lundi 17 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-22TL20955 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CAGNON |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C D a demandé au tribunal administratif de Nîmes, premièrement, d'annuler l'arrêté du 2 novembre 2021 par lequel la préfète du Gard a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours en fixant le pays de destination et en lui interdisant de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an, deuxièmement, à titre principal, d'enjoindre à la préfète du Gard de lui délivrer un titre de séjour " étranger malade " ou, à défaut, portant la mention " vie privée et familiale ", dans le délai de 8 jours suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard, troisièmement, à titre subsidiaire, d'enjoindre à la préfète du Gard de procéder au réexamen de sa demande, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et, en tout état de cause, de faire droit à sa demande de délai de départ volontaire supérieur à 30 jours afin de tenir compte des circonstances liées à son état de santé, et, enfin, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 ainsi que les entiers dépens.
Par un jugement n° 2104076 du 11 mars 2022, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 11 avril 2022 sous le n° 22TL20955, M. D, représenté par Me Cagnon, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du 11 mars 2022 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 2 novembre 2021 ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Gard de lui délivrer un titre de séjour " étranger malade " ou, à défaut, un titre de séjour " vie privée et familiale ", dans un délai de 8 jours à compter de la notification du jugement à venir, sous astreinte d'un montant de 50 euros par jour de retard ;
4°) à titre subsidiaire, d'enjoindre à la préfète du Gard de procéder au réexamen de son dossier dans un délai de 8 jours à compter de la notification du jugement à venir, sous astreinte d'un montant de 50 euros par jour de retard ;
5°) à titre subsidiaire, d'ordonner une expertise avant-dire droit sur le fondement des dispositions de l'article R. 621-1 du code de justice administrative et de désigner un expert judiciaire avec pour mission de :
- prendre connaissance du dossier et se faire communiquer tous documents relatifs à son état de santé ;
- convoquer les parties et leurs conseils respectifs en les informant de leur droit de se faire assister par un médecin conseil de leur choix ;
- procéder à son examen clinique contradictoire détaillé en assurant la protection de son intimité, et informer les parties de ses constatations et de leurs conséquences ;
- décrire en détail sa pathologie à partir de l'examen clinique et de son dossier ;
- se prononcer sur la nécessité d'une prise en charge médicale de ladite pathologie, et le cas échéant sur sa durée prévisible ;
- dire et décrire si le défaut de prise en charge médicale ou la discontinuité de cette prise en charge pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité ;
- dire et décrire l'offre de soins et les caractéristiques du système de santé pour cette pathologie dans son pays d'origine, et s'il pourrait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié suivant des modalités analogues à celles qu'il connaît actuellement en France ;
- dire si son état de santé est susceptible d'évoluer et de s'aggraver ;
- dire s'il est médicalement éligible à une reconduite médicale forcée dans son pays d'origine ;
- dire s'il est médicalement apte à y vivre seul et à suivre seul son traitement médical pour une durée minimale d'un an ;
- fournir tous les éléments de nature à apprécier utilement son état de santé actuel.
6°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- la décision portant refus de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'un défaut d'examen complet et individualisé de son dossier, la préfète n'ayant notamment pas tenu compte des difficultés de prise en charge de sa pathologie au Maroc ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- en tout état de cause sa pathologie impose qu'il lui soit accordé un délai de départ supérieur à 30 jours ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire ;
- en tout état de cause des circonstances humanitaires s'opposent à ce qu'une interdiction de retour soit édictée à son encontre ;
En ce qui concerne les conclusions à fin de jugement avant dire droit :
- une expertise médicale indépendante s'impose pour établir son état de santé et la possibilité pour lui de suivre son traitement seul au Maroc.
Par une décision du 22 mars 2023, le bureau d'aide juridictionnelle près du tribunal judiciaire de Toulouse a constaté la caducité de la demande d'aide juridictionnelle présentée par M. D.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () / Les présidents des cours administratives d'appel, () peuvent, (), par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. M. D, ressortissant marocain né le 19 janvier 1989, déclare être entré sur le territoire français le 21 février 2014. Il a sollicité le 23 mars 2018 la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Par arrêté du 14 janvier 2019, dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Nîmes le 2 avril 2019 et par la cour administrative d'appel de Marseille le 29 janvier 2020, le préfet du Gard a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours en fixant le pays de destination. Par un arrêté du 2 novembre 2021, la préfète du Gard a rejeté sa nouvelle demande de délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays vers lequel il pourra être éloigné et lui a interdit le retour sur le territoire pendant une durée d'un an. Par un jugement du 11 mars 2022 dont M. D relève appel, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande tendant notamment à l'annulation de ces décisions.
