mercredi 23 août 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-23TL00299 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | AARPI ALBISSER FONTANA TRÉDÉ |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Nîmes d'annuler l'arrêté du 6 décembre 2022 par lequel la préfète de Vaucluse a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter dans un délai de trente jours le territoire français et a fixé le pays de destination.
Par un jugement n° 2203824 du 4 janvier 2023, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 30 janvier 2023, Mme B, représentée par Me Fontana, doit être entendue comme demandant à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté de la préfète de Vaucluse du 6 décembre 2022, ou, à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de cet arrêté dans l'attente de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ;
3°) à titre infiniment subsidiaire d'enjoindre à la préfète de Vaucluse de réexaminer sa situation ;
4°) en tout état de cause, d'ordonner à la préfète de Vaucluse de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai.
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- en ne visant pas l'ensemble des faits déterminants propres à sa situation et ne faisant état ni du recours formé contre le rejet de sa demande d'asile ni des risques encourus en cas de retour en Géorgie, la préfète n'a pas suffisamment motivé son arrêté en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- c'est à tort que le premier juge a considéré que la préfète a procédé à un examen réel et sérieux de sa situation ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur de droit dès lors que la préfète s'est estimée à tort tenue de prendre une mesure d'éloignement du fait du rejet de sa demande d'asile ;
- la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation dès lors que l'arrêté porte atteinte à son droit à un procès équitable au regard de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ; elle ne pourra pas se présenter à l'audience à venir devant la Cour nationale du droit d'asile ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. Madame B, ressortissante géorgienne, née le 16 août 1977, déclare être entrée sur le territoire français le 6 septembre 2021. Le 18 octobre suivant, elle a déposé une demande d'asile. Par une décision du 21 septembre 2022, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande dans le cadre d'une procédure accélérée. L'intéressée a formé un recours devant la Cour nationale du droit d'asile. Par un arrêté du 6 décembre 2022, la préfète de Vaucluse a rejeté sa demande d'admission au séjour en qualité de réfugiée, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays de renvoi. Par la présente requête, Mme B relève appel du jugement du 4 janvier 2023 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions principales à fin d'annulation :
3. En premier lieu, l'arrêté en litige vise les textes dont il a été fait application, à savoir le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais aussi la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La préfète de Vaucluse a également précisé les éléments de fait relatifs à la situation administrative et personnelle en France de Mme B, en particulier le fait qu'elle venait d'un pays sûr, le rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ainsi que l'absence de demande de titre de séjour sur un autre fondement que celui de réfugié. La circonstance que la préfète de Vaucluse n'ait pas mentionné le recours formé par l'intéressée à l'encontre de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 21 septembre 2022 ne permet pas de caractériser une insuffisance de motivation de l'arrêté en litige alors que l'administration n'est pas tenue de faire état de tous les éléments relatifs à la situation de l'étranger. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne résulte ni de la motivation de l'arrêté en litige ni d'aucune autre pièce du dossier que la préfète de Vaucluse n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de Mme B.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () ". L'article L. 542-2 du même code précise que : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : / () d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 et au 5° de l'article L. 531-27 ; (). ". L'article L. 542-4 de ce code dispose : " L'étranger auquel la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé ou qui ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application de l'article L. 542-2 et qui ne peut être autorisé à demeurer sur le territoire à un autre titre doit quitter le territoire français, sous peine de faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. ". Enfin, aux termes de l'article L. 531-24 du même code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée dans les cas suivants : / 1° Le demandeur provient d'un pays considéré comme un pays d'origine sûr au sens de l'article L. 531-25 ; (). ".
6. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 21 septembre 2022, le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, statuant en procédure accélérée sur le fondement du 1° de l'article L. 531-24, a rejeté la demande d'asile présentée par Mme B. Ainsi qu'il a été exposé aux points 3 et 4 de la présente ordonnance, la préfète de Vaucluse a procédé à un examen complet de la situation de l'intéressée dont la situation relevait des dispositions précitées du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ne ressort en revanche ni des termes de l'arrêté en litige, ni d'aucune des pièces du dossier que la préfète de Vaucluse se serait estimée en situation de compétence liée pour obliger la requérante à quitter le territoire français à la suite du rejet de sa demande d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit dont serait entaché l'arrêté en litige sur ce point ne peut qu'être écarté.
7. En quatrième lieu, il ressort des termes de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle. () ". L'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne dispose que : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. 2. Ce droit comporte notamment : / a. le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre;() ". Aux termes de l'article 51 de cette charte : " 1. Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux États membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ".
8. D'une part, le moyen tiré de la violation de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant dès lors que l'arrêté du 6 décembre 2022 de la préfète de Vaucluse ne constitue ni une contestation sur des droits et obligations de caractère civil, ni une accusation en matière pénale et ne rentre pas dans le champ d'application de ces stipulations. D'autre part, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne précité ne s'adresse pas aux États membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union et que sa méconnaissance par une autorité d'un État membre ne peut, dès lors, être utilement invoquée. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué n'a ni pour objet, ni pour effet de priver Mme B de préparer sa défense et de se faire représenter par un conseil devant la Cour nationale du droit d'asile, sa présence à l'audience n'étant que facultative. Dans ses conditions, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne peuvent qu'être écartés.
9. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, la préfète de Vaucluse n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation de la requérante.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
11.
Il ressort des pièces du dossier que Mme B, célibataire et sans charge de famille, est entrée selon ses déclarations le 6 septembre 2021 sur le territoire français, pays dans lequel elle n'a été autorisée à séjourner que dans le cadre de l'examen de sa demande d'asile. L'intéressée, qui a vécu en Géorgie jusqu'à ses quarante-quatre ans, n'établit ni avoir fixé en France le centre de ses intérêts personnels et familiaux, ni l'impossibilité de reconstituer sa vie privée et familiale en Géorgie. Dans ces conditions, eu égard à la durée et aux conditions de séjour de l'appelante, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut être regardée comme ayant porté au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme B une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que l'obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre de l'appelante aurait sur sa situation des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation commise sur ce point par la préfète de Vaucluse doit être écarté.
Sur les conclusions subsidiaires à fin de suspension :
13. Aux termes de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci. ". L'article L. 752-11 de ce code dispose que : " Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné, saisi en application des articles L. 752-6 ou L. 752-7, fait droit à la demande de l'étranger lorsque celui-ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile. ".
14. L'appelante, qui se borne à demander la suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement prise à son encontre en faisant état de persécutions familiales et de pressions des forces de l'ordre en lien avec sa religion, ne produit aucun élément sérieux justifiant son maintien sur le territoire français dans l'attente de la décision de la Cour nationale du droit d'asile sur son recours. Par suite, ses conclusions tendant à la suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prise à son égard doivent être rejetées.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel présentée par Mme B est manifestement dépourvue de fondement et ne peut dès lors qu'être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celle présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à Me Ariane Fontana et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée à la préfète de Vaucluse.
Fait à Toulouse, le 23 août 2023.
Le président de la 4ème chambre,
D. Chabert
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026