mardi 19 septembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-23TL01008 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DUJARDIN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C D a demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler l'arrêté du 19 mars 2021 par lequel la préfète du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours en fixant le pays de destination, et d'enjoindre à la préfète du Tarn de lui délivrer un titre de séjour " salarié " ou " vie privée et familiale ", ou de procéder au réexamen de sa demande et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail dans un délai de 8 jours.
Par un jugement n° 2102904 du 15 novembre 2022, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée au greffe de la cour administrative d'appel de Toulouse le 2 mai 2023, M. C D, représenté par Me Dujardin, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté de la préfète du Tarn du 19 mars 2021 ;
3°) d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer un titre de séjour temporaire dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et de le munir, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, ou à défaut de procéder au réexamen de sa situation sous les mêmes conditions ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat au profit de conseil le versement de la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, de mettre à la charge de l'Etat la même somme au seul visa de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant du bien-fondé du jugement :
- le tribunal a commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation en ce qu'il justifie d'un motif exceptionnel au sens de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il a également commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation particulière au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision de refus de séjour :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée en fait ;
- la préfète du Tarn s'est cru à tort liée par l'avis de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi et a ainsi entaché sa décision d'erreur de droit ;
- la préfète du Tarn a entaché sa décision d'erreur de droit en ce qu'elle a méconnu l'étendue de sa compétence en n'examinant pas sa demande sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle a été prise en violation de son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen réel et complet de sa situation ;
- la préfète du Tarn s'est cru à tort liée par la décision de refus de séjour ;
- il n'a pas été procédé à un examen complet de sa situation ;
- la décision attaquée a été prise en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision attaquée est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français.
La demande d'aide juridictionnelle de M. D a fait l'objet d'une décision de caducité de la section du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulouse du 25 août 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code du travail ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision du 20 septembre 2022 par laquelle le président de la cour administrative d'appel de Toulouse a désigné Mme A B pour statuer par ordonnance sur les requêtes d'appel en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, () les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. M. D, ressortissant congolais né le 23 août 2000 à Bunia (RDC), qui déclare être entré sur le territoire national en mai 2017, a été pris en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance à compter du 8 décembre 2017. Il a été mis en possession d'une carte de séjour temporaire en qualité de travailleur temporaire du 18 avril 2019 au 17 avril 2020. M. D a sollicité, le 18 juin 2020, le renouvellement de son titre de séjour en qualité de travailleur salarié. Par un arrêté du 19 mars 2021, la préfète du Tarn a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours en fixant le pays de destination. M. D relève appel du jugement du 15 novembre 2022 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande dirigée à l'encontre de cet arrêté.
Sur la décision portant refus de séjour :
3. En l'absence de toute argumentation nouvelle, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation en fait doit être écarté par adoption des motifs pertinents retenus au point 3 du jugement attaqué.
4. Aux termes de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " Une carte de séjour temporaire, d'une durée maximale d'un an, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée à l'étranger :/ 1° Pour l'exercice d'une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 du code du travail. Elle porte la mention "salarié"./ () L'étranger se voit délivrer l'une des actes prévues aux 1° ou 2° du présent article sans que lui soit opposable la situation de l'emploi sur le fondement de l'article L. 5221-2 du code du travail lorsque sa demande concerne un métier et une zone géographique caractérisés par des difficultés de recrutement et figurant sur une liste établie par l'autorité administrative, après consultation des organisations syndicales d'employeurs et de salariés représentatives () ". L'article L. 5221-2 du code du travail dispose : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente :/ 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ;/ 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail. ". Aux termes de l'article R. 5221-20 du même code, dans sa rédaction applicable : " Pour accorder ou refuser l'une des autorisations de travail mentionnées à l'article R. 5221-11, le préfet prend en compte les éléments suivants :/ 1° La situation de l'emploi dans la profession et dans la zone géographique pour lesquelles la demande est formulée, compte tenu des spécificités requises pour le poste de travail considéré, et les recherches déjà accomplies par l'employeur auprès des organismes concourant au service public de l'emploi pour recruter un candidat déjà présent sur le marché du travail ;/ 2° L'adéquation entre la qualification, l'expérience, les diplômes ou titres de l'étranger et les caractéristiques de l'emploi auquel il postule ;/ Lorsque la demande concerne un étudiant ayant achevé son cursus sur le territoire français cet élément s'apprécie au regard des seules études suivies et seuls diplômes obtenus en France ;/ 3° le respect par l'employeur, l'utilisateur mentionné à l'article L. 1251-1 ou l'entreprise d'accueil de la législation relative au travail et à la protection sociale ;/ 4° Le cas échéant, le respect par l'employeur, l'utilisateur, l'entreprise d'accueil ou le salarié des conditions réglementaires d'exercice de l'activité considérée ;/ 5° Les conditions d'emploi et de rémunération offertes à l'étranger, qui sont comparables à celles des salariés occupant un emploi de même nature dans l'entreprise ou, à défaut, conformes aux rémunérations pratiquées sur le marché du travail pour l'emploi sollicité ;/ 6° Le salaire proposé à l'étranger qui, même en cas d'emploi à temps partiel, est au moins équivalent à la rémunération minimale mensuelle mentionnée à l'article L. 3232-1 () ".
