mardi 27 juin 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-23TL00241 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | AMARI-DE-BEAUFORT |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse suivante :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler l'arrêté du 10 janvier 2022 par lequel la préfète de Tarn-et-Garonne a retiré son attestation de demande d'asile, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a interdit son retour pour une durée d'un an.
Par un jugement n° 2200284 du 18 mars 2022, le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Toulouse a, d'une part, suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français jusqu'à lecture de la décision rendue par la Cour nationale du droit d'asile sur le recours formé par M. B contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 22 juillet 2021 portant rejet de sa demande de réexamen et d'autre part, rejeté le surplus des conclusions de sa requête.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 18 janvier 2023, M. B, représenté par Me Amari de Beaufort, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 18 mars 2022 du tribunal administratif de Toulouse en tant qu'il a rejeté ses demandes tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, interdiction d'y faire retour pour une durée d'un an et fixation du pays de renvoi ;
2°) d'annuler l'arrêté de la préfète de Tarn-et-Garonne du 10 janvier 2022 portant obligation de quitter le territoire français, refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, interdiction d'y faire retour pour une durée d'un an et fixation du pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre à la préfète de Tarn-et-Garonne d'une part, de lui délivrer une attestation provisoire de séjour à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard et d'autre part, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois également à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;
- la décision fixant le pays de renvoi méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions du 5° de l'article L. 612 -3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an est entachée d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par une décision du 7 décembre 2022, le président du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulouse a admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés
fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant pakistanais né le 1er janvier 1990, déclare être entré sur le territoire français le 21 juillet 2016 pour y solliciter l'asile. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande le 16 janvier 2018. La Cour nationale du droit d'asile a confirmé ce rejet le 20 mai 2019. Par un premier arrêté du 15 novembre 2019, la préfète de Tarn-et-Garonne a obligé M. B à quitter le territoire français. L'intéressé a demandé le réexamen de sa demande d'asile le 22 juillet 2021, mais l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a déclaré cette demande irrecevable par une décision du 30 juillet 2021. Par un nouvel arrêté du 10 janvier 2022, la préfète de Tarn-et Garonne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a interdit son retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.
2. Par un jugement n° 2200284 du 18 mars 2022 dont M. B relève appel, le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Toulouse a, d'une part, suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français jusqu'à lecture de la décision rendue par la Cour nationale du droit d'asile sur le recours formé contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 22 juillet 2021 portant rejet de sa demande de réexamen et, d'autre part, rejeté le surplus des conclusions de sa requête.
3. Le dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent () par ordonnance, rejeter () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. Alors même que M. B a produit, devant le premier juge, une décision du directeur de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides en date du 30 juillet 2021 affectée d'une erreur matérielle résultant de la mention erronée de son nom sur l'entête d'une décision rendue à propos d'un autre demandeur d'asile, cette circonstance, qui n'exclut pas que la préfète de Tarn-et-Garonne ait effectivement reçu notification de la décision du même jour relative à sa personne, n'est pas de nature a établir que cette autorité n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle avant de l'obliger à quitter le territoire français dans la mesure où l'arrêté litigieux mentionne également d'autres éléments qui s'y rapportent et où il y est fait référence expresse à l'appréciation portée par l'administration compétente sur le bien-fondé des déclarations présentées à l'appui de sa demande de réexamen, qui ont été regardées comme insusceptibles d'augmenter de manière significative la probabilité que l'intéressé justifie des conditions requises pour prétendre à une protection. Par conséquent, c'est à bon droit que le tribunal a écarté ce moyen.
5. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
6. M. B, sans enfant à charge, déclare être entré en France le 21 juillet 2016 à l'âge de 26 ans pour y solliciter l'asile. S'il produit en appel les mêmes attestations que celles versées au dossier de première instance faisant état de son intégration dans la société française, de ses mérites personnels, de son investissement dans des associations sportives et d'un projet de vie cohérent comprenant, entre autre chose, la perspective d'exercer en France la profession de chauffeur-livreur à laquelle il a dû renoncer en quittant le Pakistan, M. B dispose de toutes ses attaches familiales dans son pays d'origine, où vivent sa mère, son oncle et ses cousins et il ne conteste pas avoir refusé d'y faire retour lorsqu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement prononcée le 15 novembre 2019. Par conséquent, c'est à bon droit que le premier juge a estimé que la préfète de Tarn-et-Garonne n'avait pas porté à son droit au respect de sa vie privé une atteinte disproportionnée au regard des objectifs poursuivis et que la décision contestée n'était pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences emportées sur sa situation personnelle.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
7. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
8. La Cour européenne des droits de l'homme a rappelé qu'il appartenait en principe au ressortissant étranger de produire les éléments susceptibles de démontrer qu'il serait exposé à un risque de traitement contraire aux stipulations précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, à charge ensuite pour les autorités administratives " de dissiper les doutes éventuels " au sujet de ces éléments (23 août 2016, J.K et autres c/ Suède, n° 59166/1228). Selon cette même cour, l'appréciation d'un risque réel de traitement contraire à l'article 3 précité doit se concentrer sur les conséquences prévisibles de l'éloignement du requérant vers le pays de destination, compte tenu de la situation générale dans ce pays et des circonstances propres à l'intéressé (30 octobre 1991, Vilvarajah et autres c. Royaume-Uni, paragraphe 108, série A n° 215). À cet égard, et s'il y a lieu, il faut rechercher s'il existe une situation générale de violence dans le pays de destination ou dans certaines régions de ce pays si l'intéressé en est originaire ou s'il doit être éloigné spécifiquement à destination de l'une d'entre elles. Cependant, toute situation générale de violence n'engendre pas un risque réel de traitement contraire à l'article 3, la Cour européenne des droits de l'homme ayant précisé qu'une situation générale de violence serait d'une intensité suffisante pour créer un tel risque uniquement " dans les cas les plus extrêmes " où l'intéressé encourt un risque réel de mauvais traitements du seul fait qu'un éventuel retour l'exposerait à une telle violence.
9. Au soutien du moyen tiré de ce que la préfète de Tarn-et-Garonne aurait méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, précitées, M. B fait valoir, d'une part, des éléments de récits considérés comme peu crédibles par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile, tenant à ce que son refus de participer au transport d'armes au profit des talibans présents dans sa région natale du nord Waziristan auraient justifié l'entame d'un processus violent à son encontre ainsi qu'à l'égard des membres de sa famille perdurant encore à ce jour. D'autre part, il se prévaut également du fait que le retrait des troupes occidentales en Afghanistan aurait eu pour effet d'accentuer l'insécurité régnant dans cette partie frontalière des zones tribales situées en territoire pakistanais. Toutefois, l'appelant se borne à reproduire les mêmes pièces que celles versées au dossier de première instance parmi lesquelles figurent notamment une attestation des services de police confirmant l'absence de nouvelles de son père ainsi qu'un certificat de propriété rapportant la destruction de la maison familiale, qui ne peuvent être directement reliés aux persécutions dont il allègue être victime pour un motif qui, selon ses propres déclarations, tiendrait à un fait survenu au cours du mois de mai 2014 soit deux ans avant son départ du Pakistan et plus de six ans avant l'enlèvement supposé de son père. Par conséquent, ni les circonstances propres à la situation de M. B ni l'existence d'un haut niveau de menace qui résulterait conjoncturellement d'une violence extrême régnant dans son pays d'origine ne justifie que soit tenue pour établie la réalité et l'actualité des risques allégués. Par conséquent, c'est à bon droit que le premier juge a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur le refus de délai de départ volontaire :
10. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des
étrangers et du droit d'asile : " () l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai
de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se
soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ".
Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 5°L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; (). ".
11. Il est constant que M. B s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement. L'intéressé présentant donc un risque de fuite, la préfète de Tarn-et-Garonne n'a pas fait une inexacte application des dispositions citées au point précédent en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612- 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
13. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. Ainsi la décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément. Il résulte également de ces dispositions que dès lors que, sauf circonstance humanitaire y faisant obstacle, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français intervient d'office dans l'hypothèse où le préfet n'a pas assorti l'obligation de quitter le territoire français d'un délai de départ volontaire. Par conséquent, seule la durée de l'interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10.
14. Comme l'a retenu a bon droit le premier juge au point 17 du jugement attaqué, en l'absence de circonstance humanitaire, la préfète de Tarn-et-Garonne pouvait interdire à M. B de faire retour sur le territoire français pendant une durée d'un an alors même qu'il justifiait d'une ancienneté de séjour non négligeable dès lors qu'il n'avait pas exécuté une précédente mesure d'éloignement et qu'en outre, il disposait de toutes ses attaches familiales dans son pays d'origine tandis que la nature de ses liens en France n'était pas telle que la durée fixée pour cette interdiction révèlerait une erreur d'appréciation.
15. Il résulte de ce qui tout ce qui précède que la requête de M. B n'est manifestement pas susceptible d'entraîner l'infirmation du jugement attaqué. Elle doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative précitées y compris ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative àl'aide juridique.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée à la préfète de Tarn-et-Garonne.
Fait à Toulouse, le 27 juin 2023.
Le président de la 3ème chambre,
É. Rey-Bèthbéder
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°23TL00241
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026