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
3. Aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci () ". Aux termes de l'article L. 212-3 du même code : " Les décisions de l'administration peuvent faire l'objet d'une signature électronique () ". Aux termes de l'article 43 du décret du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action des services de l'Etat dans les régions et départements : " Le préfet de département peut donner délégation de signature, notamment en matière d'ordonnancement secondaire : 1° En toutes matières et notamment pour celles qui intéressent plusieurs chefs des services déconcentrés des administrations civiles de l'Etat dans le département, au secrétaire général et aux chargés de mission () 10° Pour l'ensemble du département, aux sous-préfets ou au fonctionnaire qui assure le service de permanence pour prendre toute décision nécessitée par une situation d'urgence () ".
4. Par un arrêté n° 30-2021-08-002 du 8 mars 2021, publié le même jour au registre des actes administratifs de la préfecture, la préfète du Gard a donné délégation de signature à M. Fréderic Loiseau, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, documents et correspondances relevant des attributions de l'Etat dans le département à l'exception des réquisitions prise en application du code de la défense, de la réquisition des comptables publics régie par le décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique et des arrêtés de conflits. L'article 3 du même arrêté donne délégation à M. A B, sous-préfet d'Alès, en cas d'absence ou d'empêchement du secrétaire général. Contrairement à ce que fait valoir l'appelant, cette délégation, dont aucun élément ne vient remettre en cause l'authenticité de la signature électronique, est suffisamment précise. Il n'est pas établi et il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que le secrétaire général n'ait pas été absent ou empêché ce qui autorisait le signataire à prendre la décision attaquée y compris au regard du 10 ° de l'article 43 du décret du 29 avril 2004 précité. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
6. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. D souffre de troubles psychiatriques conduisant à des crises épileptiques invalidantes. Pour refuser de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'étranger malade sur le fondement de l'article L. 425-9 précité, la préfète du Gard s'est notamment fondée sur l'avis émis le 15 octobre 2021 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration selon lequel si l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale, le défaut de celle-ci ne saurait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Cet avis qui est suffisamment motivé et dont l'irrégularité alléguée n'est pas établie, ainsi que les fiches pays et santé mentale MECDOI produites par la préfète en défense, attestent que, eu égard à l'offre de soins et au caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, M. D peut y bénéficier d'un traitement approprié et y voyager sans risque. Pour contester cet avis, le requérant, qui s'était notamment fondé devant le premier juge sur des articles de presse soulignant le peu de possibilités de soins de neuro-réhabilitation au Maroc, produit en appel un certificat médical établi le 17 décembre 2021 par un expert psychiatre. Toutefois, ce certificat qui indique notamment que M. D souffre de crises d'épilepsies anciennes et difficilement stabilisées nécessitant une thérapie médicamenteuse multiple, ne se prononce pas sur l'indisponibilité dans le pays d'origine de l'intéressé d'un traitement adapté à sa pathologie. En outre, si l'intéressé soutient que la présence de sa mère à ses côtés lui est indispensable, le certificat précité se borne à constater sa relation fusionnelle avec sa mère et le rôle significatif que jouent les soignants et les proches auprès des personnes atteintes d'épilepsie. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant soit entré en France en 2014 accompagné de sa mère, le passeport de celle-ci ne faisant état que d'un séjour en Espagne du 24 mai au 25 juin 2015 et elle apparaît encore domiciliée au Maroc en septembre 2017. Ainsi, M. D n'apporte pas d'éléments de nature à contredire l'appréciation portée par la préfète au vu notamment de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration sur la possibilité pour lui d'être suivi et traité dans son pays d'origine. La préfète du Gard, qui a procédé à un examen réel et sérieux du dossier du requérant, n'a pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en refusant d'accorder le titre de séjour sollicité sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. M. D reprend, en appel, sans l'assortir d'éléments nouveaux ou de critique utile du jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et du citoyen auquel le premier juge a suffisamment et pertinemment répondu. Il y a lieu d'écarter ce moyen par adoptions des motifs retenus au point 8 du jugement attaqué. Dans ces conditions, la décision portant refus de séjour n'est pas non plus entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à la situation personnelle de M. D.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. La décision portant refus de séjour n'étant pas illégale, M. D n'est pas fondé à soulever l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire par voie d'exception.
10. Eu égard aux motifs exposés au point 7, la pathologie dont est atteint M. D ne nécessite pas qu'il lui soit accordé un délai de départ supérieur à trente jours.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. La décision portant refus de séjour n'étant pas illégale, M. D n'est pas fondé à soulever l'illégalité de la décision portant interdiction de retour par voie d'exception.
12. Enfin, eu égard à ce qui a été exposé, l'état de santé de M. D ne constitue pas une circonstance humanitaire qui s'opposerait à ce qu'une interdiction de séjour soit prise à son encontre .
13. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise, la requête d'appel de M. D est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées à fin d'annulation peuvent être rejetées en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions aux fins d'injonction, ainsi que celles tendant à l'application des dispositions des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée à la préfète du Gard.
Fait à Toulouse, le 17 avril 2023.
Le président,
J-F. Moutte
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef
N°22TL20955
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026