2023 et le 9 octobre 2023, M. B AG, M. Y O, Mme AK Q, Mme AP AL, Mme F H, Mme W AO, Mme AJ T, Mme N AR, Mme A P, Mme U K, Mme AB C, Mme AF I, M. D V, Mme AD S, Mme AC AH, M. L AH, Mme R AS, Mme X AQ, M. M AA, Mme J AA, M. AN AI, Mme AM Z, M. AE G, représentés par Me Boda, demandent à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) à titre subsidiaire, d'annuler l'article 2 de ce jugement ;

3°) d'annuler la décision du 14 juillet 2018 par laquelle le syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron a rejeté leur demande tendant à ce qu'il mette en demeure immédiatement et à titre conservatoire la société Enedis de cesser de procéder illégalement au déploiement forcé des dispositifs de comptage communicants dits " E " sur le périmètre de sa concession, de diligenter un contrôle en application du cahier des charges de la convention de concession afin d'établir la quantité de dysfonctionnements graves qui se sont produits à l'occasion du déploiement de ces dispositifs de comptage par des sous-traitants du concessionnaire et de lui imposer de respecter les stipulations du cahier des charges de la convention de concession ;

4°) d'enjoindre au syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron de réexaminer leur demande du 2 mai 2018 ;

5°) de mettre à la charge du syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le jugement attaqué est entaché d'irrégularité dès lors que les premiers juges ont relevé d'office le moyen tiré du caractère inopérant des moyens qu'ils avaient soulevés par référence à la convention de concession pour le service public de la distribution d'énergie électrique conclue le 1er juillet 1992, sans le soumettre au débat contradictoire ;

- le jugement est irrégulier dès lors que les premiers juges ont omis de répondre au moyen tiré de la carence du syndicat intercommunal dans l'exercice de ses pouvoirs d'intermédiaire entre le concessionnaire et les usagers, tel que prévu par l'article 5-1 des statuts du syndicat intercommunal ;

- le syndicat intercommunal a un rôle subsidiaire d'intermédiaire entre les usagers et les sociétés concessionnaires ;

- la société Enedis a fait procéder au déploiement forcé des dispositifs de comptage communicants dits " E ", en méconnaissance des stipulations de l'article 20 du cahier des charges de la convention de concession ;

- la société Enedis n'a pas respecté ses obligations de conseil, de prudence et de diligence en matière de compatibilité avec l'installation intérieure des usagers, en méconnaissance de l'article 20 du cahier des charges de la convention de concession ;

- la société Enedis a méconnu, du fait du recours à la technologie " CPL ", le principe de sobriété résultant des articles 26 et 27 du cahier des charges de la convention de concession ;

- la société Enedis a méconnu les obligations de respect de la santé et de la sécurité résultant de l'article 27 du cahier des charges de la convention de concession ;

- la société Enedis a méconnu l'exigence de sécurité découlant du troisième alinéa de l'article 27 et du premier alinéa de l'article 38 du cahier des charges de la convention de concession ;

- la société Enedis a méconnu les stipulations du cahier des charges de la convention de concession relatives aux données personnelles et au respect de la vie privée.

Par trois mémoires, enregistrés le 12 mai 2023, le 4 septembre 2023 et le 7 novembre 2023, le syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit la mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 8 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 11 décembre 2023.

Par une lettre du 29 février 2024, les parties ont été informées de ce que l'arrêt était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité de la requête en tant qu'elle est présentée par M. B AG dès lors qu'il n'avait pas la qualité de partie à cette instance devant le tribunal administratif.

Une réponse à cette mesure d'information, présentée pour les requérants, par Me Boda, a été enregistrée le 1er mars 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'énergie ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Virginie Restino,

- les conclusions de M. Clen, rapporteur public,

- et les observations de Me Ravetto, représentant le syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron.

Une note en délibéré, présentée pour les requérants par Me Boda, a été enregistrée le 4 mars 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Le 1er juillet 1992, le syndicat intercommunal d'électricité du département de l'Aveyron a conclu avec la société Electricité de France une convention de concession pour le service public de la distribution d'énergie électrique sur son territoire. A ce contrat a succédé la convention du 18 juin 2018 conclue entre le syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron, la société Enedis et la société Electricité de France portant concession pour le service public du développement et de l'exploitation du réseau de distribution d'électricité et de la fourniture d'énergie électrique aux tarifs réglementés de vente. Cette convention a été rendue exécutoire le 19 juin 2018, date de sa réception par le préfet de l'Aveyron. Le 2 mai 2018, Mme AG et d'autres personnes ont demandé au syndicat intercommunal de mettre en demeure immédiatement et à titre conservatoire la société Enedis de cesser de procéder illégalement au déploiement forcé des dispositifs de comptage communicants dits " E " sur le périmètre de sa concession, de diligenter un contrôle en application du cahier des charges de la convention de concession afin d'établir la quantité de dysfonctionnements graves qui se sont produits à l'occasion du déploiement de ces dispositifs de comptage par des sous-traitants du concessionnaire et de lui imposer de respecter les stipulations du cahier des charges. Le syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron a rejeté cette demande par une décision du 14 juillet 2018. M. AG et les autres requérants relèvent appel du jugement du 28 janvier 2022 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté leur demande tendant à l'annulation de la décision du syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron du 14 juillet 2018, résultant d'un courrier de l'avocat de ce syndicat.

