lundi 12 décembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-22TL22074 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | SARL LE PRADO - GILBERT |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse suivante :
M. B A a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nîmes de désigner un expert afin qu'il détermine si les infections révélées respectivement le 12 mars 2018 d'une part, et les 3 décembre 2021 et 24 janvier 2022 d'autre part, étaient ou non constitutives d'aggravations successives de son état de santé en relation avec l'infection nosocomiale contractée le 6 mars 2014 au centre hospitalier universitaire de Nîmes.
Par une ordonnance n° 2200595 du 23 septembre 2022, le juge des référés du tribunal administratif a rejeté cette demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 6 octobre, le 27 octobre et le 10 novembre 2022 sous le n° 22TL22074, M. A, représenté par Me Tournier-Barnier, demande à la cour :
1°) d'annuler cette ordonnance du 23 septembre 2022 ;
2°) de désigner un expert afin qu'il détermine si les différentes infections survenues les 12 mars 2018, 3 décembre 2021 et 24 janvier 2022 sont ou non constitutives d'aggravations successives de l'infection nosocomiale contractée à la suite de son opération du genou réalisée le 6 mars 2014 au centre hospitalier de Nîmes ;
3°) de rendre la mesure d'expertise sollicitée opposable au contradictoire de l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.
Il soutient que :
- la mesure sollicitée est utile dès lors que le rapport remis par les experts mandatés par la commission de conciliation et d'indemnisation le 22 février 2021 est entaché de lacunes et de contradictions ;
- la mesure d'expertise est utile dès lors qu'elle vise à mettre en lumière la survenance d'un accident médical non fautif entrant dans les prévisions du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique ;
- la mesure d'expertise est rendue nécessaire par l'intervention de circonstances nouvelles postérieures à la remise du rapport d'expertise demandé par la commission de conciliation et d'indemnisation tenant au diagnostic de récidives septiques en décembre 2021 et janvier 2022 devant être regardées comme des aggravations éventuelles de l'infection nosocomiale contractée après l'opération pratiquée sur son genou le 6 mars 2014 ;
- l'action qu'il entend diriger contre le centre hospitalier de Nîmes n'est pas forclose ;
- le premier juge a prononcé à tort la mise hors de cause de l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2022, l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales, représenté par Me Fitoussi, conclut au rejet des prétentions dirigées à son encontre par M. A et à la mise à sa charge d'une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'infection dont souffre M. A ne revêt pas un caractère nosocomial ;
- les conséquences de cette infection n'excèdent pas les seuils de gravité définis à l'article L. 1142-1-1 du code de la santé publique conditionnant la prise en charge des préjudices au titre de la solidarité nationale ;
- aucun aléa thérapeutique n'est, en l'espèce, susceptible de justifier sa mise en cause dans l'expertise sollicitée par M. A ;
- l'aléa thérapeutique dont M. A allègue l'existence n'a pas entraîné des conséquences devant être regardées comme excédant les seuils de gravité fixés par le code de la santé publique de sorte qu'il n'est, en tout état de cause, pas fondé à demander à ce que l'expertise sollicitée soit ordonnée à son contradictoire.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 novembre 2022, le centre hospitalier régional universitaire de Nîmes et la société hospitalière d'assurances mutuelles, représentés par la SARL Le Prado-Gilbert, concluent au rejet de la requête.
Ils soutiennent que :
- les moyens avancés par M. A ne démontrent pas le caractère utile de la mesure d'expertise sollicitée ;
- le recours au fond que M. A projette d'introduire en vue d'obtenir la réparation des préjudices dont il se prévaut au soutien de sa demande est irrecevable faute d'avoir donné lieu à la saisine de la juridiction administrative dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'avis de la commission de conciliation et d'indemnisation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né le 19 janvier 1938 a fait l'objet d'une intervention chirurgicale pratiquée le 6 mars 2014 au centre hospitalier universitaire de Nîmes en vue de procéder à la pose d'une prothèse totale du genou droit. A la suite de cette opération, il a contracté une infection révélée le 25 novembre 2014 par la réalisation d'une ponction dont l'analyse a permis l'identification d'un staphylocoque lugdunensis. Sur la base d'un rapport remis le 14 octobre 2015 à la commission régionale de conciliation et d'indemnisation dans lequel les experts désignés ont conclu à l'existence d'une infection à caractère nosocomial, la société hospitalière d'assurances mutuelles a, en sa qualité d'assureur du centre hospitalier universitaire de Nîmes, signé un protocole transactionnel le 23 février 2018 avec M. A aux termes duquel ce dernier a obtenu le versement d'une indemnité de 23 042 euros à titre de réparation des préjudices en lien avec l'acte chirurgical pratiqué le 6 mars 2014. Le 19 mars 2018, suite à l'apparition de nouveaux