jeudi 16 mai 2024
| Juridiction | cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-22TL21436 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | HEQUET |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Nîmes l'annulation de l'arrêté du 1er juillet 2020 par lequel le maire de Tavel lui a refusé un permis de construire portant sur la réalisation d'une maison individuelle sur la parcelle cadastrée section E n° 1281, située chemin des .
Par un jugement n° 2002423 du 26 avril 2022, le tribunal administratif de Nîmes a prononcé l'annulation de l'arrêté du 1er juillet 2020 et a rejeté le surplus des conclusions présentées par M. A.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 21 juin 2022, la commune de Tavel, représentée par la SCP Territoires avocats, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du 26 avril 2022 ;
2°) de mettre à la charge de M. A une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les premiers juges ont considéré à tort que M. A était devenu titulaire d'un permis tacite alors que l'arrêté en litige lui avait bien été notifié dans le délai requis ;
- le représentant de l'Etat dans le département a été saisi sur la demande de permis de litigieuse conformément aux exigences de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme ;
- le terrain d'assiette du projet se situant en frange des parties urbanisées, le permis ne pouvait qu'être refusé en application de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 2 mars 2023, le 22 avril 2023 et le 11 mai 2023, M. B A, représenté par Me Héquet, conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à l'annulation de l'arrêté du 1er juillet 2020 ;
3°) à ce qu'il soit enjoint au maire de Tavel de lui délivrer le permis de construire sollicité ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande de permis de construire et ce dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ;
4°) à ce que soit mise à la charge de la commune de Tavel une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- l'arrêté en litige est insuffisamment motivé ;
- la commune ne lui ayant pas notifié l'arrêté dans le délai requis, il était titulaire d'un permis tacite ; l'arrêté en cause doit donc être regardé comme retirant ce permis tacite, mais il n'a pas été précédé par la procédure contradictoire obligatoire ;
- le maire n'a pas saisi le préfet du Gard pour avis conforme ainsi que le lui imposait l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme ; à supposer que la cour estime que le préfet a été saisi, l'avis réputé favorable de ce dernier est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur de fait au regard des dispositions de l'article L. 111-3 du même code ;
- l'arrêté en litige est lui-même entaché d'une erreur de droit et d'une erreur de fait au regard de ces mêmes dispositions.
Par une ordonnance du 24 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 12 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jazeron, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Meunier-Garner, rapporteure publique,
- les observations de Me Télès, représentant la commune de Tavel,
- et les observations de Me Héquet, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a déposé le 25 février 2020 une demande de permis de construire pour la réalisation d'une maison individuelle avec piscine sur la parcelle cadastrée section E n° 1281, située chemin des , sur le territoire de la commune de Tavel (Gard). Par un arrêté du 1er juillet 2020, le maire de cette commune lui a refusé ce permis de construire. Par un jugement rendu le 26 avril 2022, le tribunal administratif de Nîmes a annulé cet arrêté sur la demande de M. A. Par la présente requête, la commune de Tavel relève appel de ce jugement.
Sur le moyen retenu par les premiers juges :
2. Selon l'article L. 424-2 du code de l'urbanisme : " Le permis est tacitement accordé si aucune décision n'est notifiée au demandeur à l'issue du délai d'instruction. / () ". Aux termes de l'article R. 423-23 du même code : " Le délai d'instruction de droit commun est de : / () / b) Deux mois () pour les demandes de permis de construire portant sur une maison individuelle, au sens du titre III du livre II du code de la construction et de l'habitation, ou ses annexes ; / () ". L'article R. 424-1 du même code dispose que : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : / () / b) Permis de construire () ". L'article R. 424-10 de ce code mentionne que : " La décision accordant ou refusant le permis ou s'opposant au projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est notifiée au demandeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception postal () ". La notification de la décision doit être regardée comme étant intervenue à la date à laquelle le courrier a été présenté pour la première fois à l'adresse du demandeur.
3. Par ailleurs, selon l'article 12 ter de l'ordonnance du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période : " Sans préjudice de la faculté de prévoir, pour les mêmes motifs que ceux énoncés à l'article 9, une reprise des délais par décret, les délais d'instruction des demandes d'autorisation et de certificats d'urbanisme et des déclarations préalables prévus par le livre IV du code de l'urbanisme, y compris les délais impartis à l'administration pour vérifier le caractère complet d'un dossier ou pour solliciter des pièces complémentaires dans le cadre de l'instruction, ainsi que les procédures de récolement prévues à l'article L. 462-2 du même code, qui n'ont pas expiré avant le 12 mars 2020 sont, à cette date, suspendus. Ils reprennent leur cours à compter du 24 mai 2020. / () ".
