LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA31-23TL00591

Cour administrative d'appel de Toulouse — Décision N° CAA31-23TL00591

jeudi 1 juin 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Toulouse
SectionCour administrative d'appel de Toulouse
N° DossierCAA31-23TL00591
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS BLANC - TARDIVEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme H... F... E... et Mme D... G... ont demandé au tribunal administratif de Nîmes d’annuler l’arrêté du 12 mai 2022 par lequel le maire de Calvisson a accordé un permis de construire pour la réalisation de sept logements et portant démolition à la société par actions simplifiée (SAS) Valérie Chovet Promotion sur un terrain situé 34 avenue Jean de Lattre de Tassigny.

Par une ordonnance n°2203316 du 6 janvier 2023, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté leur demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 9 mars 2023, la société civile immobilière (SCI) La Roseraie, Mme H... F... E..., M. et Mme I... F... E..., M. et Mme A... C... et Mme D... G..., représentés par Me Gonzalez, demandent à la cour :

1°) de réformer cette ordonnance ;

2°) d’annuler l’arrêté du maire de Calvisson du 12 mai 2022 ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Calvisson une somme de 3 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :
- en s’abstenant d’adresser une invitation à régulariser la demande de première instance présentée sans avocat et dont l’objet était avant tout de figer le délai du recours contentieux contre l’arrêté en litige, le tribunal administratif a méconnu les règles posées par les articles R. 612-1 du code de justice administrative ainsi que celles de l’article R. 149-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel ;
- aucune disposition du code de justice administrative n’imposait une représentation obligatoire par un avocat et le juge de première instance n’a pas respecté son office en ne leur laissant pas une chance de régularisation, méconnaissant ainsi le droit à un recours effectif garanti par l’article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les principes d’une bonne administration de la justice ;
- ils justifient d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme ;
- le projet est de nature à porter atteinte au caractère et à l’intérêt des lieux avoisinants en diminuant la valeur vénale des biens environnants, en violation de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme ;
- les constructions projetées sont de nature à porter atteinte à la sécurité publique au regard de la circulation routière, en méconnaissance de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme et de l’article 3 de la zone UD3 du plan local d’urbanisme de la commune de Calvisson.
- le projet risque d’engendrer de nuisances sonores importantes en raison de l’augmentation significative de la population ;
- en l’absence de délivrance d’un permis de démolir, le maire a méconnu les dispositions de l’article L. 421-3 du code de l’urbanisme ;
- les constructions autorisées par le permis de construire portent atteinte au caractère des lieux avoisinants en méconnaissance de l’article UD10 du plan local d’urbanisme de la commune de Calvisson ;
- le permis de construire n’a pas procédé à une analyse paysagère du site visant à conserver les arbres préexistants, en violation de l’article UD12 du plan local d’urbanisme ;
- en l’absence de consultation de la direction départementales des territoires et de la mer du Gard malgré un fort risque d’inondation de la zone constaté par le plan de prévention des risques naturels d’inondation, l’arrêté délivrant le permis de construire est entaché d’un vice de procédure.

Par une décision du 20 septembre 2022, le président de la cour a désigné M. Haïli, président assesseur, pour statuer par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’urbanisme.
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents des formations de jugement des cours (…) peuvent (…) par ordonnance, rejeter (…) après l'expiration du délai de recours (…) les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement (…) ».


2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « la requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ». Aux termes de l’article R. 222-1 du même code: « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ». Enfin, l’article R. 612-1 du même code, qui s’est substitué à l’ancien article R. 149-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel abrogé depuis le 1er janvier 2001, dispose que : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / (…) La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».

3. Il ne résulte d’aucune disposition législative ou règlementaire ni d’aucun principe général du droit que le juge administratif soit tenu d’inviter le requérant qui présente une requête insuffisamment motivée au regard des prescriptions susrappelées de l’article R. 411-1 du code de justice administrative à la régulariser. Ces dispositions n’autorisent le requérant à compléter une requête sommaire insuffisamment motivée que dans le délai de recours.

4. Il ressort des pièces du dossier que Mme B... et Mme G... ont adressé au tribunal administratif de Nîmes la copie d’un recours gracieux adressé au maire de Calvisson par lequel les intéressées font part au maire des conséquences d’un projet immobilier autorisé sur un terrain situé 34 avenue de Lattre de Tassigny en ce qui concerne l’effet direct sur les résidences environnantes, l’écologie, l’encombrement de la voie de circulation, les nuisances, la perte de valeur vénale des biens des résidences situées à proximité et l’esthétique. A supposer que Mme B... et Mme G... aient entendu motiver leur demande de première instance par référence à ce recours gracieux mentionnant leur souhait « d’exercer un recours à des fins d’annulation » de l’arrêté pris par le maire de Calvisson le 12 mai 2022, un tel courrier ne comportait que des moyens inopérants dès lors que le permis de construire est délivré sous réserve des droits des tiers ou des moyens manifestement non assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. Ainsi qu’il a été exposé ci-dessus, le tribunal administratif n’avait pas à inviter à régulariser cette requête alors même qu’elle a été présentée sans le ministère d’un avocat et les appelants ne peuvent utilement se prévaloir d’une violation du droit à un recours effectif prévu à l’article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni invoquer les principes d’une bonne administration de la justice. Dans ces conditions, alors que le délai de recours contentieux a expiré au plus tard deux mois à compter de l’enregistrement de cette requête le 3 novembre 2022, la demande de première instance a pu être rejetée à bon droit sur le fondement des dispositions citées au point 3 de la présente ordonnance par le tribunal administratif de Nîmes.




5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d’appel présentée par la SCI La Roseraie et les autres requérants est manifestement dépourvue de fondement au sens des dispositions du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et doit être rejetée, en application de ces dispositions, y compris leurs conclusions présentées au titre de l’article L. 761 1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de la SCI La Roseraie et des autres requérants est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société civile immobilière La Roseraie, première dénommée pour l’ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à la commune de Calvisson et à société par actions simplifiée Valérie Chovet Promotion



Fait à Toulouse, le 1er juin 2023.


Le magistrat désigné,




X. Haïli


La République mande et ordonne à la préfète du Gard en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions