jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-22TL22124 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CAZANAVE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A et Mme D E épouse A ont demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler les arrêtés du 30 juillet 2020 par lesquels le préfet de la Haute-Garonne leur a refusé l'admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois.
Par un jugement nos 2005805-2005807 du 7 avril 2022, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté leurs demandes.
Procédures devant la cour :
I. Par une requête, enregistrée le 20 octobre 2022 sous le n° 22TL22122, M. A, représenté par Me Cazanave, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 7 avril 2022 en ce qui le concerne ;
2°) d'annuler l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2020 pris à son encontre ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui accorder une autorisation provisoire de séjour et de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au profit de son conseil au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale au regard des risques encourus en cas de retour dans son pays d'origine ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne en raison des risques encourus par ses deux enfants mineurs en cas de retour en Albanie ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en raison des risques encourus en cas de retour en Albanie.
M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision n° 2022/016222 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulouse du 23 septembre 2022.
II. Par une requête, enregistrée le 20 octobre 2022 sous le n° 22TL22124, Mme E épouse A, représentée par Me Cazanave, demande au tribunal administratif de Toulouse :
1°) d'annuler l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2020 pris à son encontre, en tant qu'il fixe le pays de destination et lui interdit le retour sur le territoire français pour une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui accorder une autorisation provisoire de séjour et de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au profit de son conseil au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente dès lors que la délégation de signature n'a pas été publiée ;
En ce qui concerne la décision portant refus d'admission exceptionnelle au séjour :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile compte tenu des risques encourus par sa famille en cas de retour en Albanie ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est dépourvue de base légale compte tenu de l'illégalité des décisions de refus de titre et d'obligation de quitter le territoire national ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation personnelle et familiale au regard des risques encourus en cas de retour dans son pays d'origine ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois :
- elle est dépourvue de base légale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en raison des risques encourus en cas de retour en Albanie.
Mme E épouse A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision n° 2022/016220 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulouse du 23 septembre 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; ()/ " et dans son dernier alinéa : " rejeter () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. B A né le 26 avril 1991 à Librazhd (Albanie) et Mme D E épouse A née le 12 mars 1997 à Durrès (Albanie), ressortissants albanais, déclarent être entrés sur le territoire français le 10 février 2019, accompagnés de leur fils C né en Italie alors âgé de 3 ans. Ils ont présenté des demandes d'asile qui ont été rejetées par décisions de l'Office de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 23 mai 2019, confirmées par décisions de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 30 septembre 2019. Par deux arrêtés du 1er août 2019, le préfet de la Haute-Garonne les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a retiré leurs attestations de demande d'asile. La légalité de ces arrêtés a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Toulouse du 8 novembre 2019, puis par une ordonnance de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 24 avril 2020. La préfecture de Haute-Garonne, saisie le 18 novembre 2019 par les époux de demandes d'admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale, a pris à leur encontre le 30 juillet 2020 deux arrêtés portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, et fixant le pays de renvoi avec interdiction de retour de six mois sur le territoire français. M. A et Mme E relèvent appel du jugement par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté leurs demandes tendant à l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur la jonction :
3. Les requêtes nos 22TL22122 et 22TL22124 sont dirigées contre le même jugement et concernent un même couple d'étrangers. Il y a lieu, par suite, de les joindre afin qu'il soit statué par une seule décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la requête de Mme A :
4. Aux termes des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, applicables à l'introduction de l'instance d'appel en vertu des dispositions de l'article R. 811-13 du même code : " La requête () contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ". En vertu de ces dispositions, la requête doit, à peine d'irrecevabilité, contenir l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge.
