mercredi 21 juin 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-23TL00535 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | MOULIN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
I. Par une requête n°2205087, M. D B a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler l'arrêté du 6 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il serait reconduit d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de six mois.
II. Par une requête n°2205088, Mme C A a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler l'arrêté du 6 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Hérault l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle serait reconduite d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de quatre mois.
Par un jugement n°2205087 et n°2205088 du 24 novembre 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Montpellier a rejeté leur demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 2 mars 2023, M. B et Mme A, représentés par Me Moulin, demande à la cour :
1°) de leur accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler ce jugement du 24 novembre 2022 ;
3°) d'annuler les arrêtés du préfet de l'Hérault du 6 septembre 2022 ;
4°) de prononcer leur suspension sur le fondement de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
5°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de se prononcer sur leur situation dans un délai de huit jours ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à leur avocat au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
Sur la régularité du jugement attaqué :
- le premier juge a insuffisamment motivé son jugement quant à l'absence de risque en cas de retour en Albanie et n'a pas procédé à un examen réel et complet de leur dossier ;
- le tribunal, en écartant le moyen non soulevé tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, a statué ultra petita ;
Sur le bien-fondé du jugement attaqué :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle est entachée d'une insuffisante motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de leur situation personnelle et familiale ;
- elle doit être suspendue sur le fondement de l'article L. 752-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, des stipulations de l'article 3 de la convention relative à la prévention de la torture et des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'erreur d'appréciation.
Mme A a été admise à l'aide juridictionnelle totale par décision du 25 janvier 2023.
Par une décision du 25 janvier 2023, le bureau d'aide juridictionnelle a rejeté la demande d'aide juridictionnelle présentée par M. B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la cour a désigné M. Haïli, président-assesseur, pour statuer dans les conditions fixées par l'article R. 222-1 du code de justice administrative par une décision du 4 janvier 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. B et Mme A, ressortissants albanais, déclarent être entrés sur le territoire français en juillet 2021. M. B a fait une demande d'asile qui a été rejetée, en dernier lieu, le 29 mars 2018 par la Cour nationale du droit d'asile. L'intéressé a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Pyrénées-Orientales le 30 mai 2018, la légalité de cette mesure ayant été confirmée par la présidente de la 9ème chambre de la cour administrative d'appel de Marseille par une ordonnance n°19MA00220 en date du 12 juillet 2019. L'intéressé a présenté une demande de réexamen qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 18 mai 2022. Par ailleurs, Mme A a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Pyrénées-Orientales le 30 mai 2018, la légalité de cette mesure ayant été confirmée, en dernier lieu, par la présidente de la 9ème chambre de la cour administrative d'appel de Marseille par une ordonnance n°19MA00219 en date du 12 juillet 2019. L'intéressée a présenté une demande d'asile qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 18 mai 2022. Son recours juridictionnel a été rejeté par la Cour nationale du droit d'asile le 18 octobre 2022. Par des arrêtés du 6 septembre 2022, le préfet de l'Hérault les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à leur encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de six et quatre mois. Par la présente requête, les intéressés interjettent appel du jugement n°2205087 et n°2205088 du 24 novembre 2022 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Montpellier a rejeté leur demande d'annulation de ces arrêtés.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Par des décisions du 25 janvier 2023, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé l'aide juridictionnelle totale à Mme A et a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de M. B. Dans ces conditions, les conclusions des appelants aux fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire sont dépourvues d'objet et ne peuvent qu'être rejetées.
Sur la régularité du jugement attaqué :
4. Au point 11 de son jugement, le premier juge a suffisamment précisé les motifs pour lesquels il a écarté le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le bien-fondé de la réponse qu'il a apportée au regard des pièces versées au dossier étant sans incidence sur la régularité du jugement. Le premier juge, qui n'avait pas à répondre à l'ensemble des arguments présentés, a ainsi suffisamment motivé son jugement.
5. Par ailleurs, hormis dans le cas où le juge de première instance a méconnu les règles de compétence, de forme ou de procédure qui s'imposaient à lui et a ainsi entaché son jugement d'une irrégularité, il appartient au juge d'appel non d'apprécier le bien-fondé des motifs par lesquels le juge de première instance s'est prononcé sur les moyens qui lui étaient soumis mais de se prononcer directement sur les moyens dirigés contre la décision administrative attaquée dont il est saisi dans le cadre de l'effet dévolutif de l'appel. Les appelants ne peuvent donc utilement se prévaloir, pour demander l'annulation du jugement attaqué, de l'absence d'examen réel et complet de leur situation qui entacherait l'appréciation du premier juge.
6. Enfin, la méconnaissance de la règle de l'ultra petita commise par le premier juge pour avoir écarté un moyen qui n'était pas soulevé tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, règle qui s'apprécie au regard des conclusions de la demande et non des moyens des parties, est sans incidence sur la régularité du jugement en litige.
7. Il s'ensuit que les moyens tirés de l'irrégularité du jugement attaqué doivent être écartés.
Sur les conclusions à fin d'annulation des arrêtés en litige :
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
8. Il ressort des termes des décisions attaquées, qui n'avaient pas à faire référence à l'ensemble des éléments caractérisant la situation des intéressés, que le préfet de l'Hérault, après avoir visé les textes dont il fait application et rappelé les conditions d'entrée et de séjour en France, a exposé de manière suffisamment précise et non stéréotypée leur situation personnelle et familiale et son examen de leur situation au regard des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, puis a indiqué que les intéressés ne justifiaient d'aucun droit de se maintenir sur le territoire français et pouvaient faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait et doit être écarté.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. B et Mme A, qui sont entrés en France en juillet 2021, ne démontrent pas être dépourvus de toute attache familiale en Albanie. Il ressort des pièces des dossiers que les appelants, qui ont un enfant né en France le 22 décembre 2021 n'ont séjourné sur le territoire français que le temps de l'instruction de leurs demandes d'asile et des titres de séjour qu'ils ont sollicités. Il ressort des pièces des dossiers qu'ils font l'un et l'autre l'objet d'une mesure d'éloignement et aucun circonstance particulière ne s'oppose à qu'ils poursuivent leur vie privée et familiale en compagnie de leur enfant et à ce que la cellule familiale se reconstitue en dehors du territoire français, dans leur pays d'origine. Par ailleurs, si l'appelante se prévaut d'un état psychologique fragile, sans au demeurant produire de certificat médical, en tout état de cause, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que l'offre de soins en Albanie ne serait pas complète et équivalente à celle proposée en France, alors que le pays dispose en particulier d'hôpitaux publics où tous les soins peuvent être prodigués gratuitement. Enfin, la circonstance que l'appelant aurait exercé une activité professionnelle durant ses quatre années de présence en France ne suffit pas à lui conférer un droit au séjour. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions en litige seraient entachées d'erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur leur situation personnelle et familiale.
En ce qui concerne les décisions fixant le pays de renvoi :
10. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des traitements inhumains ou dégradants ". L'article 3 de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dispose : " 1. Aucun État partie n'expulsera, ne refoulera, ni n'extradera une personne vers un autre État où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture. ". Selon l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office. ". L'article L. 721-3 du même code dispose que " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une décision de mise en œuvre d'une décision prise par un autre État, d'une interdiction de circulation sur le territoire français, d'une décision d'expulsion, d'une peine d'interdiction du territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire français. ". En vertu du dernier alinéa de l'article L. 721-4 de ce code, un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950.
11. Les appelants soutiennent à nouveau devant la cour qu'ils encourent un risque de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Albanie du fait des menaces et agressions perpétrées à leur encontre par les membres de la familles de Mme A. Toutefois, ils n'établissent, par leur récit et les pièces versées, l'existence de risques personnels et actuels en cas de retour en Albanie où il n'est pas établi qu'ils aient sollicité la protection des autorités de ce pays. En outre, leur demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) au motif que les déclarations et les pièces produites ne permettent pas de conclure à l'existence d'un risque d'une atteinte grave à leur encontre en cas de retour dans leur pays, puis par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) en ce qui concerne Mme A. Si cette dernière verse aux débats une attestation d'un comité de réconciliation du 3 juillet 2021, il n'est pas établi que cette pièce n'aurait pas été portée à la connaissance de la CNDA, qui a rejeté la demande d'asile de l'intéressé. Au demeurant, il n'est pas davantage démontré que les craintes qu'elle invoque en cas de retour en Albanie soient encore d'actualité. Enfin, la production d'un extrait de rapport de la division information documentation de l'OFPRA sur la république d'Albanie publié en 2018 ne permet pas davantage d'établir que les appelants encourraient personnellement, en cas de retour dans son pays, un risque pour leur vie ou leur liberté ou qu'ils y seraient exposés à des traitements inhumains ou dégradants. Par conséquent, en désignant ce pays comme pays de renvoi, le préfet n'a méconnu ni les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3 de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En ce qui concerne les décisions prononçant des interdictions de retour :
12. Les appelants reprennent en appel, à l'identique, le moyen soulevé en première instance tiré de l'erreur manifeste d'appréciation entachant les décisions attaquées. Dans ces conditions, le moyen doit être écarté par adoption des motifs retenu à bon droit par le premier juge au point 14 de son jugement.
Sur les conclusions aux fins de suspension :
13. Aux termes de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci ".
14. Il est constant que le recours juridictionnel de l'appelante a été rejeté par la Cour nationale du droit d'asile le 18 octobre 2022, et il n'est pas établi ni même soutenu que l'appelant aurait saisi la Cour nationale du droit d'asile d'un recours dirigé contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides rejetant sa demande d'asile. Par suite, alors au demeurant que ces conclusions étaient dépourvues d'objet dès l'introduction de leur requête d'appel, en tout état de cause, les appelants ne peuvent demander à la Cour de suspendre l'exécution des décisions portant obligation de quitter le territoire français sur le fondement de ces dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête des appelants est manifestement dépourvue de fondement au sens des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête des appelants en application de ces dispositions, y compris leurs conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B et Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B, à Mme C A et à Me Julie Moulin.
Copie sera adressée pour information au préfet de l'Hérault.
Fait à Toulouse, le 21 juin 2023.
Le président-assesseur de la 4ème chambre,
X. Haïli
La République mande et ordonne ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026