jeudi 24 août 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-23TL00715 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL Sylvain LASPALLES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme C A épouse B a demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler l'arrêté du 13 juillet 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Par un jugement n° 2104474 du 14 février 2023, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 27 mars 2023, Mme A épouse B, représentée par la SELARL Sylvain Laspalles, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 13 juillet 2021 ;
3°) d'ordonner au préfet de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trente jours suivant la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard et, en tout état de cause, d'ordonner au préfet de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur la décision portant refus de séjour :
- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas respecté la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux et attentif de sa situation ;
- le refus opposé sa demande d'admission exceptionnelle au séjour emporte des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle compte tenu de la durée et des conditions de son séjour en France et de son état de santé ; le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation et le jugement en litige est entaché d'une erreur d'appréciation ;
- son état de santé fait obstacle à ce qu'elle retourne dans son pays d'origine ;
- sa situation justifie son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le refus opposé à sa demande est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;
- la mesure d'éloignement n'a pas été précédée de la procédure contradictoire prévue à l'article 24 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 et conformément aux exigences des principes généraux du droit de l'Union européenne ;
- la mesure d'éloignement est privée de base légale en raison de l'illégalité du refus opposé à sa demande de titre de séjour ;
- l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français porte une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- en prenant cette décision, le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision fixant le délai de départ volontaire :
- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;
- la procédure contradictoire prévue à l'article 24 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 n'a pas été mise en œuvre alors que la décision fixant le délai de départ volontaire n'est pas prise sur sa demande ;
- cette décision est entachée d'erreur de droit et se trouve dépourvue de base légale ;
- le préfet n'a pas examiné sa situation pouvant justifier un délai de départ volontaire plus important ; il s'est placé à tort en situation de compétence liée ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision fixant le pays de destination :
- cette décision n'est pas suffisamment motivée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. Mme A épouse B, de nationalité turque née le 1er juin 1978, a sollicité le 16 juillet 2020 auprès des services de la préfecture de la Haute-Garonne son admission exceptionnelle au séjour au titre de sa vie privée et familiale. Par un arrêté du 13 juillet 2021, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de faire droit à sa demande, a obligé l'intéressée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, Mme A épouse B relève appel du jugement du 14 février 2023 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
Sur la régularité du jugement :
3. En premier lieu, Mme A épouse B fait grief aux premiers juges d'avoir commis des erreurs d'appréciation en écartant certains des moyens invoqués à l'encontre de l'arrêté en litige, notamment en ce qui concerne son état de santé qui justifierait selon elle son admission exceptionnelle au séjour, et d'avoir fait une inexacte appréciation des pièces produites. Toutefois, ces moyens relèvent du contrôle du juge de cassation, et non de celui du juge d'appel auquel il appartient seulement, dans le cadre de l'effet dévolutif, de se prononcer à nouveau sur la légalité de la décision critiquée.
4. En second lieu, si l'appelante entend critiquer la motivation du jugement attaqué, elle se borne à reprocher l'absence de prise en compte par les premiers juges de son état de santé et notamment des problèmes psychologiques dont elle souffre. Toutefois, alors que le tribunal n'est pas tenu de se prononcer sur l'ensemble des arguments des parties, il ressort des termes du jugement au point 13 que les difficultés de santé de l'intéressée ont été prises en compte. Par suite, le moyen tiré de défaut de motivation du jugement ne peut qu'être écarté.
Sur le bien-fondé du jugement :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions tiré de l'absence de procédure contradictoire :
5. Mme A épouse B soutient à nouveau en appel que l'arrêté portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination est intervenu au terme d'une procédure irrégulière en raison de l'absence de toute procédure contradictoire dans les conditions définies par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, par l'article 24 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 et par les " principes généraux du droit de l'Union européenne ". Toutefois, elle n'apporte aucune précision complémentaire ni critique utile de la réponse apportée sur ce point par les premiers juges et il y a lieu, par suite, d'écarter le moyen tiré du vice de procédure dont serait entaché l'arrêté en litige pris en toutes ses décisions par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges aux point 2 à 8 du jugement attaqué.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
6. En premier lieu, l'arrêté en litige vise les textes dont il a été fait application, en particulier la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet de la Haute-Garonne a précisé les éléments de faits propres à la situation personnelle et familiale en France de Mme A épouse B. Le refus opposé à sa demande d'admission exceptionnelle au séjour est ainsi suffisamment motivé et le moyen tiré du non-respect de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ne peut qu'être écarté.
7. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier et des termes de l'arrêté en litige que le préfet de la Haute-Garonne, qui a notamment rappelé les démarches antérieures accomplies par l'appelante pour régulariser sa situation et la présence en France des membres de sa famille, a procédé à un examen sérieux et attentif de sa situation.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
9. D'une part, Mme A épouse B soutient vivre habituellement en France depuis le 27 juillet 2014 et avoir sur le territoire national le centre de ses intérêts privés et familiaux dès lors que son époux réside en France ainsi que deux enfants majeurs, tous étant en situation régulière. Toutefois, alors que l'appelante relève de la procédure du regroupement familial, il ressort des pièces du dossier qu'elle s'est maintenue en situation irrégulière après le rejet de sa demande d'asile prononcée en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile le 3 mai 2016 et qu'elle a fait l'objet le 25 août 2016 d'un arrêté portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français prononcé par le préfet du Tarn. Ayant vécu habituellement en Turquie jusqu'à l'âge de 36 ans et s'étant marié le 22 juin 2016 avec le père de ses trois enfants nés respectivement en 1996, 1999 et 2000, la durée et les conditions du séjour en France de l'intéressée ne permettent pas de considérer qu'elle justifierait de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens et pour l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. D'autre part, Mme A épouse B n'a pas fait état dans sa demande d'admission exceptionnelle au séjour de problèmes de santé. Si elle a produit devant les premiers juges des éléments médicaux et verse en cause d'appel un certificat médical établi le 13 mars 2023 par un médecin généraliste faisant état des antécédents médicaux et chirurgicaux, il ne ressort pas des pièces du dossier que son état de santé justifierait une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des mêmes dispositions alors d'ailleurs qu'elle n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Dans ces conditions, en rejetant la demande de titre de séjour de Mme A épouse B, le préfet de la Haute-Garonne n'a commis aucune erreur manifeste d'appréciation.
11. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux deux points précédents, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que le refus d'admission au séjour opposée à l'appelante aurait sur sa situation personnelle et familiale des conséquences d'une gravité exceptionnelle. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision sur ce point ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, Mme A épouse B n'ayant pas établi l'illégalité de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, le moyen tiré du défaut de base légale de l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. ".
14. Ainsi qu'il a été exposé au point 5 de la présente ordonnance, la décision portant refus d'admission exceptionnelle au séjour est suffisamment motivée. Par suite, la décision par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a fait obligation à Mme A épouse B de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte en application des dispositions citées au point précédent. Le moyen tiré du défaut de motivation de la mesure d'éloignement en litige ne peut qu'être écarté.
15. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1 - Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui " ; () ".
16. La durée et les conditions du séjour en France de Mme A épouse B, telles que rappelées au point 9 de la présente ordonnance ainsi qu'au point 13 du jugement attaqué ne permettent pas d'établir que la mesure d'éloignement prononcée à son encontre porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis. Par suite, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
17. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9 et 10 de la présente ordonnance, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que l'obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre de l'appelante aurait sur sa situation personnelle et familiale des conséquences d'une gravité exceptionnelle. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée cette mesure d'éloignement sur ce point doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
18. En premier lieu, le préfet de la Haute-Garonne a précisé dans son arrêté que les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoient un délai de départ volontaire de trente jours et a indiqué que Mme A épouse B ne fait état d'aucune circonstance justifiant que soit accordé un délai de départ volontaire supérieur. Cette décision est ainsi suffisamment motivée.
19. En second lieu, Mme A reprend en appel les moyens qu'elle a développés devant le tribunal administratif pour contester la légalité interne de la décision par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a fixé un délai de départ volontaire de trente jours. En l'absence de critique utile du jugement la réponse apportée à ces moyens, il y a lieu d'écarter les moyens tirés du défaut de base légale, du défaut d'examen particulier, de l'erreur de droit du préfet qui se serait estimé en situation de compétence de lié et de l'erreur manifeste d'appréciation par adoption des motifs retenus à bon droit par le tribunal aux points 19 à 23 du jugement attaqué.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
20. Le préfet de la Haute-Garonne, qui a rappelé le rejet de la demande d'asile présentée par l'appelante en dernier lieu par une décision de la Cour nationale du droit d'asile le 3 mai 2016, a indiqué que la décision ne contrevient notamment pas à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Alors que Mme A épouse B n'a fait état d'aucun risque particulier à l'appui de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour datée du 4 juillet 2020, la décision fixant le pays de destination est ainsi suffisamment motivée.
21. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel présentée par Mme A épouse B est manifestement dépourvue de fondement, au sens des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, et doivent être rejetées, en application de ces dispositions, y compris ses conclusions présentées aux fins d'injonctions et d'astreinte et celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A épouse B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A épouse B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.
Fait à Toulouse, le 24 août 2023.
Le président de la 4ème chambre,
D. Chabert
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026