Sur la régularité du jugement :

2. En premier lieu, il résulte de l'instruction que, le 1er décembre 2021, le tribunal administratif a, sur le fondement de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, demandé au syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron de produire le contrat de concession l'unissant à la société Enedis dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée du 14 juillet 2018. Le 3 décembre 2021, le syndicat a produit la convention de concession du 18 juin 2018 mentionnée au point 1, ainsi que le cahier des charges y afférent. Le tribunal administratif a le même jour, soit plus d'un mois avant l'audience du 12 janvier 2022, communiqué ces pièces au conseil des requérants, qui en a d'ailleurs accusé réception le 3 janvier 2022 à 10 h 25. Dès lors et en tout état de cause, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les premiers juges ont relevé d'office le moyen tiré du caractère inopérant des moyens qu'ils avaient soulevés par référence à la convention de concession pour le service public de la distribution d'énergie électrique conclue le 1er juillet 1992 entre le syndicat intercommunal, la société Enedis et la société Electricité de France, sans soumettre au débat contradictoire l'existence d'une nouvelle convention de concession. Par suite, le moyen doit être écarté.

3. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que les requérants ont mentionné le rôle d'intermédiaire du syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron entre les sociétés concessionnaires et les usagers, prévu par l'article 5-1 des statuts de ce syndicat, dans la partie de leurs écritures consacrée à la description des faits et de la procédure antérieurs à la saisine du tribunal administratif sans en tirer de conclusions sur la légalité de la décision du syndicat intercommunal, et non pas dans la partie de leurs écritures intitulée " Discussion " et consacrée à l'énoncé de leurs moyens et arguments. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le tribunal administratif a omis de répondre à un moyen tiré de la méconnaissance, par le syndicat intercommunal, de son rôle d'intermédiaire tel que prévu par ses statuts. Le moyen doit être écarté.

Sur le bien-fondé du jugement :

4. Un usager d'un service public concédé, tiers à un contrat administratif, peut former un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'autorité concédante d'intervenir auprès du concessionnaire pour le contraindre à respecter le cahier des charges et se prévaloir notamment à ce titre de la méconnaissance, par le cocontractant, des clauses réglementaires de ce contrat.

5. En premier lieu, les requérants se prévalent du rôle subsidiaire d'intermédiaire du syndicat intercommunal entre les sociétés concessionnaires et les usagers, prévu par l'article 5-1 des statuts de ce syndicat. Toutefois, ils n'assortissent pas ce moyen des précisions permettant d'en apprécier la portée. Par suite, le moyen doit être écarté.

6. En deuxième lieu, les requérants invoquent la méconnaissance, par la société Enedis et ses sous-traitants, des stipulations de l'article 20 du cahier des charges de la convention de concession, relatif au déploiement des compteurs communicants, aux termes desquelles : " () Le gestionnaire du réseau de distribution s'engage à : / - informer chaque client, avec au moins un mois de préavis, du remplacement de son compteur et des modalités de cette intervention (durée, période d'intervention, nom et coordonnées de l'entreprise de pose, numéro vert) ; / - délivrer une information de qualité sur ces compteurs, notamment dans l'espace dédié de son site internet, dans la notice d'utilisation remise lors de la pose et au numéro vert ; / - participer à des réunions publiques organisées à l'initiative de l'autorité concédante ou des collectivités concernées, et plus généralement à contribuer à des actions d'information sur le contexte législatif et règlementaire et de sensibilisation aux nouvelles perspectives ouvertes par les fonctionnalités des compteurs communicants () ". Ces stipulations, qui sont relatives aux prestations que le gestionnaire du réseau de distribution doit fournir aux usagers, organisent le fonctionnement du service public et ont, par suite, le caractère de clauses règlementaires, dont les requérants peuvent utilement se prévaloir. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que les faits allégués dans les attestations produites soient constitutifs de manquements de la société Enedis ou de ses sous-traitants aux stipulations précitées, à supposer également que les faits relatés étaient établis le 14 juillet 2018, date de la décision critiquée alors que les attestations sont toutes rédigées en août et septembre 2018. Les articles de presse, les lettres adressés à des maires de communes comprises dans le territoire de la concession sont sans incidence à cet égard. Par suite, le moyen doit être écarté.

7. En troisième lieu, les requérants soutiennent que la société Enedis a méconnu ses obligations de conseil, de prudence et de diligence, découlant de l'article 20 du cahier des charges de la convention de concession, s'agissant de la compatibilité des compteurs " E " avec l'installation intérieure des usagers. Toutefois, comme exposé au point 6, il ne ressort pas des pièces du dossier que les faits allégués dans les attestations produites soient constitutifs de manquements de la société Enedis ou de ses sous-traitants à des obligations de conseil, de prudence et de diligence à supposer également que les faits relatés étaient établis le 14 juillet 2018, date de la décision critiquée alors que les attestations sont toutes rédigées en août et septembre 2018. Les articles de presse, les lettres adressés à des maires de communes comprises dans le territoire de la concession sont sans incidence à cet égard. Par suite, le moyen doit être écarté.

8. En quatrième lieu, les requérants soutiennent que la société Enedis aurait méconnu le principe de sobriété, résultant des articles 26 et 27 du cahier des charges de la convention de concession. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier, notamment des documents et attestations produits par les requérants, que la société Enedis aurait méconnu les stipulations, qui correspondent à des principes énoncés de manière générale, de l'article 26 du cahier des charges intitulé " Responsabilité sociale et environnementale " et prévoyant les actions que le concessionnaire doit mener dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de développement durable, afin de lutter contre le changement climatique, diminuer son empreinte climatique, accompagner le développement des territoires, favoriser la cohésion sociale et inciter ses agents à être acteurs de cette politique. Pour les mêmes motifs, il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que la société Enedis aurait méconnu les stipulations du troisième alinéa de l'article 27 du cahier des charges, aux termes duquel : " Le service est géré dans le respect des principes d'égalité, de continuité et d'adaptabilité, dans les meilleures conditions de sécurité, de qualité, de coûts, de prix et d'efficacité économique, sociale et énergétique ". Par suite, le moyen doit être écarté.

9. En cinquième lieu, les requérants soutiennent que les compteurs " E " portent atteinte à la santé des personnes dites " électro-sensibles ". Toutefois, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point précédent, il ne ressort pas des pièces du dossier que la société Enedis aurait méconnu des obligations de respect de la santé et de la sécurité, qui s'imposeraient à elle en vertu de l'article 27 du cahier des charges de la convention de concession. Par suite, le moyen doit être écarté.

10. En sixième lieu, les requérants soutiennent que la société Enedis a méconnu l'exigence de sécurité, en violation des stipulations du troisième alinéa de l'article 27 du cahier des charges de la convention de cession et du premier alinéa de son article 38. Toutefois, d'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier, notamment des documents et attestations produits par les requérants, que la société Enedis n'aurait pas respecté le principe de sécurité qui s'impose à elle dans la gestion du service, en vertu du troisième alinéa de l'article 27 mentionné ci-dessus. D'autre part, à supposer que les stipulations du premier alinéa de l'article 38, qui définissent la notion de " situation de crise ", aient un caractère règlementaire, les requérants n'assortissent pas le moyen des précisions permettant d'en apprécier la portée. Par suite, le moyen doit être écarté.

11. En dernier lieu, les requérants invoquent les stipulations de l'article 15 du cahier des charges de la convention de concession, dont le quatrième alinéa prévoit que : " Les données mentionnées aux alinéas précédents sont transmises dans le respect de la législation et de la règlementation afférentes aux données à caractère personnel, d'une part, et aux informations d'ordre économique, commercial, industriel, financier ou technique dont la communication serait de nature à porter atteinte aux règles de concurrence libre et loyale et de non-discrimination imposées par la loi, d'autre part ". Toutefois, à supposer que ces stipulations aient un caractère règlementaire, il ne ressort pas des pièces du dossier que la société Enedis les aurait méconnues à l'égard d'usagers résidant dans des communes comprises dans la concession du syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron. A cet égard, les requérants ne sauraient se prévaloir utilement d'une décision MED 2019-035 du 31 décembre 2019 par laquelle la commission nationale de l'informatique et des libertés a mis en demeure la société Electricité de France, en tant que fournisseur d'électricité, de prendre certaines mesures du fait de manquements au règlement général sur la protection des données, les requérants admettant eux-mêmes que la société Enedis n'est pas concernée par les manquements relevés dans cette décision. Ils ne sont pas davantage fondés à se prévaloir d'un arrêt de la cour d'appel de Bordeaux du 17 novembre 2020, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il concernerait des usagers résidant dans des communes comprises dans la concession. Par suite, le moyen doit être écarté.

12. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité des conclusions de la requête aux fins d'annulation de la décision du syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron du 14 juillet 2018 en tant que ce syndicat a refusé de diligenter un contrôle à l'égard de la société Enedis en application du cahier des charges de la convention de concession, que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté leur demande. Doivent être rejetées, par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge du syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme quelconque à verser aux requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants le versement au syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron d'une somme totale de 2 000 euros sur le fondement de ces dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. AG et autres est rejetée.

Article 2 : M. AG et les autres requérants verseront une somme totale de 2 000 euros au syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. B AG, premier dénommé, pour l'ensemble des requérants, en application de l'articles R. 751-3 du code de justice administrative, et au syndicat intercommunal d'énergies du département de l'Aveyron.

Délibéré après l'audience du 28 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Barthez, président,

M. Lafon, président assesseur,

Mme Restino, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2024.

La rapporteure,

V. Restino

Le président,

A. Barthez Le greffier,

F. Kinach

La République mande et ordonne au préfet de l'Aveyron en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°22TL20654

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