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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA31-22TL22544

Cour administrative d'appel de Toulouse — Décision N° CAA31-22TL22544

jeudi 5 décembre 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Toulouse
SectionCour administrative d'appel de Toulouse
N° DossierCAA31-22TL22544
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantBOUNNONG

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. E et Mme C A ont demandé au tribunal administratif de Nîmes d'annuler l'arrêté du 7 mai 2020 par lequel le maire de Cadenet a délivré un permis de construire à M. B D, ensemble la décision du 4 août 2020 par laquelle il a refusé de retirer cet arrêté.

Par un jugement n° 2002952 du 18 octobre 2022, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté leur demande et a mis à leur charge une somme 1 200 euros à verser à la commune de Cadenet au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Procédure devant la cour :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 décembre 2022 et 9 septembre 2024, M. et Mme A, représentés par Me Bounnong, demandent à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler l'arrêté du 7 mai 2020 du maire de Cadenet et sa décision du 4 août 2020 rejetant leur recours gracieux ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Cadenet une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le jugement est entaché d'erreur de droit en ce que les premiers juges ont apprécié la faculté d'opposer un sursis à statuer à l'aune de la configuration des lieux ; ils ont également statué " ultra petita " en examinant un moyen dont ils n'étaient pas saisis ; le maire aurait dû opposer un sursis à statuer à la demande de prorogation du certificat d'urbanisme et à la demande de permis de construire déposée le 14 février 2020, le projet étant de nature à compromettre l'exécution du plan local d'urbanisme ; en y renonçant, le maire a commis une erreur manifeste d'appréciation ;

- les dispositions du plan local d'urbanisme approuvé le 30 septembre 2019 sont applicables à la demande de permis de construire déposée le 14 février 2020 ; l'arrêté délivré méconnaît les dispositions de l'article N 2 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions des articles L. 111-3, L. 111-4 et R. 111-14 du code de l'urbanisme dès lors que le terrain d'assiette du projet a été exclu de l'enveloppe des espaces bâtis par les auteurs du plan local d'urbanisme et qu'il ne s'intègre pas dans le tissu urbanisé mais dans un compartiment distinct qui s'ouvre sur la zone naturelle ; en estimant le contraire, le jugement est entaché d'erreur manifeste d'appréciation et d'erreur de droit ;

- le permis de construire en litige méconnaît les dispositions des articles R. 111-2 et R. 111-5 de ce code, en raison de l'insuffisance des conditions d'accès du projet, laquelle devait également conduire le maire à opposer un sursis à statuer.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2023, M. D, représenté par Me Gambarelli, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. et Mme A le versement d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2024, la commune de Cadenet, représentée par Me Légier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. et Mme A le versement d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 23 septembre 2024, la clôture d'instruction a été reportée au 8 octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience :

- le rapport de M. Teulière, président-assesseur,

- les conclusions de M. Diard, rapporteur public,

- et les observations de Me Fekhardji, représentant la commune de Cadenet.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 7 mai 2020, le maire de Cadenet (Vaucluse) a délivré à M. D un permis de construire une maison d'habitation, sur un terrain situé chemin Pierre Brossolette et cadastré section AM n° 114. M. et Mme A, propriétaires d'un ensemble de trois parcelles sur lequel se situe leur maison d'habitation et qui jouxte le terrain d'assiette du projet, ont alors formé, le 8 juillet 2020, à l'encontre de cet arrêté, un recours gracieux auprès du maire, qui a été rejeté le 4 août suivant. M. et Mme A relèvent appel du jugement n°2002952 du 18 octobre 2022, par lequel le tribunal administratif de Nîmes a rejeté leur demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 7 mai 2020 et de la décision du 4 août 2020.