symptômes laissant suspecter un sepsis, M. A a fait l'objet d'une opération de dépose-pose de sa prothèse de genou à l'occasion de laquelle des prélèvements bactériologiques ont été réalisés. A nouveau saisie par l'intéressé, la commission de conciliation et d'indemnisation a désigné les docteurs Bion et D en qualité d'experts dont les conclusions, consignées dans un rapport remis le 22 février 2021, font état d'une nouvelle infection indépendante de la première. Au cours des mois de novembre et décembre 2021, M. A a fait l'objet d'une nouvelle intervention chirurgicale suivie d'une consultation à l'occasion de laquelle un syndrome infectieux a également été constaté et a donné lieu à plusieurs prélèvements. Depuis le mois de janvier 2022, d'autres opérations ont été pratiquées afin de procéder à la dépose de la prothèse existante, à la mise en place d'un spacer et à la repose d'une nouvelle prothèse totale du genou droit. Saisi d'une requête tendant à la désignation d'un expert afin qu'il détermine si les infections révélées respectivement le 12 mars 2018 d'une part, et les 3 décembre 2021 et 24 janvier 2022 d'autre part, sont ou non constitutives d'aggravations successives de son état de santé en relation avec l'infection nosocomiale contractée le 6 mars 2014 au sein du centre hospitalier universitaire de Nîmes, le juge des référé du tribunal administratif de Nîmes a, par une ordonnance du 23 septembre 2022 dont M. A relève appel, refusé de faire droit à ces demandes.
Sur l'utilité de la mesure d'expertise :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". La prescription d'une mesure d'expertise en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative est subordonnée au caractère utile de cette mesure. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande d'expertise dans le cadre d'une action en responsabilité du fait des conséquences dommageables d'un acte médical, d'apprécier son utilité au vu des pièces du dossier, notamment du rapport de l'expertise prescrite par la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux s'il existe, et au regard des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, la mesure sollicitée. En outre, peuvent être appelées à participer à une expertise ordonnée sur le fondement de ces dispositions non seulement les personnes dont la responsabilité est susceptible d'être engagée par l'action qui motive l'expertise, mais aussi toute personne dont la présence est de nature à éclairer les travaux de l'expert.
En ce qui concerne le lien entre les infections successives :
3. Aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère. () ". Doit être regardée, au sens de ces dispositions, comme présentant un caractère nosocomial une infection survenant au cours ou au décours de la prise en charge d'un patient et qui n'était ni présente, ni en incubation au début de celle-ci, sauf s'il est établi qu'elle a une autre origine que la prise en charge.
4. D'une part, il résulte de l'instruction que suite à l'intervention chirurgicale pratiquée sur son genou droit le 6 mars 2014, une première infection, dont le caractère nosocomial a ensuite été admis, a donné lieu à la réalisation de ponctions les 25 novembre 2014 et 4 février 2015 qui ont permis de déceler la présence d'une bactérie de type staphylococcus lugdunensis. Il résulte également de l'instruction qu'à l'occasion de l'opération tendant à la dépose-repose de la prothèse de genou pratiquée le 19 mars 2018, le docteur C a procédé à des prélèvements peropératoires intra articulaires au sujet desquels, le compte rendu opératoire dressé le même jour, fait état de la présence d'un staphylococcus lugdunensis qui aurait été décelée alors même que les cultures préopératoires avaient identifié une bactérie de type staphylococcus aureus multi-sensible. Toutefois, en contradiction avec les mentions de ce compte rendu opératoire, le même praticien a consigné, dans un compte rendu d'hospitalisation en date du 27 mars 2018, les résultats de l'analyse des prélèvements intra articulaires réalisés au cours de l'opération en indiquant que le germe en cause était un staphylococcus aureus multi-sensible qu'il identifie comme différent de celui ayant causé la première infection. Dans ces conditions, nonobstant le fait que le rapport remis le 22 février 2021 par les docteurs Bion et M. D désignés par la commission de conciliation et d'indemnisation en qualité d'experts ne se réfère pas à cette pièce du dossier médical de M. A, les conclusions qui y sont consignées ne découlent pas, pour ce seul motif, d'une analyse lacunaire de sorte que celles-ci conservent leur caractère utile dans le cadre d'une éventuelle instance au fond. Par ailleurs, l'absence d'évaluation du retentissement psychologique de l'infection n'est pas davantage constitutive d'une lacune susceptible de faire regarder l'expertise mandatée par la commission de conciliation et d'indemnisation comme insuffisante dans la même perspective d'une éventuelle instance au fond. Enfin, le rejet de la notion d'aggravation tandis que la survenance de l'infection est pour partie imputée à la présence de la prothèse ne constitue pas une contradiction et n'est, en tout état de cause, pas de nature à justifier le prononcé d'une mesure d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 précité.
