lundi 30 décembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-23TL00766 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | MBA & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Axa France Iard a demandé au tribunal administratif de Nîmes :
1°) de condamner solidairement la société Moine menuiserie et les architectes M. C B et Mme D A à lui verser la somme de 31 416 euros toutes taxes comprises (TTC) au titre des désordres affectant les mains-courantes de la résidence Docteur E construite pour l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) d'Aramon ;
2°) de condamner la société Daillant à lui verser la somme de 18 808,90 euros TTC au titre des désordres affectant les faux plafonds de l'ouvrage ;
3°) de condamner la société Art des sols à lui verser la somme de 60 337,20 euros TTC au titre des désordres affectant les revêtements muraux de l'ouvrage ;
4°) de mettre à la charge solidaire des sociétés Moine menuiserie, Daillant, Art des sols, de M. C B et Mme D A la somme de 12 180,17 euros TTC au titre des entiers dépens ;
5°) de mettre à la charge solidaire des sociétés Moine menuiserie, Daillant, ArtA des sols, de M. C B et de Mme D A la somme de 2 000 euros TTC au titre des frais d'avocat engagés par l'EHPAD d'Aramon durant les opérations d'expertise ;
6°) d'assortir les condamnations des intérêts capitalisés au taux légal ;
7°) de donner acte de son désistement d'instance à l'encontre des sociétés Socas, Pierre au Carré, Quadri Ingénierie, Segard, Dekra, Bechu Colas tuyauterie industrielle et Simon et de rejeter toute demande dirigée à son encontre par ces sociétés ;
8°) de mettre à la charge solidaire des sociétés Moine menuiserie, Daillant, Art des sols, de M. C B et de Mme D A la somme de 9 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;
9°) d'ordonner qu'il soit sursis à statuer dans l'attente du dépôt du rapport d'expertise.
Par un jugement n° 2003242 du 2 février 2023, le tribunal administratif de Nîmes a, notamment, condamné la société Art des sols à verser à la société Axa France Iard la somme de 60 337 euros d'indemnités.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 31 mars 2023, la société A.r.t. (Art) des sols, représentée par Me Fernandez-Begault, demande à la cour :
1°) d'annuler l'article 5 du jugement du 2 février 2023, en ce qu'il l'a condamnée à verser à la société Axa France Iard la somme de 60 337 euros, assortie des intérêts à compter du 1er mars 2022, en réparation des désordres affectant les revêtements de mur ;
2°) d'annuler l'article 6 du jugement du 2 février 2023, en ce qu'il mis à la charge de la société Art des Sols un montant correspondant au 1/6e des frais d'expertise ;
3°) d'annuler l'article 7 de ce jugement en ce qu'il a mis à sa charge une somme de 500 euros à verser à la société Axa France Iard au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de rejeter l'ensemble des demandes dirigées par les autres parties à son encontre ;
5°) à titre subsidiaire, de condamner Mme D A et M. C B, en leur qualité de maîtres d'œuvre, à la garantir des condamnations prononcées contre elle ;
6°) de mettre à la charge de la société Axa France Iard une somme de 4 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 26 juin 2023, la société Axa France Iard, représentée par Me Rieu, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société Art des Sols la somme de 2 500 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 3 juillet 2023, Mme D A et M. C B, représentés par Me L'Hostis, concluent au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société Art des Sols la somme de 3 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 25 novembre 2024, la société Art des sols, représentée par Me Fernandez-Begault, déclare se désister de l'instance et de l'action.
Par un mémoire, enregistré le 20 décembre 2024, Mme D A et M. C B, représentés par Me L'Hostis, déclarent accepter le désistement d'instance et d'action de la société Art des sols.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel, () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : ()1° Donner acte des désistements () " ;
2. La société Art des sols a déclaré se désister par un mémoire enregistré le 25 novembre 2024. Ce désistement d'instance et d'action étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de la société A.r.t. des sols.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Axa France Iard et par M. B et Mme A, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société A.r.t. des sols, à la société Axa France Iard, à M. C B et Mme D A, à la société Daillant, à la société Menuiserie Moine et à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes d'Aramon.
Fait à Toulouse, le 30 décembre 2024.
Le président de la 3ème chambre,
Frédéric Faïck
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°23TL00766
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026