Sur la régularité du jugement :

2. Si M. et Mme A soutiennent que le tribunal aurait statué " ultra petita ", en examinant un moyen dont il n'était pas saisi, pour avoir apprécié la faculté du maire d'opposer un sursis à statuer au regard de la seule configuration des lieux, un tel moyen porte en réalité sur le bien-fondé du jugement et il n'est ni soutenu, ni même allégué que le tribunal aurait omis de statuer sur des conclusions qui lui étaient soumises. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité du jugement attaqué doit être écarté.

Sur le bien-fondé du jugement :

3. D'une part, aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme : " Le certificat d'urbanisme, en fonction de la demande présentée : / a) Indique les dispositions d'urbanisme, les limitations administratives au droit de propriété et la liste des taxes et participations d'urbanisme applicables à un terrain ; / b) Indique en outre, lorsque la demande a précisé la nature de l'opération envisagée ainsi que la localisation approximative et la destination des bâtiments projetés, si le terrain peut être utilisé pour la réalisation de cette opération ainsi que l'état des équipements publics existants ou prévus. / Lorsqu'une demande d'autorisation ou une déclaration préalable est déposée dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance d'un certificat d'urbanisme, les dispositions d'urbanisme, le régime des taxes et participations d'urbanisme ainsi que les limitations administratives au droit de propriété tels qu'ils existaient à la date du certificat ne peuvent être remis en cause à l'exception des dispositions qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique. () ". Le dernier alinéa de l'article L. 153-11 du même code dispose que : " L'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délai prévus à l'article L. 424-1, sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan dès lors qu'a eu lieu le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durable. ". Les dispositions de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme ont pour effet de garantir à la personne à laquelle a été délivré un certificat d'urbanisme, quel que soit son contenu, un droit à voir sa demande d'autorisation d'urbanisme, déposée durant les dix-huit mois qui suivent, examinée au regard des dispositions d'urbanisme applicables à la date de ce certificat, à la seule exception de celles qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique. Parmi ces règles figure la possibilité, lorsqu'est remplie, à la date de délivrance du certificat, la condition mentionnée à l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, d'opposer un sursis à statuer à une déclaration préalable ou à une demande d'autorisation concernant un projet qui serait de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan.

4. D'autre part, l'article R.*410-17 du code de l'urbanisme dispose que : " Le certificat d'urbanisme peut être prorogé par périodes d'une année sur demande présentée deux mois au moins avant l'expiration du délai de validité, si les prescriptions d'urbanisme, les servitudes administratives de tous ordres et le régime des taxes et participations d'urbanisme applicables au terrain n'ont pas changé. () ". En vertu de ces dispositions, l'autorité administrative, saisie dans le délai réglementaire d'une demande de prorogation d'un certificat d'urbanisme par une personne ayant qualité pour la présenter, ne peut refuser de prolonger d'une année la durée de cette garantie que si les prescriptions d'urbanisme, les servitudes administratives de tous ordres ou le régime des taxes et participations d'urbanisme qui étaient applicables au terrain à la date du certificat ont changé depuis cette date. Constitue en principe un tel changement l'adoption, la révision ou la modification du plan local d'urbanisme couvrant le territoire dans lequel se situe le terrain, à moins, pour la révision ou la modification de ce plan, qu'elle ne porte que sur une partie du territoire couvert par ce document dans laquelle ne se situe pas le terrain.

5. Il résulte de l'ensemble des dispositions précitées que la prorogation du certificat d'urbanisme conserve le droit de la personne titulaire de ce certificat à ce que sa demande d'autorisation soit examinée au regard des dispositions d'urbanisme applicables à la date du certificat initial. La possibilité d'opposer un sursis doit dès lors exister dès la date de la délivrance de ce certificat.