5. La requête d'appel de Mme A, qui constitue la copie pure et simple de sa demande de première instance présentée devant le tribunal administratif de Toulouse et ne comporte aucune critique du jugement, ne peut être regardée comme satisfaisant à l'obligation de motivation de la requête d'appel prévue par les dispositions précitées de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Ce vice n'a pas été purgé dans le délai de recours contentieux. Elle est par suite irrecevable et doit être rejetée, par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions, y compris celles à fins d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
En ce qui concerne la requête de M. A :
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
6. En premier lieu, M. A soutient que lui-même et son épouse encourent, avec leurs deux enfants mineurs, un risque de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Albanie, en raison des actes de violence qu'aurait subis Mme A alors qu'elle était victime d'un réseau de trafics d'êtres humains à des fins de prostitution et des violences et intimidations dont auraient fait l'objet lui-même et son fils mineur né en 2015. Toutefois, il n'apporte en appel aucun élément nouveau de nature à attester des risques encourus et n'établit pas, par le seul récit exposé tant devant l'OFPRA que la CNDA, la réalité des faits allégués et l'existence de risques personnels et actuels en cas de retour en Albanie. En outre, la durée de leur présence en France, est inhérente au seul délai de traitement de leurs demandes d'admission au statut de réfugié, lesquelles ont été définitivement rejetées par la cour nationale du droit d'asile le 30 septembre 2019. Les intéressés ne justifient d'aucun lien familial sur le territoire français et ne produisent aucun élément précis et circonstancié permettant d'attester de la nature, de l'ancienneté et de la stabilité des liens privés et familiaux qu'ils auraient développés en France où ils vivent de manière précaire, domiciliés à l'hôtel et sans ressources, en présence de leurs deux enfants nés en 2015 et en 2021, tandis qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'ils seraient dépourvus de liens dans leur pays d'origine où ils ont respectivement vécu jusqu'à l'âge de 28 et 23 ans. Ainsi, M. A ne démontre pas que la cellule familiale ne pourrait pas se reconstituer en Albanie, où ils ont passé l'essentiel de leur existence. Si Mme E épouse A souffre de problèmes d'ordre psychologique, comme en atteste la production d'un certificat d'une psychologue clinicienne en date du 27 septembre 2019, il n'établit pas qu'elle ne pourrait bénéficier des soins adaptés dans son pays d'origine. Par suite, en désignant ce pays comme pays de renvoi, le préfet de la Haute-Garonne n'a méconnu ni les dispositions de l'article L. 513- 2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, M. A n'est pas fondé à soutenir que cette décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
7. En second lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Aux termes de l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne : " () / 2. Dans tous les actes relatifs aux enfants, qu'ils soient accomplis par des autorités publiques ou des institutions privées, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. / 3. Tout enfant a le droit d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à son intérêt ".
8. L'arrêté attaqué n'a ni pour objet ni pour effet de séparer M. et Mme A de leurs deux enfants mineurs, qui ont vocation à accompagner leurs parents en Albanie. De plus, il n'est pas établi, ni même allégué, que leur fils C, scolarisé en France, ne pourrait poursuivre sa scolarité dans leur pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées ne peut qu'être écarté.
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 6 mois :
9. Aux termes du III l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable : " L'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger. () La durée de l'interdiction de retour mentionnée aux premier, sixième et septième alinéas du présent III ainsi que le prononcé et la durée de l'interdiction de retour mentionnée au quatrième alinéa sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
10. Il résulte de ce qui a été dit au point 6 que M. A n'a été admis au séjour à titre temporaire le temps de l'examen de sa demande d'asile, qu'il ne justifie pas d'une intégration particulière en France et que lui et son épouse n'ont pas spontanément exécuté les précédentes mesures d'éloignement du 1er août 2019 devenues définitives. Ainsi, le préfet de la Haute-Garonne a pu légalement prendre à l'encontre de M. A la décision d'interdiction de retour sur le territoire français de six mois, alors qu'il ne justifie pas de circonstances humanitaires y faisant obstacle et ne peut utilement se prévaloir à cette fin de l'état de santé de son épouse, dont la requête d'appel est irrecevable. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision d'interdiction de retour de six mois sur la situation personnelle de M. A doit être écarté.
11. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. A est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée selon la procédure prévue par les dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions, y compris celles à fins d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : Les requêtes de M. et Mme A sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Mme D E épouse A et à Me Cazanave.
Copie en sera adressée pour information au préfet de la Haute-Garonne.
Fait à Toulouse, le 16 mars 2023.
La présidente de la 2ème chambre,
A. Geslan-Demaret
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Nos22TL22122-22TL22124
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026