mardi 24 janvier 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-22TL21373 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SHVEDA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C E a demandé au tribunal administratif de Nîmes d'annuler l'arrêté du 20 mai 2022 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter sans délai le territoire français et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant un an.
Par un jugement n° 2201543 du 25 mai 2022, la magistrate désignée par le président le tribunal administratif de Nîmes a d'une part, annulé la décision du 20 mai 2022 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a prononcé à l'encontre de M. E une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, d'autre part, enjoint au préfet du Puy-de-Dôme de mettre fin au signalement dont le requérant fait l'objet dans le système d'information Schengen aux fins de non-admission, et enfin, rejeté le surplus des conclusions de sa requête.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 juin et 21 décembre 2022, M. E, représenté par Me Shveda, demande à la cour, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler ce jugement en tant qu'il a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 20 mai 2022 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter sans délai le territoire français et a fixé le pays de destination ;
3°) d'annuler l'arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 20 mai 2022 en tant qu'il l'oblige à quitter sans délai le territoire français et qu'il fixe le pays de destination ;
4°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme d'examiner sa situation personnelle et de lui délivrer d'une part, un certificat de résidence algérien sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir et, d'autre part, une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de la délivrance du titre de séjour demandé ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un vice d'incompétence ;
- elle n'est pas suffisamment motivée au regard des exigences de la loi du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- le tribunal aurait dû examiner son droit à bénéficier d'un titre de séjour de plein droit sur le fondement des stipulations de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien en raison de la durée de sa présence en France ;
- le préfet a commis une erreur de droit au regard des dispositions du 6° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation ;
- la décision porte une atteinte excessive à sa vie privée et familiale en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant dès lors qu'il entretient des relations régulières avec les enfants de son épouse et contribue à leur éducation et à leur entretien.
La demande d'aide juridictionnelle de M. E a été rejetée par une décision du 5 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. E, de nationalité algérienne né en 1982, est entré en France selon ses déclarations en France en 2012. Par un arrêté du 20 mai 2022, le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant un an. M. E fait appel du jugement n° 2201543 du 25 mai 2022 de la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Nîmes en tant qu'elle a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de destination.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
3. M. E n'a pas a obtenu l'aide juridictionnelle par décision du 5 octobre 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulouse. Ses conclusions tendant à ce que soit prononcée son admission provisoire à l'aide juridictionnelle ne peuvent dès lors qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, M. E soulève à nouveau le moyen tiré du vice d'incompétence, dont serait entachée la décision portant obligation de quitter le territoire français, en précisant qu'il ne ressort pas de la délégation de signature mentionnée par le premier juge que cette dernière couvrirait les décisions portant obligation de quitter le territoire français. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que par l'arrêté du 4 février 2022 publié au même jour au recueil des actes administratif spécial de la préfecture du Puy-de-Dôme, le préfet du Puy-de-Dôme a donné délégation de signature, sous l'autorité de Mme D A, directrice de la citoyenneté et des libertés, à Mme B, cheffe du service de l'immigration et de l'intégration, à l'effet de signer tous actes administratifs entrant dans le cadre des attributions du service, à l'exception des circulaires, instructions générales et courriers aux parlementaires. Cet arrêté précise qu'en cas d'absence ou d'empêchement de Mme A, ce qui n'est pas contesté par l'appelant, délégation de signature est accordée à Mme B à l'effet de signer les décisions relatives aux obligations de quitter le territoire français, avec ou sans délai de départ volontaire. Par suite, il y a lieu de l'écarter ce moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte.
5. En deuxième lieu, l'arrêté pris à l'encontre de M. E vise les textes dont il a été fait application, en particulier la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet du Puy-de-Dôme a mentionné les circonstances de fait propres à la situation en France de M. E, notamment sur les conditions de son arrivée sur le territoire français le 15 avril 2012 selon ses déclarations, un précédent refus de séjour avec obligation de quitter le territoire français dans un délai de départ volontaire de trente jours ainsi son mariage avec une ressortissante française le 4 août 2018. Cette motivation revêt ainsi un caractère suffisant au regard des exigences prévues par le code des relations entre le public et l'administration, applicable à la date de la décision contestée, et démontre, contrairement à ce que soutient le requérant, que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Par suite les moyens tirés du caractère insuffisant de la motivation de l'arrêté attaqué et du défaut d'examen réel et sérieux de sa situation doivent être écartés.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : () 2) Au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français () ". L'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".
