jeudi 21 juillet 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-22TL21187 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP HENRY-CHICHET-PAILLES-GARIDOU |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société civile immobilière Frajos et M. A C ont demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler l'arrêté du 20 juin 2019 par lequel le maire de la commune de Maureillas-las-Illas a accordé le permis de construire à M. C B pour la construction d'un chai de vinification sur la parcelle cadastrée section AO 185 Las Burgères.
Par un jugement n° 2000682 du 22 mars 2022, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté leur demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 20 mai 2022, la société civile immobilière Frajos et M. C, représentés par Me Huot, demandent à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté du 20 juin 2019 ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Maureillas-las-Illas la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 5 juillet 2022, la société Frajos et M. C, représentés par Me Huot, déclarent se désister des conclusions de leur requête.
Par un mémoire enregistré le 8 juillet 2022, M. C B et l'exploitation agricole à responsabilité limitée Domaine de Casanove, représentés par Me Renaudin, concluent à ce qu'il soit donné acte à la société Frajos et à M. C de leur désistement, et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à leur charge au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent qu'ils ont engagé des frais, notamment pour l'analyse de la requête d'appel.
Par un mémoire enregistré le 12 juillet 2022, la société Frajos et M. C, représentés par Me Huot, concluent à ce qu'il soit donné acte de leur désistement et au rejet des conclusions de M. B et de l'exploitation agricole à responsabilité limitée Domaine de Casanove présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par un mémoire enregistré le 5 juillet 2022, la société Frajos et M. C ont déclaré se désister de leur requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande présentée par M. B et par l'exploitation agricole à responsabilité limitée Domaine de Casanove sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la société Frajos et de M. C le versement d'une quelconque somme à ce titre.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Frajos et de M. C.
Article 2 : Les conclusions présentées par M. B et par l'exploitation agricole à responsabilité limitée Domaine de Casanove au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société civile immobilière Frajos, à M. A C, à la commune de Maureillas-las-Illas, à M. C B et à l'exploitation à responsabilité limitée Domaine de Casanove.
Fait à Toulouse, le 21 juillet 2022.
Le président de la 1ère chambre,
A. Barthez
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026