5. D'autre part, il ressort des termes mêmes de la requête introduite par M. A que la bactérie à l'origine de la récidive septique apparue postérieurement à la remise du rapport d'expertise est sans lien avec le staphylococcus lugdunensis identifié comme étant la cause de la première infection. Dès lors, l'appelant ne peut se fonder sur les infections révélées au cours des mois de décembre 2021 et janvier 2022 pour justifier du caractère utile de la mesure d'expertise qu'il sollicite qui n'aurait que pour seul effet que de confirmer des faits déjà connus dont l'existence n'est pas même contestée.
En ce qui concerne l'aléa thérapeutique :
6. Aux termes du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " () II. - Lorsque la responsabilité d'un professionnel, d'un établissement, service ou organisme mentionné au I ou d'un producteur de produits n'est pas engagée, un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ouvre droit à la réparation des préjudices du patient, et, en cas de décès, de ses ayants droit au titre de la solidarité nationale, lorsqu'ils sont directement imputables à des actes de prévention, de diagnostic ou de soins et qu'ils ont eu pour le patient des conséquences anormales au regard de son état de santé comme de l'évolution prévisible de celui-ci et présentent un caractère de gravité, fixé par décret, apprécié au regard de la perte de capacités fonctionnelles et des conséquences sur la vie privée et professionnelle mesurées en tenant notamment compte du taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique, de la durée de l'arrêt temporaire des activités professionnelles ou de celle du déficit fonctionnel temporaire. Ouvre droit à réparation des préjudices au titre de la solidarité nationale un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à un pourcentage d'un barème spécifique fixé par décret ; ce pourcentage, au plus égal à 25 %, est déterminé par ledit décret. " Aux termes de l'article D. 1142-1 du même code : " () Présente également le caractère de gravité mentionné au II de l'article L. 1142-1 un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ayant entraîné, pendant une durée au moins égale à six mois consécutifs ou à six mois non consécutifs sur une période de douze mois, un arrêt temporaire des activités professionnelles ou des gênes temporaires constitutives d'un déficit fonctionnel temporaire supérieur ou égal à un taux de 50 %. A titre exceptionnel, le caractère de gravité peut être reconnu : 1° Lorsque la victime est déclarée définitivement inapte à exercer l'activité professionnelle qu'elle exerçait avant la survenue de l'accident médical, de l'affection iatrogène ou de l'infection nosocomiale ; 2° Ou lorsque l'accident médical, l'affection iatrogène ou l'infection nosocomiale occasionne des troubles particulièrement graves, y compris d'ordre économique, dans ses conditions d'existence. "
7. La condition d'anormalité du dommage prévue par ces dispositions doit toujours être regardée comme remplie lorsque l'acte médical a entraîné des conséquences notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé de manière suffisamment probable en l'absence de traitement. Lorsque les conséquences de l'acte médical ne sont pas notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé par son état de santé en l'absence de traitement, elles ne peuvent être regardées comme anormales sauf si, dans les conditions où l'acte a été accompli, la survenance du dommage présentait une probabilité faible.
8. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise remis le 22 février 2021, que l'opération pratiquée sur le genou droit de M. A le 19 mars 2018 n'a pas donné lieu à la survenance d'un accident médical non fautif. En outre, les conclusions de ce même rapport indiquent que l'appelant a subi un déficit fonctionnel temporaire total du 11 mars 2018 au 20 avril 2018, un déficit fonctionnel temporaire de l'ordre de 25 % sur la période du 21 avril 2018 au 21 mai 2018 et un déficit fonctionnel temporaire de 10 % du 22 mai 2018 au 13 juin 2019. Dans ces conditions et dès lors que les experts désignés par la commission de conciliation et d'indemnisation se sont également prononcés sur l'ensemble des préjudices susceptibles d'être invoqués à l'occasion de l'action en réparation que M. A entend éventuellement fonder sur le terrain de la responsabilité sans faute de l'administration du fait d'un aléa thérapeutique, la mesure d'expertise sollicitée n'est pas utile à la mise en lumière des circonstances de faits entourant l'intervention du 19 mars 2018 déjà suffisamment connues en l'état de l'instruction.
9. Il résulte de ce qui précède que la mesure sollicitée par M. A ne présente pas le caractère d'utilité exigé par l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Dès lors, ce dernier n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le juge des référés du tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions reprises en appel tendant à la mise en cause de l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales doivent également être rejetées.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
10. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au centre hospitalier universitaire de Nîmes, à la société hospitalière d'assurance mutuelle, à l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales et à la caisse primaire d'assurance-maladie du Gard.
Fait à Toulouse, le 12 décembre 2022.
Le président,
J-F. MOUTTE
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
N°22TL22074
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
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La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
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04/05/2026