7. D'une part, il ressort des termes de la décision en litige que le préfet du Puy-de-Dôme s'est fondé sur les dispositions précitées du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obliger M. E à quitter le territoire français dès lors que celui-ci ne justifie pas être entré régulièrement en France et déclare être en situation irrégulière en France depuis dix ans. D'autre part, il ressort également des pièces du dossier que par un arrêté du 23 avril 2021, confirmé par un jugement du tribunal administratif de Clermont-Ferrand n° 2101157 du 30 décembre 2021, le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de délivrer le certificat de résidence en qualité de conjoint d'une ressortissante française sollicité par M. E sur le fondement des stipulations de l'accord franco-algérien précitées, au motif qu'il n'établissait pas être entré régulièrement sur le territoire français. Si M. E soutient en cause d'appel être entré régulièrement en France le 15 avril 2012, en transmettant une copie de son titre de transport en train Londres-Paris, muni d'un visa de type C en cours de validité, il ressort des mentions de ce visa que ce dernier n'était valable que pour le Royaume-Uni. L'appelant n'établit pas davantage résider habituellement en France depuis plus de dix ans à la date à laquelle le préfet l'a obligé à quitter le territoire français, en se bornant à produire des avis d'imposition à compter de l'année 2012 avec une domiciliation chez un tiers en France. Dans ces conditions, M. E ne justifie pas être en situation d'obtenir de plein droit un certificat de résidence et la mesure d'éloignement n'est pas entachée d'erreur de droit.
8. En quatrième lieu, En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 6° L'étranger marié depuis au moins trois ans avec un conjoint de nationalité française, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé depuis le mariage et que le conjoint ait conservé la nationalité française ; () ".
9. M. E, qui se prévaut des dispositions du 6° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées, fait valoir qu'il a épousé en 2018 une ressortissante française et qu'ils ont des projets de vie en France. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le préfet du Puy-de-Dôme a fait réaliser une enquête de police dont un procès-verbal, établi par un officier de police judiciaire de la direction départementale de la police aux frontières du Puy-de-Dôme le 20 mai 2022, fait le constat d'une absence de communauté de vie entre les époux. Si pour établir la réalité de leur vie commune, M. E produit notamment une attestation de son épouse, quelques photographies ainsi que divers avis d'imposition au nom des époux, ces pièces peu circonstanciées ne sont pas suffisantes pour contredire les conclusions de l'enquête de police, et établir l'existence d'une communauté de vie effective entre les époux à la date de la décision contestée. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée méconnaît les dispositions du 6° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. A la date de la décision en litige, M. E fait valoir qu'il séjournait en France depuis le 15 avril 2012, où il a établi des liens personnels et familiaux très forts. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 9, la réalité de la vie commune entre époux n'est pas établie par les pièces du dossier. Si l'appelant soutient par ailleurs qu'il entretient des relations régulières avec les deux enfants de son épouse et contribue effectivement à leur éducation et leur entretien, en les accompagnant quotidiennement l'école depuis 2018, la seule attestation sur l'honneur établie pour M. F ne saurait établir la réalité des liens que M. E entretiendrait avec ces deux enfants. Enfin, si l'intéressé se prévaut d'un contrat de travail à durée indéterminée en qualité de déménageur, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. E, qui est entré en France selon ses déclarations en 2012 à l'âge de 29 ans et qui n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, ait constitué en France des liens privés et sociaux d'une intensité particulière de nature à faire regarder ce pays comme le centre de ses intérêts privés. Par suite, la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de M. E au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation de M. E.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
13. Pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être exposés au point 11, et alors que M. E se borne à faire valoir la régularité de ses relations avec les deux enfants de son épouse dont il n'est pas le père, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dirigé à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français doit, en tout état de cause, être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par M. E sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent dès lors qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C E, à Me Inna Shveda et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet du Puy-de-Dôme.
Fait à Toulouse, le 24 janvier 2023.
Le président de la 4ème chambre,
D. Chabert
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026