5. Il ressort des termes de la décision attaquée que la préfète du Tarn, après avoir estimé que M. D, qui est titulaire d'un brevet d'enseignement professionnel " installation des systèmes énergétiques et climatiques " obtenu en juillet 2019, ne disposait d'aucune formation pour l'emploi de serveur auquel il postulait, qu'il ne possédait pas une expérience significative dans cet emploi, et qu'ainsi qu'il ressortait de l'avis émis par la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi le 28 janvier 2021, l'employeur ne justifiait pas avoir effectué des recherches auprès des organismes concourant au service public de l'emploi pour recruter un candidat déjà présent sur le marché du travail, a ensuite examiné le droit au séjour de l'intéressé au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale. Il ne ressort pas de cette motivation, ni d'aucune pièce du dossier que la préfète du Tarn se soit sentie liée par l'avis émis par la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi. Le moyen tiré de l'erreur de droit dont serait entachée la décision attaquée pour ce motif doit dès lors être écarté.
6. Aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit applicable la condition prévue à l'article L. 313-2 () ".
7. Il ressort des termes de la décision attaquée, qui mentionne l'absence de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires justifiant la délivrance d'un titre de séjour, que la préfète du Tarn a exercé l'étendue de sa compétence. Les circonstances invoquées par M. D, tirées de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance à compter de l'âge de 16 ans, du sérieux de sa formation, de son insertion professionnelle, des liens amicaux qu'il a construits en France, de sa relation avec une ressortissante française et de l'absence de liens avec son pays d'origine, ne sont pas de nature à caractériser un motif exceptionnel ou une considération humanitaire, au sens des dispositions précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de droit dont serait entachée la décision attaquée au regard de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
8. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. D, qui déclare être entré en France en mai 2017 à l'âge de 16 ans, a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance. Il soutient avoir construit des liens amicaux forts en France, se prévaut de sa relation avec une ressortissante française depuis plus de deux années et de sa volonté d'intégration. Il ressort de l'ensemble de ces éléments que, malgré l'insertion sociale et professionnelle dont il se prévaut, M. D ne peut être regardé comme ayant fixé le centre de ses intérêts personnels et familiaux sur le territoire français, alors qu'il n'est pas isolé dans son pays d'origine, où vivent sa mère ainsi que l'ensemble de sa fratrie. Par suite, la préfète du Tarn n'a pas porté au respect de la vie privée et familiale de M. D une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a pris la décision attaquée. Dès lors, M. D n'est pas fondé, en tout état de cause, à soutenir que la préfète du Tarn aurait méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision attaquée doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. M. D n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut être regardée comme étant privée de base légale.
11. En l'absence de toute argumentation nouvelle, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen réel et complet de sa situation et de ce que la préfète se serait cru liée par la décision de refus de séjour doivent être écartés par adoption des motifs pertinents retenus aux points 13 à 16 du jugement attaqué.
12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9 de la présente ordonnance, compte tenu de la durée et des conditions du séjour en France de M. D, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut être regardée comme portant à son droit au respect de sa vie privée et familiale sur le territoire national une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance par la mesure d'éloignement de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
Sur la décision fixant le pays de destination :
13. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à exciper de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français à l'encontre de celle fixant le pays de renvoi.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. D, qui est manifestement dépourvue de fondement, doit être rejetée par application des dispositions précédemment citées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C D, à Me Dujardin et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée pour information au préfet du Tarn.
Fait à Toulouse, le 19 septembre 2023.
La présidente-assesseure de la 2ème chambre,
A. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°23TL01008
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026