4. Il n'est pas contesté que la demande de permis de construire déposée par M. A le 25 février 2020 était soumise au délai d'instruction de droit commun de deux mois prévu par l'article R. 423-23 précité du code de l'urbanisme. En application des dispositions énoncées au point 3 ci-dessus, le délai en cause s'est trouvé suspendu le 12 mars 2020 et a repris son cours le 24 mai 2020 pour la durée restante, soit jusqu'au 7 juillet suivant à minuit. La commune de Tavel produit, pour la première fois en appel, la copie de l'avis de réception postal du courrier recommandé contenant l'arrêté en litige par lequel son maire a refusé le permis de construire sollicité par M. A. Il ressort des mentions portées sur cet avis, lesquelles sont suffisamment lisibles contrairement à ce que soutient l'intimé, que ledit courrier a été envoyé par le service instructeur le 6 juillet 2020 et que, s'il n'a été distribué à l'intéressé que le 8 juillet suivant, il avait été présenté pour la première fois à l'adresse de ce dernier le 7 juillet 2020, soit avant l'expiration du délai susceptible de donner naissance à un permis de construire tacite. Il en résulte que c'est à tort que le tribunal administratif de Nîmes s'est fondé sur l'existence d'un permis de construire tacite pour prononcer l'annulation de l'arrêté du 1er juillet 2020.
5. Il appartient toutefois à la cour, saisie de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, de se prononcer sur les autres moyens soulevés par le pétitionnaire, tant en première instance qu'en appel, à l'encontre de l'arrêté lui refusant le permis de construire.
Sur les autres moyens invoqués par l'intimé :
6. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme : " Lorsque le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale est compétent, il recueille l'avis conforme du préfet si le projet est situé : / a) Sur une partie du territoire communal non couverte par une carte communale, un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu ; / () ".
7. Il n'est pas contesté qu'à la date à laquelle le maire de Tavel s'est prononcé sur la demande de permis de construire de M. A, le territoire de cette commune n'était couvert par aucun document d'urbanisme. En application des dispositions précitées, le maire devait donc saisir le préfet du Gard pour recueillir son avis conforme avant de statuer sur cette demande de permis. La commune requérante soutient avoir adressé la demande de permis de construire à l'autorité préfectorale pour avis le 26 février 2020 et produit à cet égard en appel la copie d'un avis signé par son maire le 25 février 2020, comportant l'indication " Préfet Alès - 26.02.20 " au sein d'un encadré énumérant les " services consultés " sur cette demande de permis. La seule indication dont se prévaut ainsi la commune, résultant au demeurant d'une mention manuscrite rajoutée après signature de l'avis par le maire, n'est toutefois pas suffisante pour démontrer la réalité de la saisine du représentant de l'Etat dans le département, alors qu'il n'est fait état de la consultation de cette autorité dans aucune autre pièce du dossier et notamment pas dans l'arrêté en litige. Dans ces conditions, l'arrêté en cause doit être regardé comme intervenu en méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-5 précité du code de l'urbanisme.
8. En second lieu, aux termes de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme : " En l'absence de plan local d'urbanisme, de tout document d'urbanisme en tenant lieu ou de carte communale, les constructions ne peuvent être autorisées que dans les parties urbanisées de la commune. ". L'article L. 111-4 du même code, dans sa version en vigueur à la date de l'arrêté en litige, mentionne que : " Peuvent toutefois être autorisés en dehors des parties urbanisées de la commune : / 1° L'adaptation, le changement de destination, la réfection, l'extension des constructions existantes ou la construction de bâtiments nouveaux à usage d'habitation à l'intérieur du périmètre regroupant les bâtiments d'une ancienne exploitation agricole, () ; / 2° Les constructions et installations nécessaires à l'exploitation agricole, à des équipements collectifs (), à la mise en valeur des ressources naturelles et à la réalisation d'opérations d'intérêt national ; / 2° bis Les constructions et installations nécessaires à la transformation, au conditionnement et à la commercialisation des produits agricoles () ; / 3° Les constructions et installations incompatibles avec le voisinage des zones habitées et l'extension mesurée des constructions et installations existantes ; / 4° Les constructions ou installations, sur délibération motivée du conseil municipal, si celui-ci considère que l'intérêt de la commune, en particulier pour éviter une diminution de la population communale, le justifie () ".