6. En l'espèce, il est constant que M. D, propriétaire depuis 1978 du terrain d'assiette du projet, a obtenu, le 18 décembre 2017, un certificat d'urbanisme pré-opérationnel. La commune de Cadenet ne disposait pas, à cette date, d'un plan local d'urbanisme, d'un document d'urbanisme en tenant lieu ou d'une carte communale, le plan d'occupation des sols de la commune étant devenu caduc le 27 mars 2017 en application des dispositions des articles L. 174-1 et L. 174-3 du code de l'urbanisme et son territoire se trouvait par conséquent régi par le règlement national d'urbanisme. Le certificat d'urbanisme a été prorogé le 1er mars 2019 jusqu'au 18 juin 2020. Souhaitant édifier une maison d'habitation sur sa propriété, M. D a déposé, le 14 février 2020, une demande de permis de construire. Par un arrêté du 7 mai 2020, le maire de Cadenet lui a délivré un permis de construire.

7. Si M. et Mme A soutiennent que le maire de Cadenet aurait dû opposer un sursis à statuer à la demande de prorogation du certificat d'urbanisme et à la demande de permis de construire au motif que le projet de l'intéressé était de nature à compromettre l'exécution du plan local d'urbanisme alors en cours d'élaboration, il ressort des pièces du dossier que le débat du conseil municipal sur le projet d'aménagement et de développement durables à l'issue duquel ont été esquissés plusieurs objectifs, dont celui de structuration de la trame urbaine, n'a eu lieu que le 19 février 2018, soit postérieurement à la date de délivrance du certificat d'urbanisme dont M. D était bénéficiaire depuis le 18 décembre 2017. Ainsi, l'une des conditions prévues par l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme permettant d'opposer un sursis à statuer à une demande de permis de construire n'étant pas remplie à la date de ce certificat d'urbanisme, le maire de Cadenet ne pouvait légalement opposer un tel sursis. Par ailleurs, le maire de Cadenet ne pouvait refuser de proroger le certificat d'urbanisme, dès lors qu'à la date du 1er mars 2019, les prescriptions d'urbanisme applicables au terrain à la date du certificat n'avaient pas changé depuis cette date, le plan local d'urbanisme n'ayant été adopté que le 30 septembre 2019. Par suite, le moyen tiré de ce que le maire de Cadenet aurait dû opposer un sursis à statuer aux demandes qui lui ont été soumises doit être écarté.

8. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme approuvé par délibération du 30 septembre 2019 ne sont pas applicables à la demande de permis de construire de M. D. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article N2 de ce règlement doit être écarté comme inopérant.

9. L'article L. 111-3 du code de l'urbanisme dispose que : " En l'absence de plan local d'urbanisme, de tout document d'urbanisme en tenant lieu ou de carte communale, les constructions ne peuvent être autorisées que dans les parties urbanisées de la commune ". Ces dispositions interdisent en principe, en l'absence de plan local d'urbanisme ou de carte communale opposable aux tiers ou de tout document d'urbanisme en tenant lieu, les constructions implantées " en dehors des parties actuellement urbanisées de la commune ", c'est-à-dire des parties du territoire communal qui comportent déjà un nombre et une densité significatifs de constructions. Il en résulte qu'en dehors du cas où elles relèvent des exceptions expressément et limitativement prévues par l'article L. 111-4, les constructions ne peuvent être autorisées dès lors que leur réalisation a pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune. Pour apprécier si un projet a pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune, il est notamment tenu compte de la géographie des lieux, de la desserte par des voies d'accès, de la proximité avec les constructions existantes situées dans les parties urbanisées de la commune, du nombre et de la densité des constructions projetées, du sens du développement de l'urbanisation, ainsi que de l'existence de coupures d'urbanisation, qu'elles soient naturelles ou artificielles.