9. L'article L. 111-3 du code de l'urbanisme interdit en principe, en l'absence de plan local d'urbanisme ou de carte communale opposable aux tiers ou de tout document d'urbanisme en tenant lieu, les constructions implantées en dehors des parties urbanisées de la commune, c'est-à-dire des parties du territoire communal qui comportent déjà un nombre et une densité significatifs de constructions. Il s'ensuit qu'en dehors des cas où elles relèvent des exceptions limitativement prévues à l'article L. 111-4, les constructions ne peuvent être autorisées lorsque leur réalisation a pour effet d'étendre la partie urbanisée de la commune. Pour apprécier si un projet a pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune, il est notamment tenu compte de la géographie des lieux, de la desserte par des voies d'accès, de la proximité avec les constructions existantes situées dans les parties urbanisées de la commune, du nombre et de la densité des constructions projetées, du sens du développement de l'urbanisation, ainsi que de l'existence de coupures d'urbanisation, qu'elles soient naturelles ou artificielles.
10. Il ressort des termes de l'arrêté en litige que, pour opposer un refus à la demande de permis de construire de M. A, le maire de Tavel a estimé que le terrain d'assiette du projet se situait en frange d'une zone urbanisée, que le projet de l'intimé devait être regardé comme procédant à une extension de l'urbanisation hors des parties urbanisées de la commune et qu'il ne respectait donc pas les dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme.
11. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrée , sur laquelle porte la demande de permis de construire déposée par M. A, se trouve à environ 500 mètres du bourg de la commune de Tavel, à la limite sud-ouest de la partie agglomérée de ladite commune. S'il est vrai que la parcelle en cause s'ouvre sur son côté sud sur une vaste plaine agricole et viticole bordant le lit d'une rivière, il ressort toutefois des plans produits par les parties que le terrain en litige se situe au bout d'une impasse dans un secteur présentant un nombre et une densité significatifs de maisons édifiées dans le prolongement du bourg, qu'il est limitrophe de trois parcelles bâties sur ses côtés nord et ouest et qu'un talus boisé de plus de 10 mètres de haut le sépare nettement de la plaine agricole et viticole située en contrebas. Les services de la communauté de communes du Gard Rhodanien ont par ailleurs indiqué que la parcelle était raccordée à des réseaux publics d'eau potable et d'assainissement d'une capacité suffisante et les photographies versées au dossier confirment la présence d'un poteau électrique sur le terrain adjacent. Dans ces conditions, l'opération de construction en litige, portant sur la réalisation d'une maison individuelle avec piscine de 180,21 m2 d'emprise au sol au total, ne peut pas être regardée comme ayant pour effet d'étendre les parties actuellement urbanisées de la commune de Tavel. Si la commune requérante soutient en outre que la parcelle de l'intimé a vocation à être classée en zone agricole protégée " AP " dans son futur plan local d'urbanisme, la circonstance ainsi invoquée est sans incidence sur l'appréciation de la situation du projet au regard de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, alors au surplus que le projet de plan de zonage n'avait pas encore été arrêté à la date de l'arrêté en litige. Par suite, le refus litigieux procède d'une inexacte application des dispositions précitées du code de l'urbanisme.
12. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens soulevés par M. A en première instance ou en appel n'est de nature à justifier, en l'état du dossier, l'annulation de l'arrêté pris par le maire de Tavel le 1er juillet 2020.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la commune de Tavel n'est pas fondée à se plaindre de ce que, par le jugement contesté, le tribunal administratif de Nîmes a prononcé l'annulation de l'arrêté du 1er juillet 2020 portant refus de permis de construire.
Sur les conclusions en injonction présentées par l'intimé :
14. Eu égard au motif d'annulation retenu au point 7 ci-dessus, tenant à l'absence de recueil de l'avis conforme du préfet du Gard sur la demande de permis de construire en litige, le présent arrêt n'implique pas nécessairement que le maire de Tavel délivre le permis de construire sollicité par M. A, mais seulement qu'il réexamine sa demande de permis, après avoir recueilli l'avis conforme du préfet du Gard, à la lumière de l'ensemble des motifs de cet arrêt. Il y a donc lieu d'enjoindre au maire de Tavel de procéder à ce réexamen et de prendre une nouvelle décision dans le délai de deux mois suivant la notification du présent arrêt.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A, lequel n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la commune de Tavel au titre des frais non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune requérante le versement d'une somme de 1 500 euros à M. A à ce même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la commune de Tavel est rejetée.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Tavel de réexaminer la demande de permis de construire de M. A et de prendre une nouvelle décision dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent arrêt.
Article 3 : La commune de Tavel versera une somme de 1 500 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de M. A est rejeté.
Article 5 : Le présent arrêt sera notifié à la commune de Tavel et à M. B A.
Copie en sera adressée au préfet du Gard.
Délibéré après l'audience du 25 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Chabert, président,
M. Haïli, président assesseur,
M. Jazeron, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2024.
Le rapporteur,
F. JazeronLe président,
D. Chabert
La greffière,
N. Baali
La République mande et ordonne au préfet du Gard, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026