10. Il ressort des pièces du dossier, notamment du plan cadastral joint à la demande de permis de construire ainsi que des photographies aériennes versées au débat par les parties, que le terrain d'assiette du projet est entouré de quatre maisons d'habitation implantées sur les parcelles contiguës cadastrées section , et que seule la parcelle contiguë à l'ouest n'est pas construite. Il ressort également des pièces du dossier que plusieurs autres parcelles proches du terrain sont également construites et que le terrain d'assiette du projet est compris dans un secteur d'urbanisation diffuse de la commune, à proximité et en continuité d'une zone densément construite au sud. Par ailleurs, le terrain, objet de la demande, en nature de friches, est desservi par l'ensemble des réseaux avec un accès identique à celui des habitations existantes, et le projet ne porte que sur l'édification d'une unique maison d'habitation. Par suite, compte tenu des éléments qui précèdent, en particulier de la proximité de la partie urbanisée, le terrain d'assiette du projet autorisé par le permis de construire en litige doit être regardé comme étant situé dans la partie urbanisée de la commune de Cadenet quand bien même ce terrain a été classé en zone N par le plan local d'urbanisme approuvé le 30 septembre 2019. Ainsi, les appelants ne sont pas fondés à soutenir que le maire de Cadenet aurait fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme en délivrant à M. D le permis de construire en litige.

11. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". L'article R. 111-5 du même code dispose que : " Le projet peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. / Il peut également être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. ".

12. Il ressort en particulier de la carte d'aléas feux de forêts de Cadenet produite par la commune dès la première instance et, au demeurant, insérée au rapport de présentation du plan local d'urbanisme, que ni la parcelle cadastrée AM n° 114, qui n'est plus boisée, ni sa voie d'accès ne sont concernées par un quelconque aléa feux de forêts. Par ailleurs, il ressort du plan cadastral et des photographies produites en défense en première instance que l'accès au terrain, qui se fait depuis la route de Vaugines, puis par le chemin Pierre Brossolette, ne comporte une largeur insuffisante à permettre le croisement des véhicules que dans son dernier tronçon, d'une cinquantaine de mètres, lequel ne dessert que trois autres parcelles et est donc peu fréquenté. De plus, rien n'établit que le passage des véhicules de secours et de lutte contre l'incendie serait impossible sur ce court tronçon alors que M. D fait valoir sans être contredit que les pompiers ont pu intervenir sans difficulté lorsqu'un incendie s'est déclaré chez un voisin. La circonstance que le rapport de présentation du plan local d'urbanisme ait prévu un emplacement réservé permettant l'élargissement de la voie afin de faciliter les déplacements n'est, par elle-même, pas de nature à établir l'insuffisance alléguée des conditions d'accès. Enfin, le projet prévoit une cuve enterrée de 30 mètres cubes pour la défense incendie avec une prise d'eau pour les pompiers. Par suite, l'arrêté du maire de Cadenet n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles R. 111-2 et R. 111-5 du code de l'urbanisme.

13. Enfin, les appelants ne peuvent utilement se prévaloir des dispositions des articles R. 111-2 et R. 111-5 du code de l'urbanisme citées au point 11 pour soutenir que le maire aurait dû opposer un sursis à statuer à la demande de permis de construire.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à se plaindre que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté leur demande à fin d'annulation de l'arrêté du 7 mai 2020 et de la décision du 4 août 2020.

Sur les frais liés au litige :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Cadenet, qui n'a pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, une somme quelconque au titre des frais exposés par M. et Mme A et non compris dans les dépens.

16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants, d'une part, le versement d'une somme de 1 000 euros à M. D, d'autre part, le versement d'une somme de 1 000 euros à la commune de Cadenet, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, sur le fondement de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.

Article 2 : M. et Mme A verseront une somme de 1 000 euros à M. D au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : M. et Mme A verseront une somme de 1 000 euros à la commune de Cadenet au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à M. et Mme E et C A, à la commune de Cadenet et à M. B D.

Délibéré après l'audience du 21 novembre 2024, où siégeaient :

- M. Chabert, président de chambre,

- M. Teulière, président assesseur,

- Mme Lasserre, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.

Le président-assesseur,

T. Teulière

Le président,

D. ChabertLa greffière,

N. Baali

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.

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